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Les Contes d’Émile et une nuit

Les Contes d’Émile et une nuit propose une virée dans l’imaginaire traditionnel canadien-français à travers une quarantaine de contes, que le lecteur prendra plaisir à lire, mais aussi à s’approprier et à raconter aux siens : des légendes, de petits contes facétieux, de grands contes merveilleux et romanesques. La boîte de Pandore ouverte, ce sont pêle-mêle des contes satiriques sur le diable, sur les curés, des aventures du pince-sans-rire oncle Phrem, des contes d’animaux riches en enseignements et des contes-attrape.

L’œuvre est accompagnée d’un disque compact sur lequel Ange-Émile Maheu livre neuf des contes recueillis dans l’ouvrage.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Nombreux personnages principaux en fonction des multiples contes, majoritairement masculins et hauts en couleur, exhibant souvent des caractéristiques propres aux héros et antihéros des contes traditionnels, dont le renard, animal rusé, qui déjoue adroitement le lion afin de ne pas se faire dévorer; Ti-Jean, un jeune courageux et entreprenant qui, à la suite du décès de ses parents, cherche fortune dans la grande ville afin de subvenir à ses besoins et à ceux de sa sœur et se voit combattre la bête à sept têtes puis sauver la belle princesse; John Cook, capitaine ayant fait fortune dans le commerce naval, et son épouse Geneviève, accusée à tort d’infidélité, qui se retrouvent après une série de péripéties, dénonçant ensemble l’intendant malhonnête; et Lucifer, le diable, qui tente de tromper une famille pauvre en concluant un pacte avec la mère, mais se voit dupé par le fils Vaurien.

« Le renard, en chemin, savait qu’il s’en allait là pour cette raison-là. “Faut pas que je tombe dans le même piège que les autres. Qu’est-ce que c’est que je vas faire? Comment est-ce que je vas m’y prendre pour sa maladie? Il va me dévorer, il va faire comme pour les autres.”
[…]
Le renard, tout à coup, il lui passe une idée par la tête. Il dit au lion :
“Vous allez être obligé de me pardonner, majesté, mais j’ai le plus gros rhume de cerveau. J’ai le nez assez enflé, je peux pas sentir rien. Je peux même pas sentir que vous êtes malade. Vous allez être obligé de m’excuser, vous allez être obligé de demander à un autre que moi.”
Sur ces mots-là, il a sorti et laissé le lion avec sa maladie et sa puanteur. » (p. 61-62)

« “Tu sais, Marie, ça fait plus d’un an et un jour qu’on a les chiens. Si le vieux ne revient pas me rapporter mon traîneau, je les garde. Demain, on va quitter cette forêt-là pour aller chercher fortune dans la grande ville, loin, loin d’ici. Un jour peut-être, on reviendra pour élever un monument sur la tombe de nos parents.” » (p. 87)

« Ti-Jean reprend la parole :
“Bruno sait pas où sont les langues parce que je les ai toutes dans ma poche. Je les ai coupées à mesure que les têtes tombaient sous les morsures de mes chiens et je les ai enveloppées dans le mouchoir de la princesse.”
[…]
“Apportez immédiatement le manteau royal pour en revêtir Ti-Jean. Pis toi, mon sincère, mon loyal sujet, viens prendre place à ma droite près de la princesse que tu as loyalement servie et sauvée. Que ta sœur nous accompagne immédiatement.” » (p. 114-117)

« John Cook, ébloui, se frotte les yeux, croyant voir devant lui une apparition. Mais c’est bien elle. Resplendissante comme au jour du mariage, ses beaux cheveux dorés, répandus sur ses épaules, Geneviève, dans sa belle robe de noces, lui tend les bras en disant :
“Viens mon chéri, tu as assez souffert. Viens dans mes bras.”
Ne pouvant retenir son élan, John Cook se jette aux genoux de sa bien-aimée et lui dit :
“Ma Geneviève, tu es revenue. Je suis si indigne de toi. Me pardonneras-tu jamais de t’avoir crue coupable? […]” » (p. 186-187)

« – […] Je vous demande donc de mettre immédiatement sous arrêt le traître Jules et sa complice. La cour du roi décidera de leur culpabilité et de leur sort.
– Ma chère Geneviève, j’y songeais hier soir, au moment où ce mécréant racontait ses méfaits. Mais vous m’aviez recommandé la discrétion.”
Ce qui fut décidé fut fait. Les deux amants retrouvés ont vécu heureux et ont eu plusieurs enfants. » (p. 188-189)

« Le diable est tout surpris par ça.
“Ah! je peux pas faire de chaussettes avec un pet!”
Il peut pas exécuter la tâche. Ah! bien là, il se sent mal, il se sent vaincu! La queue entre les deux pattes, il prend le chemin et il s’en va en rugissant :
“Se faire attraper par un pareil soûlon! Lucifer va rager, là! Il va faire chaud en enfer à soir.”
En tous les cas, on n’a pas revu le diable dans ces parages-là. Nos trois amis et leur mère ont vécu heureux dans la richesse. »  (p. 199)

  • Nombreux personnages secondaires apparaissant dans les contes, dont le loup, animal redouté mais naïf, qui se laisse duper par le renard; Bruno, un charbonnier qui s’approprie la victoire contre une bête à sept têtes, espérant que le roi lui offre la princesse en récompense, avant d’être démasqué par Ti-Jean; Marie, la sœur d’un autre Ti-Jean, qui suit son frère jusqu’à la grande ville et, grâce à ses exploits, finit par épouser un comte; ainsi qu’une vieille femme d’une stupidité notable, qui jette ses chats dans la chaudronnée de soupe, méprenant les ordres de son mari.

« Le loup peut plus tenir.
“Arrête, arrête! Comment est-ce que je fais pour aller voir ça, moi itou?
– C’est facile, fais comme moi. Saute dans le siau et tu vas descendre à côté de moi. Dérange-moi plus. Je veux tout voir et apprécier les beautés que je vois ici. Mon doux que c’est beau, que c’est beau!”
Sans prendre le temps de réfléchir, le loup fait rien qu’un saut pis envoye dans la chaudière de bois. Icitte, on commence à descendre. Ça descend! Il était plus pesant que le renard. Pendant qu’il descendait, le renard montait à la même vitesse. Quand le siau du loup a frappé le fond de l’eau, le renard, lui, était en sécurité en haut. Il saute en bas de son ascenseur pis il crie au loup :
“Est-ce que tu vois de belles choses en bas?
– Non, je vois rien. Je gage que c’était toute dans ton imagination, ça.
– Peut-être bien que oui. Mais toi, à ton tour, essaie donc d’imaginer un imbécile qui va venir te sortir de là.” »  (p. 39-40)

« C’est le charbonnier qui a été témoin de toute la bataille. Constatant l’état de Ti-Jean et de ses chiens, comme il croit sans crainte s’approprier le titre de vainqueur, il dégage les corps de Ti-Jean et de ses chiens, et il les enterre dans une grotte qu’il recouvre de grosses pierres […] » (p. 106)

« À ce moment, Ti-Jean annonce.
“Je peux fournir une autre preuve de mon honnêteté, majesté. Bruno a dit qu’il avait tué la bête avec sa pelle. Ordonnez qu’on aille ouvrir le ventre de la bête et vous allez découvrir ma hache à l’intérieur”.
[…]
Ah! le roi est pas de bonne humeur. Il regarde Bruno avec un de ces regards que s’il y avait eu des balles dedans ça l’aurait tué. Il interroge la foule :
“J’ai plus aucun doute. Qu’est-ce qu’on va faire de ce misérable qui s’est moqué de la couronne et qui a osé induire la cour en erreur?
– Au cachot, au cachot”, réclament des convives. » (p. 116)

« Quant à Marie, elle a épousé un comte. Elle vit heureuse avec ses enfants, parfois à la villa, parfois au château avec Ti-Jean et la princesse, et parfois à la maison du géant, que Ti-Jean a fait rénover selon ses goûts. »  (p.118)

« Ça bouillait à gros bouillons. Tout à coup, elle y pense :
“ Mon vieux m’a dit de mettre quelque chose dans la soupe. Qu’est-ce que c’est bien, donc? Ah! oui. Il a dit mettre Ti-Poivre et Ti-Sel dans la soupe.
[…]
– Mais es-tu folle, la vieille? Dis-moi pas que tu as mis Ti-Sel pis Ti-Poivre dans la soupe!
– Bien oui. Tu dois être content, hein mon vieux! J’ai fait ce que tu m’as dit, pour une fois.” » (p. 211)

  • Recueil de contes ancrés dans le répertoire traditionnel, mêlant contes d’animaux, merveilleux, réalistes, facétieux et à formule, caractérisés par un style écrit simple, direct et imagé, fidèle à l’oralité; nombreuses ellipses qui accélèrent le rythme des récits; thèmes (p. ex., courage, défaut, épreuves, pauvreté, religion, ruse, satire, tentation) marquant l’imaginaire et transportant le lectorat dans un univers folklorique canadien-français.
  • Mise en page aérée; recueil réparti en trente-cinq contes titrés, répertoriés en six sections coiffées de séquences explicatives et préludes précédant chaque conte qui donnent un aperçu historique, la provenance, les variantes connues ou la popularité internationale; éléments graphiques (p. ex., notes en bas de page, notations musicales, astérisques, majuscules, guillemets, crochets, points de suspension et nombreux italiques) facilitant l’interprétation des contes; œuvres des deux auteurs, dédicaces, citation de Bertrand Bergeron, avant-propos et préface qui cadre l’explication de l’auteur sur la tradition des contes et biographie d’Émile Maheu au début; glossaire des termes de français régional, index des types selon la classification Aarne-Thompson, bibliographie, table des matières et disque audionumérique à la fin; court extrait et citation critique de l’hebdomadaire Le Nord à la quatrième de couverture.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., avariée, benêt, érudit, mandataire, margelle, stentor) généralement compréhensibles grâce au contexte; nombreux mots et expressions du registre de langue familier voire populaire (p. ex., astheure, barouette, chier, coq-l’oeil, itou, poigne, qu’ri, revoler) et anglicismes (p. ex., faire certain, game, job, rough, slingshot, smart, watcher) reflétant le souci de vivacité et d’authenticité de la tradition orale des contes, souvent destinés à un public averti.
  • Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; phrases de formes et de types variés (p. ex., déclarative, négative, impérative, exclamative, à présentatif, emphatique, interrogative, non verbale, inversée, passive, impersonnelle) contribuant à la vivacité des textes.

« Elles dansent sur du tapis de Turquie. Mon doux qu’il y a de la belle musique. Ça vient de la caverne, icitte en avant. Une musique douce comme j’en ai jamais entendue. On se croirait au ciel.
– J’aimerais voir pis entendre ça, moi itou.
– Attends une minute, attends une minute! Plus loin, ah! mon Dieu, je vois une grande table pleine de manger. Il y a des poulets farcis à la douzaine, des petits cochons de lait avec des pommes rouges dans la gueule. » (p. 39)

« “[…] C’est à toi de nous en délivrer encore, cette fois-ci.
– Quoi faire? Laissez-moi y penser… Demain je vous ferai part de mon plan, parce que j’en ai déjà un.²
Le lendemain, grande consultation.
[…]
Immédiatement, les castors se mettent à l’œuvre. » (p. 51)

« C’était une grosse famille. Elle était tellement grosse que tous les habitants de la région avaient été demandés pour être parrain d’un des petits du père et de la mère. Il en arrive un autre tout à coup par surprise. » (p. 119-120)

« Après qu’il a fini de manger, l’endormitoire le prend. Il s’en va se coucher dans le lit : c’est icitte qu’on ronfle, icitte qu’on se repose. » (p. 137)

  • Nombreux procédés stylistiques (p. ex., onomatopée, hyperbole, personnification, périphrase, métaphore, énumération, litote, rime, répétition, antithèse, proverbe, comparaison, expression idiomatique, expression figurée) qui rendent les textes à la fois dynamiques et humoristiques.

« En disant cela, la guêpe s’envole. Elle part en direction de sa ruche et elle chante avec son petit bzzzzzzz régulier. » (p. 32)

« Les pauvres petits en haut avaient le sang figé dans leurs veines d’entendre tous ces bruits-là. » (p. 34)

« Le lion s’est rendu compte de ça. Il s’est dit : “Ça doit être pour ça qu’il y a personne qui arrête. Je pense que je leur fais peur. Plutôt que d’être terrifiant, je vas me faire suppliant. Peut-être que je vas avoir de l’aide.”
Ça fait qu’il commence à demander de l’aide, bien doucement. » (p. 57)

« Le lion était choqué. Imaginez-vous, le roi des animaux se faire dire des affaires de même. » (p. 61)

« Les chiens terrifiés aperçoivent l’imposant géant assis sur un trône élevé, au fond de la salle. Pis une voix de tonnerre gronde […] » (p. 68)

« Ils souillent d’urine pis d’excréments les colonnes, les pattes de chaises, les tapis du parquet, même les tentures de la salle. Il s’en répand immédiatement un arôme pas trop délicat. » (p. 68)

« Une fois, c’était un homme qui est parti pour Rome.
Il est jamais revenu avant l’automne. » (p. 79)

« Ah! c’était une famille qui restait loin loin loin du monde, au fond des bois. Ils étaient pauvres, très pauvres. Ils étaient si pauvres qu’un bon jour le père, qui avait travaillé trop fort à couper et fendre du bois pour chauffer la maison, tombe malade. Durant la nuit, il meurt dans des grandes douleurs. La mère et ses deux enfants, Ti-Jean et sa sœur Marie, pleuraient, pleuraient, pleuraient. » (p. 82)

« C’est une parade dépareillée : la fanfare, les tambours, tout ce monde-là habillé en costumes multicolores, des voitures décorées, des chanteurs, des chanteuses, des danseurs, des danseuses, des nains, des géants, des gros, des petits, des maigres, des gras, de tout, il y a de tout. » (p. 89)

« La faim lui tiraille les entrailles. Ti-Jean se rappelle : Qui dort dîne. » (p. 109)

« Il était assez enragé qu’il est devenu rouge comme un tison. Sa main, qui tenait la colonne, a serré assez fort qu’elle a brûlé une empreinte bien proche d’un pouce de creux dans le bois. Sans attendre son reste, il a sorti de là la queue entre les deux pattes et a laissé une traînée de soufre et de braises en arrière de lui. » (p. 206)

« Le vieux parlait la bouche de travers et la vieille était pas fine fine. C‘était pas une lampe à l’huile allumée; c’était même pas une petite chandelle, éteinte parfois. » (p. 209)

  • Séquences narratives entrecoupées de séquences dialoguées relevant du langage oral, permettant au lectorat de se représenter les lieux et les personnages pittoresques et de comprendre les relations qui existent entre eux dans un univers ludique et merveilleux.

« Dociles au commandement de leur maître, les chiens cessent leur attaque immédiatement. Aux questions de Ti-Jean, le géant à moitié mort de blessures et de peur, l’assure que la maison lui appartient et raconte comment Marie a pris de l’eau dans son puits. Il se garde bien de faire référence à la prédiction. Ti-Jean lui assure la vie sauve à la condition qu’il retourne près de son puits et qu’il continue à prendre soin de la maison avec Marie sa sœur. » (p. 99)

« Le charbonnier raconte pour la centième fois comment il s’y est pris, tout seul avec sa pelle, pas d’aide, pour vaincre le terrible monstre que des armées avaient jamais pu battre. Partout, on l’acclame. Il est le héros du jour.
“Vive le brave Bruno! Vive notre futur roi! Vive le futur mari de notre princesse!”
Le roi va trouver la princesse et il lui dit :
“Réjouis-toi, la bête à sept têtes est morte. Le courageux Bruno l’a tuée de ses propres mains avec sa pelle. Nous allons faire des grands préparatifs pour ton mariage avec le héros, le seul héros du royaume. Tu dois être fière et heureuse, ma fille.
– Je serais plus heureuse si c’était un autre que Bruno. J’ai jamais aimé cet homme-là. Il est vicieux et malhonnête. J’aurais presque préféré me faire dévorer par la bête plutôt que de passer ma vie avec un homme si laid et si sournois. » (p. 107)

Référent(s) culturel(s)

  • Nombreuses références géographiques à la francophonie (p. ex., Acadie, Azilda, Beauce, Belgique, Flandre, fleuve Saint-Jean, France, Kapuskasing, Lévis, Marseille, Montréal, Nouveau-Brunswick, Québec, Sainte-Germaine-de-Dorchester, Sudbury, Wallonie).
  • Référence à des journaux et à des revues francophones (p. ex., l’Almanach du peuple, La Vallée de la Chaudière, Le Bulletin des agriculteurs, Le Samedi, L’Information, Voyageur).
  • Nombreuses références à des auteurs français et québécois et à leurs œuvres (p. ex., Charles Perrault, Clément Légaré, Contes populaires de la Mauricie, Jean de la Fontaine, Les Contes de ma mère l’Oye, Marie de France, Rabelais, Roman de Roland).
  • Mention d’établissements d’éducation francophones (p. ex., Collège Notre-Dame de Sudbury, Couvent Saint-Louis-de-France, École apostolique de Lévis, Pensionnat Saint-Louis-de-Gonzague, Université de Sudbury).
  • Référence à des traditions canadiennes-françaises (p. ex., beurrées de lard salé et bines, chansons, importance de la religion catholique, messe de minuit, Noël, parade de la Saint-Jean-Baptiste, soupe aux pois).
  • Référence à des folkloristes et à des spécialistes du conte francophone (p. ex., Germain Lemieux, Hélène Fournier, Paul Delarue, Vivian Labrie).
  • Référence à des associations, institutions et organismes franco-ontariens (p. ex., Caisse populaire d’Azilda, Chevaliers de Colomb, Ligue du Sacré-Cœur, Club Richelieu, Société historique du Nouvel-Ontario, Société Saint-Jean-Baptiste).

Pistes d'exploitation

  • Proposer aux élèves, regroupés en équipes, de composer des séquences musicales (instrumentales ou vocales) pour accompagner la narration d’un conte de leur choix. Leur demander de raconter le récit en respectant les éléments prosodiques et en intégrant les séquences musicales lors de la présentation devant le groupe-classe.
  • Animer une discussion sur l’art de conter des histoires en posant les questions suivantes : Quelles différences y a-t-il entre le conte oral et le conte écrit? Comment un conteur peut-il captiver son auditoire? En quoi le ton, le rythme et la voix du conteur influencent-ils l’expérience du public? Comment l’art de raconter des histoires a-t-il évolué? Est-il encore pertinent aujourd’hui?
  • Inviter les élèves, regroupés en équipes, à adapter un conte de leur choix afin de l’interpréter sous forme de court-métrage ou de mise en scène théâtrale. Prévoir des séances afin que les élèves présentent leurs créations artistiques.
  • Inviter les élèves, regroupés en équipes, à rédiger un conte en mettant en scène un personnage féminin comme personnage principal, tout en intégrant certains éléments fondamentaux des contes traditionnels (p. ex., le merveilleux, des personnages caractérisés par des traits essentiels, des lieux et temps indéfinis, une moralité, des épreuves, des opposants, une quête), puis les encourager à raconter leur histoire devant le groupe-classe en prenant soin de respecter les éléments prosodiques.

Conseils d'utilisation

  • Encourager les élèves à utiliser le glossaire des régionalismes afin de mieux comprendre le vocabulaire spécifique et d’approfondir leur compréhension du texte.
  • Discuter des stéréotypes souvent employés dans les contes (le bon, le mauvais, le gentil, le méchant, le beau, le laid) avant et après la lecture des contes.
  • Exploiter le CD qui accompagne le recueil.
  • Inviter les élèves à partager leurs souvenirs de contes d’enfance, puis leur demander d’identifier les similarités dans les thèmes et les personnages, entre leurs souvenirs et ceux du recueil.
  • Revoir les caractéristiques du conte ou initier le lectorat à ce genre littéraire (p. ex., types de contes, personnages, moralité, merveilleux, lieux et temps non définis, auteurs connus).
  • Porter une attention particulière à la représentation des enfants orphelins ou adoptés qui font l’objet d’abus et de maltraitance dans les contes traditionnels; prévoir l’accompagnement d’un intervenant ou d’une intervenante au besoin.
  • Encourager les élèves à lire d’autres recueils de contes tels que Dans mon village, il y a belle Lurette, Contes par-ci par-là et Les Enfants du bonhomme dans la lune, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Contes à la belle étoile, divers épisodes.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Échappe-toi si tu peux, Légendes et contes de fées.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : 180, Des comptes au conte, divers épisodes.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Télé-litté, Médéric-la-main-coupée.