Anatomie de la fiche Anatomie interactive
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Une bien curieuse factrice

Après s’être improvisée enseignante puis bibliothécaire, mademoiselle Charlotte offre ses services comme factrice aux habitants du village de Saint-Machinchouin. Mais elle ne se contente évidemment pas de distribuer le courrier! Avec sa pétillante complice Léonie, elle se donne une nouvelle mission… Et tout le village se retrouve sens dessus dessous! Mais qui pourrait en vouloir à cette tendre rebelle qui ne cherche qu’à « ajouter du bon » à l’existence de ceux qui l’entourent?

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Deux personnages principaux, dont mademoiselle Charlotte, la nouvelle factrice, et Léonie, sa jeune complice, qui se donnent comme mission de lire une lettre par jour et d’en modifier le contenu dans le but de rendre les gens du village plus heureux; plusieurs personnages secondaires, dont Timothée Tremblay, le bien-aimé de mademoiselle Charlotte, Charles Chafouin, le père de Léonie, Bécassine Becsec, Madame Lamarmaille, Simon Singlé et Bertrand Bougon.

« Léonie courut à la fenêtre. Elle fut alors témoin d’un spectacle hallucinant. Une vraie scène de cinéma!
Une espèce de grande asperge en robe bleue avec un chapeau d’Halloween sur la tête avançait dans la rue à pas énergiques en s’égosillant. » (p. 22)

« En deux temps, trois mouvements, elle prit la situation en main. Trente minutes plus tard, il n’y avait plus aucune trace de dégât et tous les enfants étaient d’excellente humeur.
« J’espère qu’elle reviendra demain même si je n’ai pas de lettre », souhaita madame Lamarmaille. » (p. 28)

« C’est ainsi que Léonie et mademoiselle Charlotte devinrent complices. Léonie courut chercher un stylo et de la colle et, ensemble, elles ajoutèrent un beau gros zéro à la contravention. » (p. 37)

  • Intrigue comportant de nombreuses aventures touchantes et cocasses; thèmes exploités (p. ex., humour, action, amitié, bonheur, aventure, actions rebelles) aptes à capter l’intérêt du lectorat visé.
  • Mise en page simple; texte aéré, titre de chaque chapitre sur pleine page; éléments graphiques (p. ex., points de suspension, points d’exclamation, mots à tirets, grosseur des lettres, italiques, triangles indiquant un laps de temps et de scène) facilitant l’interprétation de l’œuvre

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre et parfois familier dans les séquences dialoguées; noms des personnages en lien avec leur personnalité (p. ex., Simon Cinglé, mademoiselle Becsec, Louis Lenjoleur) injectant des brins d’humour dans le texte.
  • Variété de types et formes de phrases qui contribuent à la lisibilité de l’œuvre et qui ajoutent de l’agrément à la lecture.

« Mademoiselle Charlotte écouta Léonie très attentivement. À la fin, elle lui caressa doucement le bout du nez et demanda :
– Alors, c’est décidé?
Léonie hocha la tête et sourit.
Oui, c’était décidé. Dès ce soir, elle écrirait une lettre à son père. » (p. 79)

« Bertrand Bougon ne savait plus quoi faire. La vie était un peu ennuyeuse pour un policier à Saint-Machinchouin. Il n’y avait jamais eu de vol de banque, de demande de rançon ou de course folle dans les rues de la ville pour capturer un maniaque masqué. Et voilà qu’enfin il découvrait un peu d’action. » (p. 93)

« Il resta immobile un moment, puis il s’empara de son téléphone cellulaire.
– Monsieur Macintosh? Ici Charles Chafouin. J’ai besoin de votre avion privé. Non… Ce n’est pas pour aller négocier un contrat. Si c’est important? Extrêmement! Je veux voir ma fille. Tout de suite! » (p. 110)

  • Nombreuses figures de style (p. ex., énumération, comparaison, métaphore, personnification) qui permettent d’apprécier le style de l’auteure.

« Monsieur Bouillon grognait, soufflait, grondait comme un vieux dragon. Son visage avait la couleur d’une soupe aux tomates. » (p. 14)

« Ils discutèrent d’un tas de choses. De ce qui les passionnait et de ce dont ils avaient peur, de ce qui faisait danser leur cœur et leur donnait des ailes. Ils se confièrent des rêves secrets et des désirs complètement fous. » (p. 52)

« Alors, elle imagina Timothée devant elle et des phrases fleurirent sous ses doigts, comme par enchantement. » (p. 73-74)

  • Séquences descriptives apportant des précisions sur les lieux, les personnages et les événements.

« Léonie et mademoiselle Charlotte continuèrent donc d’ouvrir une enveloppe par jour. Juste une. Jamais plus. Or, le vingt et unième jour, elles tombèrent sur une lettre extraordinaire. Une lettre qui changea leur vie! […] L’enveloppe était barbouillée de rayures et de flèches. Elle avait d’abord été expédiée à une certaine Maximilienne D’Amour au 55, chemin de la Mer, à Port-au-Pistou. Mais elle n’avait jamais été ouverte. Quelqu’un avait dessiné une flèche pointant vers le coin gauche, en haut, afin que l’enveloppe soit retournée à l’expéditeur : Simon Cinglé. » (p. 60-63)

« Mademoiselle Charlotte avait écrit chacune des lettres en y mettant tout son cœur, toute son ardeur. Elle avait soigneusement choisi chaque mot et construit patiemment chaque phrase afin de bien exprimer ses réflexions, ses souhaits, son émotion…
Il y eut des pleurs, des rires, des soupirs, des frissons. De longs silences aussi.
Léonie et Timothée relurent plusieurs fois leur lettre. Le départ de mademoiselle Charlotte les chagrinait, mais ce qu’elle leur avait confié les réconciliait avec la vie. » (p. 121-122)

  • Séquences dialoguées qui permettent de mieux comprendre les relations entre les personnages.

« Mademoiselle Charlotte avait les yeux vagues. On aurait dit qu’elle revenait de très très loin.
– Non, répondit-elle calmement.
Puis elle ajouta d’une voix grave :
– Ce n’est pas notre mission.
– Notre mission? répéta Léonie, complètement perdue.
– Notre mission, expliqua tranquillement mademoiselle Charlotte, c’est d’ajouter du bon. Si on réécrit une lettre, il faut que ce soit pour améliorer une situation ou rendre quelqu’un plus heureux. » (p. 45)

« – Joyeux… Noël! bredouilla-t-elle, complètement confuse. Timothée éclata de rire, car on était en mai. La pauvre factrice se reprit.
– Euh… Non. Pardon… Je voulais dire… Mes sympathies! Mademoiselle Charlotte s’empêtrait dans des formules absurdes.
– Féli… Félicitations! bégaya-t-elle encore. » (p. 83-84)

Pistes d'exploitation

  • Dans le roman, mademoiselle Charlotte ouvre le courrier des gens et en modifie le contenu dans le but de rendre le monde meilleur et les gens plus heureux. En groupe-classe, demander aux élèves s’ils sont d’avis que la fin justifie les moyens. Les inviter à appuyer leur point de vue en se servant d’exemples tirés du texte ou de leur vécu.
  • À l’exemple de Léonie et de mademoiselle Charlotte, inviter les élèves à rédiger une lettre ou un poème à une personne importante dans leur vie, puis de la faire parvenir soit par courrier ou par courriel.
  • Demander aux élèves, regroupés en dyades, de brosser le portrait psychologique d’un personnage secondaire du roman en utilisant un schéma de constellation, puis de le présenter au groupe-classe à l’aide d’un dessin ou d’une caricature en laissant libre cours à leur imagination.

Conseils d'utilisation

  • Présenter ou revoir les caractéristiques de la lettre et du poème.
  • Suggérer aux élèves de lire les autres romans de la série Charlotte, telles que La Mystérieuse Bibliothécaire, Une gouvernante étonnante, La fabuleuse entraîneuse et Une infirmière du tonnerre, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, Maternelle à 5e année, Série : Savais-tu que…, Les facteurs; La poste en Mongolie.