Anatomie de la fiche
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Petits monstres

Marie-Louise Gay a créé une ribambelle de délicieuses bandes dessinées à l'attention de nos petits monstres adorés. À travers ces courtes histoires pleines d'humour, l'auteure-illustratrice traduit une nouvelle fois avec une remarquable justesse l'émerveillement et la curiosité dont font preuve les enfants.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

 

À propos du livre

Contenu

 

  • Personnages principaux, généralement des enfants qui ont une imagination exubérante et aiment s'amuser; personnages secondaires, des enfants, des animaux et des adultes.

« – DEVINE CE QUE JE VOIS QUAND JE FERME LES YEUX?
– ON NE VOIT RIEN LES YEUX FERMÉS. PEUX-TU MARCHER PLUS VITE?
– ATTENDS! JE VEUX TE DIRE CE QUE JE VOIS QUAND JE FERME LES YEUX…
– IL N'Y A RIEN À VOIR.
– ÉCOUTE-MOI! JE VOIS…
– C'EST IMPOSSIBLE!
– MAIS… MAIS… JE PEUX VOIR…
– C'EST BON! (SOUPIR) DIS-MOI CE QUE TU VOIS LES YEUX FERMÉS.
– JE VOIS…
– C'EST IMPOSSIBLE! DÉPÊCHE-TOI! ON EST EN RETARD. » (p. 4-5)

« – VER DE TERRE! JE T'ORDONNE DE RAMPER.
– TU VOIS! IL RAMPE.
– VER DE TERRE! NE BOUGE PAS D'UN POIL.
– IL NE BOUGE PAS!
– VER DE TERRE! JE T'ORDONNE DE VOLER.
– VOLE, VER DE TERRE, VOLE!
– IL NE VOLE PAS.
– C'EST NUL… PARTONS.
– PFFF! CE SONT LES VERS DE TERRE QUI DIRIGENT LE MONDE! » (p. 22-23)

  • Recueil de courtes bandes dessinées amusantes portant sur le monde de l'enfance; thèmes exploités (p. ex., joie de vivre, curiosité, animaux, nature) aptes à permettre au lectorat de faire des liens avec son vécu, tout en l'incitant à laisser libre cours à son imagination.

 

Présentation

 

  • Superbes illustrations dessinées au crayon et à l'aquarelle incitant le lectorat à en examiner les multiples détails; emploi d'une variété de types de plans (p. ex., panoramique, moyen, rapproché) et d'angles de vue (p. ex., vue frontale, vue latérale, plongée, contre plongée) créant des effets captivants et révélant les émotions des personnages; éléments visuels (p. ex., bulles de dialogue, lignes de mouvement, idéogrammes, onomatopées) qui animent les scènes.
  • Mise en page aérée; œuvre répartie en 19 histoires aux titres accrocheurs, chacune pouvant être lue de façon indépendante; une à quatre bandes par page, chacune généralement délimitée par un cadre; éléments graphiques (p. ex., points d'exclamation, points de suspension, points d'interrogation, parenthèses, caractères gras) facilitant l'interprétation du texte; dédicace et table des matières au début de l'œuvre; bande dessinée composée de trois bandes sur la quatrième de couverture.
  • Dimensions : 22,6 cm x 31,2 cm; couverture rigide.

 

Langue

  • Registre de langue courant; prédominance de mots fréquents et familiers (p. ex., chat, monstre, garçon, peur, invisible, voler, surprise); utilisation de quelques mots du registre familier (p. ex., ouais, hein, ouache) et de mots nouveaux (p. ex., zen, écervelé, maléfiques, acérées, visqueuses) compréhensibles à l’aide des illustrations et du contexte; emploi du mot inventé « rhizoneros » injectant un brin d’humour dans le texte.
  • Emploi de phrases de base, de phrases transformées et de nombreuses phrases à construction particulière; phrases généralement courtes; prédominance de phrases exclamatives et interrogatives favorisant une lecture expressive.

« – REGARDE, UN LAPIN!
– OÙ ÇA?
– LÀ-BAS.
– ON L’ATTRAPE?
– IL A DISPARU.
– COMME PAR MAGIE!
– LE VOIS-TU?
– NON, IL FAIT TROP NOIR.
– PEUT-ÊTRE QUE JE PEUX L’ATTRAPER PAR LA QUEUE.
– C’EST VRAIMENT TRÈS PROFOND. LES LAPINS CREUSENT TROP BIEN.
– PENSES-TU QUE CE TUNNEL VA JUSQU’AU CENTRE DE LA TERRE?
– AU MOINS! JE NE PEUX MÊME PAS TOUCHER LE FOND AVEC CETTE BRANCHE. » (p. 38-39)

  • Procédés stylistiques (p. ex., structure répétée, répétition, hyperbole, interjection, expression imagée, métaphore, personnification, comparaison) qui enrichissent les textes.

« – BON,VOYONS VOIR QUI A ÉTUDIÉ SA LEÇON D’HISTOIRE HIER SOIR… EN QUELLE ANNÉE EST NÉ…?
– SI JE NE BOUGE PAS, ELLE NE M’INTERROGERA PAS.
– SI J’AI L’AIR DE RÉFLÉCHIR PROFONDÉMENT, ELLE NE M’INTERRROGERA PAS.
– SI JE ME MOUCHE, ELLE NE M’INTERROGERA PAS.
[…]
– JE LE SAIS! JE LE SAIS! » (p. 10)

« – TU VAS TE CASSER LE NEZ EN MILLE MORCEAUX. » (p. 16)

« – OUF! IL NE NOUS A PAS VUS. ON L’A ÉCHAPPÉ BELLE. » (p. 19)

« – OH LA LA! VOTRE CHAUMIÈRE EST UNE PETITE MERVEILLE! » (p. 27)

« – OUACHE! MA PEAU EST SI BLANCHE ET SI SÈCHE. ON DIRAIT DU PAPIER. » (p. 32)

  • Séquences dialoguées débordant d’humour, qui aident à percevoir les émotions des personnages et à comprendre les relations qui existent en eux; aucune séquence descriptive.

« – ÉDOUARD?
– QUI? MOI?
– OUI, TOI. TU AS LEVÉ LA MAIN.
– JE N’AI PAS LEVÉ LA MAIN. JE ME GRATTAIS LA TÊTE.
– ENFIN… CONNAIS-TU LA RÉPONSE?
– JE N’AI PAS PU ÉTUDIER HIER SOIR, MON CHIEN EST MORT.
– ÉDOUARD, TON CHIEN EST MORT TROIS FOIS, CE MOIS-CI.
– EUH… JE VOULAIS PLUTÔT DIRE QUE MON PINSON EST MORT…
– NON. TON PINSON EST MORT LA SEMAINE DERNIÈRE. BON. QUI CONNAÎT LA RÉPONSE? » (p. 10-11)

« – QUAND J’ÉTAIS PETIT, JE CONNAISSAIS PLEIN DE GRANDS MOTS.
– ET ALORS? TOUT LE MONDE CONNAÎT DES GRANDS MOTS.
– OUAIS, MAIS QUAND J’AVAIS UN AN, JE POUVAIS DIRE LE MOT RHIZONEROS.
– ET ALORS? TOUT LE MONDE CONNAÎT CE MOT.
– AH OUI? JE PARIE QUE TU NE SAIS MÊME PAS CE QUE C’EST UN RHIZONEROS.
– TU RIGOLES? TOUT LE MONDE SAIT CE QUE C’EST.
– ALORS? TU NE LE SAIS PAS, HEIN?
– OUI! MAIS JE NE TE LE DIRAI PAS.
– J’AIMERAIS BIEN QUE QUELQU’UN ME DISE CE QUE C’EST UN RHIZONEROS. » (p. 28-29)

Pistes d'exploitation

 

  • Demander aux élèves d'observer l'illustration des pages 40 et 41, puis de décrire les activités auxquelles participent les lapins dans leur terrier. Leur proposer de faire un dessin d'un lapin ou d'un groupe de lapins en train de prendre part à une activité physique (p. ex., soccer, trampoline) ou artistique (p. ex., danse, musique, arts visuels). Les inviter à créer un collage collectif avec les dessins, puis exposer leur création dans l'école.  
  • Former des équipes, puis assigner une bande dessinée à chacune. Leur demander de reproduire l'histoire sous la forme d'une saynète, puis de la présenter devant un autre groupe-classe.
  • Proposer aux élèves, regroupés en dyades, de trouver dans des livres mis à leur disposition des exemples d'onomatopées, puis de préciser ce qu'elles représentent. Animer une mise en commun afin de leur permettre de faire part de leurs trouvailles au groupe-classe.
  • Demander à deux élèves de lire à voix haute le dialogue des personnages dans les trois vignettes de la page 18. Suggérer aux élèves, regroupés en dyades, d'imaginer le monstre qui poursuit les enfants, puis de le dessiner. Les inviter à comparer leur monstre avec celui de l'histoire. 

 

Conseils d'utilisation

 

  • Présenter ou revoir les caractéristiques de la bande dessinée afin d'en faciliter la lecture.
  • Présenter ou revoir l'onomatopée.
  • Mettre à la disposition des élèves d'autres bandes dessinées, telles que Le bal des lucioles, Le chat et la mouche et Petite Angélique, dont les fiches descriptives se trouvent dans FousDeLire.

 

Ressource(s) additionnelle(s)

 

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, Maternelle à 2e année, Mini TFO – Chansons 2, Mon imagination.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 3e à 12e année, Série : Tutoriel BD, Tout savoir sur les onomatopées.