Anatomie de la fiche
Ajouter au bac de lecture

Le précieux plâtre de Samuel

En tombant de son vélo, Samuel s’est fracturé le poignet. Sa blessure a un effet inattendu : à l’école, il devient le centre d’attention et tous ses camarades veulent décorer son plâtre. Son amie Anna y dessine même un cœur dans lequel elle inscrit une série de chiffres. Une fois guéri, Samuel veut à tout prix conserver son précieux plâtre tant qu’il n’aura pas réussi à découvrir la signification de ce mystérieux code.

(Adapté du site de l’éditeur.)

À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal et narrateur, Samuel, surnommé Sam, jeune garçon qui se fracture le poignet lors d’un accident de vélo, et qui refuse de se défaire de son plâtre avant d’avoir décodé le message qu’une amie y a inscrit.

« Le vent fait frissonner les feuilles des arbres et il siffle dans mes oreilles. J’ai l’impression qu’il murmure mon prénom : « Sammmm… » » (p. 3)

« Je suis obligé de jeter mon plâtre dans la poubelle de la cuisine. Je suis très fâché…
[…]
Cette nuit-là, je sors de ma chambre sur la pointe des pieds. Je vais récupérer mon plâtre parmi les vieux mouchoirs et les pelures de banane. » (p. 19)

  • Personnages secondaires, la mère de Samuel, qui se préoccupe de son bien-être, la docteure Sandra qui soigne la blessure de Samuel, Anna, l’amie de Samuel, qui trace un cœur et inscrit des chiffres sur son plâtre, et madame Julie-Anne, l’enseignante d’arts plastiques, qui renseigne Samuel sur les dangers de la moisissure.

« J’ai l’impression que quelque chose est cassé. Quand ma mère touche mon poignet, elle crie encore plus fort que moi! Elle ressent toute ma douleur, comme si elle s’était blessée à ma place. » (p. 5)

« Après quatre semaines, il est déjà temps d’enlever mon plâtre.
[…]
Mon médecin me rassure en me jurant qu’elle ne me blessera pas. » (p. 11-12)

« Je passe le doigt sur le cœur d’Anna et sur la série de chiffres codés. Je ne parviens toujours pas à déchiffrer leur sens. Peu importe : ils ont quelque chose de sacré. » (p. 15)

« À la fin du cours d’arts plastiques, madame Julie-Anne nous oblige à bien nettoyer nos pinceaux pour éviter la moisissure.
[…]
– C’est quoi, la moisissure, au juste?
[…]
– Ce n’est pas bon pour les poumons. Ça peut faire tousser et contaminer tout ce qu’il y a autour… » (p. 29-30)

  • Miniroman traitant avec humour et sensibilité d’un événement malheureux que subissent plusieurs jeunes, soit un accident de vélo; intrigue simple et captivante qui se termine de façon inattendue; deux brefs retours en arrière lorsque Samuel perd contrôle de sa bicyclette et est projeté dans les airs, relatant de petits moments heureux de sa vie; thèmes exploités (p. ex., accident de vélo, code secret, amourette) permettant au lectorat de faire des liens avec son vécu.

Présentation

  • Nombreux croquis expressifs qui occupent généralement tiers de page ou demi-page; variété de types de plans (p. ex., moyen, rapproché, très gros) et d’angles de vue (p. ex., vue frontale, vue latérale, contre-plongée) accentuant les émotions des personnages et créant des effets captivants; présence d’idéogrammes soutenant le lectorat dans la compréhension de l’œuvre.
  • Mise en page aérée; texte réparti en neuf courts chapitres numérotés aux titres accrocheurs; caractères d’écriture noirs sur fond blanc; taille de police adaptée au lectorat visé; plusieurs éléments graphiques (p. ex., tirets, points d’exclamation, points d’interrogation, points de suspension) facilitant l’interprétation de l’œuvre; dédicaces au début du livre et premières de couverture de deux œuvres de la collection à la fin.
  • Dimensions : 12,5 cm x 17,5 cm; couverture souple.

Langue

  • Registre de langue courant; prédominance de mots fréquents et familiers (p. ex., bicyclette, bras, dessine, brave, cœur, ami); emploi de mots nouveaux (p. ex., aérodynamique, nid-de-poule, palindrome, symétrique, moisissure, cadence) compréhensibles grâce au contexte, aux illustrations et aux explications fournies.
  • Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; variété de types et de formes de phrases (p. ex., déclarative, interrogative, impérative, négative); prédominance de phrases courtes.

« Ma mère se tient derrière moi, dans l’embrasure de ma porte :
– C’est ça que tu cherches, coco? me demande-t-elle en agitant mon plâtre.
– Euh… oui.
– Ce n’est pas bien de fouiller dans les poubelles, mon coquin!
– Je sais…
– J’ai senti mon parfum dans ta chambre. J’ai été assez surprise d’y trouver ton plâtre. Je l’ai lavé et séché. Tu vas pouvoir le garder encore un peu. Disons, tant que l’odeur est supportable. Mais ne touche plus à mon parfum. Il coûte cher! » (p. 36-37)

  • Nombreux procédés stylistiques (p. ex., comparaison, répétition, personnification, antithèse, expression imagée) qui enrichissent le texte et agrémentent la lecture.

« Ma petite vie défile sous mes yeux, comme un film. » (p. 4)

« Ma mère me complimente :
– Tu es fort, tu es brave, tu es courageux. Tu vas être beau avec ça! » (p. 6)

« Je rêve toute la nuit à une danse de chiffres formée de 5 et de 4. » (p. 20)

« – Sur un plâtre, oui. Sur la peau, non. » (p. 27)

« Je retourne à mon pupitre, le cœur en miettes. » (p. 28)

« En furie sur mon vélo, je ne remarque pas une crevasse dans l’asphalte. » (p. 32)

  • Séquences narratives entrecoupées de séquences dialoguées, qui précisent le temps et le lieu de l’action, aident à comprendre les relations entre les personnages et permettent de s’immiscer dans l’esprit de Samuel.

« Dès que l’école se termine, je m’élance sur mon vélo. J’évite les nids-de-poule.
[…]
J’accélère la cadence. Je tourne dans ma rue. J’aperçois notre toit. Fiou! Tout va bien. » (p. 31)

« Ça y est. Le prénom de ma mère brille parmi ceux de mes amis. Mais il ne réussit pas à éclipser le cœur mauve d’Anna, ni sa série de chiffres.
Comme si elle lisait dans mes pensées, ma mère demande :
– Vas-tu appeler ton ami?
– Euh… je n’ai pas son numéro de téléphone…
– Voyons, coco! Il est écrit juste ici!
[…]
Ma mère me tend le combiné. J’hésite un léger moment, puis je compose les chiffres que je connais par cœur. Quelqu’un décroche, mais je suis trop excité pour reconnaître la voix :
– Oui, allô?
– Allô, est-ce que… je pourrais parler à Anna?
– C’est moi! Qui est-ce?
– Samuel!
– Sam! Tu as enfin compris ce que j’ai écrit sur ton plâtre! » (p. 43-45)

Pistes d'exploitation

  • Poser aux élèves la question suivante : As-tu déjà eu un accident de vélo? Inviter celles et ceux qui répondent « Oui » à faire part de leur expérience au groupe-classe.
  • À partir de la lecture du deuxième chapitre, lire à voix haute le titre du chapitre, puis demander aux élèves de prédire ce qui se passera dans cette partie de l’histoire. Noter les prédictions au tableau, puis en faire la vérification à la suite de la lecture du chapitre.
  • Dresser, en groupe-classe, la liste d’émotions que ressent Samuel au cours de l’histoire (p. ex., joie, inquiétude, peur, tristesse). Demander aux élèves, réunis en équipes, de repérer dans l’œuvre une illustration qui montre chacun de ces sentiments (p. ex., Joie : La mère de Samuel lui permet de conserver son plâtre en souvenir. (p. 14)). Jumeler les équipes, puis les inviter à comparer leurs trouvailles.
  • Revoir, en groupe-classe, la définition et les exemples d’un palindrome, à la fin du deuxième chapitre. Suggérer aux élèves, regroupés en dyades, de trouver d’autres palindromes. Les inviter à présenter leurs mots au groupe-classe, puis à les afficher au mur de mots.

Conseils d'utilisation

  • Au cours de la lecture, suggérer aux élèves de remplacer « le docteur Sandra » par « la docteure Sandra », puisqu’il s’agit d’une femme médecin.
  • Inciter les élèves à lire d’autres œuvres de la collection, soit Une mission sans peur et Pas facile de mentir!, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 3e et 4e année, Série TiDoc, Les fractures.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 1re à 4e année, Série : Célestin, Attention, fragile!