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Anatomie de la fiche Anatomie interactive
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2Ils dansent dans la tempête

Marie-Lune habite maintenant à Montréal, loin du lac et des sapins. À peine se remet-elle des drames de l’adolescence que de nouvelles tempêtes se déchaînent.
Désespérée, Marie-Lune veut revoir la forêt où elle a grandi. En pleine nuit, sous un ciel d’orage, elle y fera une étrange rencontre qui changera le cours de son existence. Dans cette suite du roman Les grands sapins ne meurent pas, l’héroïne vit une aventure extraordinaire et bouleversante.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

3 À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal et narratrice, Marie-Lune Dumoulin-Marchand, qui cherche à reconstruire sa vie après une série d’événements traumatisants.

« Je ne fuyais pas. J’aurais voulu le dire à ma psy. Expliquer au Dr Lise Bérubé que je n’étais pas lâche, que je ne me sauvais pas sur la route du Nord. J’avais rendez-vous. J’irais hurler ma rage aux grands sapins du lac. » (p. 37-38)

« Il m’arrive souvent de remonter le sentier, à matines ou à vêpres, et de retourner m’asseoir dans la chapelle, au milieu du premier banc. Je n’ai plus mal en entendant le chant des moniales.
J‘aime la chaleur de cette petite chapelle. Certains jours, j’ai l’impression de me mêler un peu à elles. Je ne chante pas. Je ne prie pas. Mais parfois, secrètement, je Lui dis merci. » (p. 153)

  • Nombreux personnages secondaires dans les retours en arrière de Marie-Lune, dont son bébé naissant, qu’elle surnomme le Moustique, le Dr Larivière et l’infirmière, présents à l’accouchement, Léandre et Flavi, son père et sa grand-mère, qui offrent leur appui, Sylvie, son amie et confidente, et Antoine, le père de l’enfant; quelques personnages secondaires qui font progresser l’intrigue, parmi lesquels sœur Louise, la prieure, qui l’accueille dans le monastère, sœur Élizabeth, qui suscite son intérêt, ainsi que Jean, toujours patient, qui forme une vie avec elle.

« Il gueulait tellement fort. J’avais entendu les exclamations du Dr Larivière : ²C’est un garçon! Il est vivant! ² » (p. 17)

« L’infirmière a déposé le petit paquet grouillant dans un incubateur mobile. » (p. 19)

« Léandre, Flavi, Sylvie et Monique… Mon père, ma grand-mère, mon amie et sa mère… Ils étaient tous venus. Ils voulaient tous que je rentre. Que j’abandonne mon moustique tout de suite ou que je l’emmène avec moi pour de bon. Je les laissais parler. » (p.23)

« Antoine avait appris que son fils était né. Mais il m’en voulait tellement de ne pas le garder! Seule ou avec lui. Antoine souffrait trop. Il ne pouvait pas venir. » (p. 23)

« – Je suis sœur Louise. La prieure. Une sorte de mère supérieure, si tu veux.
[…]
– Tu peux rester avec nous aussi longtemps que tu voudras. » (p. 69)

« Je me proposais de rester quelques jours seulement. J’avais envie de revoir Élisabeth, de lui parler et de passer un peu de temps avec elle. J’étais un peu déçue qu’elle fasse partie de cette communauté bizarre, mais je pensais qu’elle pourrait peut-être m’expliquer. » (p. 71)

« Jean est resté dans ma vie. […]
Nous habitons au bord du lac. Pas très loin de la maison bleue. Jean a ouvert une clinique vétérinaire entre le lac Supérieur et Saint-Jovite.
J’ai terminé mon bac. Je pourrais enseigner. Mais pas tout de suite. Mon ventre est gros et j’écris beaucoup. » (p. 153)

  • Roman émouvant qui plonge le lectorat dans l’univers émotionnel de Marie-Lune, adolescente profondément marquée par des événements traumatisants et qui tente de redonner sens à sa vie; intrigue se terminant sur une note optimiste d’espoir; schéma narratif peu conventionnel, présenté comme un long retour en arrière par le personnage principal au début du roman, puis propos de la narratrice, qui raconte son histoire et les péripéties qui la poussent à se métamorphoser à la fin; thèmes (p. ex., adoption, amour, religion, espoir,résilience) aptes à intéresser le lectorat visé.
  • Mise en page aérée et dynamique; texte réparti en 10 chapitres titrés et numérotés, ainsi qu’un épilogue; éléments graphiques (p. ex., tirets, points de suspension, majuscules, notes de bas de page, italiques marquant les retours en arrière et les lettres d’amitié) qui facilitent l’interprétation du texte; liste des œuvres de l’auteure, dédicace, citation et avant-propos au début; mention de fiches d’exploitation pédagogique à la fin du livre; renseignements sur l’auteure et critiques à la quatrième de couverture du livre.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., écumeuses, flétries, torpeur, emberlificoter, sittelles) compréhensibles à l’aide du contexte; mots et expressions du registre familier (p. ex, goinfre, vieilles emmerdeuses, atroce, hein) reflétant le langage typique des adolescents.
  • Phrases transformées et phrases à construction particulière; emploi d’une variété de types et de formes de phrases (p. ex., interrogative, exclamative, impérative, négative); phrases généralement courtes.

« Je me suis avancée vers l’autel. J’étais simplement curieuse. Et parce que j’étais fatiguée d’avoir tant marché, je me suis assise à terre, à l’indienne, juste devant l’autel. Je ne pouvais m’empêcher de penser à sœur Louise. Et à Élisabeth. Croyaient-elles vraiment, dur comme fer, que Dieu existait? Qu’il était là, tout près, dans une misérable petite chapelle? Elles venaient ici tous les jours. Prier Dieu. Répéter les mêmes paroles, les mêmes prières. » (p. 99)

« – Je n’ai pas demandé d’exister. C’est juste arrivé. Mais tu t’acharnes sur moi. Je ne suis pas toute seule sur la Terre. Tu pourrais changer de cible, non? C’est toi, dans le fond, qui as tué ma mère. Un cancer! C’est facile… Il me restait Antoine. Avec lui, j’oubliais tout. Ça t’embêtait, hein? C’est pour ça que tu as tout bousillé, hein? Allez! Dis-le! Parle. MAIS PARLE!
Je crachais ma haine. Sans ramollir. Et c’était loin d’être fini. » (p. 100)

  • Nombreux procédés stylistiques (p. ex., énumération, personnification, hyperbole, répétition, gradation, métaphore, comparaison, expression imagée) qui enrichissent le texte et qui permettent d’apprécier le style de l’auteure.

« Des biscuits secs, salés et sucrés, des triangles de fromage enveloppés de papier métallique, des noix, des chocolats. » (p. 25)

« Les feuilles des ormes frissonnaient sous un vent paresseux. » (p. 42)

« Qui trouait l’air, fendait le vent, écartant les branches, sifflant entre les troncs pour se fracasser à mes tympans. (p. 48)

« Et j’ai roulé, roulé, roulé. » (p. 49)

« Ça me brûle, ça me déchire, ça m’écrase, ça me transperce, ça me ravage quand je pense à lui. (p. 100)

« Quelqu’un martelait ma porte à grands coups. » (p. 118)

« Mon cœur cognait comme un enragé. » (p. 144)

« Ses yeux lançaient des éclairs. » (p. 145)

  • Prédominance de séquences narratives et descriptives, entrecoupées de séquences dialoguées, permettant de comprendre la souffrance de Marie-Lune et révélant le sentiment d’espoir qui l’habite, à la suite de son séjour au monastère; insertion de lettres d’amitié entre Marie-Lune et sœur Élisabeth, contribuant à la vraisemblance de l’histoire.

« J’aurais voulu attacher Jean à moi. Que ce fabuleux moment dure toujours. [] Il partait. Trois ans. Reviendrait l’été. Quelques semaines seulement. []
– Annule tout!
J’avais crié. Ça me semblait si simple. Il fallait régler l’affaire vite. C’était trop affreux. []
Le petit fil avait cassé. J’aurais dû m’en douter. Il ne tient jamais. Chaque fois que l’un se sent prêt à déposer ses bagages, l’autre s’enfuit. Ou meurt. La vie n’est qu’une suite de déchirures. Alors, il faut se protéger. Ne jamais entrer en gare. Toujours continuer. Filer. Sans s’arrêter. Sinon, chaque fois que le train repart, on est plus petit, plus vide et plus perdu. » (p. 46-47)

« Chère Élisabeth,
Ne crois pas que je fuis…
J’ai beaucoup grandi, beaucoup vieilli au cours des derniers jours. Ta présence, ton histoire ont bouleversé ma vie. Sans doute le sais-tu…
Je pense bien vouloir vivre. Non… J’en suis sûre. Et c’est un peu, beaucoup même, à cause de toi. Je sais qu’il y aura des tempêtes et que je ne réussirai pas toujours à danser. Je perdrai sans doute quelques branches, mais mes racines creuseront le sol. » (p. 140-141)

Référent(s) culturel(s)

  • Mention de lieux au Québec (p. ex., Montréal, Abitibi, Mont-Tremblant).
  • Référence au conte Le Petit Poucet, de Charles Perrault.

Pistes d'exploitation

  • Proposer aux élèves, réunis en dyades, de retracer l’évolution spirituelle de Marie-Lune, du moment où elle reçoit la lettre d’Antoine jusqu’à l’épilogue, en relevant les plus importantes péripéties du roman. Jumeler les équipes, puis les inviter à présenter leur travail à leur groupe.
  • Dans son roman, l’auteure fait mention des règles de vie auxquelles doivent obéir les religieuses du cloître où Marie-Lune a été accueillie. Inviter les élèves à prendre part à une table ronde portant sur la question suivante : Quels effets ces règles auraient-elles sur le mode de vie actuelle?
  • Proposer aux élèves, réunis en dyades, de comparer les points de vue de Marie-Lune et de sœur Louise quant à la croyance religieuse, puis de noter les ressemblances et les différences à l’aide d’un diagramme de Venn. Jumeler les équipes, puis leur demander de comparer leurs diagrammes.
  • Suggérer aux élèves, regroupés en dyades, d’effectuer une recherche sur l’apport à la vie en société des congrégations religieuses, puis de rédiger une fiche descriptive. Les inviter à présenter leur travail au groupe-classe.

Conseils d'utilisation

  • Accorder une attention particulière aux sujets délicats dont on traite dans l’œuvre, notamment l’adoption et le suicide.
  • Revoir les règles de la table ronde.
  • Inciter les élèves à lire les deux autres tomes de la trilogie, soit Un hiver de tourmente et Les grands sapins ne meurent pas, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série : Télé-litté, Un hiver de tourmente.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 10e à 12e année, Série : 180, Briser le silence; L’IA et la santé mentale.