Anatomie de la fiche
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Le soleil se lève au Nord

Marc Bérard, à dix-sept ans, doit tout quitter. Il doit laisser derrière lui les rues pavées, les arcades de jeu, le confort matériel de la vie en ville pour rejoindre son oncle, un guide de chasse, dans la grande forêt d’épinettes du Nord. Un endroit sauvage, peu habité, totalement à l’opposé de ce qu’il a toujours connu.

Tout d’abord inquiet, décontenancé, Marc Bérard apprendra rapidement à se mesurer à son nouvel environnement. À en apprécier la rigueur et la beauté, et à faire face aux dangers constants qui le menacent. Surtout, à se fier à ses propres ressources, condition essentielle à la survie dans la forêt boréale.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Un personnage principal, Marc Bérard, que les circonstances obligent à changer radicalement de vie; personnages secondaires dont son oncle Édouard et sa tante Rosa, qui l’aident à se réaliser dans son nouvel environnement.

    « Le repos et la clarté du jour avaient tout à fait chassé ses frayeurs de la veille et il se sentait d’attaque pour affronter sa nouvelle vie. » (p. 21)

    « Le flegme imperturbable de sa tante, la sérénité bourrue de son oncle, il s’en imprégnait et, par une sorte d’osmose, les faisait siens. (p. 90)
     

  • Intrigue simple où Marc Bérard affronte divers éléments de la nature avec courage et devient par le fait même un adulte responsable.

    « D’enfant potelé, il devenait un homme musclé; de bébé gâté, il devenait un adulte responsable et, de citadin douillet, il devenait un infatigable coureur des bois. » (p. 89)

    « Depuis, que de peurs il avait surmontées : peur de la violence des rapides, peur du manque de solidité de la glace, peur des loups qui hurlaient dans la nuit et, surtout, peur de la mort devant son oncle inanimé dans la neige. » (p. 155-156)
     

  • Narrateur omniscient qui décrit les divers aspects de la vie de Marc dans le Nord.

    « Ils traversèrent d’abord la réserve, une agglomération de quelque cinquante maisons d’aspect plutôt minable – il y avait même quelques tentes que Marc observa avec intérêt – échelonnées le long du chemin principal. » (p. 27)

    « Pourtant – et c’est toujours le cas dans ce genre d’aventure – juste au moment où il commençait à trop présumer de sa force, la nature allait lui servir une petite leçon d’humilité à sa façon. » (p. 96)

Langue

  • Registre courant dans la narration et parfois familier dans les dialogues.

    « – Placé comme ça, le piège est plus visible. Y l’évitent ou y le déclenchent sans se faire prendre. Y sont loin d’être fous, tu sais. » (p. 116)

    « Galvanisé par l’idée que tout n’était pas perdu mais que le temps pressait, Marc se redressa comme un ressort de piège. » (p. 141)
     

  • Procédés linguistiques variés (p. ex., comparaison, énumération, expression idiomatique) qui contribuent à illustrer les situations.

    « Marc n’en revenait pas de la quantité de bagages qu’il avait fallu apporter : un grand canot de six mètres que son oncle appelait freighter, un moteur hors-bord, une tente, des sacs de couchage, un réchaud, un fanal, des vêtements de rechange… » (p. 47)

    « Le ruisseau n’était pas large – cinq mètres au plus – et, à cause de sa vitesse, la motoneige l’avait littéralement sauté comme ces pierres plates que les enfants s’amusent à faire ricocher à la surface de l’eau. » (p. 97)

    « – Bon, manquait rien que ça. De la slush. » (p. 160)
     

  • Vocabulaire évocateur des sujets traités dans le roman (les Autochtones, les activités en forêt, la débrouillardise).

    « Marc entrevit à quel point ses nouveaux amis modelaient le rythme de leur vie sur celui de la nature : ils allaient à l’école quand la saison n’était propice à rien, mangeaient quand ils avaient pris du poisson et dormaient aux heures où la pêche rendait mal. » (p. 37)

    « Au début du mois de décembre, la saison de chasse terminée, son oncle annonça qu’il allait maintenant se mettre à trapper. » (p. 91)

    « Il songea aux solutions. Attendre son oncle? […] Non, mieux valait se sortir de ce mauvais pas. Mais comment? En construisant un pont par-dessus le ruisseau? […] Gravir la pente? […] Un claquement soudain le fit sursauter. Il leva la tête et aperçut un castor qui venait de le repérer […] Un éclair lui traversa l’esprit. Un castor? Il devait donc y avoir un barrage, un pont naturel quoi! » (p. 98)

Référent(s) culturel(s)

  • Référents culturels de villes et de villages à forte population francophone au nord de l’Ontario ainsi que la présentation de défis linguistiques de la francophonie ontarienne.

    « On avait bien passé quelques agglomérations plus importantes telles Cochrane et Kapuskasing, mais elles l’avaient peu impressionné. » (p. 6-7)

    « Elle avait appris le français à l’école et mit ses maigres connaissances à l’épreuve avec un accent à couper au couteau de chasse. Touché, Marc se promit de continuer son éducation. » (p. 188)

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves de tracer l’évolution du personnage principal en rédigeant un journal personnel dans lequel Marc Bérard écrira au jour le jour ses activités dans la forêt, à partir de son départ avec son oncle pour le camp de trappe jusqu’au sauvetage de ce dernier.
  • Proposer aux élèves d’effectuer une recherche dans Internet sur les mouvements internationaux qui s’élèvent contre la chasse et la traite des fourrures, afin de cerner les raisons qui motivent leur prise de position. Dans un deuxième temps, effectuer une autre recherche sur l’importance de la chasse et de la pêche dans le Nord de l’Ontario. Rédiger un texte explicatif qui expose les deux points de vue et terminer son texte en exposant sa propre opinion.
  • À la page 105, l’oncle dit : « Apprends à pas trop te fier aux apparences mon gars. » Amener les élèves à discuter des raisons pour lesquelles on ne peut pas toujours se fier aux apparences. Leur demander d’appuyer leur point de vue d’exemples concrets de la vie courante.

Conseils d'utilisation

  • Roman particulièrement approprié pour les élèves qui habitent les régions canadiennes où la chasse et la pêche sont des activités traditionnelles.
  • Présenter des aspects de la perspective autochtone à l’aide d’énoncés tels :

    « Elle ne se serait certainement pas abaissée à visiter celle qu’elle appelait avec mépris "l’Indienne". » (p. 18)

    « – Non. Ton oncle n’est pas Amérindien. Moi, en mariant un Blanc, j’ai perdu mon statut. On s’est installés juste à côté de la réserve. Pour être proches de ma famille. » (p. 22)

    « Marc remarqua à nouveau cette intonation chantante des Amérindiens, cet accent nasillard et ces phrases courtes où la grammaire est réduite à sa plus simple expression. » (p. 26)

Ressource(s) additionnelle(s)

  •  IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 11e et 12e année, Série : Panorama – Artistes de chez nous, Auteurs – Paré, Germain.