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Anatomie de la fiche Anatomie interactive
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2La Grande Quête de Jacob Jobin, tome 3 – La pierre bleue

Dans cette ultime aventure, le Royaume caché se révèle dans toute sa splendeur et sa cruauté. Alors que les petits peuples se préparent à l’affrontement final contre le sorcier Zarcofo et son armée maléfique, Jacob sent peser sur lui tout le poids de l’inexorable mission qu’on lui a confiée. Bien que sa volonté de parvenir au château d’hiver de la reine des fées soit plus grande que jamais, il doit se rendre à l’évidence : les épreuves qui jalonnent son chemin s’avèrent encore plus terribles que toutes celles qu’il a traversées jusqu’à présent… Jacob saura-t-il trouver en lui la force surhumaine qu’exige sa mission? Parviendra-t-il à ramener la pierre bleue à temps, afin que Youriana puisse à son tour accomplir sa destinée et rétablir la paix?

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

3 À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal, Jacob Jobin, un garçon de 13 ans qui remet parfois en question son rôle d’Élu, mais qui persévère en tentant de clore une quête dans un univers fantastique où chaque épreuve l’oblige à puiser au plus profond de son courage.

« La voix de Rosie s’était muée en chant, de plus en plus suppliant. Jacob aurait voulu la faire taire. Il refusait de se laisser guider. Il n’était pas un héros, sauveur du royaume. Il y avait eu trop de victimes à cause de lui. […] Les fées s’étaient trompées. Théodore Jobin également. Jacob Jobin n’était pas l’Élu. Il n’était qu’un adolescent ordinaire, amateur de jeux électroniques, qui avait fait l’erreur de croire qu’on pouvait cheminer chez les fées comme dans le Grand Vide Bleu, son jeu préféré. C’était faux. » (p. 92)

« Jacob percevait les morsures du froid sans que sa volonté ou son courage soient atteints. Lui-même ne s’était jamais senti aussi déterminé. » (p. 241)

  • Nombreux personnages secondaires, dont Léonie, la grande amie de Théodore Jobin, l’oncle et parrain de Jacob, désormais gravement malade, Rosie, une géante à la voix magique que Jacob considère comme sa petite sœur, Fakar, un subalterne du sorcier maléfique Zarcofo, Maïra, une rouf méfiante qui veille sur les petits peuples, Maririana, une redoutable sorcière que Jacob doit affronter, Émile Robichaud, un infirmier bienveillant qui tente de protéger Youriana, et Youriana, une princesse fée plongée dans le coma, dont Jacob est épris.

« Léonie épongea délicatement le front de Théodore avec un linge humide. Son vieil ami ne la quittait pas des yeux. Son regard, implorant et hagard au plus fort des fièvres, n’exprimait plus qu’une vaste tendresse mêlée de mélancolie. Léonie lui avait administré le fameux sérum extrait de sécrétions d’insectes, LA grande découverte de Théodore Jobin, scientiste réputé et elficologue émérite. » (p. 23)

« – Je t’ai choisi, belle Rosie, avec l’accord de mes sœurs fées et des elfes délégués au conseil du royaume. J’avais déjà consulté les représentants des maints petits peuples. Tous étaient d’accord avec ma proposition. Ton cœur est immense et il s’épanouit magnifiquement au fil des saisons de ta vie. Tu sais parler aux bêtes et percer le secret des plantes. Ta voix est magique. Elle peut endormir, statufier, éclairer ou ensoleiller ceux qui t’entourent. » (p. 45)

« Le bref entretien avec Fakar avait épuisé Zarcofo. Il s’était retenu d’empoigner ce fougre prétentieux pour le rouer de coups avant de le jeter en pâture à ses dragons affamés. Les derniers soleils s’étaient révélés éprouvants. Il avait de plus en plus de difficulté à réprimer ses pulsions. Ses rêves étaient remplis de sang et de flammes, de hurlements et de fracas, mais son intelligence stratégique lui dictait de ne pas sous-estimer le pouvoir résiduel des fées. Il avait trop hâte d’écarteler de ses propres mains le jeune étranger et d’écraser comme de vulgaires insectes tous les petits êtres stupides encore sous l’emprise des fées. Il n’en pouvait plus d’attendre le jour où il régnerait enfin sur tout le royaume. (p. 82-83)

« Fakar joua de ruse en applaudissant à la proposition de Maïra. Il n’était pas dupe. La vieille rouf se méfiait de lui et elle avait conscience du pouvoir hypnotique de ses discours. Son désir était clair : installer une distance entre les délégués et le chef des poucs en laissant le temps faire son œuvre. Maïra espérait encore voir les représentants des petits peuples rejeter le plan de Fakar. » (p. 100)

« Jacob poussa un cri d’horreur en apercevant Maririana, la plus cruelle des sept sorcières qu’il avait dû affronter. Elle était là, à un bras de distance, effroyable et menaçante, ses yeux de fauve braqués sur lui, sa bouche ouverte dans un ricanement silencieux. » (p. 129)

« Émile Robichaud hésita. Sa conduite avait été irréprochable au cours de ses trente-sept années de dévouement en milieu hospitalier et voilà que soudain, il avait envie de mentir. Dire à cet homme dur, investi d’autorité, que la jeune patiente avait tout juste remué le petit doigt. Un point, c’est tout. » (p. 187)

« Youriana pressa sa main dans la sienne. Il la quitta avec l’impression de ne plus exister déjà. » (p. 302)

  • Roman fantastique dont l’intrigue alterne entre le monde humain et un univers peuplé de créatures fantastiques, où certains rêves et souvenirs du passé éclairent les motivations des personnages; thèmes (p. ex., famille, mort, quête, foi, guerre, pouvoir, bravoure, deuil, amour, espoir) incitant le lectorat à réfléchir sur la condition humaine, sur ses propres valeurs, et sur la force de la résilience face à l’adversité.
  • Mise en page simple; œuvre répartie en 36 courts chapitres titrés; éléments graphiques (p. ex. italiques, points de suspension, majuscules, guillemets, symbole pour indiquer un laps de temps ou un changement de scène) facilitant l’interprétation de l’œuvre; liste des œuvres de l’auteure chez l’éditeur, dédicace et résumé du deuxième tome au début; argumentaires de quatre livres de l’auteure à la fin; renseignements sur l’auteure à la quatrième de couverture.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., cataplasmes, tritura, enchevêtrement, malignité, perfide) et mots de l’univers fantastique (p. ex. elfes, fougres, filifous, guilledoux, amulette) compréhensibles à l’aide du contexte; langage des gnomes (p. ex., il me semblouille, ne devrais-tu pas réfléchissir un peu avant de précipitailler) injectant des brins d’humour dans le texte.
  • Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; nombreuses phrases interrogatives, impératives et exclamatives dans les séquences dialoguées traduisant les réactions des personnages aux obstacles auxquels ils font face.

« Jacob courait encore. L’ultime cri de Petit Poilu continuait de lui déchirer les tympans, mais une voix s’élevait par-dessus le tumulte. Cette voix, Jacob l’aurait reconnue entre mille. C’était celle de Rosie, sa petite sœur géante. Elle cherchait à l’attirer vers un but précis. Cependant, Jacob résistait. Il n’avait qu’un désir : se perdre au plus vite dans cette forêt de pierres. » (p. 91)

« – Où suis-je? demanda brusquement Jacob.
– À l’hôpital, répondit Jacinthe, l’air de dire que ça allait de soi.
– J’avais deviné… Mais dans quel hôpital?
– Chez nous. À Westville… Où voulais-tu…
Jacob l’interrompit.
– Écoute-moi, Jacinthe. Il faut que tu m’aides. Sans poser de questions…
Sa voix était ferme et grave. Impressionnée, Jacinthe acquiesça d’un signe de tête.
– Tu dois m’aider à trouver quelqu’un, expliqua Jacob. Une fille. Elle est en danger… Elle est hospitalisée à Sainte-Lucie. Près du manoir de notre oncle.
Jacinthe parut réfléchir très vite.
– Toi, tu sais quelque chose! lança-t-il, accusateur. » (p. 272-273)

  • Figures de style variées (p. ex., énumération, métaphore, comparaison, allitération, personnification, hyperbole) qui permettent de mieux visualiser le monde fantastique dans lequel évolue Jacob.

« Depuis que le pouvoir des fées avait diminué, les roufs, les nains, les lutins, les gnomes, les farfadets et les géants avaient été forcés de redoubler d’ardeur pour satisfaire les caprices du sorcier. » (p. 84)

« Un fort courant d’énergie maligne l’envahit alors que Zarcofo usait de magie pour attiser les braises noires de son âme. » (p. 157)

« Une rage dévastatrice venait de l’attaquer telle une nuée d’insectes sur un corps putrescent. » (p. 172)

« – Mais… j’ai une totale terrible trouille… » (p. 173)

« Les rafales de neige drue s’évanouirent dans un vent mourant. » (p. 260)

« – J’étais morte d’inquiétude, coupa Jacinthe. » (p. 269)

  • Prédominance de séquences narratives et descriptives qui aident à percevoir les états d’âme de Jacob et à comprendre les défis qu’il doit relever; séquences dialoguées qui permettent de suivre les interactions entre les personnages et d’y déceler leurs tempéraments, leurs inquiétudes et leurs passions; insertion d’une lettre contribuant à la vraisemblance de l’histoire.

« Jacob ne savait plus si le jour était jeune ou vieux. Il n’avait pas réussi à se désaltérer depuis l’escalade du pic de Tar et seuls quelques bulbes de joncs tapissaient le fond de son estomac. Pourtant, il n’éprouvait ni la soif ni la faim, ni même la fatigue. Jacob décida d’y voir un signe. Les fées continuaient de l’accompagner de loin en loin, apaisant ses tourments et ravivant ses forces. » (p. 71)

« Jacob pénétra dans une vaste salle aux murs immaculés. […] Le château semblait abandonné. Le silence était entier. […] Un étroit escalier en spirale grimpait jusqu’à une tour du château. » (p. 261)

« – Allez! Parle! Je veux comprendre moi aussi… insista Jacinthe.
– Elle s’appelle Youriana, confia-t-il, hésitant. Je ne peux pas t’en dire beaucoup plus, sinon qu’elle est en danger. Je le sens. Je le sais… Je dois absolument la voir. C’est urgent.
– Tu ne peux pas marcher. Avec les pansements qu’ils t’ont faits, tu ne tiendrais même pas sur tes pieds de toute façon.
– Veux-tu gager?
– Jacob… » (p. 284-285)

« Cher Jacob,
Je t’écris alors que tu es sur le point d’accomplir la dernière phase de ta mission. La plus triste peut-être, la plus douloureuse sans doute et sûrement la plus méritoire. Je suis persuadée que tu sauras trouver en toi l’amour et la sagesse nécessaires pour prendre la bonne décision.
[…]
Affectueusement,
Léonie » (p. 333-335)

Référent(s) culturel(s)

  • Référence aux contes Le Petit Poucet et la Belle au bois dormant.

Pistes d'exploitation

  • Proposer aux élèves, réunis en équipes, de concevoir un tableau détaillant les personnages qui ont aidé Jacob à accomplir sa mission, en tenant compte du nom du personnage, de son origine (p. ex., Royaume caché, monde réel), de sa nature (p. ex., humain, fée, elfe, géant ou autre), de son rôle (p. ex., reine, princesse, chef, médecin, chercheur, animal de compagnie, guide) et de sa contribution (p. ex., encouragement, exemple, conseil, aide physique ou autre). Jumeler les équipes, puis leur demander de présenter leur travail aux membres de leur groupe.
  • Suggérer aux élèves, réunis en équipes, de choisir un extrait du roman et de le transposer sous une forme artistique différente (p. ex., bande dessinée, vidéo, saynète). Les chapitres Virzine (p. 81 à 88) et L’imposteur (p. 99 à 105) se prêtent particulièrement à ce type d’exercice en raison de leur contenu visuel et dramatique. Animer une mise en commun afin de leur permettre de présenter leur création au groupe-classe.
  • Demander aux élèves, regroupés en dyades, d’imaginer et d’écrire une suite au tome 3en tenant compte des éléments-clés de la fin du récit (p. ex., la résurrection de Rosie par Youriana, devenue reine des fées du Royaume caché, les personnages encore présents, les alliés de Jacob, comme son père, sa sœur et l’infirmier Émile Robichaud, ainsi que les questions non résolues, notamment celle du suicide de son frère Simon-Pierre). Animer une mise en commun afin de leur permettre de présenter leur travail au groupe-classe.
  • Former des équipes, puis remettre aux élèves les extraits ci-dessous. Les inviter à discuter des messages véhiculés, en les incitant à faire des liens avec leur vécu et en justifiant leurs idées à l’aide d’exemples concrets. Ensuite, organiser une discussion en groupe-classe pour partager les conclusions de chaque équipe.

« – Le désespoir est un poison […] » (p. 104)
« – Ce que tu crois comprendre est juste, l’encouragea Myrli. De splendides ailes palpitent au fond de toi, Jacob Jobin. C’est à toi de les déployer. Tu peux atteindre de prodigieux sommets et réussir des prouesses de voltige. Avant, tu dois toutefois te débarrasser de tes peurs et repousser tout ce qui t’éteint ou gruge tes ardeurs. » (p. 151)
« Les humains habitaient un univers encore plus hostile qu’elle ne l’avait imaginé. Ils vivaient loin des arbres, du vent, de la terre, du soleil et de l’eau. Comment parvenaient-ils à survivre dans de tels paysages où les odeurs et la lumière avaient si peu à offrir? » (p. 252)

Conseils d'utilisation

  • Porter une attention particulière aux passages abordant la mort, les blessures, la torture et le massacre; rappeler le contexte fantastique de l’œuvre afin d’expliquer la cruauté de certains personnages du roman, comme Zarcofo.
  • Accorder une attention particulière au sujet du suicide dont on traite dans le roman.
  • Encourager les élèves à lire d’autres romans fantastiques, tels que Le cycle de l’Innommable, tome 1 – La Porte des Ténèbres et Le cycle de l’Innommable, tome 2 – L’Invasion des Ténèbres, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : On parle de santé mentale — Idées suicidaires.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : La puce à l’oreille — Sorcières!