Anatomie de la fiche
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Un bruit dans les murs

Scritch, scritch… Un soir, Zack entend de drôles de bruits alors qu’il est seul dans le gymnase de l’école. Qu’est-ce qui gratte comme ça dans les murs? Des araignées géantes? Le fantôme d’un ouvrier emmuré vivant lors de la construction de l’école? Et si la réalité était encore plus effrayante?

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal et narrateur, Zack Bérubé, garçon courageux qui décide d’enquêter sur des bruits provenant des murs du gymnase de son école.

« J’ai dressé l’oreille, curieux comme un pitbull aux aguets.
SCCCCCCRRRRRRRRRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITCH
SCCRRRRRIIIIIIIIIIIIIIIIIIIITCH
Mon ventre s’est contracté. Le bruit ne venait pas du plafond. Il venait du mur, juste à côté de moi. Et il était de plus en plus fort. » (p. 9)

« Aucun adulte ne semblait prendre au sérieux les phénomènes inexpliqués qui se déroulaient dans notre école.
[…]
J’allais tenter d’y voir clair dès le lendemain, le temps d’assembler le matériel nécessaire. » (p. 32)

  • Personnages secondaires, Henri, meilleur ami de Zack, qui le soutient dans sa mission, Justine, sœur aînée d’Henri, qui pique la curiosité de Zack avec son histoire de fantôme, monsieur Luc, concierge qui tente de dissimuler la présence de rats dans l’école, Raf, amie de Justine, qui aide à éloigner les rats, ainsi que madame Labonté, directrice de l’école, non informée de l’infestation de rats.

« – Ce n’était pas mon imagination. Henri les a entendus aussi.
Mon ami a hoché la tête, en bon témoin :
– Comme des grattements dans les murs. Il y a peut-être une souris coincée? » (p. 14)

« – Ris si tu veux, mais il y a une vraie créature dans les murs du gymnase, a lancé Henri sur un ton de défi. Zack l’a entendue. Et moi aussi.
L’expression de Justine a changé subitement. Elle semblait effrayée, Terrorisée, même.
– Quoi? Vous avez entendu Marcel, le fantôme de l’école? » (p. 19-20)

« Le concierge est apparu au bout du couloir. Il portait des gants de plastique.
– Ne restez pas ici, les p’tits gars. Il y a des ordures partout. Un des sacs était percé.
Un sac percé? Le bac avait été dévoré, plutôt! Je l’avais vu, de mes yeux vu.
Monsieur Luc mentait, c’était clair. Que voulait-il nous cacher? Où était le bac? » (p. 29-30)

« Raf et Justine maniaient leurs bâtons comme des sabres de samouraï, mais les rongeurs insistaient, bondissaient, mordaient… Ils étaient fous ou quoi?! » (p. 67)

« La directrice, visiblement de retour, s’est aussi précipitée sur nous :
– Mais qu’est-ce qui se passe?!
– Les rats, ai-je dévoilé, le souffle court.
– Les rats? QUELS RATS?
J’aurais accusé les extraterrestres que la surprise n’aurait pas été plus grande. Elle n’était donc pas au courant… » (p. 72)

  • Roman d’horreur qui tient le lectorat en haleine du début à la fin; trame narrative s’organisant autour d’une enquête sur l’origine des bruits en provenance des murs de l’école; thèmes exploités (p. ex., peur, enquête, amitié, débrouillardise, rongeur) aptes à maintenir l’intérêt du lectorat et à l’inciter à affronter ses peurs.
  • Illustrations caricaturales en noir et blanc disposées à des endroits variés sur la page; scènes qui situent le lectorat dans le lieu de l’action et accentuent les émotions des personnages; divers types de plans (p. ex., rapproché, gros, très gros) créant des effets captivants; éléments visuels (p. ex., lignes de mouvement, idéogrammes) qui facilitent l’interprétation du texte.
  • Mise en page aérée et dynamique; texte réparti en 12 chapitres titrés; éléments graphiques (p. ex., tirets, guillemets, deux-points, points de suspension, caractères gras) qui facilitent l’interprétation du roman; texte en caractères blancs sur fond noir vers la fin du roman accentuant le fait que toutes les lumières de l’école se sont éteintes; nombreuses onomatopées insérées en lettres rehaussées à divers endroits dans le texte, contribuant à l’aspect mystérieux de l’histoire; dédicace et préface au début du livre; jeu avec corrigé, renseignements sur l’auteure et l’illustratrice et liste des œuvres de la collection noire à la fin.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; prédominance de mots connus; emploi de mots moins connus (p. ex., mygale, rouquine, inaudible, couinement, cagibi) et de mots du registre familier (p. ex., gars, chrono, câlin, boulot) compréhensibles à l’aide du contexte.
  • Emploi de phrases de base, de phrases transformées et de phrases à construction particulière; nombreuses phrases exclamatives et interrogatives ainsi que plusieurs phrases incomplètes traduisant les préoccupations des jeunes qui tentent d’élucider le mystère; phrases généralement courtes contribuant à la progression rapide de l’intrigue.

« – Il faut que je te montre quelque chose. Tout de suite!
Un peu plus loin, sous le panier de basket-ball, Justine a interrompu sa conversation avec des amis :
– Hé, Zack! Tu en fais, une tête… Tu as vu Marcel?
Sa petite blague l’a fait pouffer de rire. Pas nous.
Le souffle court, j’ai conduit Henri à l’intérieur, sous la cage d’escalier. Le plancher était toujours couvert de déchets, mais le bac troué n’était plus là.
Disparu.
Volatilisé.
Pouf!
– Il y avait un bac brun ici, il y a deux secondes, ai-je dit, un peu énervé. Il était tout rongé dans les coins. Les déchets sortaient même des trous!
Je secouais les autres poubelles, frustré. Mes gestes étaient secs. Je cherchais un indice, une preuve que je n’avais pas rêvé, n’importe quoi.
Rien. Le mystère restait entier. » (p. 28-29)

« À l’heure du midi, je discutais de mon idée avec Henri quand Justine s’est dirigée vers nous.
– Dégage! a ordonné mon garde du corps.
– C’est à Zack que je veux parler, a-t-elle riposté en se plantant devant moi. Damien a entendu des grattements dans les toilettes des gars, hier après-midi. Même chose pour Raf, dans le rangement du gymnase. On pense que ce serait peut-être des sour…
– Ce sont des rats, Justine, ai-je dévoilé. On les a vus!
Elle a froncé les sourcils.
– C’est la vérité, ai-je ajouté. Contrairement à ton fantôme, qui est cent pour cent faux.
Elle s’est gratté la tête, mal à l’aise.
– C’était juste pour rire… » (p. 56-57)

  • Nombreux procédés stylistiques (p. ex., hyperbole, personnification, métaphore, énumération, anaphore, antithèse) qui enrichissent le texte et agrémentent la lecture.

« Cinq secondes. Vingt secondes. Deux cent trente-quatre mille secondes… » (p. 12)

« – Peut-être un craquement qui joue des tours? a proposé madame Leclerc. » (p. 13)

« C’était la goutte qui faisait déborder le baril. » (p. 31)

« Pelage brun sale, moustaches crochues, longue queue mince et pointue… Ce n’était pas une souris… C’était UN RAT! » (p. 41-42)

« Cette fois, c’était la panique, le chaos. Cette fois, c’était vrai. » (p. 77)

« Mais c’est en voyant son œil unique et sa fente rouge et plissée que je l’ai reconnu : le monstre des égouts, le roi des toilettes. » (p. 78)

  • Séquences narratives et descriptives, entrecoupées de séquences dialoguées, qui permettent de s’immiscer dans l’esprit du narrateur, précisent le temps et le lieu de l’action et aident à comprendre les relations qui existent entre les personnages.

« Un ouvrier mort dans la salle des fournaises, juste sous le gymnase? Qui gratte les murs? Ça faisait beaucoup de coïncidences… Un frisson a parcouru mon dos.
– J’espère pour vous deux que ce n’est pas vraiment Marcel que vous avez entendu, a poursuivi Justine, inquiète. On dit qu’il arrive malheur à tous ceux qui sont témoins de ses manifestations.
Elle a déposé mon dessin sur la table, elle a ébouriffé les cheveux de son frère, puis elle a disparu aussi vite qu’elle était arrivée.
– Elle veut juste nous faire peur, a lancé Henri. Je la connais, ma sœur. Elle invente tout au fur et à mesure.
– Mais ça explique les grattements du gymnase…
– Tu veux rire? Tu crois vraiment qu’un fantôme appelle au secours, un siècle plus tard?
Henri a essayé de me convaincre que j’avais tort, mais c’était trop tard. L’hypothèse du fantôme me hantait. » (p. 22-23)

« Au son de la cloche, je me suis subtilement éloigné du brouhaha des élèves qui se dirigeaient vers les classes après avoir enlevé leur manteau. J’étais nerveux, mais je me répétais que mon inspection serait vite terminée. Après tout, j’avais cinq minutes avant le début des cours. Que pouvait-il m’arriver?
Henri surveillait le haut de l’escalier. Son rôle était de faire diversion si un adulte approchait. J’ai mis en marche le minuteur de ma montre, en prenant soin de me laisser quelques secondes pour le retour. J’ai descendu les marches en silence, presque sur la pointe des pieds. » (p. 36-37)

Pistes d'exploitation

  • Avant la lecture, demander aux élèves, réunis en équipes, d’observer la première de couverture, d’anticiper le déroulement de l’action, puis de noter leurs commentaires sur une grande feuille. Les inviter à faire part de leurs hypothèses au groupe-classe, puis à les afficher au tableau. À la suite de la lecture des deux premiers chapitres, leur permettre de vérifier leurs prédictions.
  • À la fin du roman, Zack a cru apercevoir une créature qui le guettait derrière un buisson. Proposer aux élèves, regroupés en dyades, de produire un 13e chapitre relatant la découverte de cette créature et d’en dessiner un croquis. Les inviter à lire leur texte devant le groupe-classe et à lui faire part de leur croquis.
  • Poser aux élèves la question suivante : As-tu ou as-tu déjà eu une peur quelconque? Inviter celles et ceux qui répondent « oui » à décrire leur peur et la façon dont ils l’ont vaincue ou essaient de la vaincre. Expliquer aux élèves la différence entre une peur et une phobie. Leur suggérer, regroupés en dyades, de trouver sur Internet le nom de cinq phobies, puis de rédiger une question à choix multiple reliée à chacune (p. ex., Qu’est-ce que l’acrophobie : la peur des chiens, la peur du tonnerre ou la peur des hauteurs?) Les inviter à poser leurs questions au groupe-classe.
  • Demander aux élèves, regroupés en dyades, d’effectuer une recherche sur les rats en tenant compte d’éléments précis (p. ex., caractéristiques nuisibles, méthodes de dératisation, solutions préventives). Leur proposer d’utiliser le fruit de leur recherche pour réaliser un dépliant informatif. Exposer les dépliants à la bibliothèque de l’école.

Conseils d'utilisation

  • Présenter ou revoir les caractéristiques du dépliant informatif afin d’en faciliter la réalisation.
  • Après la lecture du roman, inviter les élèves à jouer le jeu qui se trouve à la fin du livre.
  • Mettre à la disposition des élèves d’autres œuvres à suspense, telles que Théotime et les feux follets et Le Secret de la mère Thume, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 3e à 8e année, Série : Vraiment Top!, Top sur comment affronter ses peurs.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 4e à 8e année, Série : Vraiment Top!, Top sur les moyens pour résoudre une enquête.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 3e à 8e année, Série : Sciencexplosion, Trouver le coupable!