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Légendes autochtones

Les peuples qui ont habité l’Amérique du Nord, et plus particulièrement le Canada, avant l’arrivée des Européens, vivaient très près de la nature et avec elle, dans le respect de l’environnement. Cette proximité a développé chez eux des trésors de mysticisme, des siècles de croyances ancestrales et surtout des imaginations aussi fertiles que les terres qui les ont conçues. […]

La naissance du monde, la rencontre du sasquatch, les aurores boréales, la disparition des Béothuks, le capteur de rêves, le mythe du loup blanc ne sont que quelques-unes des légendes que vous découvrirez à travers les yeux et les paroles des différentes tribus canadiennes.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

 

À propos du livre

Contenu

  • Légendes présentant de nombreux personnages surnaturels, mythiques, divins ou simplement symboliques; ceux-ci ont des noms qui reflètent les traditions autochtones, possèdent parfois des pouvoirs particuliers et incarnent souvent des éléments de la nature ou du règne animal.

    « D’autre part, plusieurs tribus croient que c’est le demi-dieu Michaboo qui créa la Terre. Né d’une mère humaine et d’un esprit, selon certains, Nanabozo (autre nom de Michaboo) apparaît la plupart du temps sous la forme d’un lapin. » (p. 63)

    « Pendant le retour, le frère aîné explique à son cadet qu’il est chaman et possède certains pouvoirs, comme celui de contrôler le poids des choses. Il est aussi invisible; c’est pourquoi les chiens n’ont pas senti sa présence. Seul Kaujjakjuk peut le voir. » (p. 174)

    « Fleur-des-Champs et Chien-de-Prairie prennent donc la forme d’une guêpe et d’un taon et ils volent dans la direction qu’a vue la jeune femme dans son rêve. » (p. 201)
     

  • Intrigue bâtie autour de personnages qui vivent des défis et se livrent à des combats dans le but de les relever et où la vraisemblance et l’invraisemblance se marient; les faits historiques réels et les événements surnaturels s’entremêlent, contribuant ainsi à créer l’atmosphère particulière de ces légendes.

    « Pendant que Fée blanche battait de ses maigres ailes filiformes et transparentes, tous les animaux s’organisèrent. C’est Tortue qui prit les commandes. » (p. 14)

    « Au printemps de 1615, Samuel de Champlain remonta la rivière des Outaouais une deuxième fois, à la recherche de son interprète Nicolas de Vignau qu’il avait confié l’année précédente à une tribu installée sur la rive Nord. » (p. 91)

    « Glouseclappe avait vaincu la plupart des adversaires de la Terre; il avait eu affaire à la tribu des Kewawkqu’ qui étaient d’horribles magiciens géants; il avait combattu les Médécolins, des sorciers notoires, ainsi que Pamola, le grand esprit maléfique de la nuit; il avait été confronté à d’innombrables maladies et il avait toujours trouvé une solution pour sauver son peuple. » (p. 223)
     

  • Narrateur la plupart du temps omniscient, mais parfois témoin; il est alors le conteur qui transmet ses histoires, qui écrit à la première personne du singulier et qui s’adresse directement aux lecteurs, et ce, avec un brin d’humour.

    « Grand Frère était mécontent, très mécontent. Il avait créé les humains, à titre d’expérience, ne sachant pas quel impact ils auraient sur le monde d’Au-Dessous. » (p. 33)

    « L’histoire que je vous conte ici montre bien comment les débats sont parfois houleux et longs, mais aussi ennuyeux et sans grands résultats. » (p. 64)

    « Une dernière chose avant de terminer mon histoire : non, le Velcro ne fait pas le même bruit que la fermeture à glissière. Si vous vous rendez dans le Nord, assurez-vous d’avoir une parka qui se ferme avec une languette YKK… » (p. 141)
     

  • Séquences dialoguées et descriptives nombreuses permettant de connaître les pensées et les actions des personnages; plusieurs notes explicatives placées à la fin du recueil ajoutant une dimension historique aux légendes et décrivant des réalités entourant les Autochtones.

    « – Éloignez-vous de moi, petites pestes. Vous ne voyez pas que je tente de boire en paix.
    – Onnyout! Nous voilà! Tu es venu sur la Terre pour nous voir.
    – Vous êtes d’abominables petites bestioles! Pourquoi serais-je venu ici pour vous voir? » (p. 55)

    « Tonnerre-Roulant ne disait rien, mais son front plissé montrait le souci et l’angoisse qui l’accablaient devant son impuissance à repousser le mal qui rongeait sa princesse adorée. Il le sentait, elle mourait rapidement : elle ne verrait sans doute pas la prochaine lune. » (p. 85)

    « 48. Les Nuxalks sont un peuple vivant en Colombie-Britannique. Souvent appelés à tort les Bella Coola, ils ont repris leur nom pour se distinguer des autres tribus vivant dans cette belle région. » (p. 317)

Langue

  • Registre courant employé dans les séquences descriptives et dialoguées facilitant la compréhension chez le lectorat ciblé.

    « Plus le temps passait, plus les animaux s’activaient, plus les poissons nageaient en couple pour produire une quantité faramineuse d’œufs, ces petites gélules douces et compactes qui serviraient à amortir le choc de l’atterrissage de Fée blanche. » (p. 15)

    « – Qu’as-tu donc, Akis, pour avoir tant de chagrin? Le soleil brille, les oiseaux gazouillent, la nourriture ne manque pas.
    – Pardonnez-moi de vous importuner avec ma misère, Grand Frère. Je pleure de n’être plus belle, de ne plus être comme mes semblables, d’avoir perdu ma queue parce que je voulais tellement vous rencontrer de près. J’ai péché par orgueil, ne sachant pas voler, et je me vois punie pour ce méfait. » (p. 28)
     

  • Vocabulaire juste et parfois plus recherché lié, entre autres, à la création, aux Autochtones, aux divinités, à la chasse et à la nature.  

    « Elle fut agréablement surprise par l’accueil de toutes ces bêtes polymorphes et les remercia de son large sourire. » (p. 16)

    « Le chaman est le seul de la tribu à connaître le passage secret pour se rendre chez les anciens, qu’il consulte et de qui il apprend la science de la guérison. » (p. 138)

    « Une heure plus tard, un beau wapiti mâle se présente devant lui et il l’atteint de deux flèches. Puis, il lui coupe la gorge et s’abreuve de son sang chaud en le remerciant d’avoir croisé son chemin. Il sait déjà que cet animal, le fruit de ses rêves, nourrira sa tribu pour un temps. » (p. 159)
     

  • Nombreuses figures de style qui rendent la lecture plus imagée, p. ex., personnification, énumération, comparaison, inversion, et emploi fréquent de phrases interrogatives reflétant le caractère oral des légendes.

    « Après le départ de la fée, les animaux constatèrent que le soleil brillait toujours et les empêchait de dormir. Ils tinrent un conseil et il fut décidé que Petite Tortue devait trouver une solution à cette chaleur intense et assez incommodante. » (p. 17)

    « Comme on l’a déjà dit, les cieux se sont peuplés d’oiseaux, d’insectes, de libellules, de papillons, d’éphémères, de coléoptères et même d’espèces hybrides comme la chauve-souris, l’écureuil volant et l’araignée sauteuse. » (p. 31)

    « Au soir du dixième jour, Glouseclappe sentit que Winpe faiblissait. Était-ce un pressentiment? Une intuition? Ou simplement le fait de voir les balles ralentir? » (p. 220)

     « Depuis ce temps, tout droit sortis de la tête de cet énergumène hypocrite et cruel, les moustiques reviennent dès la fonte des glaces et nous hantent jusqu’aux chaleurs sèches de la belle saison. » (p. 251)
     

  • À quelques reprises, utilisation de la langue des Autochtones illustrant des chansons ou des danses de ces peuples et suivies de traductions libres en français.

    « U wa gee neh ha e
    Wané nee yo ho […]

    Traduction libre
    Le pigeon est arrivé;
    Avec vient le printemps.
    » (p. 58)

Référent(s) culturel(s)

  • Nombreuses références à des peuples qui côtoyaient régulièrement les coureurs des bois, les premiers colons, les voyageurs du Canada français.
  • Nombreuses références à des peuples qui font partie du patrimoine amérindien et, par le fait même, du patrimoine canadien.

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves d’effectuer une recherche se rattachant à un des thèmes évoqués dans le roman et lié aux Autochtones, p. ex., les théories de création du monde, les traditions ou célébrations autochtones, la chasse chez les autochtones.
  • Présenter aux élèves les films de TFO sur la pêche et la chasse et leur demander de faire des liens entre ces documents audiovisuels et certaines légendes du recueil.
  • Inviter les élèves à consulter certains des sites Web et des livres énumérés dans la section « Références et autres sources » à la fin du recueil de légendes, dans le but d’approfondir leurs connaissances sur les autochtones et leur style de vie.

Conseils d'utilisation

  • Utiliser les notes explicatives avant et après la lecture de chaque légende afin de situer les intrigues dans un contexte historique particulier.
  • Consulter des éléments dans la liste de sources (sites Web et ouvrages) à la fin du recueil pour présenter aux élèves certaines idéologies, croyances et traditions autochtones avant ou pendant la lecture des légendes afin de donner un sens à certaines histoires et situations.
  • Choisir les légendes en fonction des élèves à qui elles s’adressent; certaines se prêtent mieux aux élèves de 9e et 10e année alors que d’autres peuvent intéresser davantage des élèves de 11e et 12e année.
  • Accorder une attention particulière au traitement des sujets délicats présentés dans le roman, p. ex., la violence et la mort, et bien encadrer la lecture de certains extraits. Garder en tête que ces sujets ne font qu’accentuer la représentation des us et coutumes des peuples autochtones, au sein desquels certaines traditions ou activités parfois violentes existent.