Contenu
- Un personnage principal, Mariette Carrier-Fraser, dont la biographie est présentée par des descriptions, par ses propres paroles et par l’énumération chronologique de ses décisions, de ses démarches, de ses actions et de ses réalisations en Ontario français.
« Tout Mariette Carrier-Fraser se trouve contenue dans cette boutade : confiance en soi, volonté imperturbable, comportement de battante, goût du risque calculé, sens de l’humour. » (p. 27)
« » S’il y avait de l’animation et du changement à Queen’s Park et sur la place publique, imaginez ce qui se passait à l’intérieur de la boîte au sein du Ministère! J’ai encore en tête l’image du canard calme et serein sur l’eau, mais dont les pattes s’agitaient frénétiquement sous la surface… Ce canard, c’était moi! » confie-t-elle. » (p. 33)
« Aujourd’hui encore, Mariette Carrier-Fraser maintient le cap relativement à cette grande visée du mieux-être de la francophonie ontarienne : » Les défis à relever sont de taille. Il faut s’y attaquer de façon systématique. Mais ils seront plus faciles à relever si les conseils scolaires de langue française publics et catholiques, faisant preuve à la fois de bon sens et de maturité, agissent en collégialité et sur le mode de la coopération « . » (p. 56)
- Mention de plusieurs personnages secondaires, dont ses enseignants, des figures politiques, ses collègues, ainsi que les membres des conseils scolaires, ayant tous joué des rôles clés dans la réalisation de ses projets.
« Son enseignant, Émile Guy, lui confie souvent la classe pendant qu’il intervient auprès de certains élèves éprouvant des difficultés. Sans rechigner, elle accepte cette responsabilité qui lui permet déjà de mettre à contribution ses connaissances, son savoir-faire et des habiletés naissantes en matière de leadership et de gestion des groupes humains. » (p. 10)
« La nouvelle directrice, qui n’a pas froid aux yeux, organise même, directement avec les fonctionnaires torontois concernés, une visite du ministre de l’Éducation Tom Wells dans son école… sans en avertir le conseil scolaire ! » (p. 17)
« Avec ses collègues Gérard Huneault dans l’est et Roch Lebrun dans le nord, elle voit à l’organisation, à la prestation et à l’évaluation de nombreuses interventions pédagogiques, toutes destinées à faciliter et à améliorer la qualité des apprentissages dans les écoles de langue française. » (p. 20)
« Dans le cas de Kingston, cela lui vaut des remerciements chaleureux et appuyés de la part de Ginette Johnson, la présidente de la Section de langue française du conseil scolaire, de Gary Bennett, le maire de la ville, de même que du ministre de l’Éducation, Dave Cooke, et du premier ministre Bob Rae. » (p. 49)
- Œuvre biographique relatant les éléments clés de la vie personnelle de Mariette Carrier-Fraser et retraçant surtout les étapes déterminantes de sa vie professionnelle; ouvrage rappelant de façon concise plusieurs éléments historiques vécus dans les couloirs administratifs et politiques de l’éducation en Ontario; thèmes (p. ex., système d’éducation, persévérance, droits, passion, francophones) susceptibles d’intéresser le lectorat visé.
- Mise en page aérée; œuvre répartie en 5 chapitres titrés; photos en noir et blanc et en couleur placées au centre de l’œuvre et présentant des personnes et des moments importants dans la vie de Mariette Carrier-Fraser; éléments graphiques (p. ex., italiques, guillemets, parenthèses, notes de bas de page, acronymes et plusieurs intertitres en caractère gras) qui facilitent le repérage et la lecture; table des matières et tableau chronologique intitulé Une vie en quinze dates au début de l’œuvre permettant d’avoir un aperçu de l’ensemble de ses réalisations; renseignements sur la collection Des gens d’exception à la quatrième de couverture.
Langue
- Registre de langue courant dans l’ensemble du texte; mots moins connus (p. ex., coulisses, s’évertue, soubresauts, assermentés, leitmotiv) compréhensibles à l’aide du contexte; mots anglais (p. ex., watch me, business as usual, of course) et expressions populaires et colorées dans certaines paroles rapportées de Mariette Carrier-Fraser (p. ex., icitte, briefer, grouillez-vous) reflétant la réalité linguistique des gens de l’Ontario.
- Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; phrases parfois longues aux nombreuses idées juxtaposées qui tracent un vaste tableau d’ensemble.
« » À ce moment-là, la situation de l’Ontario présentait des particularités par rapport aux autres communautés francophones minoritaires du Canada, des particularités dont il fallait tenir compte : des écoles existantes dans presque toutes les régions de la province; les distances souvent grandes entre les écoles et les collectivités; la dispersion de l’effectif scolaire; l’expérience politique et administrative acquise au sein des sections de langue française à la suite de la mise en œuvre de la loi 75; la fermeté de la Conférence des évêques catholiques de l’Ontario en matière de respect des droits confessionnels reconnus aux catholiques; la possibilité offerte aux parents de choisir une éducation publique ou catholique financée par les fonds publics, et ce, jusqu’à la fin des études secondaires. » se souvient-elle. » (p. 53)
« » Il fallait tout faire en même temps » se souvient-elle. » Mettre en place les services administratifs; appuyer les membres du conseil d’administration dans l’exercice de leurs responsabilités; réussir la mise en œuvre d’un nouveau plan stratégique; s’inscrire dans le paysage politique de façon permanente et stratégique; aller à la rencontre des intervenants et des partenaires sur le terrain; préparer des demandes de subvention; raviver des réseaux et en créer de nouveaux; faire connaître le nouvel organisme [l’AFO]; et j’en passe. » » (p. 72)
- Figures de style (p. ex., antithèse, énumération, personnification, anaphore, ironie, expression imagée) qui enrichissent le texte.
« De sa mère dont elle n’hésite pas à dire que ²cette femme simple mais très intelligente aurait fait de brillantes études si elle en avait seulement eu l’occasion². » (p. 9)
« Elle est responsable d’une classe combinée de 5e et 6e année où se trouvent sa sœur, des voisins et des cousins. » (p. 12)
« D’instinct, la nouvelle arrivante comprend que, contrairement à la francophonie du nord et de l’est, plus établie et relativement bien organisée, celle du sud, souvent isolée mais déjà diverse, cherche encore à définir sa place au sein d’une région très dynamique, en plein boom économique, démographique et social. » (p. 13)
« Et cela se vérifie partout : auprès des francophones et des anglophones; auprès du personnel enseignant, du personnel non enseignant et des parents; auprès des conseils scolaires et du ministère de l’Éducation; et auprès des divers intervenants en éducation à Toronto et dans les différentes régions de la province. » (p. 22)
« Et de longues journées de travail, précédées de sa sacro-sainte séance de gym… » (p. 29)
« « Il ne fallait pas manquer le bateau! » » (p. 32)
- Nombreuses séquences descriptives présentant, dans un style simple, des indices réels sur les contextes sociohistorique et sociopolitique entourant la vie du personnage principal; témoignages de Mariette Carrier-Fraser elle-même, faisant état de ses émotions et de ses réactions dans diverses situations.
« Avec ténacité et sans relâche, Mariette Carrier-Fraser privilégie donc des interventions ciblées aux effets, espère-t-elle, bénéfiques à court, moyen et long terme. Elle s’évertue à faire comprendre aux conseils scolaires de langue anglaise leurs responsabilités en matière d’éducation en langue française, notamment en ce qui concerne les programmes, les services, les ressources et les installations. […] Elle insiste pour que les francophones apportent une contribution significative au ministère de l’Éducation, et pas seulement à l’éducation en langue française, leur mandat premier. » (p. 24)
« » La route n’a peut-être pas toujours été facile, mais il est clair que, depuis 2006, nous avons appris, entre Franco-Ontariens dits de souche (une expression heureusement en voie de disparition!) et ceux qu’on appelle les nouveaux arrivants, à mieux nous connaître et à mieux travailler ensemble. Aujourd’hui, pour moi comme pour l’immense majorité des francophones ontariens, est Franco-Ontarien ou Franco-Ontarienne toute personne qui choisit de vivre en français en Ontario. Un point, c’est tout. Cette affirmation, simple en apparence, représente maintenant, à mon avis, un acquis de taille à sauvegarder et une immense victoire sur les forces de l’étroitesse d’esprit et de la division, » affirme-t-elle. » (p. 76)
Référent(s) culturel(s)
- Plusieurs référents culturels entourant la communauté franco-ontarienne : nom d’organismes franco-ontariens (p. ex., le Comité consultatif de langue française (CCLF), l’Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens (AEFO), l’Association française des conseils scolaires de l’Ontario (AFCSO)), et allusion à des événements qui ont marqué cette communauté (p. ex., le projet de loi 75, la loi de 1997) permettant de tracer une vaste fresque historique de l’Ontario français.
Pistes d'exploitation
- Suggérer aux élèves, regroupés en équipes, d’identifier dans la biographie les éléments qui, selon l’auteur, ont fait de Mariette Carrier-Fraser un leader efficace (p. ex., ses qualités personnelles, son attitude, sa méthode de travail), en les appuyant de citations. Animer une mise en commun afin de leur permettre de présenter leur travail au groupe-classe.
- Proposer aux élèves de rédiger leur propre tableau chronologique intitulé Une vie en quinze dates (p. 5) à partir d’événements marquants de leur vie. Les inviter à présenter leur travail au groupe-classe.
- Suggérer aux élèves, regroupés en équipes, de mener une recherche sur les 12 conseils scolaires de langue française de l’Ontario en tenant compte de critères précis (p. ex., localisation, conditions d’admission, nouveaux arrivants, collèges et universités associés), puis de créer un dépliant informatif. Placer les travaux des élèves au centre de ressources.
Conseils d'utilisation
- Avant la lecture de la biographie, établir avec les élèves une chronologie de l’éducation en Ontario français afin d’en faciliter la compréhension.
- Encourager les élèves à lire d’autres biographies de la collection Des gens d’exception, telles que Maurice Lapointe – Un enfant de la Basse-Ville d’Ottawa au cœur de l’éducation franco-ontarienne, Gisèle Lalonde – Grande dame de l’Ontario français et Claudette Paquin – Franco-Ontarienne de cœur et d’action, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.
Ressource(s) additionnelle(s)
- IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Droit comme un F, Nos droits, nos batailles, divers épisodes.
- IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : ONFR – Francophonie, L’école française, elle est pour qui?; Interdire les élèves anglos dans les écoles francos : Pour ou contre?
- IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Identité 2.0, divers épisodes.
- IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 10e à 12e année, Série : Prix IDÉLLO 2020-2021, Portrait de Stéfane Noël de Tilly, gagnant du Prix IDÉLLLO 2021.