Anatomie de la fiche Anatomie interactive
Ajouter au bac de lecture

Un vilain guêpier

Pour les enfants Dutrissac, c’est la rentrée scolaire, avec ses nombreuses surprises et ses nouvelles rencontres. Pierre-Étienne rêve de gagner plus d’argent. Il envie son ami Jonathan de pouvoir s’acheter tout ce qu’il souhaite. Il donnerait tout pour avoir le même train de vie que lui! Son travail de pompiste ne suffit plus tant sa convoitise augmente de jour en jour. Sera-t-il aveuglé par ses besoins au point de manquer de jugement?

 

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Un personnage principal, Pierre-Étienne, motivé par un désir accru de gagner plus d’argent, perd son discernement et se retrouve impliqué dans la vente de drogues illicites.

« Depuis des semaines, Pierre-Étienne souhaite se procurer un synthétiseur qu’il considère comme indispensable à son bonheur. La musique tient une place tellement importante dans sa vie. Non seulement joue-t-il habilement de la batterie, mais il excelle aussi en composition. » (p. 13)

  • « – Jo, t’es sérieux…? Wow! J’embarque tout de suite, c’est évident. Je ne suis pas assez fou pour laisser passer ça, a répondu Pierre-Étienne, fort heureux d’une telle proposition. Mais c’est quoi, ce job-là?
    – Ben, c’est … Rien de difficile, tu vas voir. Fais-moi confiance… » (p. 66)
  • Nombreux personnages secondaires interagissant avec Étienne, dont ses sœurs Élise, Marie-Claire et Emmanuelle, les étudiants qu’il côtoient à l’école, Rosalie, sa grand-mère, ainsi que quelques adultes faisant partie de l’entourage des adolescents.

« – P.-E.? P.-E.?
Absorbé par ses réflexions et par la musique qui rugit dans ses écouteurs, Pierre-Étienne n’entend pas la voix frêle de sa petite sœur qui l’interpelle de l’autre côté de sa porte de chambre.
– P.-E.? insiste-t-elle. Je peux entrer?
Élise frappe une autre fois. Comme elle n’obtient aucune réponse, elle tourne délicatement la poignée et entrouvre la poste. » (p. 14)

« – Tiens, Pierre-Étienne Dutrissac. Ta sœur Emmanuelle t’a-t-elle fait mon message hier soir? a-t-elle demandé, toute souriante.
– Mais bien sûr! Tu es vraiment gentille, Nhu-Anh, a-t-il dit, heureux d’avoir enfin l’occasion de lui adresser la parole. Je suis vraiment content de pouvoir te le dire de vive voix. Surtout, d’entendre la tienne, a-t-il ajouté, esquissant un sourire irrésistiblement charmeur.
– Hé, Nhu-Anh, as-tu l’intention de te laisser flirter de même longtemps? a demandé avec arrogance un nouveau venu qui avait tout entendu. C’est qui, lui?
– Ben non, Kevin, a-t-elle répondu tout gentiment, le fixant dans les yeux. Pierre-Étienne ne flirte pas! Ne fais pas ton jaloux, a-t-elle dit, taquine, alors que son amoureux lui prenait la main en l’entraînant vigoureusement vers la sortie de la salle. » (p. 71-72)

« Assises sur le lit de leur grand-mère Rosalie, Marie-Claire et Emmanuelle tentent en vain d’engager une conversation avec la vieille dame au regard inquiet et égaré. De plus en plus, la maladie d’Alzheimer qui la frappe efface le passé de sa mémoire. Ses souvenirs reculent sans cesse et remontent à son jeune âge. » (p. 89)

  • Roman d’aventure dont l’intrigue s’organise autour d’un adolescent avide de biens matériels, qui devient complice d’individus qui se livrent à la vente illégale de drogues; thèmes (p. ex., relations familiales, relations amoureuses, emploi, vie scolaire, amitié, vente et consommation de drogues) susceptibles de susciter des échanges entre les élèves.
  • Mise en page aérée; œuvre répartie en 16 chapitres titrés; éléments graphiques (p. ex., lettrines marquant le début de chaque chapitre, points de suspension, guillemets, abréviations, italiques, majuscules) facilitant l’interprétation du texte; dédicace au début ; liste d’œuvres de la collection et renseignements sur l’auteure à la fin du livre.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., trémolo, sidérée, courroie, tenaille, graciles) compréhensibles à l’aide du contexte; mots du registre familier (p. ex., tataouiner, bof, idiote, ti-culs, pis, sapristi) et mots anglais (p. ex., please, pushers, rollers, bye) reflétant la langue des adolescents.
  • Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; variété de types et de formes de phrases; courtes phrases lourdement ponctuées, dans les dialogues, traduisant les émotions des personnages.

« L’autobus de monsieur Faille vient tout juste de les déposer à l’école secondaire des Mille Étoiles. Comme la température est confortable et qu’il est encore tôt avant le début des cours, elles s’attardent quelques instants en marchant dans le parc à côté de l’école. » (p. 55)

« – … Combien de kilos as-tu perdu depuis la dernière fois qu’il t’a vue? Dis-le moi, Josiane…
– Je… je ne sais pas…
– Moi, je pense que tu le sais très bien, au contraire! Je t’ai rencontrée en juillet… En ce moment, on est en septembre. T’as pas mal maigri depuis les deux derniers mois. J’ai des photos qui le prouvent. Mais à quoi tu joues?
– Je ne joue à rien, voyons!
– Tu veux toujours courir, tu ne manges presque pas… Te fais-tu vomir, Josiane? Tu m’inquiètes… Tout ça, c’est à cause de ton père, hein ? » (p. 56-57)

  • Figures de style (p. ex., métaphore, énumération, répétition, personnification) qui enrichissent le texte.

« Pierre-Étienne n’entend plus rien tellement l’émotion le paralyse. » (p. 33)

« En effet, une grande sensation de chaleur s’étend sur ses joues, son front, son cou. » (p. 34)

« Elle semblait heureuse, tellement heureuse… » (p. 43)

« La deuxième cloche sonne, invitant tous les élèves à entrer immédiatement [dans] leur local… Le corridor se vide. » (p. 59)

  • Séquences descriptives détaillées, permettant au lectorat de visualiser les lieux, les scènes et les personnages; nombreuses séquences dialoguées facilitant la compréhension et rendant la lecture fluide.

« À l’heure du dîner, alors qu’il pleut à verse, Pierre-Étienne attend impatiemment son ami Jonathan. Par moments, le vent souffle des bourrasques chargées de gouttelettes froides qui s’écrasent sur le visage de Pierre-Étienne. Évidemment, quoique recouvert, le kiosque à musique du parc demeure un abri de fortune lorsque la pluie tombe à torrents. Après plus de trente minutes d’attente, transi d’humidité, Pierre-Étienne se rend à l’évidence que son copain ne se présentera pas au rendez-vous. Déçu, il se dirige vers la porte d’entrée latérale de l’école. » (p. 108)

« – Il a dû arriver quelque chose à Jo, conclut Jérémie. Ça ne me surprend pas, tu sais, dit-il à Élise. Jonathan n’avait pas d’affaire à se tenir avec un gars comme Kevin. Je les ai encore vus ensemble cette semaine à l’école et dimanche dernier, quand on est allés à la montagne. C’est pas une bonne idée… Mais en quoi ça concerne ton frère?
– Mais, P.-E., t’as dit un réseau de drogue… Es-tu mêlé à ça? Dis-moi que ce n’est pas vrai, insiste Élise, éberluée.
De la main droite, Pierre-Étienne leur fait signe de se taire et demande à Félix de répéter ce qu’il vient tout juste de lui dire.
– Tu veux me voir tout de suite? Où ça? Je ne connais pas… Quoi? Ouais, j’arrive. Non, non, je serai seul. Bye.
– Mais où vas-tu? demande Élise, inquiète. Ton repas est encore au micro-ondes… » (p. 125-126)

Référent(s) culturel(s)

  • Référence à des lieux au Québec (p. ex., les plaines d’Abraham, Val-du-Chêne, Yamaska, le mont Saint-Hilaire).
  • Référence à des chansons françaises (p. ex., Partons la mer est belle).

Pistes d'exploitation

  • Inviter une policière ou un policier de la communauté à présenter au groupe-classe les risques rattachés à la consommation et à la vente de drogues en milieu scolaire ou ailleurs. À la suite de la présentation, animer une discussion sur la question suivante : Si Pierre-Étienne avait été ton ami, que lui aurais-tu conseillé?
  • Demander aux élèves, réunis en équipes, de mener une recherche sur le cannabis, en tenant compte de critères précis (p. ex., lois en vigueur, disponibilité, consommation, effets). Les inviter à mener une campagne contre la drogue au sein de leur école en créant des affiches, ainsi que des documents informatifs et incitatifs tels que des publicités.
  • Animer une discussion sur les offres d’emploi pour adolescents au sein de leur communauté. Inviter les élèves à partager des ressources, des liens et des documents, pour démontrer qu’il existe de nombreuses façons « honnêtes » d’être rémunéré, y compris la possibilité de mettre sur pied une petite entreprise, comme celle de Marie-Claire et de Josiane, À vos minous, pitous, partez!
  • Animer une discussion sur les dernières phrases de l’œuvre : « La vie est un cadeau. Un beau cadeau. Il suffit de l’apprécier, dans ce qu’elle est et dans ce qu’elle nous offre, à tous les instants. » (p. 179)

Conseils d'utilisation

  • Avant la lecture, demander aux élèves de rédiger quelques phrases sur leur perception et leur expérience des drogues en milieu scolaire. Se servir de ces commentaires de manière anonyme pour stimuler des discussions en groupe-classe.
  • Accorder une attention particulière aux sujets délicats dont on traite dans le roman (p. ex., consommation et vente de drogues illicites, la mort).
  • Noter l’omission du mot « dans » (5e ligne, page 59). La phrase devrait se lire : La deuxième cloche sonne, invitant tous les élèves à entrer immédiatement « dans » leur local… »
  • Inciter les élèves à lire un autre roman sur la famille Dutrissac, soit 24, rue des Futailles, dont la fiche pédagogique se trouve dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 9e année, Série : Active-toi, Drogue