1
Anatomie de la fiche Anatomie interactive
Ajouter au bac de lecture
Nous vous invitons à cliquer sur les puces numérotées pour avoir plus d’informations sur les différentes sections de la fiche pédagogique et en apprendre davantage sur la manière de l’utiliser.

2Grand ciel bleu par ici

Présence à la nature, à l’amour, à ses proches et, au-delà de tout ça, présence à un temps, au beau temps qui survit tant bien que mal au cœur de son époque tourmentée.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

3 À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal et narrateur, le poète, qui observe le monde, réfléchit aux enjeux sociopolitiques de l’heure, exprime ses émotions et analyse son acte d’écriture.

« le matin est jeune et
les nuages sont déjà
sales » (p. 31)

« je file une mauvaise métaphore (encore une) » (p. 42)

« (taxer les livres c’est imposer
l’ignorance) » (p. 83)

« pour l’instant tout ce qui me
reste de ton dos est dans
mes doigts au stylo » (p. 86)

  • Un personnage secondaire, un « tu » féminin non défini qui, au cours de l’œuvre, s’immisce dans les observations du narrateur, qui révèle son admiration et son amour profond pour elle.

« quand tu donnes tout à
un absent et ne veux plus
rien savoir

quand je le sais trop bien
pourtant si j’avais moi à te donner
tu ne demanderais pas plus

tu te donnes et deviens
de plus en plus toi et belle

je te prends volontiers volontaire
et disparais à toucher de peau » (p. 10-11)

« tes vertèbres saillants vibrent au chinook
de mes doigts     ton dos arc-bouté un
champ de blé des prairies
le soleil de ton sourire (o) joue dedans » (p. 81)

  • Recueil de poésie en vers libres suivant le parcours intérieur du narrateur qui s’interroge sur l’acte d’écrire et qui rejette les contraintes imposées par la société, tout en célébrant la vie et la nature; thèmes (p. ex., amour, écriture, saisons, voyage) aptes à encourager l’introspection chez le lectorat.
  • Mise en page très aérée; œuvre répartie en 23 poèmes, dont 8 titrés; éléments graphiques (p. ex., caractères gras, parenthèses, tirets, triple astérisque) facilitant l’interprétation du texte; liste des œuvres du même auteur, signature du poète, numéro de tirage de l’exemplaire et dédicace au début du recueil; extrait de l’œuvre et renseignements sur l’auteur en quatrième de couverture.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., arc-bouté, lacustre, impérialisme, leitmotiv) compréhensibles grâce au contexte; expressions du registre familier (p. ex., ben correc’, drette là, pogné) et mots anglais (p. ex., brake, break, building, rough) reflétant le milieu linguistique dans lequel évolue le narrateur; agencement souvent abstrait des mots ajoutant de la complexité au texte.
  • Vers et strophes de longueurs irrégulières et inégales dans la plupart des poèmes, témoignant d’un style libre; textes dénués de ponctuation et de majuscules; espaces au milieu des vers qui mettent l’accent sur les idées errantes de l’auteur et créent un rythme particulier.

« lectures d’évasion je flâne
hors jeu temps     pause-café
break      les oiseaux
chantent pour rien
que le plaisir » (p. 63)

« les érables endimanchés pour une fête
africaine    octobre de toutes les couleurs
pluie drue sur le saint-laurent
gris dur

ton o comme un printemps insolite
(hors saison) » (p. 82)

  • Procédés stylistiques abondants (p. ex., répétition, métaphore, personnification, antithèse, comparaison, oxymore) et rapprochements inattendus de mots qui ajoutent à l’originalité et la complexité du texte.

« le cours des choses
la courbe de ton dos
cours courbe virage transition » (p. 8)

« quand tes yeux ciel pâle
virent au vert printemps » (p. 9)

« quand le seul temps qui passe
trop vite c’est le temps avec toi

quand les heures traînent
et le téléphone paranoïe

quand je suis piteux et
me prends en pitié » (p. 10)

« c’est comme un rêve   longtemps
et plus tard comme un rêve il y a
de la blanche neige dans les montagnes » (p. 67)

« ma chambre est pleine de dessins
oiseaux tapis courtepointes
un masque drôle à faire peur » (p. 86)

  • Expressions idiomatiques qui ajoutent une dimension humoristique au texte et qui, par leurs manipulations originales, provoquent la réflexion chez le lectorat.

« ce poème ne change pas le mal de place
ce poème ne fait pas plus le printemps
qu’une vache […]
ce poème ne fait pas plus le printemps que
ce soir d’avril… » (p. 47)

« on n’a plus les hivers qu’on avait
paraît-il    père noël  père noël
apporte-moi un monde meilleur » (p. 95)

  • Procédés poétiques (p. ex., allitération, assonance) créant une musicalité et agrémentant la lecture.

« et l’écran agrandit tant
les vedettes combien plus grandes
que leurs acolytes anonymes
assis en salle chiffres de vente
présences payantes    des étrangers » (p. 16)

« la nuit hantée comme cette maison
souvenirs de nelligan fou pas fou    sa rue

une petite fille sort d’un corps
de femme avec un sourire d’ici
et d’ailleurs       mon subconscient » (p.73)

Référent(s) culturel(s)

  • Nombreuses références géographiques au Québec (p. ex., Beaupré, Cantons-de-l’Est, Château Frontenac, Grande Allée, île d’Orléans, Montréal, Mont-Sainte-Anne, pont de Québec, Québec, Saint-Laurent, Tadoussac, Vieux-Québec) et à la France (p. ex., baie des Anges, Nice).
  • Mention de l’Assemblée nationale, assemblée législative du Québec.
  • Référence aux poètes québécois Émile Nelligan et Louis Royer et au premier Acadien élu à la tête du Nouveau-Brunswick, Louis Robichaud.
  • Références culturelles à La Famille Plouffe, émission radiophonique et feuilleton québécois, et à la ceinture fléchée, emblème du costume traditionnel québécois.

Pistes d'exploitation

  • Inviter les élèves à choisir un passage du recueil riche en images poétiques (p. ex., deux orages tombent sur nous et pleurent en partant par le lac la poussière revole, page 58), puis à s’en inspirer pour créer une œuvre artistique en utilisant le médium de leur choix (p. ex., dessin, peinture, photographie). Exposer les œuvres au centre de ressources, au foyer de l’école ou dans tout autre local approprié dans le cadre d’un vernissage.
  • Proposer aux élèves, regroupés en dyades, de sélectionner un poème du recueil et de le réécrire dans un style littéraire de leur choix (p. ex., texte en prose, dialogues, poème à forme fixe), puis de le présenter au groupe-classe.
  • Inviter les élèves, regroupés en dyades, à relever les éléments thématiques et stylistiques de l’œuvre, puis à s’en inspirer pour rédiger un poème original. Leur proposer de lire leur création poétique devant le groupe-classe.
  • Suggérer aux élèves, réunis en dyades, de trouver un titre approprié pour l’un des poèmes sans titre du recueil. Leur demander de réaliser une affiche avec le titre, le poème et une illustration qui en reflète l’essence. Afficher les créations des élèves dans le corridor.
  • Demander aux élèves, regroupés en équipes, de choisir un passage de leur choix puis d’en faire une lecture expressive devant le groupe-classe. Les inviter à choisir des images et une trame sonore d’accompagnement.

Conseils d'utilisation

  • Présenter ou revoir le concept de poésie en vers libres avant d’aborder l’œuvre.
  • Présenter Robert Dickson et sa contribution à la culture franco-ontarienne.
  • Encourager les élèves à lire d’autres recueils poétiques du même auteur, tels que Libertés provisoires et Humains paysages en temps de paix relative, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans
  • Encourager la lecture du recueil poétique Le Dernier des Franco-Ontariens, de Pierre Albert, dont la fiche pédagogique se trouve dans
  • Contextualiser l’emploi de l’expression “sang indien”.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Fiche pédagogique – Sa poésie, notre chanson – Le bilinguisme, un atout pour l’avenir.