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Anatomie de la fiche
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Le trappeur du Kabi

Au fond des grandes forêts du Nord, trois chasseurs sont victimes d’une série de malheurs suspects. Embuscade, empoisonnement, sabotage, incendie… L’un d’eux est-il possédé par une folie criminelle? Qui reviendra vivant de ces « vacances » au cœur de l’immense forêt nord-ontarienne?

Tout près d’eux, un trappeur cri mène une lutte solitaire pour regagner sa dignité, face aux Blancs qui ont volé la richesse, la fierté et la liberté de son peuple.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Personnages principaux, George Mattawashpi et Roger Demers, et personnages secondaires, tous masculins, facilement identifiables grâce à leurs réactions et à leur prise de décisions.  

    « Ses deux compagnons ne le virent pas, un sourire de joie mauvaise sur les lèvres, planter dans le piège une branche de tremble à demi rongée par les castors. Un déclic. Denis Lacasse n’aimait pas le succès des autres. » (p. 9)

    « Demers prit la direction des opérations sans demander aux autres leur avis : c’était lui qui avait trouvé la piste, c’était son expédition; d’ailleurs il connaissait mieux la forêt que ses compagnons et, surtout, il avait l’habitude de commander. » (p. 10)

    « À Rousseau, au contraire, l’adversité semblait donner des ailes. » (p. 53)

    « George Mattawashpi n’avait jamais aimé les Blancs. Il les haïssait même tellement qu’il ne pouvait endurer ceux de sa race qui les côtoyaient. » (p. 83)
     

  • Intrigue conventionnelle qui raconte comment une partie de chasse à l’orignal tourne au drame parce qu’un trappeur cri idéaliste n’hésite pas à recourir aux meurtres pour assouvir sa vengeance et accomplir la mission dont il se croit investi.

    « Il se sentait tout à fait bien dans son rôle de justicier. Pas une seule fois ne lui vint la pensée que ce qu’il avait fait était mal. […] Quiconque entravait l’ordre naturel méritait le pire châtiment. » (p. 99)

    « George n’aimait pas tuer. Il n’avait éprouvé aucun plaisir à voir tomber les Blancs sous ses balles, sinon la satisfaction d’accomplir un devoir sacré. » (p. 177)
     

  • Narrateur omniscient qui précise les pensées des personnages, décrit et explique leurs actions avec beaucoup de précisions.

    « Demers, lui, pensait à cette curieuse journée qu’il venait de vivre et, en particulier, à l’horreur qu’il avait éprouvée en se croyant la cible d’un assassin. » (p. 40)

    « La surprise fut si totale qu’ils ne pensèrent ni l’un ni l’autre à lever le canon de leur carabine. » (p. 134)

Langue

  • Registre courant dans l’ensemble de l’œuvre, mettant ainsi sur un pied d’égalité les trois associés, George Mattawashpi (le trappeur), le chef de la tribu, le chef de police et tous les autres personnages du roman.

    « "Il ne faut pas mêler les cartes. Nous sommes à la chasse à l’orignal." » (p. 29)

    « "Ils sont embusqués, pensa George. Il doit y en avoir un autre qui va tenter de faire déboucher l’orignal." » (p. 95)

    « L’Indien était imperturbable. Il affirma d’un ton convaincu :
    "Non, il sera là. Et il me tuera."
    Le policier le regarda, surpris de son assurance.
    "Mais, n'y allez pas. Restez chez vous ou, encore mieux, restez en ville." » (p. 171)
     

  • Figures de style (p. ex., comparaison, métaphore) qui rehaussent le style de l’auteur.

    « Il se renferma comme une huître dans sa coquille. » (p. 149)

    « Arthur le regarda dans le rétroviseur, un sourcil levé d’un air interrogateur, mais il n’osa pas poser la question qui lui brûlait les lèvres. » (p. 166)
     

  • Vocabulaire accessible au lectorat visé et lié, entre autres, aux thèmes de la nature, de la survie, de la chasse.

    « Pendant son sommeil, l’orignal relâche quelque peu sa vigilance. […] Sa vue est très faible et il ne s’y fie pas. Mais son ouïe et son odorat sont d’une rare perfection. […] George l’attendrait, bien assis, sans bouger. Il ne ferait aucun bruit et il aurait le corps enduit de graisse animale pour camoufler l’odeur de l’homme. » (p. 94)

    « Quelle tactique devait-il adopter? Courir vers la hutte et la prendre d’assaut? S’embusquer et attendre que son occupant en sorte? » (p. 129)

Pistes d'exploitation

  • Comparer la philosophie d’éradication des Blancs de George Mattawashpi à celle prônée par d’autres personnages historiques ou contemporains.  
  • Diriger un débat sur le dilemme auquel Demers est confronté : Peut-on mentir ou faut-il dire la vérité seulement lorsque l’on tente de recouvrer sa liberté?
  • Demander aux élèves de dessiner le bassin hydrographique des rivières du nord de l’Ontario, dont celles mentionnées dans le roman.

Conseils d'utilisation

  • Rappeler certains éléments-clés de l’histoire amérindienne pour tenter d’expliquer le comportement de George Mattawashpi.
  • Expliquer que le terme « Indien » peut maintenant être considéré péjoratif lorsqu’on parle du peuple autochtone.
  • Présenter ce roman pour promouvoir la littératie chez les garçons.
  • Situer les déplacements de Demers sur une carte de l’Ontario.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série : Échos, Île Manitoulin.