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24 heures de liberté

Aîné d’une famille unie, beau bonhomme et bon joueur de football, Sébastien Tardif a un bel avenir devant lui. Mais un jour, le malheur heurte sa famille de plein fouet, après un grave accident qui plonge la mère dans le coma.

Sébastien et sa sœur cadette, Annie, sont confiés, par le Service de l’aide à l’enfance, à des familles d’accueil distinctes. Inquiet pour sa jeune sœur et déterminé à voir à nouveau sa famille réunie, Sébastien entamera, à pied, à la nage, en auto-stop, un long périple parsemé d’embûches, de dangers et de belles rencontres, qui le mènera d’Ottawa à Kingston, où son père est incarcéré.

Accidents, fraude, vol, poursuite, fuite, entrée par effraction, noyade… les amateurs d’aventures seront servis à souhait par ce récit captivant.

 

(Tiré de la quatrième de couverture.)

À propos du livre

Contenu

  • Un personnage principal, Sébastien Tardif, adolescent de 15 ans à l’avenir prometteur, qui voit sa vie bouleversée lorsqu’il doit sortir de sa zone de confort et passer à l’action pour le bien-être de sa sœur cadette.

« Sébas prenait au sérieux son rôle de protecteur. Il avait avantage à s’occuper de sa petite sœur, puisque les filles trouvaient vraiment cool qu’il en prenne soin. » (p. 11)

« […] Sébastien appuya sur l’indicateur lumineux de sa montre : 1h. En soixante minutes, il était devenu quelqu’un de nouveau, quelqu’un qu’il ne connaissait pas. Pour la première fois de sa vie, il ne suivait pas les règlements. » (p. 45)

  • Plusieurs personnages secondaires, dont Claude, le père de la famille, qui se trouve incarcéré pour fraude, M. Laframboise, le travailleur social, Brigitte, la bonne samaritaine qui plaît à Sébastien, Annie, la cadette de la famille, qui subit des sévices, la constable Larocque, qui tente de retrouver les fugueurs, ainsi qu’Huguette et Georges Beaulieu, un couple âgé, qui vient à la rescousse de Sébastien et d’Annie.

« Claude Tardif n’envisageait pas de dérober des millions. Il ne voulait que mettre la main sur assez d’argent pour effacer ses dettes et subvenir aux besoins de sa famille, jusqu’à ce qu’il se déniche un emploi. » (p. 19)

« – Bonjour, les jeunes. Je m’appelle Jean-Charles Laframboise et je travaille pour la Société de l’aide à l’enfance d’Ottawa. » (p. 24)

« La jeune femme qui se trouvait devant lui était belle. Ses cheveux blonds tombaient en cascade jusqu’à ses épaules et on aurait pu se noyer dans ses yeux d’un bleu intense. La peau légèrement basanée, elle était radieuse sous l’éclairage tamisé des flammes. […] Ils se présentèrent : elle se prénommait Brigitte. […] Âgée de dix-neuf ans, elle étudiait en biologie, à l’université. » (p. 53)

« Annie avait très chaud. Sa fenêtre avait été clouée. La dame qui s’occupait d’elle avait éteint l’air climatisé dans la chambre de la petite, pour la punir. Dès qu’elle bougeait le moindrement dans son lit, Annie ressentait de la douleur aux endroits où elle avait reçu des coups. Elle goûtait encore le sang dans sa bouche, car sous le coup d’une gifle, la fillette s’était coupé l’intérieur des joues avec ses dents. […]
Annie sanglotait déjà depuis plusieurs heures. Elle n’avait jamais été maltraitée par ses parents; la petite ne comprenait pas pourquoi cette mère d’accueil agissait de la sorte. » (p. 74-75)

« La constable Larocque conduisait rapidement, à une vitesse de 130 km/h, mais elle avait l’impression de faire du vélo stationnaire. » (p. 110)

« Le couple âgé marcha vers Annie et Sébastien […]
– Bien, bonjour Annie. Moi, c’est Huguette… Huguette Beaulieu et mon mari s’appelle Georges, ajouta la dame en pointant vers son époux. Dis-moi où ton poignet est blessé, exactement. Est-ce que je peux y toucher? » (p. 133)

  • Roman jeunesse qui relate les aventures hasardeuses d’un adolescent de 15 ans dont la mère est plongée dans un coma à la suite d’un accident, le père incarcéré pour fraude et la jeune sœur placée dans un foyer d’accueil loin du sien; nombreux thèmes (p. ex., famille, foyer d’accueil, fugue, repentir, milieu carcéral, milieu hospitalier) qui s’enchaînent au rythme des péripéties, permettant au lectorat de réfléchir à la justification de Sébastien lorsqu’il doit enfreindre des règles, puis à comprendre que les écarts de conduite comportent leur lot de conséquences, certaines étant plus lourdes que d’autres.
  • Mise en page simple; roman composé de vingt-trois chapitres titrés ainsi que d’un épilogue; éléments graphiques (p. ex., symboles indiquant un changement de scène ou un laps de temps, points de suspension, italiques, acronymes, guillemets) facilitant l’interprétation du roman; dédicace au début de l’œuvre; biographie de l’auteur et table des matières à la fin du livre.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p.ex. prêteur sur gages, échine, piailler, vociférer) et mots espagnols (p. ex. dale, rapido, trabajo), compréhensibles à l’aide du contexte; mots du registre familier (p. ex. pouceux, M’sieur, pis, envoye) et mots anglais (p. ex. tips, pick-up, country-western), typiques d’un certain langage parlé de l’Est franco-ontarien.
  • Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; phrases courtes, souvent composées, contribuant au rythme rapide des événements et à la création d’une tension dramatique efficace; emploi du présent, du passé simple et de l’imparfait de l’indicatif dans la narration.

« Lorsque M. Laframboise réussit à réunir Sébastien et Annie, les deux jeunes se jetèrent dans les bras l’un de l’autre. La petite sanglota de joie. Enfin, elle retrouvait son grand frère.
– Annie, tu sais, il faut que tu sois forte. Mange, parle, essaie d’être le plus joyeuse possible, lui suggéra Sébas. » (p. 27)

« – Fiou, sont pas cassés, murmura-t-il, soulagé. J’suis sonné, mais ça ira. » (p. 67)

« Enfin, l’adolescent vit un autobus accordéon mettre son clignotant, puis quitter l’autoroute 174 et emprunter la bretelle de sortie. » (p. 99)

« Le policier à leurs trousses, tous deux se faufilèrent entre une foule de gens. Sébas tira sur la main d’Annie et ils bifurquèrent à gauche. Ils entrèrent dans le centre commercial et cessèrent de courir. Sébas ne désirait pas attirer l’attention des clients ou des commerçants. Dans une boutique, ils se cachèrent entre des étalages de vêtements. Le policier passa devant le magasin sans les voir. » (p. 106)

  • Figures de style variées (p. ex., personnification, énumération, métaphore, métonymie, comparaison, litote), imprégnant le roman de sensations et d’émotions susceptibles de toucher les adolescents.

« Vidé de toute son énergie, il se laissait lécher les jambes par le doux mouvement de l’eau. » (p. 49)

« Deux heures s’étaient écoulées depuis qu’il avait fugué. Durant cette brève période, il s’était évadé en canot, il avait simulé sa mort, puis il avait franchi une distance incalculable à la nage. » (p. 51)

«- Dale, rapido, trabajo, trabajo, trabajo o no dinero!
Cet homme lui faisait penser aux joueurs de tambours dans les navires, ceux qui battaient la cadence pour que les esclaves rament avec ardeur. » (p. 72)

« Quelques livreurs de journaux passaient discrètement d’une entrée à une autre, afin de déposer les nouvelles fraîches roulées et retenues par des bandes élastiques […] La même tranquillité ne régnait pas à l’intérieur d’une des résidences… » (p. 74)

« Puis, elle se mit à fredonner comme son enseignante le lui avait montré. » (p. 113)

« En prison depuis dix éternelles années, six pénibles mois, deux longues semaines et un jour de trop […] » (p. 131)

  • Séquences narratives et descriptives qui permettent d’en apprendre davantage au sujet des personnages et de l’intrigue; séquences dialoguées qui permettent de suivre les interactions entre les personnages, ainsi que leurs états d’âme.

« Brigitte trouvait que le camp était une belle initiative, qui offrait de la formation utile aux gars et aux filles obligés d’y passer leur été. Fuguer sans raison lui paraissait imbécile, mais partir à la rescousse de sa sœur, ça… ça prenait du courage. » (p. 58)

« Les branches le fouettaient en plein visage, mais il n’abandonnait pas. Plusieurs fois, il se retint pour ne pas tomber, quand ses pieds mal chaussés butaient contre des obstacles sournois. Ses mains et sa figure étaient déchirées par les branches et les ronces qu’il tentait vainement d’éloigner de lui. » (p. 66)

« – Est-ce que vous savez pourquoi il aurait voulu se sauver du camp? demanda la policière.
– Son père est incarcéré, sa mère hospitalisée et sa sœur venait de changer de famille d’accueil. » (p. 92)

« – Quand est-ce qu’on va voir papa? demanda Annie à son frère.
–  Bientôt, j’espère, dit Sébastien, en souhaitant n’avoir pas parcouru toute cette distance pour rien. » (p. 152)

Référent(s) culturel(s)

  • Nombreuses références à des villes et à des établissements de l’Est ontarien : Ottawa, Vanier, Orléans, Kanata, Cornwall, parc Calypso, hôpital Montfort, Université d’Ottawa.
  • Référence au journal d’Ottawa, Le Droit.
  • Mention de chansons françaises telles que : Un mille à pied (p. 110), Dans ma belle petite maison dans la vallée (p. 137), Quand le soleil dit bonjour aux montagnes (p. 138), Mille après mille (p. 157).

Pistes d'exploitation

  • Avant la lecture, demander aux élèves de prédire l’histoire à partir de la première de couverture du livre, puis de rédiger un résumé de leur prédiction. Après la lecture, les inviter à lire leur texte au groupe-classe.
  • Animer une discussion sur l’évolution du personnage de Sébastien en posant les questions suivantes :  Comment Sébastien évolue-t-il au courant du roman? Comment montre-t-il que sa famille lui tient à cœur? Est-ce que le Sébastien du début du roman existe toujours à la fin?
  • Proposer aux élèves, regroupés en équipes, de créer une trame sonore pour le roman en choisissant huit passages marquants et en leur associant une chanson en français. Animer une mise en commun afin de leur permettre de présenter leur travail au groupe-classe.
  • Pendant la lecture, proposer aux élèves de prendre des notes au sujet des nombreux défis que doivent relever les personnages du roman. Former des équipes, puis leur demander de discuter des personnages les plus vraisemblables.

Conseils d'utilisation

  • Accorder une attention particulière aux sujets délicats dont on traite dans le roman (p. ex., maltraitance des enfants, fraude par internet, incarcération).
  • Inviter une intervenante ou un intervenant de la protection de la jeunesse de la région à venir expliquer son mandat aux élèves.
  • Encourager les élèves à lire une autre œuvre du même auteur, soit Ski, Blanche et avalanche, dont la fiche pédagogique se trouve dans FousDeLire.
  • Consulter le guide pédagogique sur le site du CFORP.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Villages et visage, Ottawa, Vanier.