Anatomie de la fiche Anatomie interactive
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Zone d’ombre

Décidément, Calgary, en Alberta, est le théâtre de sombres histoires! Comment une fille comme Bérénice a-t-elle pu en arriver à tuer quelqu’un? se demande Zach. Quatre protagonistes ont assisté à l’horrible événement. Mais aucun d’entre eux n’a vu la même chose. Dans chacun des récits, c’est l’identité du meurtrier et même celle de la victime qui diffèrent! Et pourtant, personne ne ment.

 

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Trois personnages principaux et narrateurs, dont Zach, Bérénice et Stéphanie, racontant à tour de rôle et dans des parties distinctes leur expérience personnelle du même crime; deux personnages secondaires opposants, soit Matthieu et Alain, tous impliqués dans une affaire de meurtre.

« C’est là que nous avons retrouvé Matthieu. C’était un copain de Stéphanie, que j’ai trouvé assez déplaisant. Très vite je me suis ennuyé. Ces histoires de danse, de voitures et de sorties en boîtes de nuit, qui semblaient seules les intéresser, ne font pas partie de mon monde. » (p. 15)

« Bérénice, je l’aime beaucoup, mais elle est un peu coincée. Alors je ne rate pas une occasion de la faire sortir de son milieu. Ce qui lui manque, c’est un petit ami. Elle verrait que c’est autre chose que le piano! » (p. 78)

« Zach, il est vraiment lourd! Il ne parle pas, ne rit pas, n’aime rien, ou alors des choses complètement dépourvues d’intérêt. Je ne comprends pas ce que Bérénice lui trouve. D’ailleurs, je ne crois pas qu’elle sorte réellement avec lui. On dirait plutôt qu’elle l’a pris sous sa protection. Amusant. » (p. 79)

  • Roman palpitant qui maintient l’intérêt du lectorat du début à la fin; intrigue policière riche en rebondissements créant une atmosphère intrigante et permettant au lectorat de reconstituer le mystère entourant le meurtre; thèmes (p. ex., amitié, meurtre, drogue) abordés en surface et reflétant les choix parfois difficiles des adolescents et adolescentes ainsi que les dangers qui se présentent à eux.
  • Mise en page aérée; œuvre répartie en quatre parties numérotées, subdivisées en quatre chapitres titrés chacune; nombreux points de suspension, reflétant les doutes des personnages; renseignements sur l’auteur au début du livre; table des matières et titres de la collection Atout à la fin.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., renfrogné, remous, apathique, épisodique, blafard) compréhensibles grâce au contexte.
  • Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; variété de types et de formes de phrases (déclarative, interrogative, exclamative); phrases très ponctuées contribuant à la création du suspense chez les lecteurs et lectrices.

« Finalement, l’autobus est arrivé et Bérénice y est montée. Seule. Le type est resté là, un mauvais sourire aux lèvres. C’est alors que j’ai aperçu Matthieu sur le trottoir d’en face, essayant de se dissimuler derrière les voitures. Qu’est-ce qu’il faisait là, lui aussi? Qu’est-ce qui se tramait autour de Bérénice? Subitement, j’ai vu rouge. » (p. 20)

« Et soudain, alors que je me trouve déjà presque à l’autre extrémité du pont, je me rends compte que mes mains, que j’appuie prudemment sur la balustrade, sont vides. Vides!
Mon blouson! C’est la panique! Je me souviens, maintenant. Dans mon trouble, je l’ai laissé tomber près du cadavre! » (p. 23)

  • Figures de style nombreuses (p. ex., énumération, expression imagée, métaphore, comparaison, hyperbole) permettant d’amplifier et d’imager les émotions des personnages face au danger qui les entoure.

« Les autres m’ennuient, m’énervent, me dégoûtent toujours autant. » (p. 7-8)

« Je ne vais pas verser de larmes de crocodile, non. » (p. 21)

« Face à lui, je me sens vulnérable, un simple gibier dans une chasse où seuls comptent l’instinct et la sauvagerie. » (p. 59)

« Soudain, la lune apparaît. Le vent a balayé le ciel et la lumière se fait sur le parc, comme si on venait d’allumer sur moi des projecteurs de théâtre, comme si je me trouvais au centre d’une piste de cirque… » (p. 74)

« Si Matthieu pouvait voir mon cœur battre, il verrait que mon assurance ne repose sur rien, qu’à la moindre réaction de sa part, je m’effondrerais comme un château de cartes. » (p. 119)

  • Prédominance de séquences descriptives et narratives qui précisent le temps et le lieu de l’action, créent une atmosphère de mystère et permettent de connaître les pensées et les intentions des personnages; quelques séquences dialoguées révélant les traits de caractère des personnages et permettant de comprendre les relations qui existent entre eux.

Il y a un an encore, ce paysage m’aurait inspiré des idées noires. La lune découpant ces zones d’ombre parmi les arbres, le bruissement lugubre de la rivière coulant à mes pieds, la silhouette décharnée de la passerelle qui enjambe l’Elbow… J’aurais frissonné, j’aurais cherché dans le noir les créatures nocturnes que j’imaginais hanter les nuits de Calgary… » (p. 7)

« Zach est un garçon bizarre. Oui, ça, je le sais depuis longtemps. Mais avant, je veux dire avant les événements de l’année passée, quand il a été accusé d’un crime qu’il n’avait pas commis, il m’était totalement indifférent. Je peux même dire qu’avant cette sinistre aventure dans les cheminées de fées, au printemps dernier, je l’ignorais complètement. » (p. 43)

« Ce soir, pourtant, il va se passer quelque chose. J’en ai la certitude! Je viens de recevoir un coup de téléphone. J’ai pensé que c’était Stéphanie, peut-être.
C’était Matthieu.
– Bérénice, il faut absolument que je te voie.
Sa voix est rauque, saccadée. Que me veut-il? Je n’ai rien à lui dire, je ne l’aime pas. Mais il ne me laisse pas le temps de raccrocher.
– C’est Stéphanie, continue-t-il sans attendre ma réponse. Ça ne va pas du tout.
– Elle a besoin de moi? Où est-elle?
– Euh oui, c’est ça, elle a besoin de toi. Tu peux l’aider… Il faut que je te voie. Seule. » (p. 61)

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves, réunis en équipes, de rédiger un dernier chapitre au roman, puis les inviter à le présenter au groupe-classe sous la forme d’une saynète.
  • Inviter un policier ou une policière, un avocat ou un autre intervenant de la communauté pour discuter des lois, procédures et conséquences rattachées au trafic de drogues et au meurtre dans leur province et pays. Demander aux élèves, regroupés en équipes, de préparer des questions pertinentes afin d’agrémenter les discussions lors de la présentation.
  • Visionner avec les élèves le film Non-retour présentant un autre roman policier du même auteur. Leur demander, réunis en dyades, de comparer les deux œuvres en tenant compte de critères précis (p. ex., personnages, intrigue, style, thèmes), puis de présenter leur travail au groupe-classe à l’aide d’un outil organisationnel.

Conseils d'utilisation

  • Accorder une attention particulière aux sujets délicats dont on traite dans le roman (p. ex drogue, meurtre).
  • Encourager les élèves à lire d’autres œuvres du même auteur, telles que Vengeances, L’écrit qui tue et La valise du mort, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne7e à 12e année, Série : Télé-litté, Zone d’ombre; Non-retour.