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Histoire des Acadiennes et des Acadiens de la Louisiane

Le sud-ouest de la Louisiane est l'endroit qui regroupe la plus forte concentration de descendants acadiens en dehors des Provinces maritimes du Canada. Ce livre retrace l'histoire de ce peuple formé par des pionniers venus de France au début du 17e siècle. Il raconte l'expérience coloniale et les épreuves de la Déportation et de l'exil. Il décrit l'arrivée des Acadiennes et des Acadiens en Louisiane et l'évolution de leur société le long des bayous. Enfin, il trace un portrait de la culture cadienne de la Louisiane en présentant certaines de ses traditions populaires et en montrant l'essor de ses institutions artistiques contemporaines.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Nombreux personnages rencontrés au fil des événements marquants de la vie du peuple acadien de 1604 à aujourd’hui.

    « Ce livre se veut le témoin de la résilience de l’identité acadienne en Louisiane. Deux cent quarante-cinq ans après l’arrivée des premiers exilés au bord des bayous, deux cent sept ans après que le pays est devenu territoire américain, quatre-vingt-dix ans après que la langue française a été bannie de la place publique, il y a encore des gens qui se sentent Acadiens et qui luttent pour la survie de la culture et de la langue. » (p. V)
     

  • Thèmes susceptibles d’intéresser le lectorat visé, les sujets exploités étant à l’étude (p. ex., famille pionnière acadienne, guerre, déportation, exil, mode de vie, tradition, langue, culture, survie, héritage); sujets permettant aux élèves, particulièrement aux élèves acadiens, de faire des liens avec leur vécu et celui de leurs ancêtres.
  • Nombreuses photos, illustrations et cartes géographiques numérotées et titrées en lien direct avec le texte et facilitant la compréhension; diverses rubriques (p. ex., Savais-tu que…, VERS D’AUTRES DÉCOUVERTES, PASSE À L’ACTION, TON POINT DE VUE) incitant à l’action et à la réflexion; ligne du temps, au début de chaque chapitre, annonçant les faits historiques importants.
  • Éléments graphiques (p. ex., caractères italiques et gras, guillemets, parenthèses, majuscules) mettant en relief des mots, des définitions et des explications.

    « Afin d’honorer sa patrie, il baptise la nouvelle colonie du nom de "New Scotland" (Nova Scotia, en latin), dont la Nouvelle-Écosse actuelle tire son nom. » (p. 15)

    « Entre les grandes rivières et les bayous se trouvent de plus petits cours d’eau, appelés "coulées". » (p. 61)

    « Né dans la paroisse de Lafayette le 14 septembre 1923, Eddie Richard est membre fondateur de la Confédération des associations des familles acadiennes (CAFA). » (p. 111)

Langue

  • Registre de langue le plus souvent courant, mais parfois populaire dans le discours rapporté; mots nouveaux définis dans le glossaire à la fin du livre.

    « La plupart des Acadiens qui arrivent en Louisiane entre 1765 et 1795 construisent des maisons simples. Celles-ci sont formées de bâtons et couvertes de chaume fait avec des feuilles de palmetto à la façon des Indiens houmas. » (p. 64)

    « Et il y avait une autre coulée qu’il fallait qu’il traverse. Et il croyait pas que c’était aussi creux que ça, mais quand il a pris à aller en travers de la coulée, l’eau a été par-dessus les genoux. Et quand qu’il a arrivé l’autre bord de la coulée, ça commençait à le piquer dans les jambes, tout partout. Il s’a arraché les bottes et il avait deux douzaines de patassas dans ses bottes. » (p. 83)

    « Au début des années 1970, la musique cadienne est jouée surtout par des musiciens âgés. Le premier jeune à expérimenter ce style est Zachary Richard. En 1972, il s’installe à New York. Un contrat de disque avec la maison Elektra lui permet de s’acheter un accordéon cadien. Découvrant ses racines, il plonge dans la tradition et crée un style incorporant des éléments de la musique américaine de sa génération aux chansons traditionnelles. » (p. 101)
     

  • Phrases surtout affirmatives, souvent longues, dont la structure parfois complexe peut présenter un défi au lectorat visé.

    « Les Acadiens devenus Cadiens (Cajuns) sont bien connus pour leur hospitalité. Bien qu’ils soient très accueillants et aiment recevoir, jusqu’au milieu du 20e siècle la plupart d’entre eux résistent aux valeurs matérialistes associées à la culture anglo-américaine. Alcée Fortier, historien du début du siècle, a noté que les Acadiens sont "travailleurs, mais [qu’ils] sont satisfaits si, en cultivant leur terre avec leurs fils, ils arrivent à trouver un peu de confort matériel". Cette vision de la vie est mal comprise par les Anglo-Américains qui estiment que les Cadiens sont tout simplement paresseux. » (p. 74)

    « Selon le recensement américain de 1900, environ 85% de la population du sud-ouest de la Louisiane est monolingue francophone. En 1916, on adopte une loi qui oblige tous les enfants à fréquenter l’école. Puisqu’elles sont des institutions anglophones, les écoles deviennent un lieu d’assimilation. Beaucoup de jeunes Cadiens ne connaissent pas un mot d’anglais quand ils y entrent. Ils sont humiliés et punis à l’école quand ils parlent le français. La Constitution de la Louisiane, révisée en 1920, va plus loin encore et enlève à la langue française son statut officiel. » (p. 91)
     

  • Figures de style simples et peu nombreuses en raison du genre de texte exploité, le documentaire, dont l’intérêt repose sur les faits plutôt que sur la qualité littéraire (p. ex., énumération, comparaison).

    « Les ancêtres de nombreuses familles acadiennes comme les Boudreau, Daigle, Doucet, Gaudet, Hébert, Landry, LeBlanc, Melanson, Poirier, Robichaud, Thériault et Thibodeau, s’installent dans ces nouveaux villages. » (p. 18-19)

    « Les chapeaux en pointe ressemblent à ceux des dames nobles, et les mortiers rappellent les chapeaux des professeurs. » (p. 86)
     

  • Séquences narratives et descriptives expliquant les faits présentés; absence de séquences dialoguées.

    « À l’automne de 1755, les familles acadiennes de la région du fort Beauséjour sont les premières à être déportées. Charles Lawrence commence à exécuter l’ordre de déportation. Un des épisodes les plus connus de la Déportation se déroule à Grand-Pré. L’officier britannique John Winslow y rassemble tous les hommes et les garçons de 10 ans et plus dans la petite église, où il les fait prisonniers. Il leur annonce que tous leurs biens sont confisqués et qu’eux-mêmes seront déportés avec leurs familles. » (p. 30-31)

    « Le Mardi gras marque le début du carême. Cette tradition populaire a ses racines dans les rites européens du printemps. Le carnaval des Cadiens est dérivé de la "fête de la quémande", qui était célébrée au Moyen Âge par des fêtards parcourant le pays pour obtenir des cadeaux. Dans le "courir" du Mardi gras, des chevaliers masqués visitent les fermes de la communauté. Ils chantent et dansent pour le fermier et sa famille dans l’espoir de recevoir une contribution pour le gombo commun qui sera servi le soir. » (p. 86)

Référent(s) culturel(s)

  • Très nombreux référents de la francophonie acadienne et internationale, à savoir des titres de chansons, de poèmes et de documentaires (p. ex., Les histoires de Pascal, La belle chasse sans fusil, La valse du pont d'amour, Cris sur le bayou, Cœurs batailleurs), des toponymes (p. ex., Port-Royal, Petitcodiac, Rivière-aux-Canards, Nouvelle-Orléans), des noms de bateaux (p. ex., Le Bon Papa, La Bergère, Le Beaumont, Le Saint-Rémy), des noms de personnages historiques (p. ex., Louis Hébert, Marc Lescarbot, Étienne-François de Choiseul), des noms d'artistes de la scène, des beaux-arts et du cinéma (p. ex., Cléoma Breaux, Amédée Ardouin, Zachary Richard, George Rodrigue, Michelle Benoit, Charles Larroque) ainsi que des activités sociales et des institutions culturelles (p. ex., les Festivals Acadiens et Créoles, le Mardi Gras, le club de loisirs l'Ordre du Bon Temps, le Théâtre de Neptune).

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves, regroupés en équipes, d'accomplir une des tâches proposées dans les rubriques VERS D'AUTRES DÉCOUVERTES ou PASSE À L'ACTION.
  • Inviter les élèves, regroupés en équipes, à visiter le site officiel de Zachary Richard, à choisir une de ses chansons et à la présenter au groupe-classe en faisant valoir les opinions explicites et implicites qui s'en dégagent.
  • Proposer aux élèves d'émettre leur opinion au sujet d'une question ou d'un énoncé formulé dans la rubrique TON POINT DE VUE (p. ex., p. 75) dans le cadre d'une table-ronde.
  • Inviter les élèves, regroupés en équipes, à effectuer une recherche dans Internet au sujet de la fête du Mardi gras. Permettre à chaque équipe de faire part des résultats de sa recherche au groupe-classe en utilisant une forme de représentation artistique de son choix (p. ex., théâtre de marionnettes, saynète, mime, tableau vivant, dessin, peinture, sculpture, collage, animation).

Conseils d'utilisation

  • Présenter les caractéristiques de la chanson afin de guider les élèves dans leur choix et leur critique.
  • En cours de lecture, aborder certains thèmes dont il est question dans l'œuvre (p. ex., abus physique et moral, guerre, mort). Expliquer aux élèves le contexte historique et leur permettre d'en discuter si le besoin s'en fait sentir.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 5e à 10e année, Série : Active-toi, Droits acadiens.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 6e à 12e année, Série : L'Amérique française, Le Grand Dérangement; Acadiens, réfugiés politiques.