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Petites chroniques dépaysantes

Un périple au pays de la cornemuse, des aventures dans des « paradis » tropicaux qui ébranlent de nom­breuses conceptions, un retour au pays natal où rien ne se déroule comme prévu, une passion partagée par un père et un fils pour le hockey, la découverte fascinante de lieux et de cultures chez soi, des vacances en famille qui permettent de partager de bons moments avec les siens… Voici quelques-uns des souvenirs de voyage que les élèves ont réussi à transformer en des récits captivants, faisant preuve à la fois d'un bon sens d'observation et d'un véritable talent de communicateurs.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Un personnage principal dans la majorité des récits, narratrice ou narrateur racontant un voyage inoubliable.

    « Mon nom est Rosalie Lemay et je suis née en Chine. Adoptée à l’âge d’un an, je suis devenue canadienne-française quelques mois plus tard. […] Non, je ne connais pas mes "vrais" parents et oui, pour la première fois depuis ma naissance, je retourne en Chine. » (p. 12)

    « Ma famille et moi fuyons le conflit israélo-libanais pour nous établir au Canada. Nous espérons commencer une vie paisible à l’étranger. » (p. 30)

    « Je crois rêver. Il y a à peine quelques heures, j’ai fait du parachutisme pour la première fois et, à présent, me voici prête à nager tel un poisson avec des créatures marines; les dauphins sont jusqu’à dix fois plus rapides que les humains. » (p. 63)

    « Jamais je n’oublierai mon passage à Manawan. Un voyage dans le passé déchirant d’un peuple oublié. Pendant un mois, je m’étais retirée de mon paisible quotidien d’Ottawa. Pour toujours, la culpabilité de ne pas avoir pu aider davantage restera en moi. » (p. 110)
     

  • Personnages secondaires ayant un lien de parenté, qui accompagnent les personnages principaux, contribuant ainsi à la vraisemblance de leur expérience de voyage.  

    « Le fait d’entendre les gens autour de moi parler exclusivement la langue albanaise, de voir les affiches en albanais, de voir mes grands-parents à l’autre bout du terminal qui attendaient impatiemment notre arrivée, tout cela a provoqué beaucoup de nostalgie chez moi. » (p. 37)

    « Ma sœur et moi sommes d’accord avec mon père. Le lendemain, nous allons chercher un voilier et nous pratiquons nos prouesses maritimes sur la rivière. » (p. 46)

    « En ce mois d’août 2014, mes parents, mes grands-parents et moi sommes en croisière dans la Méditerranée. » (p. 91)
     

  • Recueil de 30 courts récits de voyage répartis en six thématiques : Allers-retours intérieurs, Sous les tropiques, Périples en Europe, Voyages chez soi, Esprit sportif et Vacances en famille; textes qui invitent à la découverte de soi et de l’autre, tout en suscitant la réflexion et les remises en question; intrigues teintées de leçons de morale, suivant un ordre chronologique, parfois entrecoupées de retours en arrière expliquant une situation familiale ou l’histoire d’un pays.
  • Mise en page aérée; éléments graphiques (p. ex., guillemets, tirets, italiques, points de suspension, majuscules) facilitant l’interprétation des textes; symbole en forme de triangle indiquant un changement de scène dans certains récits; courte notice biographique de l’auteur ou de l’auteure à la fin de chaque récit; préface présentant le rôle, les remerciements et les félicitations de l’auteure-conseil au début de l’œuvre et table des matières à la fin; description du concours Mordus des mots sur la quatrième de couverture.

Langue

  • Registre de langue courant dans l'ensemble des récits; langage familier dans certains dialogues.

    « Nous flânions dans les rues étroites et pittoresques du quar­tier historique de Havana vieja, lorsque la réponse me frappa tel un coup de poing. […] Je réalisai brusquement que le bonheur ne s’achète pas. C’est un état d’esprit fondé sur des relations humaines sincères, le partage, l’entraide et les joies simples de la vie quotidienne. » (p. 60-61)

    « Chez eux, ils parlent français différemment, car on ne dit pas "Tu peux-tu m’passer les fourchettes?" mais "Est-ce que tu pourrais me passer les fourchettes?". Eh oui! par ici, ils parlent comme ils écrivent, excepté lorsqu’ils utilisent l’anglais. Si nous, nous disons "stationnement", eux, ils disent "parking" avec une prononciation à en faire tressaillir d’horreur mon enseignante d’anglais. » (p. 86)

    « – T’as pas froid? Moi je me les gèle ici; et toi t’es à moitié sorti de ton sac de couchage!
    – De quoi tu parles? Y fait dix-sept degrés, c’est très bien comme température, lui répondis-je. » (p. 87)
     

  • Utilisation d’une variété de types et de formes de phrases (p. ex., déclarative, interrogative, exclamative, impérative, négative, impersonnelle) contribuant à la lisibilité des textes.

    « Nous passons dans certains quartiers anéantis par les combats. Le regard des habitants reflète leur    désespoir. » (p. 32)

    « – Eh! Arrêtez une seconde. Regardez, dit-il.
    – Qu’est-ce que c’est? demande ma mère.
    – Une course de voiliers dans deux jours. On devrait y prendre part.
    – Pour se faire humilier?
    – Humilier? Quoi? Non! Je suis un des meilleurs marins ici. Qu’est-ce que vous en pensez? » (p. 45)

    « Tout cela me fait peur. Comment peut-il exister un centre touristique aussi riche et propre tandis qu’un village avoisi­nant souffre d’une telle pauvreté? Comment peut-on ignorer le fait qu’un village de paysans dépérit pendant que la région touristique fleurit? Comment deux régions d’une telle proxi­mité peuvent-elles être si différentes? » (p. 74-75)

    « Il est évident dès le début du match que la Finlande est l’équipe gagnante. » (p. 138)

    « Elle m’explique que, pour plonger, il faut courir vers le bord du quai, s’élancer dans les airs en pointant les bras vers l’eau et faire suivre son corps. » (p. 175)
     

  • Figures de style variées (p. ex., périphrase, hyperbole, onomatopée, énumération, antithèse, comparaison, personnification) mettant en relief des sentiments et contribuant à la création d’ambiances.

    « Dès que j’ai aperçu Toronto de l’avion, je suis tombé amoureux de cette ville. Toronto m’est apparue toute blanche et majestueuse avec ses gratte-ciel. Qu’on l’appelle la Ville Reine était pour moi une évidence. » (p. 19)

    « Les frontières des trottoirs débordaient de personnes; l’envi­ronnement condensé m’avait, en fait, rappelé le couloir de mon école secondaire où je suis souvent noyée dans la masse d’élèves qui circulent. » (p. 24)

    « – Cocorico! Cocorico!
    Une nouvelle journée débute au village… » (p. 30)

    « C’était un véritable festival de saveurs : potages garnis de viandes et d’herbes, salades composées, crevettes marinées, pains à l’ancienne, poissons en sauce, viandes mijotées… » (p. 57)

    « À la fin de ses explications, ma sœur, qui avait déjà enfilé son maillot, avait l’épaule rouge comme un homard. » (p. 95)

    « L’hiver venait d’envelopper la terre de sa belle nappe blanche opaline. Les flocons de neige dansaient, se balançaient et virevoltaient dans le ciel d’azur. Les arbres dans les forêts de Manawan frémissaient, alors que le vent frais de l’hiver sifflait avec les oiseaux. » (p. 105)
     

  • Séquences descriptives qui apportent des précisions sur les personnages et les lieux; séquences narratives exprimant les réflexions de la narratrice ou du narrateur; séquences dialoguées peu nombreuses révélant les émotions des personnages.

    « Après cette visite chargée d’émotions, même si je n’ai pas retrouvé les traces de mes racines biologiques, j’ai trouvé une maison. On m’a invitée à revenir quand je voulais, car j’aurais toujours une grande famille chinoise qui partagerait mon bonheur. » (p. 15)

    « Il y a des enfants de mon âge assis autour d’un feu pour se réchauffer. La guerre les a laissés sans abri et je doute qu’ils aient de la nourriture et de l’eau. Mon père m’explique que plusieurs bâtiments ont été bombardés, délogeant de nombreuses familles. » (p. 32)

    « Des maisons délabrées étaient alignées en rang d’oignons au bord d’une ruelle. Les toits de paille et les murs en tor­chis donnaient à ces habitations une allure sale, pauvre et laide. Ces maisons […] étaient invivables à mes yeux. Du linge bas de gamme séchait sur des cordes suspendues autour des habitations. Des hommes accablés par la chaleur étaient couchés sous des palmiers pendant que d’autres discutaient de tout et de rien en fumant des cigarettes. Des femmes et des vieillards attroupés près de l’autobus quémandaient quelques dollars. » (p. 60)

    « – Excusez-moi, jeune homme, je vois que vous avez à manger. En avez-vous un morceau pour moi?
    […]
    -Voilà, monsieur, c’est pour vous!
    – Merci, jeune homme, vous êtes le premier aujourd’hui à ne pas m’ignorer. J’apprécie beaucoup votre geste. Que Dieu vous protège! » (p. 134)

    « Je me considère chanceuse d’avoir pu visiter ce magnifique pays. Je suis maintenant consciente que les habitants de chaque pays vivent de façon différente, selon leur culture. » (p. 186)

Référent(s) culturel(s)

  • Référence au Tintamarre, activité culturelle des Acadiens.
  • Référence à la communauté de Manawan, réserve autochtone canadienne, située au nord de Montréal.  

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves de relever, en cours de lecture, des référents culturels de la francophonie ontarienne, canadienne et internationale. Après la lecture, dresser, en groupe-classe, la liste des référents culturels relevés, puis l'afficher dans la salle de classe.  
  • Suggérer aux élèves, regroupés en dyades, de dégager les valeurs véhiculées dans deux récits de leur choix. Animer une mise en commun afin de leur permettre de faire part de leurs trouvailles au groupe-classe.
  • Inviter les élèves à raconter une expérience de voyage. Leur demander de préciser la réflexion ou la remise en question qu'a suscitée leur voyage. Permettre aux membres de l'auditoire de poser des questions à la suite de chaque présentation.

Conseils d'utilisation

  • Encourager les élèves à participer au concours de création littéraire Mordus des mots ou à un concours semblable organisé à l'intérieur de l'école.
  • Inviter les élèves à lire des textes d'autres œuvres de la même collection, telles que Petites chroniques de l'imaginaire, Petites chroniques du crime, Petites chroniques identitaires et Petites chroniques de notre histoire, dont les fiches descriptives se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Portraits de voyage, divers épisodes.