Anatomie de la fiche Anatomie interactive
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Victor et Lino

Un soir qu’il veille à sa fenêtre, Lino voit passer Victor avec un grand sac vide. Le jeune lapin est très intrigué. Que fait ce gros ours solitaire dans son village à la nuit tombée? Va-t-il voler quelque chose? Et si oui, à qui?
Le petit lapin est trop curieux. C’est décidé, demain, il suivra l’ours pour savoir ce qu’il trafique.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Personnages principaux, Victor, un ours qui, la nuit venue, recueille des choses jetées au dépotoir pour les transformer en objets extraordinaires, et Lino, un lapin curieux qui décide de l’espionner.

« Mais ce que les lapins ne savent pas, c’est que toutes les nuits, Victor traverse la rivière. Il prend son grand sac de toile et part en direction du village. Lorsqu’il revient chez lui, son grand sac est plein. » (p. 4-5)

« Lino voit l’ours tourner le coin de la rue, puis le perd de vue. Le lapin se glisse silencieusement dehors, regarde tout autour, rien. L’ours a disparu.
[…]
Il décide que demain, il va espionner l’ours. » (p. 8-9)

« Lino regarde autour de lui. Il est dans la maison de Victor. Mais la maison est aussi un atelier, avec des outils, des clous, des vis. Et sur les tablettes, il reconnaît les objets de la décharge.
C’est alors qu’il comprend ce que l’ours fait de tous les objets qu’il ramasse : il les nettoie, les astique et les transforme. Avec les morceaux brisés, il fabrique d’autres objets, plus merveilleux, plus originaux. » (p. 34-36)

  • Personnages secondaires, un loup qui menace de dévorer Lino, ainsi que les membres de la famille de Lino, reconnaissants du fait que Victor l’ait sauvé.

« Le loup ricane :
– Hé, hé! Un petit lapin enrhumé, miam! C’est ce que je préfère! » (p. 28)

« Pour le remercier d’avoir sauvé leur cher fils, les parents de Lino invitent Victor à manger avec eux. » (p. 40)

« Lino et les autres petits lapins aident l’ours et s’amusent à trouver des noms à ces inventions rigolotes… » (p. 44)

  • Miniroman mettant en valeur les 3R (réduire, réutiliser, recycler) pour une consommation plus responsable; intrigue captivante comblée de rebondissements; histoire apte à inciter le lectorat à réfléchir aux petits gestes que l’on peut poser au quotidien pour aider à sauver la planète.

Présentation

  • Superbes illustrations colorées s’étalant généralement sur pleine page et double page, et incitant le lectorat à en examiner les multiples détails; scènes qui permettent de se situer dans le temps et le lieu de l’action, et révèlent les émotions des personnages; divers types de plans (p. ex., général, moyen, rapproché) et d’angles de vue (p. ex., vue frontale, vue latérale) créant des effets captivants.
  • Mise en page aérée, les illustrations occupant la plus grande partie de l’espace, certaines pages demeurant sans texte; texte réparti en cinq courts chapitres numérotés; caractères d’écriture noirs sur fond blanc ou légèrement coloré; nombreux éléments graphiques (p. ex., guillemets, deux-points, points de suspension, tirets, onomatopées en taille de police agrandie et en caractères gras) facilitant l’interprétation de l’œuvre; jeu de repérage d’images et corrigé à la fin du livre.
  • Dimensions : 25 cm x 31 cm; couverture rigide.

Langue

  • Registre de langue courant; prédominance de mots fréquents et familiers (p. ex., ours, lapin, village, monstre, rivière); emploi de mots nouveaux (p. ex., contemple, décharge, besace, fracas, douillet) et de quelques mots du registre familier (p. ex., p’tit, cochonneries) compréhensibles grâce au contexte, aux illustrations et aux explications fournies.
  • Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; variété de types et de formes de phrases (p. ex., déclarative, interrogative, exclamative, impérative, négative, non verbale).

« C’est une vraie malédiction, ce lapin. Il ramasse même une cuillère tombée du sac.
– Allez, rentre chez toi.
– Mais je n’aime pas être chez moi! Mes parents m’ignorent, j’ai quinze frères et sœurs. Je suis toujours obligé de faire ce qu’on me dit.
– Ce n’est pas mon problème, grommelle Victor. » (p. 16)

« Soudain, une ombre se profile. Une ombre immense, griffue, poilue, qui demande d’une voix rauque :
– Alors, p’tit, on se promène tout seul la nuit?
Le petit lapin se retourne. Qui donc lui parle, caché dans l’obscurité?
Horreur! C’est un loup! Lino a si peur qu’il n’arrive pas à crier, ni même à bouger. » (p. 25-26)

  • Nombreux procédés stylistiques (p. ex., répétition, comparaison, énumération, métaphore, antithèse) qui enrichissent le texte.

« Parfois ça sent la colle, parfois le plastique brûlé. » (p. 4)

« La décharge est comme une montagne, mais une montagne faite de cochonneries. […] Il y a des casseroles rouillées, des jeux brisés, des roues de vélos tordues et plein d’autres trucs encore, mais ce serait trop long à énumérer. » (p. 12-13)

« Grimpé sur son banc, le lapin est fasciné. On dirait la maison d’un magicien! De sa vie, il n’a jamais rien vu d’aussi bizarre. Bizarre et beau! » (p. 22)

  • Séquences narratives et descriptives, entrecoupées de séquences dialoguées, qui précisent le temps et le lieu de l’action, permettent de suivre le fil des événements et aident à comprendre la relation d’amitié évoluant entre les personnages principaux.

« Le lendemain, à la nuit tombée, Lino s’installe à sa fenêtre.
Il attend, attend.
Enfin, Victor apparaît au bout de la rue, son sac vide sur l’épaule. Dès que Victor est passé, Lino sort par la fenêtre et trottine derrière l’ours à bonne distance. L’ours n’entre pas dans les maisons, il poursuit sa route jusqu’à la décharge, non loin du village. » (p. 10)

« L’ours remplit sa grande besace de dizaines d’objets dont personne ne veut plus. Quand son sac est plein, il repart en direction de la rivière.
Lino n’en revient pas! Que veut dire tout ceci? Le lapin prend son courage à deux pattes et court vers Victor.
– Attends! Attends! Pourquoi tu ramasses ces déchets? Je peux t’aider à porter ton sac?
– Mais, mais, mais… bafouille l’ours, les yeux tout ronds. Non, je n’ai pas besoin d’aide! Retourne te coucher.
– Je ne suis pas fatigué. Où vas-tu?
– Ça ne te regarde pas. » (p. 14-16)

« Le loup se rapproche.
Au moment où il va agripper le petit lapin par les oreilles, la porte de la maison s’ouvre dans un grand fracas. Et là, apparaît la plus incroyable des créatures. Un robot? Un monstre? Ça brille et ça scintille, et ça fait : cling! clong! clang!
– ARRIÈRE, LOUP! ordonne la créature d’une voix métallique. LAISSE CE LAPIN OU TU AURAS AFFAIRE À MOI!
Le loup est si impressionné qu’il n’arrive qu’à pousser un cri de bébé écureuil : iiiiiiiiiiiiiiiiiii! Puis, il s’enfuit dans les profondeurs de la forêt et de la nuit. » (p. 29-31)

« Lino reconnaît parmi eux sa vieille planche à roulettes. Elle est devenue un autobus pour poupées, rouge écarlate.
– C’est très beau ce que tu fais, chuchote Lino d’une voix encore faible.
Victor ne répond pas tout de suite. Il réfléchit.
– Au village, vous jetez tant de choses qui sont encore toutes belles. Je les retravaille, je bricole, je m’amuse. Tiens, cette nuit, je t’ai fabriqué un petit lapin de verre et de métal, avec un pot de confiture et des boutons. » (p. 36)

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves, réunis en équipes, de proposer un titre accrocheur pour chaque chapitre du miniroman, puis de le justifier en se référant à l’histoire. Animer une mise en commun afin de leur permettre de faire part de leur travail au groupe-classe.
  • Après la lecture de chaque chapitre, demander aux élèves, réunis en équipes, d’indiquer le niveau d’intensité de l’intrigue dans un diagramme à bandes, à l’aide d’une cote de 1 à 10, puis d’ajouter un énoncé le justifiant (p. ex., Chapitre 1 : cote (4) – Lino voit un ours qui porte un grand sac vide se promener dans le village.) Préciser d’utiliser la cote 10 une seule fois pour indiquer le moment où le niveau d’intensité de l’intrigue est le plus élevé (p. ex., Chapitre 3 : cote (10) – Le loup attrape Lino pour le dévorer.) Après la lecture du miniroman, inviter les équipes à faire part de leur diagramme au groupe-classe.
  • Visiter, en groupe-classe, le site Web du groupe musical Junkyard Symphony, de la ville d’Ottawa, qui conçoit ses instruments en utilisant des objets recyclables. Proposer aux élèves, regroupés en dyades, d’utiliser des matériaux recyclables sécuritaires pour confectionner un instrument musical.
  • Composer, en groupe-classe, une chanson sur un air connu (p. ex., Frère Jacques) faisant valoir l’importance de réduire, de réutiliser et de recycler. Inviter les élèves, regroupés en dyades, à présenter la chanson devant un autre groupe-classe, en s’accompagnant avec l’instrument musical qu’ils ont confectionné.

Conseils d'utilisation

  • Présenter ou revoir quelques caractéristiques clés de la chanson (p. ex., rime, rythme) afin d’en faciliter la création.
  • Mettre à la disposition des élèves d’autres œuvres qui traitent du recyclage et de l’écologie, telles que Drôle de compétition, La récré des robots, Manchots au chaud et Drôle de soccer, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, Maternelle à 2e année, Série : Mini TFO – Mini brico réutilise, divers épisodes.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 1re à 4e année, Série : Le monde magique de Lorenzo, Le déchet créatif.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, Maternelle à 3e année, Fiche pédagogique : Recycler pour mieux reconstruire, Le monde magique de Lorenzo.