Anatomie de la fiche
Ajouter au bac de lecture

La citrouille

Après que la foudre ait détruit la récolte des Stadaconés, un jeune garçon appelé Eskouta entreprend un long voyage afin d'emprunter des semences aux autres communautés amérindiennes. Un conte de Michel Noël qui explique l'origine de la citrouille et l'aménagement traditionnel des potagers amérindiens.

Symbole de l'Halloween, la citrouille est la reine des courges. Mini-citrouilles, citrouilles géantes, potirons, potimarrons, elle se décline sous plusieurs formes et couleurs. Tout en suivant les étapes du cycle de vie d'une citrouille, on apprend à distinguer les courges d'été des courges d'hiver. L'origine de l'Halloween nous est également expliquée.

(Tiré du site de l'éditeur.)

À propos du livre

Contenu

  • Un personnage principal, Eskouta, entouré de quelques personnages secondaires, dont les Stadaconés, ses grands-parents, sa sœur, sa cousine et le Grand chef des Abénakis.

    « La foudre tombe. Le feu éclate. Le champ de maïs et de fèves s'enflamme. Les Stadaconés voient leur récolte dévastée. Grand-maman réunit toute la famille.
    – Sans Onaowè et sans Osaida, ce sera la famine cet hiver!
    – Nous n'avons plus de grains à semer, constate grand-papa.
    Eskouta s'écrie :
    – J'irai emprunter des grains chez les Abénakis, les Wendats et d'autres communautés Mohawks.
    – Prends ces mocassins en peau de daim, offre sa grande sœur, tu marcheras plus vite.
    – Ces raquettes te porteront comme une perdrix sur la neige, ajoute sa cousine. » (p. 2-3)

    « – Grand chef, je viens vous emprunter des semences.
    – Mon jeune frère, voici un grain de maïs et un grain de fève. C'est la moitié de ce qu'il nous reste cette année. » (p. 6)
     

  • Conte révélant les origines fantaisistes des trois éléments à la base de la culture des Autochtones : le maïs, le haricot et la citrouille; texte documentaire dans lequel sont présentés le cycle de croissance d'une citrouille, divers types de courges et les origines de l'Halloween; sujets aptes à capter l'intérêt du lectorat visé, nourrissant sa curiosité naturelle.

    « Grand-maman tend un sachet à son petit-fils :
    – Tu mettras les grains dans ce sac. Si tu es en difficulté, souffle fort dedans. Eskouta monte dans son canot. D'un coup d'aviron, il se lance sur les flots. » (p. 4)

    « Le garçon se rend ensuite chez les Mohawks, puis chez les Wendats. À chaque village, il récolte un grain de maïs et un grain de fève. » (p. 7)

    « Depuis ce jour, les Stadaconés ont toujours continué de semer le maïs, le haricot et la citrouille côte à côte. Les trois sœurs étaient devenues inséparables. » (p. 17)

    « Les courges d'hiver sont récoltées à l'automne. Elles se conservent pendant tout l'hiver dans un endroit frais, sec et aéré. On les fait généralement cuire, mais on peut aussi les râper pour les manger crues, en salade. La pelure des courges d'hiver est généralement trop dure pour être mangée. » (p. 20)

Présentation

  • Illustrations détaillées aux couleurs vives occupant trois quarts de la page; scènes qui reconstituent l'environnement, la demeure et les costumes traditionnels des Autochtones; photographies de grande qualité, qui  appuient le texte a partie le texte documentaire.
  • Mise en page aérée; texte de quatre à neuf lignes, qui partage harmonieusement l'espace avec les illustrations, contribuant ainsi à la lisibilité du conte; texte documentaire découpé de diverses façons (p. ex., paragraphes titrés et sous-titrés, encadrés de couleurs variées), facilitant l'interprétation de l'œuvre.
  • Utilisation d’éléments graphiques (p. ex., caractères gras, deux-points, tirets, majuscules, mots de couleur, points de suspension, chiffres indiquant les étapes de la croissance d’une citrouille) qui facilitent l’interprétation du texte ; table des matières sur la deuxième de couverture du livre; questionnaire et recette à la suite du texte documentaire; glossaire à la fin du livre. 
  • Dimensions : 15,3 cm x 19,7 cm; couverture souple; papier glacé. 

Langue

  • Registre de langue courant dans l'ensemble de l'œuvre; emploi de plusieurs mots fréquents et familiers (p. ex., récolte, grains, canot, arbre, village) ainsi qu'un vocabulaire plus complexe se rapportant au sujet exploité (p. ex., dévastée, Onaowè, Osaida, portage, germe, Celtes, gourdes), le sens pouvant être défini à l'aide du glossaire.
  • Emploi de plusieurs phrases de base, facilitant la compréhension du texte, et de quelques phrases transformées, rendant la lecture intéressante et dynamique; divers types de phrases (p. ex., déclarative, exclamative, interrogative), ajoutant du dynamisme à la lecture et contribuant à la lisibilité du texte.

    « Grand-maman goûte au nouveau fruit.
    – Mmm, c'est délicieux! dit-elle. Avec un grand sourire, elle annonce : Onaowè et Osaida ont maintenant une sœur. Elle portera le nom d'Eskouta! » (p. 15)

    « Dès les premières gelées, les citrouilles sont prêtes à être cueillies. Quelle joie de choisir celle qu'on emportera chez soi pour fêter l'Halloween! Mais le choix n'est pas facile… @
    Laquelle de ces citrouilles deviendra la reine de la fête?
    » (p. 24)
     

  • Utilisation de plusieurs figures de style (p. ex., métaphore, onomatopée, expression imagée, personnification, comparaison, énumération) qui enrichissent le texte.

    « C'est l'automne. Des éclairs zèbrent le ciel. Crac! » (p. 2)

    « Eskouta se souvient du conseil de sa grand-mère. Il prend le sachet et souffle dedans. Le sac se met à briller comme s'il était rempli de soleil. Une chaleur réconfortante enveloppe le garçon tandis qu'il entend :
    – Je suis le printemps! » (p. 9)

    « Ses pommettes rondes sont orangées comme le fruit qu'il tient fièrement dans ses mains. » (p. 16)

    « Les trois sœurs étaient devenues inséparables. » (p. 17)

    « D'autres sont orangées, vertes, unies, rayées ou tachetées de différentes couleurs. @ » (p. 22)
     

  • Séquences descriptives qui apportent des précisions sur les personnages et les faits, et permettent au lectorat de se situer dans le temps et le lieu de l’action.

    « Sur le chemin de retour, Eskouta affronte courageusement les tempêtes de neige. Il traverse des forêts et des rivières gelées. Il escalade des montagnes en serrant le précieux sachet contre son cœur. Le garçon a faim. Ses forces s’épuisent. Il dort dans un trou creusé dans la neige. Une nuit, il se réveille gelé jusqu’aux os. » (p. 8)

    « Dans les semaines qui suivent, les tiges de maïs poussent bien droit. Les plants de fèves s’enroulent autour d’elles. Ils grimpent à mesure que le maïs grandit. La mystérieuse graine germe elle aussi. La plante a de larges feuilles vertes. De grandes fleurs orangées apparaissent. Elles sont reliées entre elles par un long cordon. Les fleurs se transforment en fruits. » (p. 13-14)
     

  • Quelques séquences dialoguées permettant de mieux comprendre les relations entre les personnages.

    « De retour au village, le garçon verse le contenu de son sac sur une nappe en écorce de bouleau. Mais au lieu de six petits grains, ce sont des centaines de perles jaunes et vertes qui bondissent et roulent joyeusement sur l’écorce.
    – Bravo! Bravo Eskouta!
    Toute la famille applaudit, puis s’arrête. Au milieu des semences, il y a une graine inconnue.
    – Qu’est-ce que c’est? demande Eskouta.
    – Semons cette graine avec les autres, on verra bien, décide grand-maman. » (p. 10-12)

Référent(s) culturel(s)

  • Références à la culture, aux traditions et aux valeurs autochtones.

 

Pistes d'exploitation

  • Inviter les élèves à faire germer les trois graines mentionnées dans l'œuvre, soit le maïs, le haricot et la citrouille, puis à noter leurs observations sur la germination. Leur demander de présenter leurs observations en utilisant une forme de prestation au choix (p. ex., affiche, diaporama, schéma).
  • Inviter les élèves, regroupés en dyades, à observer les illustrations dans lesquelles se trouve Estouka. Leur demander de déterminer un sentiment que ressent Estouka dans chaque illustration (p. ex., (Estouka ressent de l'inquiétude. (p. 2)), et de présenter leur travail sous forme de tableau.   
  • Signaler aux élèves l'énoncé sur la deuxième de couverture, expliquant l'utilisation de l'arobase dans le texte documentaire. Les inviter à consulter le site de l'éditeur pour en connaître davantage sur quelques sujets qui les intéressent. Animer une mise en commun pour leur permettre de faire part de leurs trouvailles au groupe-classe.

Conseils d'utilisation

  • Présenter les caractéristiques du conte et du texte documentaire.
  • Tenir compte des élèves qui risquent d'avoir peur en lisant le texte Jack à la lanterne (p. 25).

 

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 1re à 4e année, Série : Miam, Les graines de citrouille.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 3e, 5e et 6e année, Série : Les découvertes de Shanipiap, Le climat.
  • CFORP. 2014. Minimag, vol. 6, no 3, Sois de la fête!, Ottawa.