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Anatomie de la fiche Anatomie interactive
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2Palmiers dans la neige

Angèle, montréalaise de treize ans, doit accompagner sa famille en voyage au Brésil. Angèle préférerait rester dans sa banlieue avec ses amies. Dès son arrivée à Fortaleza (Nordeste), Angèle fait la connaissance d’Iracema qui la conduit chez son cousin Gilberto. La traversée du quartier pauvre, les conditions de vie de Gilberto, sa maladie sont une révélation pour Angèle. Cette rencontre la pousse à réagir. Il faut d’abord soigner Gilberto. À son retour au Canada, elle décide, dans un pari fou, d’offrir à Iracema et Gilberto un séjour à Montréal en hiver où ils seront comme des palmiers dans la neige.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

3 À propos du livre

Contenu

  • Quatre personnages principaux dont Angèle, adolescente qui trouve ses parents bien exigeants, Catherine, amie d’Angèle, qui tente de lui faire réaliser que sa vie n’est, au contraire, pas mal du tout, Iracema, jeune brésilienne qui a déjà vécu au Canada, et Gilberto, son cousin, qui vit à Fortaleza dans la pauvreté et souffre de la faim; quelques personnages secondaires dans la vie d’Angèle, soit Florence, sa mère, Paul, son père, ingénieur pour une compagnie pétrolière, Charles, son frère, Terezinha, mère d’Iracema et amie de Florence, et les membres du comité Brésil.

    « – …Angèle, change d’attitude. Tout le monde ne t’en veut pas. Si tu faisais un petit effort. […]
     – Angèle, tu as tout et t’es malheureuse. Secoue-toi, mon amie. Écoute un peu plus les autres. » (p. 12)

    « Une femme d’une quarantaine d’années, plus svelte que Florence, et une jeune fille, arrivent à leur paillotte. La femme porte un pagne bleu enroulé jusqu’aux épaules. La jeune fille a les cheveux bruns, mi-longs et bouclés; sa peau bronzée contraste avec son maillot rouge. Là-bas, Charles est toujours aussi absorbé par sa partie de volley-ball.
    Florence et Terezinha se hâtent l’une vers l’autre. Angèle et Iracema s’observent.
    – Quel plaisir, quel bonheur de se revoir, Florence! Voici Iracema. » (p. 23)

    « Angèle aperçoit une ombre couchée sur un grabat.
    Bom dia, Gilberto! Iracema serre la main fragile que lui tend son cousin.
    La main se tourne vers Angèle. Gilberto tremble. Angèle constate que les doigts de Gilberto sont froids, malgré la chaleur accablante. […]
    – …Il ne mange pas régulièrement, parfois il n’a que quelques haricots et un peu de riz. Il attrape des maladies, des diarrhées. » (p.31-32)
     

  • Intrigue comprenant plusieurs péripéties teintées de réalisme qui décrivent la persévérance et les initiatives d’un groupe de jeunes déterminés à atteindre leurs objectifs (p. ex., venue de Gilberto et d'Iracema au Canada, discussions avec le personnel enseignant, organisation des collectes de fonds, rencontre des jeunes brésiliens et des élèves de l’école); sujets et thèmes présentant un intérêt pour le lectorat visé, lui permettant de s’interroger et de réfléchir sur son vécu et sur les injustices et inégalités dans le monde (p. ex., amitié, pauvreté, famine, vie de famille, entraide, voyage).
  • Texte pleine page, séparé en quinze chapitres titrés et bien identifiés; aucune illustration; jeux, questions et réponses suivant le récit ainsi qu’une table des matières, une liste d’œuvres appartenant à la Collection Romans et une liste d’œuvres du même auteur; présence d’éléments graphiques facilitant l’interprétation de l’œuvre (p. ex., tirets, points de suspension, guillemets, caractères italiques, deux-points).

    « – C’est pas drôle…
    – J’ai treize ans et ma mère me traite comme un bébé. » (p. 9)

    « – Quand il me voit c’est : "Angèle, ma fille, quels sont tes objectifs, tes rendements, tes buts, tes défis?" Qu’est-ce que tu veux que je lui réponde, je n’ai que treize ans. » (p. 11) 

    « – Por favor c’est : "s’il vous plaît". Onde, c’est "où" et quando signifie "quand". Facile, non? » (p. 25)

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; quelques expressions familières, mots nouveaux ne nuisant pas à la compréhension du récit.

    « – Juste un exemple, j’adore les pizzas, elle n’en fait jamais! On mange des affaires aux épinards, wouach! Pis je déteste la lasagne végé qu’elle nous prépare. » (p. 9)

    « – Nous sommes dans une favela, un bidonville. » (p. 31)

    « En ce mois de février, la pluie verglaçante croûte la neige, perturbe la circulation, tourmente les conducteurs. Montréal plonge dans la grisaille. Les pneus chuintent sur la glace. Les automobilistes grattent leur pare-brise. Les rues deviennent des patinoires. » (p. 66)
     

  • Variété de types et de formes de phrases favorisant une lecture fluide et dynamique.

    « Angèle pense à Gilberto. Comment va-t-il? Combien de Gilberto et de petites filles malades dans ces maisons?
    – Pourquoi sont-ils pauvres ces gens, dans un pays si riche?
    Silence du père. […]
    – Charles, pourquoi au Canada il y a aussi des pauvres? Je ne peux pas te résumer cela en quatre phrases! Il faut étudier l’économie de ce pays, son histoire… » (p. 46)

    « – Ben moi, je voudrais dire une chose, annonce un tout petit, vous les Brésiliens, vous coupez la forêt, et la forêt c’est le poumon de la Terre!
    – On ne réglera pas tous ces problèmes en cinq minutes. On va faire une mise au point là-dessus ensemble, et vous poserez vos questions demain à nos amis, déclare sèchement Sophie. » (p. 89-90)
     

  • Emploi de figures de style (p. ex., comparaisons, métaphores) et d’expressions figurées qui enrichissent le texte et permettent au lectorat de se représenter mentalement les lieux de l’action ou les personnages.

    « – Oui, il y a des journées dans le Nordeste qui sont des fournaises. Plus tu es pauvre, plus tu souffres. » (p. 26)

    « – Ici, on glisse sur les étoiles. Leur reflet danse sous nos pieds. Là-bas, les gens croupissent en enfer. » (p. 60)

    « Catherine est muette. Angèle est aux bords de la crise de nerfs. Les yeux de Sophie sont comme des billes. La maîtresse voit tout, et a des réponses qui glacent. Les autres professeurs savourent la scène. Angèle a envie d’exploser. » (p.70)
     

  • Séquences descriptives qui permettent de suivre le cours des événements et de ressentir les émotions des personnages.

    « Angèle, Catherine, Sophie, le comité Brésil, sont au travail depuis un mois. Il a fallu beaucoup de patience et d’énergie. On a ouvert un compte à la banque pour déposer l’argent. […] Des familles ont, plusieurs fois, acheté des pains vendus par les élèves. Au bout de ce mois de labeur, le rêve devient réalité, les billets d’avion pour Gilberto et Iracema sont payés, comptant! » (p. 76-77)

    « Angèle et Catherine pleurent. Iracema et Gilberto s’en vont, ils tendent la main vers le groupe, les yeux se cherchent, ultimes regards qui arrachent les larmes. Les silhouettes se perdent dans un couloir. L’avion décolle. Les voitures quittent l’aéroport. Il neige. » (p. 104)
     

  • Séquences dialoguées qui permettent d’établir les liens entre les personnages.

    « Ce soir d’hiver, Angèle est seule dans sa chambre. Le téléphone sonne.
    – Angèle! Pour toi!
    – O.K. maman, je le prends, merci!
    – Oui Catherine? Si, je vais bien? Quelle question!
    – Tu te souviens de ton humeur quand je t’ai appelée avant que tu partes au Brésil?
    – …Quelles étranges vacances brésiliennes! Je crois que cela m’a un peu changée.
    – Un peu?
    – Je peux dire merci à Iracema, et à Gilberto!
    – Tu ne rabats plus tes cheveux?
    – Je devrais peut-être, cela me donnait un air mystérieux, mais maintenant, j’aime bien regarder les gens en face, la vie aussi! » (p. 112-113)

Référent(s) culturel(s)

  • Mention de l’intérêt des deux jeunes Brésiliens d’apprendre le français.

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves, dans un cercle d’idées, de faire part de leur point de vue en ce qui a trait au travail des enfants au Brésil et à la famine qui sévit dans ce pays.
  • Relire avec les élèves les courriels d’Iracema et de Gilberto aux pages 107 à 109. Les inviter, en dyades, à réagir à ces lettres et à proposer des gestes concrets pour venir en aide aux gens pauvres dans leur communauté ou ailleurs.
  • Former des équipes et proposer aux élèves de rédiger un texte d’opinion au sujet d’une préoccupation ou d’un intérêt suscité par la lecture de ce récit (p. ex., la pauvreté au Canada, la situation politique et économique du Brésil, le soutien des pays riches envers les pays en voie de développement). Inviter ensuite les élèves à présenter leur texte au groupe-classe.

 

Conseils d'utilisation

  • Avant la lecture du texte, à l’aide d’une mappemonde ou d’un logiciel tel Google Earth, situer Montréal et Fortaleza, au Brésil, afin que les élèves puissent se représenter la distance séparant les deux villes.
  • Présenter les caractéristiques du texte d’opinion afin d’en faciliter la rédaction.
  • Avertir les élèves que l’œuvre contient certains préjugés qui sont toutefois présentés en contexte (p. ex., « Les gens, ils pensent toujours que les pauvres font exprès pour être pauvres et le rester. » (p. 99)). Leur permettre d’en discuter s’ils en éprouvent le besoin.