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Anatomie de la fiche
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Malourène et la reine des fées

Cachée dans l’ombre, Malourène pleure jusqu’à se vider de toutes ses larmes. Comment une si gentille petite fée peut-elle avoir un aussi gros chagrin? N’y a-t-il rien à faire pour la consoler?

Chut! Écoutez… Vous entendez? On dirait une chanson. Non, c’est une voix douce… Une voix de fée qui dit à Malourène : « Trouve la reine des fées. »

Bien sûr! C’est ce qu’elle doit faire : aller tout raconter à la reine. Oui, mais… qui dira à Malourène où habite la reine des fées?

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal, la petite fée Malourène, blessée par le rejet des autres lors du Congrès annuel des fées, qui se lance à la recherche de la reine des fées pour trouver conseil, faisant des rencontres peu ordinaires en cours de route; personnages secondaires, une petite fourmi qui indique le chemin à Malourène, un pissenlit qui lui suggère de se poser les bonnes questions, un caillou qui lui propose d’arrêter de chercher, ainsi que d’autres personnages adjuvants ou opposants tels que des princes, des voisins, des gnomes, des lutins et des elfes.

    « Elle n’a que sa petite robe de printemps de l’année dernière, et sa baguette magique ressemble à un crayon mal taillé.
    La petite fée soupire. Elle s’appelle Malourène. Elle voudrait bien entrer dans ce merveilleux hôtel. Après tout, elle est fée, elle aussi. Une toute petite fée, mais une fée quand même. » (p. 10-11)

    « Décidément, cet insecte extraordinaire voit tout ce qui se passe dans la tête de Malourène! Cependant, la fée n’est pas plus avancée. Elle le sait bien qu’elle doit rechercher la reine des fées. Mais de quel côté aller?
    – Par là, laisse tomber la fourmi.
    – Par là? Où ça? Malourène baisse les yeux. Plus de fourmi! » (p. 29)

    « – Pourquoi tourner en rond? répète le pissenlit. Reste donc où tu es. C’est le monde qui tournera autour de toi, ça reviendra au même et c’est bien moins fatigant. » (p. 38)

    « – Quoi, ça recommence! s’écrie-t-elle. Les cailloux parlent maintenant! Et celui-ci, il va sans doute me dire que la reine des fées est dans ma chaussure!
    – Hé, pourquoi pas, dit le caillou? En cherchant bien… » (p. 47)
     

  • Intrigue captivante, riche en rebondissements, qui sensibilise le lectorat au fait que le bonheur siège souvent à l’intérieur de soi plutôt qu’à l’extérieur; histoire qui saura capter l’intérêt du lectorat de par les thèmes exploités (p. ex., fées, apparences, tristesse, quête du bonheur, humour, estime de soi).

    « Ça n’arrête plus! Les unes après les autres, les fées viennent déposer dans les bras de Malourène leurs fourrures, leurs capes ou leurs manchons de renard bleu.
    Et, debout au milieu du vestibule, croulant sous le poids des vêtements des invitées, la petite fée comprend qu’on l’a simplement prise pour la dame du vestiaire! » (p. 15-16)

    « En voyant Malourène si simple et si clairvoyante, elles ont compris pourquoi elle était la plus grande d’entres elles.
    Et toutes s’effacent devant elle en murmurant respectueusement :
    – Regardez! La voilà! C’est Elle… C’est la Reine des fées… » (p. 60)

Présentation

  • Plusieurs illustrations en noir et blanc, qui révèlent les émotions ressenties par les personnages et qui représentent les moments stratégiques de l’intrigue, contribuant à la compréhension de l’œuvre.
  • Caractères d’écriture noirs sur fond blanc; taille de police appropriée au lectorat visé.
  • Mise en page aérée; texte, souvent pleine page, organisé en quatre chapitres titrés et numérotés; table des matières et présentation des œuvres des collections Le chat & la souris et Saute-Mouton à la fin du roman.
  • Dimensions : 11 cm x 18 cm; couverture souple, papier mat.

Langue

  • Emploi de mots fréquents et familiers (p. ex., fées, robes, chapeaux, reine, pissenlit) et de mots nouveaux (p. ex., insensé, astrakan, émue, atours, clairvoyante) permettant au lectorat d’enrichir son vocabulaire.
  • Emploi de phrases de base, de phrases à construction particulière et de phrases transformées, de types et de formes variés (p. ex., exclamative, interrogative, impérative et négative), ajoutant du dynamisme à la lecture et contribuant à la lisibilité de l’œuvre. 

    « Un petit air? Mais oui, justement… Elle entend comme une chanson, un petit air doux qui volette dans sa tête, une voix suave… Une voix de fée… Une voix de fée qui coule comme du miel sur une tartine beurrée…
    Mais elle n’entend pas bien. Elle n’entend que la musique de la voix, pas les paroles. Elle ferme les yeux et se concentre. » (p. 18-19)

    « Ça doit être bien triste de vivre dans un monde où tous les gens sont habillés en noir, un monde qui tourne en rond sur ses petites pattes maigres, un monde où on regarde toujours par terre, un monde où il n’y a pas de fées…» (p. 26)

    « Pose-toi donc les bonnes questions, voyons! reprend le pissenlit qui semble avoir lu dans les pensées de la fée. 
    "Les bonnes questions! Il est comique, ce pissenlit, pense-t-elle. Est-ce qu’il connaît les bonnes réponses, lui? Est-ce qu’il sait à quoi elle ressemble, la maison de la reine des fées, puisqu’il est si malin?" » (p. 39)
     

  • Emploi de nombreux procédés stylistiques (p. ex., répétition, énumération, comparaison, expression figurée, personnification) qui enrichissent le texte et permettent d’apprécier le style de l’auteur.

    « Cachée dans l’ombre, Malourène pleure, pleure, pleure. Elle pleure pendant des heures, elle pleure pendant des jours, et même encore un peu plus. Elle pleure jusqu’à se vider de toute son eau. » (p. 17)

    « Et la reine lui donnera un plus beau chapeau, plus haut, plus pointu, plus brillant, et une grosse voiture, et un prince charmant qu’on peut mettre en bandoulière… » (p. 21)

    « Elle regarde distraitement et aperçoit une fourmi grimpant le long de son mollet.
    Une petite fourmi noire comme une poussière de charbon. » (p. 25)

    « Et elle passe son chemin, la mort dans l’âme, sans se retourner. Elle a tort, d’ailleurs, car si elle se retournait de temps en temps, elle verrait les souches rigoler dans son dos! » (p. 34-35)
     

  • Dominance de séquences descriptives qui apportent des précisions sur les événements, les personnages et leurs émotions, permettant au lectorat de s’immiscer dans l’univers fantaisiste de la fée Malourène; séquences dialoguées permettant de mieux comprendre les relations entre les personnages.

    « Alors elle s’enhardit. Elle pose les deux pieds sur le tapis, puis elle trottine vers l’escalier illuminé. Elle grimpe les marches en sautant à pieds joints. À chaque bond, ses deux couettes font bravo au-dessus de sa tête. » (p. 11-12)

    « Alors, le désespoir et la lassitude s’abattent de nouveau sur ses épaules, et la petite fée se laisse tomber dans l’herbe comme un sac. En cet instant-là, elle voudrait bien n’être qu’une fourmi noire, ordinaire, et tourner en rond sur ses petites pattes maigres, sans se poser de questions.
    – Et pourquoi donc tourner en rond, je vous prie? fait une voix pointue à côté d’elle. » (p. 37)

Pistes d'exploitation

  • Relire, avec les élèves, le premier chapitre du roman et discuter de l’élément qui déclenche la quête de Malourène. Poser des questions pour orienter l’échange (p. ex., Quel événement a bouleversé le monde de Malourène? Résume la scène que voit la petite fée en arrivant au grand hôtel. Pourquoi est-elle intimidée? Selon toi, a-t-elle raison? Qu’aurais-tu fait à sa place?).
  • Former des groupes de deux et demander aux élèves de comparer le personnage de Malourène au personnage d’une des belles fées qui étaient au Congrès. Leur suggérer d’illustrer les deux personnages sur une page et d’ajouter des mots autour de chacun pour décrire leurs traits physiques (p. ex., chapeau de paille / chapeau pointu décoré de pierres précieuses) et leurs traits de caractère (p. ex., accueillante / froide). Encourager les élèves à se référer à l’œuvre pour les aider à trouver des attributs descriptifs.
  • Faire remarquer aux élèves que l’auteur utilise souvent la répétition ou l’énumération pour créer un effet particulier (p. ex., « Elle a la tête vide, l’estomac vide et le cœur vide. » p. 18). Leur demander d’écrire un court poème sur ce qui les rend heureux, en utilisant ce procédé stylistique. Leur suggérer d’ajouter des éléments visuels au moment de la publication.
  • À un cercle de lecture, amener les élèves à discuter de la signification de la citation suivante : « Elle n’est pas une petite fée, elle est une fée tout court, une fée à part entière. Elle n’a rien à envier aux autres fées. Elle se sent bien comme elle est, elle ne sera pas plus fée en cousant des diamants sur son chapeau ou en se mettant de l’hermine autour du cou. » (p. 50) Demander aux élèves de justifier leur réponse en donnant des exemples tirés du texte ou du quotidien.

Conseils d'utilisation

  • Revoir les caractéristiques du poème dans le but d’en faciliter la rédaction.
  • Encourager les élèves à lire les autres aventures de Malourène qui sont présentées à la dernière page du roman.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 1re à 4e année, Série : Célestin, Te moque pas de moi!, Oh! Elle est pauvre.