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Haïkus de mes cinq saisons

Pour évoquer sa terre ontarienne et parfois le bout du monde, Évelyne Voldeng a choisi le haïku, cette forme poétique minimaliste d’origine japonaise. 

Dans la forêt où elle habite, elle a saisi dans le printemps, l’été, l’automne, l’hiver et la saison imaginaire, des moments privilégiés de l’impermanence du monde et de la fugacité des choses.  

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Recueil de haïkus qui présente la vie de la faune et de la flore à travers quatre saisons (printemps, été, automne, hiver) et une cinquième saison, imaginaire.

    « Le sanglot des sèves
    à l’entaille des arbres
    c’est le temps des sucres » (p. 11)

    « Le chant des cigales
     enveloppe la forêt
     l’été stridule » (p. 21)

    « L’oiseau migrateur
     s’est envolé de sa cime
     l’érable rougit » (p. 33)

    « Étoiles d’hiver
     les fleurs de glace brillent
     dans la poudrerie » (p. 43)

    « Mon collier d’ambre
     je porte un fossile
     sédiment du temps » (p. 51)

  • Descriptions imagées et référents culturels (p. ex., temps des sucres, Halloween, Toussaint) qui permettent au lectorat de se situer dans le temps et de se créer des images.

    « L’aube s’arrache
     des griffes de la nuit bleue
     mon cœur s’éveille » (p. 18)

    « Étoile du soir
     la cosse du jour se ferme
     au soleil des loups » (p. 33)

    « Une araignée jaune
     monte à l’assaut du ciel
     sur un fil ténu » (p. 57)  

  • Narration participante ou témoin, selon le poème.

    « Esquif de bois mort
     la tortue d’eau navigue
     au fil du courant » (p. 14)

    « Le mûrissement
     de mes rêves fébriles
     l’été prend tige » (p. 21)

    « J’ai cueilli du houx
     à l’automne de ses yeux
     je m’y suis piquée » (p. 35)

Langue

  • Nombreuses images créées par un vocabulaire recherché.

    « La ronce nouvelle
    flamme verte au sarment
    un nid de printemps » (p. 11)

    « Le papillon bleu
    au cœur du volubilis
    essaime le temps » (p. 21)

    « Fils lourds de givre
    embuscade de l’araignée
    sur l’herbe à coton » (p. 45)
     

  • Plusieurs figures de styles (p. ex., personnification, comparaison, périphrase, métaphore) permettant d’apprécier le style de l’auteure.

    « Yeux verts amarrés
    au bout d’une herbe folle
    le printemps est là » (p. 12)

    « Epingles du jour
    qui crucifient le matin
    le soleil s’endort » (p. 23)

    « Un petit nuage
    comme une hermine blanche
    sur manteau bleu ciel » (p. 56)
     

  • Champs lexicaux liés aux saisons, à la faune et à la flore.

    « Soleil abricot
    sur des bourgeons de tendresse
    réveil amoureux » (p. 12)

    « Chenille barbue
    à l’ombelle du sureau
    mue de papillon » (p. 22)
     

  • Registre de langue qui varie de courant à soutenu.

    « Fleur d’aubépine
     au cœur de l’ikebana
     pensée stylisée » (p. 16)

    « Jeux de lucioles
     dans le souffle de la nuit
     la lumière vole » (p. 50)
     

  • Style dépouillé et elliptique propre au haïku.

    « Les doigts du ciel
    aux veines bleuies d’orages
    sur l’herbe roussie » (p. 24)

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves, en sciences, de faire pousser une variété de fleurs qui sont présentées dans les différents poèmes, ou reproduire l’habitat des différents animaux dont il est question dans les poèmes.
  • Inviter les élèves à écrire des haïkus afin d’en faire un recueil.
  • Inviter les élèves à représenter un haïku sous une forme d’art.

Conseils d'utilisation

  • Préparer un lexique des mots et des expressions inconnus des élèves afin de permettre une meilleure compréhension des poèmes.
  • Présenter ou revoir les caractéristiques du haïku afin d'en faciliter la rédaction.
  • Présenter ou revoir les figures de style.
  • Faire un modelage aux élèves de sa propre façon de comprendre un haïku.