Contenu
- Personnage principal, Jacob Jobin, un garçon brillant et passionné des jeux vidéo, qui, lors d’un séjour chez son parrain, entame une quête dans un univers fantastique où son courage est mis à l’épreuve.
« Les bulletins de Jacob rendaient sa mère folle, surtout depuis qu’à la demande des deux parents, un psychologue avait fait passer une batterie de tests à Jacob. Résultat? Les examens révélaient “une intelligence exceptionnelle, aussi vive que particulière” et un quotient intellectuel dont Jacob avait oublié la mesure, mais qui avait fortement impressionné ses parents. » (p. 24)
« Jacob ressentit peu à peu une grande plénitude. Depuis longtemps déjà — et encore davantage depuis le départ de Simon-Pierre —, il était rongé par un sentiment de vide. Rien ne l’enthousiasmait vraiment. Il avait l’impression d’avancer sans but précis dans un univers morne où rien n’était véritablement passionnant. Et voilà qu’une simple clairière blottie dans la forêt parvenait non seulement à l’inspirer mais aussi à l’émouvoir. » (p. 84)
« Jacob tint bon. Et même, pour se prouver que la peur n’avait pas de prise sur lui, il déplia son corps et se releva lentement afin d’affronter l’ennemi. » (p. 220)
- Nombreux personnages secondaires, parmi lesquels Jacinthe, la sœur de Jacob, avec qui il entretient une relation tendue, Léonie, une dame âgée bienveillante, qui veille sur le parrain de Jacob et accueille chaleureusement le jeune visiteur, Théodore, ce parrain, un ermite elficologue au passé mystérieux, actuellement alité à la suite d’un accident, Maïra, une rouf, une créature magique attentionnée et serviable, Petit Poilu, une autre créature que Jacob sauve d’une mort certaine, et Youriana, la princesse des fées, qu’il a vue en rêve et dont il est l’unique espoir pour empêcher que le mal ne triomphe.
« Il n’avait jamais été ami avec cette sœur née dix-huit mois avant lui, mais avant que Jacinthe ne commence à fréquenter ses deux copines, Mérédith et Éliane, Jacob ne voyait pas trop d’inconvénients à avoir une sœur. Était-ce l’influence de ces deux filles ou l’éclosion d’une personnalité difficile? Jacinthe était peu à peu devenue pimbêche. Elle semblait se prendre pour le centre de l’univers et traitait les gens autour d’elle comme s’ils ne lui arrivaient pas à la cheville. » (p. 13)
« Quelques secondes s’écoulèrent, durant lesquelles Jacob apprivoisa ces informations alors que Léonie se laissait porter par des souvenirs. Puis, la vieille dame chassa d’un coup de main vigoureux des miettes invisibles sur son tablier et offrit un large sourire à Jacob.
– Laisse ta valise, on viendra la chercher plus tard. Suis-moi… l’invita-t-elle gaiement.
Léonie prit les devants d’un pas étonnamment énergique pour une femme aussi corpulente. » (p. 35)
« Il affichait un sourire supérieur, comme si rien de tout cela ne l’atteignait vraiment, mais des lueurs de colère flambaient au fond de son regard. Théodore Jobin était encore furieux contre son corps, furieux contre les médecins, furieux contre le chauffeur distrait et peut-être aussi contre la planète en entier. » (p. 68)
« – Je m’appelle Maïra. Je suis l’aînée de tous, ici. Je connais les forces et les travers de tous les roufs des collines, dit-elle encore sur un ton plein de sous-entendus.
– Moi… C’est Jacob. Jacob Jobin…
Il hésita quelques secondes. Cette femme lui inspirait confiance. Et il se sentait si seul. » (p. 198)
« La respiration de Petit Poilu devint plus lente et plus profonde et finalement, il s’endormit. Jacob tenta de se concentrer sur son petit protégé. Il aimait sentir cette boule chaude contre sa peau et il lui semblait plus facile de ravaler sa peur en songeant que Petit Poilu était tellement plus fragile et démuni que lui. » (p. 269-270)
« C’est lui, Jacob Jobin, qui était chargé de les secourir en ressuscitant Youriana, la princesse des fées et future souveraine, gardienne des forces lumineuses. » (p. 278)
- Roman fantastique captivant traitant de la quête initiatique d’un héros plongé dans un monde magique et dangereux, où chaque épreuve le confronte à lui-même et transforme son regard sur le monde; thèmes (p. ex., famille, deuil, jeux vidéo, bravoure, monde fantastique, rêves) aptes à susciter des réflexions et à mousser des conversations auprès du lectorat.
- Mise en page simple; œuvre répartie en 23 courts chapitres titrés; éléments graphiques (p. ex, italiques, points de suspension, guillemets, majuscules) facilitant l’interprétation de l’œuvre; liste des œuvres de l’auteure chez l’éditeur et dédicace au début; remerciements et argumentaire de quatre autres romans de l’auteure à la fin; renseignements sur l’auteure à la quatrième de couverture du livre.
Langue
- Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., sidéraux, cataclysmes, lambrissés, purulentes, houspillant) et mots de l’univers fantastique (p. ex., m’enfée, grichepoux, galfaga, xélous, hydransie) compréhensibles à l’aide du contexte.
- Phrase de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; variété de types et de formes de phrases (p. ex., déclarative, impérative, exclamative, interrogative, négative); nombreuses phrases courtes lourdement ponctuées, dans les dialogues, traduisant les émotions, les hésitations et les réactions des personnages.
« Léonie allongea une main vers lui et effleura délicatement son bras. Jacob fut parcouru d’un long frisson. Il la ressentait. Totalement. Parfaitement. Et il savait exactement ce qu’elle tentait de lui exprimer avec ce simple geste. C’était comme si elle avait parlé, comme si elle lui avait dit : ²Je sais tout. Je te comprends. Mais je n’y peux rien. Les événements doivent suivre leurs cours, maintenant. Sois patient.² » (p. 141)
« – Ce n’est rien. Je suis seulement fatiguée. Je dors mal, ici… Oublie ça!
– Non… Je n’ai pas le goût d’oublier ça… murmura Jacob après un moment d’hésitation. Je comprends… Je voudrais… pouvoir t’aider.
– Bof! C’est moi la grande sœur, quand même, objecta-t-elle mollement.
– Oui… C’est sûr… Alors quand ce sera mon tour d’avoir besoin de quelqu’un, tu pourras m’aider si tu veux… offrit-il.
[…]
– D’accord.
– Jacob?
– Oui…
– Merci. » (p. 144-145)
- Figures de style variées (p. ex., comparaison, gradation, hyperbole, énumération, métaphore) servant à créer des sensations, à suggérer une atmosphère ou à dépeindre des personnages plus grands que nature.
« La réponse tomba comme une lame de guillotine. » (p. 38)
« Il se sentait nul. Moche, poche, pitoyable. » (p. 52)
« C’était un chien si énorme qu’en l’apercevant pour la première fois, il fallait un moment d’observation pour convenir que c’était bel et bien un chien et non une vache, un poney ou quelque autre animal. » (p. 56)
« Muette, immobile, fragile, égarée dans ses songes ou dans quelque autre univers, mais quelque part en elle, la vie palpitait toujours. » (p. 133)
« Le jour, les hommes travaillaient dans des mines sous le sol à “extraire des pierres de lune du ventre de la terre” […] » (p. 192)
- Nombreuses séquences narratives et descriptives qui enrichissent la compréhension des personnages ainsi que le développement de l’intrigue; séquences dialoguées qui permettent de suivre les interactions entre les personnages et d’y déceler leurs inquiétudes, leurs passions et leur tempérament; ajout d’un article de journal, rendant l’histoire crédible.
« Depuis ce jour, Jacob nourrissait une profonde rancune envers Éliane comme envers sa sœur, mais il découvrit soudain qu’à l’instant même, il les détestait. C’était un sentiment qu’il éprouvait rarement. Son corps tout entier était animé par cette pulsion malveillante et il n’arrivait plus à desserrer les mâchoires. » (p. 14)
« La porte n’étant pas verrouillée, il l’ouvrit et pénétra dans la maisonnette. Une lampe à huile et plusieurs bougies éclairaient l’unique pièce. Les fenêtres étaient tendues de tissu léger et quelques bouquets de fleurs égayaient les lieux. » (p. 173)
« – Vous avez relevé le défi. Je vous félicite très élégamment et vaillamment, déclara le chef d’un ton pompeux, en accompagnant ses paroles d’une courbette que Jacob trouva plutôt comique, mais que les roufs s’empressèrent d’imiter.
– J’ai survécu à la nuit… c’est tout, résuma Jacob qui se découvrait timide devant les compliments.
Maïra s’avança.
– Tu as survécu à bien plus, Jacob Jobin. Ce n’est pas l’ogre des collines qui t’a visité, mais un dragonnet de l’armée de Zarcofo.
– Un dragonnet?! s’étonna Jacob. Oh non! Croyez-moi, c’était un véritable dragon. Il était immense. » (p. 226)
Référent(s) culturel(s)
- Référence à l’adaptation cinématographique de Cendrillon fait par Disney.
- Référence à de nombreux contes de Charles Perrault, soit Boucle d’or, Le Petit Chaperon rouge et Barbe-Bleue.
- Référence au sorcier Merlin.
Pistes d'exploitation
- Inviter les élèves à rédiger une lettre que Jacob pourrait envoyer à ses parents expliquant les raisons pour lesquelles il doit prolonger son absence. Former des équipes, puis leur demander de présenter leur travail aux membres de leur groupe.
- Former des équipes, puis attribuer à chacune un pays ou une région. Suggérer aux élèves de préparer un inventaire ou un abécédaire sous format papier ou numérique révélant les thèmes récurrents, les personnages fantastiques emblématiques et les types d’intrigues de la littérature fantastique de ce pays (p. ex., Japon : yōkai (créatures surnaturelles), esprits vengeurs, thèmes du passage entre le monde des vivants et celui des morts). Leur demander d’inclure une courte présentation orale ou visuelle, des illustrations ou symboles typiques, des extraits traduits ou résumés de récits, ainsi qu’une carte ou un visuel situant leur univers dans le monde. Organiser une galerie de découvertes où les groupes consultent les projets des autres afin d’en apprendre davantage sur les contes et les personnages fantastiques du monde.
- Inviter les élèves à recréer visuellement une scène ou un personnage imaginaire décrit dans le roman, en se basant sur les descriptions de l’auteure et sur leur imagination. Organiser un vernissage afin qu’ils puissent présenter leurs créations.
- Inviter les élèves, réunis en équipes, à lire quelques contes de Charles Perrault, en portant une attention particulière à leur structure narrative, à la morale, ainsi qu’aux éléments merveilleux. Ensuite, leur proposer de rédiger un conte de prévention, dans le même esprit, mais ancré dans des problématiques actuelles qui touchent les jeunes (p. ex., empreinte numérique, effets du vapotage). Encourager les élèves à présenter leur travail aux élèves d’une autre classe.
- Suggérer aux élèves, regroupés en équipes, d’imaginer et de rédiger des recettes de philtres ou d’élixirs magiques capables de remédier aux grands maux qui affligent l’humanité (p. ex., haine, fraude, intolérance). Leur demander d’inclure un nom évocateur, une liste d’ingrédients symboliques ou fantastiques, une marche à suivre et une brève explication des effets bénéfiques du remède. Les encourager à faire preuve de créativité dans la présentation (p. ex., affiche, vidéo, capsule audio). Animer une mise en commun afin de leur permettre de partager leur travail avec le groupe-classe.
Conseils d'utilisation
- Porter une attention particulière au sujet du suicide dont est question dans le roman.
- Consulter la fiche d’exploitation pédagogique sur le site de l’éditeur.
- Encourager les élèves à lire les deux autres œuvres de la série, soit La Grande Quête de Jacob Jobin, tome 2 – Les trois vieux et La Grande Quête de Jacob Jobin, tome 3 – La pierre bleue, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.
Ressource(s) additionnelle(s)
- IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : On parle de santé mentale — Idées suicidaires.