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Le Secret de la mère Thume

Qui est l’étrange vieille dame qui habite au bout de la rue? Que cache-t-elle dans son grand sac? Est-ce bien une main qui dépasse soudain de l’ouverture du sac? Et si elle kidnappait les enfants? Encore un mystère pour Donatien et Justine!

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Trois personnages principaux, Donatien et Justine, frère et sœur, qui craignent éperdument la mère Thume et la soupçonnent, à tort, de kidnapper les enfants, et Madame Thume, vieille dame nouvellement arrivée dans le voisinage, à l’air triste et grognon mais pourtant aimable et attentionnée; personnages secondaires, les parents des deux enfants ainsi que M. Hoquet, le voisin.

« Mais un jour, à voix basse, Justine a confié à son frère :
– Moi, je crois plutôt que c’est une sorcière… » (p. 6)

« En tout cas, elle a une drôle d’allure. Contrairement à la plupart des vieilles dames, la mère Thume porte des chaussures rouges ainsi qu’un petit bonnet rouge qui n’est vraiment pas de son âge.

De plus, elle est souvent maquillée. Mais alors, elle met tellement de rouge qu’on dirait qu’elle est tombée dans un pot de peinture! » (p. 6)

  • Récit à intrigue simple et captivante, mêlant le réel à l’imaginaire et traitant de l’importance de ne pas juger une personne selon son apparence; thèmes exploités (p. ex., kidnapping, sorcière, mystère, peur, secret, enquête, amitié) aptes à intéresser le lectorat visé.
  • Plusieurs illustrations en noir et blanc, placées à intervalles réguliers, qui soutiennent la compréhension et révèlent les émotions ressenties par les personnages.
  • Mise en page aérée; texte pleine page réparti en six chapitres bien identifiés; éléments graphiques (p. ex., deux-points, guillemets, points de suspension, tirets) facilitant l’interprétation du texte.

Langue

  • Registre courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., garnements, tressailli, infâme, bâillonné, trouillarde, barder) compréhensibles à l’aide du contexte et des illustrations.
  • Œuvre comprenant plusieurs types et formes de phrases simples pour la plupart et, à l’occasion, quelques phrases transformées.

« Ont-ils été repérés? Ils n’avaient pas pensé à ça. Pris de panique, Justine et Donatien laissent tomber leurs trottinettes sur le trottoir et plongent derrière la haie du père Hoquet, seule cachette assez proche. » (p. 37-38)

« Justine n’en croit pas ses oreilles. La voix de la mère Thume est douce, et sa main aussi. Et si c’était un truc? Et si elle était en train de les ensorceler? » (p. 48-49)

« – Je sais bien que tout le monde se moque de moi. Je sais aussi qu’on m’appelle « la mère Thume » en rigolant. Mais, que voulez-vous, je refuse de m’habiller en noir sous prétexte que je suis vieille! » (p. 51)

  • Nombreuses expressions figurées qui enrichissent le texte et rendent la lecture imagée.

« Justine est blême de terreur. Elle bredouille, en désignant la charge de la mère Thume :
– Regarde, regarde le paquet… » (p. 18-19)

« Justement, la porte vient de s’ouvrir. Justine et Donatien deviennent raides comme des cierges. La mère Thume s’encadre dans la porte! » (p. 37)

« La mère Thume avance toujours, elle se rapproche… Justine et son frère sentent le sang se glacer dans leurs veines. » (p. 38)

  • Séquences descriptives permettant au lectorat de se faire une image mentale des événements et de se situer dans le temps et le lieu de l’action.

« Ils vont et viennent sur le trottoir, accélèrent, virent, freinent. Ils ont l’air de deux enfants qui jouent…
Pourtant, ce n’est pas un jeu. C’est sérieux! Ils surveillent!
Ils surveillent du coin de l’œil la maison de la mère Thume. Ils sont à l’affût du moindre mouvement. Ils espèrent entrevoir une ombre passant derrière les rideaux, ou un signe par la demi-fenêtre du sous-sol, ou entendre un appel au secours. » (p. 35-36)

  • Séquences dialoguées permettant d’établir le lien entre les personnages.

« – Eh bien, qu’est-ce qui vous arrive? On dirait que vous avez croisé une sorcière…
– Oui, justement! s’écrient en chœur le frère et la sœur. Une sorcière! Nous l’avons vue! C’est atroce! Elle kidnappe les enfants!
– Qu’est-ce que c’est que cette histoire? disent les parents. Une sorcière? Ça n’existe pas, voyons.
– Ça existe! hurle Donatien. Nous l’avons vue. C’est la mère Thume. Elle transportait un enfant volé sur son dos, dans un sac. Elle va l’enfermer dans sa cave! » (p. 25)

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves de chercher la définition du mot « amertume » dans le dictionnaire. Leur proposer de rédiger un texte d’opinion sur la question suivante : Selon toi, pourquoi l’auteur a-t-il choisi de nommer madame Thume « la mère Thume »? Les inviter à lire leur texte devant le groupe-classe.
  • Inviter les élèves à prendre part à une table ronde traitant de la question suivante : Les enfants avaient-ils raison de croire que la mère Thume était une sorcière à cause de son apparence et de son comportement bizarre?
  • En groupe-classe, animer une discussion au sujet du secret de la mère Thume, tel que révélé par l’auteur à la fin de l’œuvre. Susciter la discussion en posant des questions : Comment se sentait la mère Thume? Que peux-tu faire pour aider les personnes âgées à se sentir moins isolées?

Conseils d'utilisation

  • Rappeler aux élèves les règles de sécurité à suivre lorsqu’ils sont en présence de personnes inconnues.
  • Présenter ou revoir les caractéristiques du texte d’opinion.
  • Revoir les règles de la table ronde.
  • Inciter les élèves à lire une autre œuvre de la même série, soit L’Enlèvement de la mère Thume, dont la fiche pédagogique se trouve dans FousDeLire

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 1re à 4e année, Série : Célestin, Les quatre règles d’or.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 3e et 4e année, Série : Célestin, Danger à la cave.