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Petits secrets de la nature

Aurélien Dupuis a écrit ce livre parce qu’il aime la nature. Mais il aime aussi les enfants à qui il adresse des contes qui parlent de couguar, de corbeau, d’éléphant, de bécasse, de porc-épic et de grand duc.

L’auteur a su écouter et observer pour découvrir ces petits secrets que lui ont révélés les animaux, les oiseaux et les plantes. Un monde si rempli de merveilles qu’après des centaines d’années de recherches, on saurait encore peu de chose sur la flore et la faune de chaque pays.

De son crayon agile, Scott Sassaman a illustré les contes de Petits secrets de la nature. Conteur et illustrateur se donnent la main pour entraîner plus facilement le jeune lecteur au royaume de la nature.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Selon les contes, un ou deux personnages principaux et quelques personnages secondaires facilement identifiables et généralement représentés par des êtres vivants des règnes animal et végétal ainsi que par des êtres humains.

    « Le couguar, témoin de la scène, n’avait pas bougé d’un poil. »  (p. 7-8)

    « De nouveau, les deux boucs s’étaient cabrés et s’étaient butés encore et encore. » (p. 30)

    « Dans un jardin d’Europe, il y a de cela longtemps, très longtemps, poussait une citrouille à côté d’un saule. » (p. 39)

    « Un jour, Julien, le fils du fermier, avait suggéré à son père de prendre le hibou au piège… » (p. 51)
     

  • Séquences descriptives et quelques dialogues qui aident à situer les intrigues dans l’espace et le temps et à expliquer leur contexte.

    « Il était une fois, quelque part en Inde, un éléphant qui allait vivre une très grande aventure. Il allait même connaître une renommée internationale. » (p. 15)

    « Il était une fois, en Colombie-Britannique, un chercheur d’or qui passait de longues heures à laver le gravier sur le bord d’une rivière. Il s’était construit une cabane en bois rond, non loin du lac Williams, à mi-chemin entre les villes de Lillooet et Quesnel. » (p. 19)

    « – Une tradition établie depuis des millénaires veut que celui qui a le soleil dans l’œil droit ait droit de passage, s’était écrié Pascal.
    – Moi, je tiens d’Altazar, le plus grand et le plus respecté des boucs entre la mer et les plaines, que c’est celui qui a le plus d’anneaux à ses cornes qui a droit de passage. Or, comme j’en ai plus que toi, c’est moi qui dois passer le premier, avait répliqué Joyal, sûr de ce qu’il avançait. » (p. 29)
     

  • Narrateur omniscient qui révèle les sentiments et les états d’esprit des personnages.

    « Allegro s’était vite adapté à la vie dans les villes américaines. Il était très heureux car il adorait amuser ses milliers d’admirateurs. » (p. 18)

    « En réalité, il n’avait pas hâte de quitter sa cabane, son lac, et aussi sa petite amie, la bécasse. Il avait été si heureux dans cette tranquillité qu’il hésitait à diriger ses pas vers l’inconnu. » (p. 22)

    « Là-dessus, les trois bonnes amies, heureuses de leur sort, étaient retournées à leur besogne habituelle en se dandinant allègrement. » (p. 48)  

Langue

  • Quelques figures de style (p. ex., comparaison, hyperbole) qui contribuent à enrichir le texte.

    « Alors qu’il ronflait à réveiller tous les animaux de la forêt, une petite souris piquée par la curiosité à la vue d’un si long tuyau décidait d’en explorer l’intérieur. » (p. 16)

    « À leur manière, les boucs remerciaient l’aigle de ses bons conseils. » (p. 31)

    « Dehors, c’était déjà le crépuscule mais il pouvait apercevoir un oiseau qui se débattait comme un diable dans l’eau bénite. » (p. 51-52)
     

  • Divers procédés narratifs (p. ex., le discours rapporté direct, l’organisateur textuel) qui contribuent à établir le contexte des récits.

    « – C’est beau l’insouciance mais elle peut coûter cher! dit le papa en prenant son garçonnet dans ses bras.
    Le pauvre homme ne pouvait savoir à quel point il disait vrai. » (p. 7)

    « Il y a de cela très longtemps, des chèvres de montagne paissaient sur le versant ouest du mont Robson en Colombie-Britannique. » (p. 27)
     

  • Registre courant dans l’ensemble de l’œuvre.

    « En arrivant près du rocher où était tapi le puissant couguar, l’enfant s’était accroupi. Il venait d’apercevoir une fourmilière qui grouillait d’activités. Deux fourmis allaient et venaient autour d’une mouche noire qu’elles s’évertuaient à traîner vers une minuscule butte de sable. » (p. 5)

  • Champs lexicaux évocateurs des émotions transmises par les textes (p. ex., peur, sérénité, abattement)

    « Depuis des millénaires, ces redoutables prédateurs sèment la terreur dans les champs, les marécages et les bois. Ils sont de véritables croque-morts doués d’une intelligence extraordinaire. Rien, absolument rien ne leur échappe. Si une tache sombre dans un buisson leur révèle un nid rempli d’innocentes victimes, les vandales s’y rendent immédiatement. » (p. 9-11)

    « De nature contemplative, il préférait la solitude. Il avait toujours aimé et respecté la nature. Son Dieu et sa religion, il les trouvait dans le calme, la beauté et la pureté de son environnement. » (p. 19)

    « Hélas! on ne pouvait pas lui donner des soins convenables. Le grand duc avait l’œil triste. Il perdait ses forces, ainsi coincé dans une boîte. » (p. 54-55)

Pistes d'exploitation

  • Inviter les élèves à rédiger un conte en suivant un des modèles proposés dans le recueil et en mettant en scène des animaux indigènes du Canada (p. ex., loup, castor, caribou).
  • Inviter les élèves à préparer une affiche publicitaire avec des photos ou des illustrations intégrant un slogan sur la protection et le respect des animaux sauvages.
  • Inviter les élèves à interpréter un des contes à l’aide d’un autre médium (p. ex., saynète, bande dessinée).

 

Conseils d'utilisation

  • Bâtir un mur de mots (champs lexicaux) avec les élèves pour leur permettre de bien apprécier l’œuvre et pour enrichir leur vocabulaire. Bien préparer les élèves à la lecture de certains contes qui traitent de la chasse et de la capture d’animaux à des fins commerciales (fourrure, ivoire, attractions foraines).
  • Exploiter les illustrations du livre comme déclencheurs pour amorcer la discussion et susciter la curiosité des élèves.
  • Discuter des messages qui sont véhiculés (p. ex., le respect de la faune) et inviter les élèves à partager leur opinion et à discuter de leur implication dans ce dossier.
  • Offrir la possibilité aux élèves qui éprouvent une certaine difficulté en lecture de choisir le conte qu’ils préfèrent, en consultant la table des matières.