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L’eau de vie (Uisge beatha)

Fresque historique entremêlant la fascinante odyssée du scotch à l’étonnant récit de la vie côtière de la baie Georgienne, cette saga familiale mouvementée sillonne deux continents, trois lignées et plusieurs générations.

Une histoire captivante « distillée », à partir de faits réels, dans des eaux mythiques et humaines qui unirent à jamais, par-delà le temps et l’espace, la lointaine Écosse, patrie du whisky, à la singulière contrée de la baie Georgienne, la « mer Douce » de Champlain.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Roman historique qui met en scène un personnage principal, Élisabeth, et de nombreux personnages secondaires qui vivent à différentes époques (l’histoire se déroulant de 1066 à aujourd’hui).

    « Abasourdi, l’auditoire écoute Élisabeth dévoiler son projet de distillerie avec ferveur. Contrairement à Alvin Desrochers, elle n’a aucun plan d’affaires, ni de chiffres, juste sa passion, sa conviction inébranlable. » (p. 78)

    « Niall avait épousé une fille de la région, de vingt ans sa cadette. Avec les revenus d’appoint du whisky, le couple avait élevé une famille de trois garçons et deux filles. Au cours des années, tout le clan avait été mis à contribution autant dans la fabrication que dans la distribution du whisky. » (p. 82)

    « Le dimanche avant les célébrations, prévues le samedi suivant, Paul Fearmòr entama une tournée pour inviter personnellement à sa fête ses amis et ses compétiteurs. » (p. 153)
     

  • Descriptions imagées qui permettent de connaître davantage l’Écosse, la baie Georgienne, les distilleries et les réactions des personnages tout au long de l’intrigue.

    « Dehors, le vent du mois d’octobre s’élançait sur la mer pour ensuite s’abattre de toutes ses forces contre la côte rocheuse.
    Au sud de l’abbaye, le village de Newburg semblait retenir son souffle en attendant tranquillement le lever du jour. » (p. 17)

    « Elle fixe les amarres et enjambe la dizaine de marches menant à la maison, un bâtiment rustique juché sur le haut d’un rocher avec vue sur une grande baie donnant sur le large. » (p. 23)
     

  • Narrateur omniscient, discours direct permettant la compréhension des pensées et des sentiments des personnages.

    « – Quand est-ce qu’il va être prêt? Les gens ont besoin d’un signe, Zab. Ils attendent depuis presque deux ans. » (p. 115)

    « Les trois avalent leur whisky et, au cours des prochaines secondes, s’abandonnent à un ravissement intense, à un plongeon dans une eau d’une douceur exquise. » (p. 316)

Langue

  • Registre courant dans les séquences descriptives et dans les dialogues. 

    « "Alors va m’en chercher juste un peu, pour que je puisse prendre un dernier dram de notre Gleann Dubh."
    Jamais Paul n’avait entendu son père supplier ainsi. Les yeux embués de larmes de sa mère l’exhortaient à retourner à ce coin obscur de la vallée oblitéré de sa mémoire. » (p. 117)
     

  • Structures syntaxiques et figures de style variées (p. ex., comparaison, métaphore, onomatopée, personnification) qui permettent d’apprécier le style de l’auteur. 

    « Car cette vaste marmite d’eau aux parois rocheuses peut, à tout moment, et sans prévenir, se mettre à écumer comme une soupe au lait laissée trop longtemps sur le feu. » (p. 13)

    « Le chai devient une immense batterie qui chante la musique du bois et de l’eau. » (p. 115)

    « La voix d’Élisabeth est celle d’une patiente angoissée réclamant le diagnostic à son médecin. » (p. 264)
     

  • Vocabulaire qui reflète l’univers de l’eau-de-vie, de la vie rurale et de la misère de certains habitants de la baie Georgienne et de l’Écosse; termes en gaélique, en lallans (dialecte de l'anglais), en anglais et en ojibwé (en italique).  

    « Les doigts fins de Paul effleurèrent la surface lisse, froide et ronde de l’alambic cuivré. Il voulait consigner dans sa mémoire chaque détail de l’appareil. Sa main douce caressait le métal et, tout à coup, Paul fut surpris de sentir un tressaillement de joie, mêlé à un soupçon de désir. » (p. 139)

    « Le jeune homme était parti en novembre pour travailler dans de nouveaux chantiers établis par la compagnie Parry Sound Lumber dans l’arrière-pays à l’est. Il devait revenir avec la drave et les billots qui transiteraient par Pointe-au-Phare en route vers des scieries américaines. » (p. 185) 

    « – On partage un dram?
    – Volontiers.
    Robert trouve deux verres et les remplit.
    – Slàinte! » (p. 307)

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves de commencer l'élaboration du tableau généalogique de leur famille en se servant du modèle présenté au début du roman.
  • Avec les élèves, situer sur une carte les lieux principaux où se déroule l'action (Écosse, baie Georgienne).

Conseils d'utilisation

  • Élaborer un tableau synoptique pour situer l’action et les personnages des différentes époques présentées.
  • Se référer au tableau généalogique au début de l'oeuvre pour établir les liens entre les personnages.
  • Expliquer aux élèves quelques faits historiques mentionnés dans l'oeuvre (p. ex., les voyages d'Étienne Brûlé ou la bataille de Hastings).
  • À cause de la structure complexe du roman (p. ex., nombreux personnages vivant à des époques différentes), réserver ce roman à un lectorat très aguerri et disposé à en faire une lecture personnelle.