Anatomie de la fiche Anatomie interactive
Ajouter au bac de lecture

Malourène et le maître du monde

Malourène sirote son thé sur sa terrasse lorsqu’elle aperçoit Grelu qui revient de la ville. Celui-ci est tout excité.

- Il est formidable! déclare le jeune nain. Génial! Extraordinaire!

La fée apprend ainsi qu’une sorte de devin se serait installé en ville. Un sage très puissant dont les nains et beaucoup d’autres seraient devenus complètement fous.

Malourène est perplexe. Que fait donc ce fameux Mamamoutchi pour susciter un tel intérêt? Décidément, tout cela ne lui dit rien qui vaille.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal, Malourène, reine des fées qui, grâce à sa perspicacité, réussit à démasquer la supercherie d’un visiteur prétendant avoir des pouvoirs surnaturels; personnages secondaires, un mystérieux devin nommé Mamamoutchi, étant en réalité l’ogre Engoulaffre, qui envoûte les citoyens par la ruse et l’artifice, le nain Grelu, subjugué par les pouvoirs de Mamamoutchi, son amie Fadette, Bardamu le crapaud, qui aide Malourène à démasquer l’imposteur, et d'autres nains, fées, gnomes et fonctionnaires de la ville.

    « De retour chez elle, Malourène tombe sur le nain Grelu, qui revient justement de la ville. Celui-ci est tout excité. Son amie Fadette, à ses côtés, semble toutefois moins joyeuse. 
    – Il est formidable! déclare le jeune nain avant même que Malourène ait eu le temps de lui dire bonjour. Génial! Extraordinaire! […]
    – Mamamoutchi, reprend Grelu, est un mage très puissant. Les gens et les choses lui obéissent. » (p. 17-20)

    « Dès le lendemain, dans le courant de l’après-midi, Malourène se rend donc en ville pour essayer de rencontrer Mamamoutchi le Grand. Sa baguette magique en bandoulière, son chapeau de paille planté sur la tête, elle se dirige vers le palais du mage. » (p. 29)

    « C’est Bardamu, que Malourène avait apporté dans son panier et qui vient de grimper discrètement les marches. Mamamoutchi, tout empêtré dans l’extravagance de son accoutrement, trébuche sur le crapaud et s’étale de tout son long sur les marches du palais. » (p. 57-58)
     

  • Intrigue farfelue et humoristique, sensibilisant le lectorat au fait que la naïveté des gens peut parfois obstruer leur bon jugement; conte fantaisiste qui saura capter l’intérêt du lectorat visé de par les thèmes exploités (p. ex., amitié, crapaud, ogre, fées, pouvoirs magiques, mystère, humour, imagination).

    « – C’est vrai, admet Bardamu. Ce Mamamoutchi exagère. Il est en train d’amasser une énorme fortune grâce à la crédulité des gens. » (p. 43)

    « – Je m’appelle Malourène et je ne suis pas une poussière, répond tranquillement la fée. Et toi, qui es-tu? Approche-toi donc un peu, je te vois mal. Est-ce que je te fais si peur? » (p. 56)

    « Dans sa chute, Mamamoutchi perd la plus grande partie de son déguisement, ainsi qu’une énorme perruque à rouleaux qui dévoile un crâne planté de rares cheveux fous et grisonnants.
    – Engoulaffre! s’exclame Malourène en le reconnaissant1.  Je m’en doutais. » (p. 58-59)

Présentation

  • Plusieurs illustrations en noir et blanc, tantôt petites, tantôt pleine page, qui représentent les moments stratégiques de l’intrigue, soutenant la compréhension tout au long du roman.
  • Caractères d’écriture noirs sur fond blanc; taille de police contribuant à la lisibilité du texte.
  • Mise en page aérée; texte organisé en cinq chapitres numérotés et titrés, donnant un soupçon du contenu à venir; notes de bas de page faisant référence à d’autres aventures de Malourène; table des matières et présentation des œuvres de la même collection à la fin du roman.
  • Dimensions : 11 cm x 18 cm; couverture souple, papier mat.

Langue

  • Registre de langue courant; emploi de mots fréquents et familiers (p. ex., crapaud, impossible, nain, mériter, chuchote) et de plusieurs mots ne faisant pas partie du langage oral courant (p. ex., béat, potiche, fadettes, suave, subjugué) pouvant présenter un défi pour le lectorat visé.
  • Utilisation de phrases de base, de phrases à construction particulière et de plusieurs phrases transformées, de types et de formes variés (p. ex., déclarative, exclamative, interrogative, négative), permettant une lecture dynamique et contribuant à la lisibilité de l’œuvre.

    « Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de transformer un marchand d’assurance en grenouille ou une vieille pie bavarde en potiche chinoise! » (p. 9)

    « Fadette, légèrement en arrière, fait la grimace. Serait-elle jalouse?
    – Qui donc est extraordinaire? demande Malourène d’un air étonné.
    – Qui? s’écrie Grelu. Mamamoutchi, voyons! Mamamoutchi le Sage! Mamamoutchi le Grand! » (p. 18)

    « Et le cercle se fait autour d’une frêle silhouette, qui se tient droite, la tête haute, devant la porte du palais. » (p. 48)
     

  • Nombreuses figures de style (p. ex., énumération, comparaison, métaphore, expression figurée) enrichissant le texte et permettant d’apprécier le style de l’auteur.

    « Tourelles, créneaux, gargouilles et statues gigantesques donnent à la construction une allure fantastique. » (p. 30)

    « Alors, un curieux grincement se fait entendre, quelque chose d’affreux, comme si un chat était tombé au fond d’un trombone. » (p. 38)

    « Et le voilà qui dégringole jusqu’en bas dans un concert de jurons carabinés. » (p. 58) 
     

  • Séquences descriptives imagées qui apportent des précisions sur les personnages, les émotions et les lieux, permettant ainsi au lectorat de s’immiscer dans un univers fantaisiste.

    « Les regards hostiles sont maintenant fixés sur la petite fée, qui ressemble à une fleur minuscule perdue au milieu d’un champ de chardons. » (p. 48) 

    « Enfin, une forme gigantesque et terrible s’encadre dans la porte. Mamamoutchi le Grand vient d’apparaître!
    Des lumières clignotent sur ses habits recouverts de rubans, de fourrures, d’accessoires de toutes sortes. On dirait que ses yeux lancent des flammes. » (p. 54)
     

  • Séquences dialoguées permettant de mieux comprendre les liens qui existent entre les personnages.

    « – Mais que fait donc ce fameux Mamamoutchi pour mériter une pareille réputation? demande-t-elle. Des miracles? 
    – C’est ce qu’on dit, soupire Fadette. On prétend qu’il commande aux astres, qu’il fait tomber la nuit et se lever le jour, que ses pouvoirs sont illimités. Et… il semble bien que ce soit vrai.
    – Étrange, murmure Malourène. Bardamu a sans doute raison. Il faut que j’aille voir ça par moi-même. » (p. 27-28)

    « – Malheureuse! Euh, insolente! braille-t-il. Le Maître pourrait te réduire en cendres d’un seul regard.
    – Je voudrais bien voir ça, rétorque la fée. Dis-lui donc de venir un peu, pour voir. » (p. 50)

Pistes d'exploitation

  • Former des dyades et inviter chaque équipe à choisir un personnage du roman et à relever ses traits de caractère en se référant à l’œuvre. Demander aux élèves de rédiger, en s’inspirant de ce remue-méninges, une courte chanson sur le personnage choisi. Illustrer le personnage grandeur nature et inviter chaque équipe à présenter sa chanson devant la classe.
  • À un cercle de lecture, amener les élèves à discuter de la signification de la citation suivante :
    « Tout ça, ce sont des trucs de sorcière. Pas le genre de Malourène. La vraie magie, c’est autre chose. C’est à l’intérieur. » (p. 10).
  • Demander aux élèves de justifier leurs réponses en donnant des exemples.
  • Sensibiliser les élèves au fait qu’il faut se méfier des imposteurs. Former des petits groupes et demander aux élèves de relever les signes qui auraient pu éveiller les soupçons des citoyens face à la supercherie de Mamamoutchi. Leur demander ensuite de relever des indices dans la vie réelle qui devraient éveiller des soupçons face à diverses formes de tromperie (p. ex., invitation dans Internet, demande de renseignements personnels, pression de vente).
  • Proposer aux élèves d’inventer, en groupes de deux, un tour de magie en se servant de principes scientifiques ou mathématiques pour créer une illusion (p. ex., faire entrer un œuf dans une bouteille, faire bouger des objets sans les toucher, tour de cartes). Mettre des ressources à leur disposition afin de leur permettre de trouver des idées sur le sujet. Inciter les élèves à répéter leur présentation en se servant d’accessoires au besoin (p. ex., vêtement flamboyant, baguette). Inviter chaque équipe à présenter son tour de magie au groupe-classe.

Conseils d'utilisation

  • Avant la lecture, présenter le vocabulaire complexe et certaines expressions figurées qui risquent d’entraver la compréhension.
  • Revoir les caractéristiques de la chanson afin d’en faciliter la rédaction.
  • Encourager les élèves à lire d’autres aventures de Malourène en plaçant certaines de ces œuvres dans le coin de lecture.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 1re à 3e année, Série : Rêve d’enfant, Daniel.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 3e année, Série : Sciences, on tourne!, Magnétisme.