Anatomie de la fiche
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Le chien dont personne ne voulait

Champion des punitions, Hugo fait le désespoir de son entourage. Il faut bien avouer que de tous les chemins possibles, il préfère les plus courts d’une bêtise à l’autre. Ceci, jusqu’au jour où les détours de la vie l’amènent à découvrir un chien errant aussi désobéissant que lui! Un gros berger allemand nommé Flic qu’Hugo adore et qu’il pourra garder à condition de le dresser. En voilà un projet qui demandera temps et courage, sans raccourcis! Qui sait, peut-être que Flic ne sera pas le seul à apprendre les bonnes manières durant ce long parcours?

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal, Hugo, garçon turbulent qui doit relever le défi de dresser un chien errant, s’il veut pouvoir le garder à la maison.

« POUAH! Toute une semaine à passer mes récréations avec ce nul de Yoan, peste le garçon en retournant chez lui. J’aurais dû écrire une vraie lettre d’excuses et me débarrasser de ma punition. Je le ferai la prochaine fois. Et cette prochaine fois ne devrait pas tarder puisque je suis TOUJOURS en retenue… » (p. 12)

«  – Chien-Chien, tu es encore là! lance Hugo en se précipitant vers l’animal qu’il tente de protéger de la pluie avec son sac à dos.
Sans médaille, sans collier, à qui peux-tu appartenir? se demande le garçon. » (p. 22)

« – Troisième condition, continue la maman d’Hugo : tu es son maître, tu dois te faire écouter. Tu as jusqu’à Noël pour en faire un chien plus docile. Sinon…
– Sinon, quoi? demande le garçon inquiet.
– Il ira au refuge où quelqu’un capable d’en faire un bon chien pourra l’adopter. » (p. 36-37)

  • Personnages secondaires, Flic, chien errant qui devient le meilleur ami d’Hugo, Élise et Jean qui permettent à leur fils de garder Flic à condition qu’il s’en occupe, monsieur Paul, enseignant d’Hugo et propriétaire d’un chenil, qui lui donne des conseils sur la façon de dresser son chien, Mia, nouvelle voisine et amie d’Hugo, Rosie, sa petite sœur autiste et malentendante qui jouit de la compagnie de Flic, ainsi que monsieur Maurice, un voisin mécontent qui fait circuler une pétition pour que Flic quitte le quartier.

« – Ta mère et moi avons décidé de le garder, dit Jean.
– Le GARDER! Vous êtes certains? répète Hugo en regardant son père et sa mère à tour de rôle, osant à peine y croire.
– Oui. Hier soir, nous en avons longuement discuté. C’est vrai que tu es bien seul depuis le départ de ton ami. Et je dois reconnaître que tu t’occupes bien de ton chien. Nous avons donc décidé de lui donner une seconde chance. Cependant, tu dois nous promettre que tu vas continuer à en prendre soin. » (p. 35-36)

« Après la classe, Hugo s’attarde pour demander quelques conseils à son enseignant. Monsieur Paul est très heureux d’apprendre que Flic n’a pas été reconduit au refuge.
[…]
– Ton chien a de mauvaises habitudes. Il doit « réapprendre » comment bien faire. La première chose à lui enseigner, c’est de revenir vers toi quand il s’éloigne. Pour ça, tu utilises deux mots tout simples : AU PIED! Tu t’exerceras chez toi, dans la maison, jusqu’à ce qu’il comprenne. » (p. 45-46)

« À la vue de Rosie, Flic dresse les oreilles et bouge la queue. On dirait bien qu’elle attire le chien tel un aimant. Comme s’il voulait gagner son cœur, il roule sur le dos, fait le beau et se transforme en gros toutou tout doux. Au bout d’un moment, Rosie s’intéresse à ce drôle d’animal, s’anime et sourit.
– Tu vois, lance Hugo à Mia. Je t’avais bien dit que Flic et Rosie seraient amis. » (p. 84)

« D’un pas autoritaire, monsieur Maurice s’amène avec une enveloppe à la main.
– Bonjour, dit Jean.
– Laissons faire les salutations ce matin. Je n’irai pas par quatre chemins; voici une pétition.
– Une pétition? répète le père d’Hugo en prenant l’enveloppe.
– Oui! J’ai sur ce document dix-huit signatures de personnes exigeant que vous vous débarrassiez de votre chien. » (p. 100-101)

  • Roman réaliste qui traite avec un brin d’humour des défis et des bienfaits d’adopter un chien errant; histoire véhiculant le message que tous ont droit à une seconde chance; thèmes exploités (p. ex., bonnes manières, persévérance, entraide, relation chien et maître) aptes à maintenir l’intérêt du lectorat et à lui permettre de faire des liens avec son vécu.
  • Quelques illustrations en noir et blanc, disposées sur demi-page ou pleine page, qui situent le lectorat dans le lieu de l’action et accentuent les émotions des personnages; éléments visuels (p. ex., idéogrammes, lignes de mouvement, affiches) facilitant la compréhension de l’œuvre; petite illustration au début de chaque chapitre permettant d’anticiper le déroulement de l’action.
  • Mise en page aérée; œuvre répartie en 14 chapitres titrés et numérotés; éléments graphiques (p. ex., tirets, guillemets, deux-points, points de suspension, italiques, majuscules) qui facilitent l’interprétation de l’œuvre; trois astérisques indiquant un laps de temps ou un changement de scène dans les chapitres; bibliographie de l’auteure au début du livre; table des matières et renseignements sur l’auteure à la fin.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; prédominance de mots connus; emploi de mots moins connus (p. ex., toison, fourrière, repu, chenil, prothèse capillaire, flatulences, coqueluche) compréhensibles grâce au contexte; utilisation de mots du registre familier (p. ex., bougonnant, gamin, mamie, câlin, ouais) contribuant à la vraisemblance des dialogues.
  • Emploi de phrases transformées et de phrases à construction particulière; variété de types et de formes de phrases (p. ex., déclarative, interrogative, exclamative, impérative, négative).

« Le cœur bien lourd, Hugo encaisse tous leurs commentaires désobligeants.
« Ramasser un chien errant! Non, mais qu’elle idée absurde! »
« Vous n’avez pas fini d’avoir des problèmes, je vous plains… »
« Je me demande bien pourquoi vous le gardez. En plus d’être difficile, il n’est même pas beau! »
« N’attendez pas qu’il soit trop tard. Un jour, il va mordre un enfant. »
Cette fois, c’en est trop! Un peu plus et Hugo irait se cacher au fond des bois avec Flic. Au lieu de cela, il ne dort pas de la nuit et passe une très mauvaise journée en classe.
Heureusement, monsieur Paul est là pour l’écouter.
– On dit pourtant que le chien est le meilleur ami de l’homme. Ces gens n’ont sans doute jamais eu de chien pour parler de cette façon. Ils ignorent tout de l’attachement qu’on peut éprouver pour cet animal… Dis-moi, aimerais-tu venir avec tes parents visiter mon chenil, samedi prochain? Ça vous changerait les idées, propose-t-il pour réconforter son élève.
– Ce serait vraiment chouette!
– Alors, marché conclu! » (p. 86-87)

  • Procédés stylistiques (p. ex., métaphore, anaphore, énumération, répétition, antithèse) qui enrichissent le texte.

« Hugo se rend à l’école au pas de tortue. » (p. 20)

« Parce que c’est trop dur, parce que c’est trop injuste, le garçon s’habille et part sans déjeuner et sans un regard pour ses parents mal à l’aise. » (p. 32)

« Hugo raconte tout : les affiches, son affection pour Chien-Chien, les jeux qu’il partage avec lui. Il mentionne également les pantoufles, le livreur de pizza, la manette de la télé, la tarte aux bleuets, le pare-chocs de mamie et son EFFROYABLE colère. » (p. 33)

« Flic n’écoute pas et continue de se promener. Hugo recommence.
– AU PIED! AU PIED! AU PIED, FLIC! » (p. 58)

« Un long et magnifique murmure d’apaisement s’élève de la foule, dissipant le trop lourd silence. » (p. 111)

  • Séquences narratives et descriptives qui précisent le temps et le lieu de l’action, et aident à suivre le fil des événements; nombreuses séquences dialoguées qui révèlent l’amélioration du comportement d’Hugo, aident à comprendre les relations qui existent entre les personnages et informent sur le dressage de chiens.

« Soudain, à quelques pas de lui sur la route, il aperçoit le chien errant de la veille. Le museau dans une poubelle renversée, la pauvre bête semble chercher quelque chose à manger.
– Bonjour, toi! On dirait bien que tu as faim.
Hugo ouvre son sac et offre la moitié de son sandwich à l’animal. »  (p. 20-21)

« Un samedi soir, Hugo surprend une conversation entre ses parents.
– Je trouve que Flic fait des progrès, dit Élise.
– Il est temps! Ce chien commençait à me désespérer, soupire Jean.
– Monsieur Paul a raison, Flic ne sera jamais Boris, tu dois cesser de les comparer.
– Je m’y efforce chaque jour, je t’assure.
– Je trouve qu’Hugo a changé, pas toi?
– Changé?
– Ce chien lui fait du bien et monsieur Paul aussi. Il me semble que notre fils est plus responsable et moins impulsif.
– C’est vrai que la directrice de l’école ne nous téléphone plus. C’est bon signe. » (p. 63-64)

« Monsieur Paul arrive plus tard et une nouvelle séance débute au garage.
– En forme, Hugo?
– Oui!
– Alors, commençons. Il faut te rappeler que la promenade débute avant même de quitter la maison. Demande à Flic de venir s’asseoir près de toi et mets-lui sa laisse. Ton chien doit être calme, sinon, notre sortie risque d’être mouvementée.
– Maintenant, allons dehors, annonce Paul.
C’est alors que Flic, trop content à l’idée d’une balade à l’extérieur, se met à tirer sur sa laisse et à vouloir s’élancer vers la porte.
– Rappelle ton chien près de toi, il ne doit jamais te dépasser, explique l’enseignant. » (p. 66)

Référent(s) culturel(s)

  • Mention de la ville de Québec.

Pistes d'exploitation

  • Avant la lecture de chaque chapitre, inviter les élèves, réunis en équipes, à observer l’illustration au haut de la page, puis à prédire le déroulement de l’action. Animer une discussion afin de leur permettre de faire part de leurs hypothèses au groupe-classe.
  • Proposer aux élèves, réunis en équipes, de résumer une dizaine des péripéties les plus importantes du roman, puis d’attribuer à chacune une cote de 1 à 10, selon le degré d’intensité de l’action. Leur demander de présenter leur travail au groupe-classe à l’aide d’un outil organisationnel.
  • Inviter les élèves à visionner sur Internet quelques vidéos traitant de chiens d’assistance pour des enfants autistes. Animer une discussion pour leur permettre de commenter les bienfaits affectifs, physiques et psychologiques qu’apportent ces animaux.
  • Demander aux élèves, regroupés en dyades, de rédiger un article de journal sur l’incident où Flic met sa vie en danger pour protéger Rosie, puis de lui donner un titre accrocheur. Afficher les textes dans la salle de classe.

Conseils d'utilisation

  • Présenter ou revoir les caractéristiques de l’article de journal afin d’en faciliter la rédaction.
  • Accorder une attention particulière au sujet délicat du mauvais traitement des animaux. Suggérer aux élèves, réunis en équipes, de rédiger un message destiné aux trois filles de l’équipe de baseball ayant lancé des bouteilles et des pierres à Flic, leur précisant les raisons pour lesquelles leurs actions sont inacceptables. Les inviter à lire leur texte devant le groupe-classe.
  • Après la lecture du chapitre 7, expliquer aux élèves que l’utilisation du jus de tomate est inutile pour enlever l’odeur de mouffette, car ses acides ne neutralisent pas cette mauvaise odeur. Ajouter que l’on trouve sur le marché plusieurs pulvérisateurs et shampoings pour résoudre ce problème. Il est donc préférable de se procurer un de ces produits afin de l’avoir sous la main au cas où son animal de compagnie se ferait arroser par une mouffette.
  • Mettre à la disposition des élèves d’autres œuvres qui traitent d’animaux de compagnie, telles que Maya et Mitaine : De Saint-Jean à Paris et Gabrielle et son chien Jade, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 1re à 6e année, Série : Brigade Animo, Dressage; Adoption.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 1re à 7e année, Série : 1 Jour 1 Question, Pourquoi dit-on que le chien est le meilleur ami de l’homme?
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 3e à 6e année, Série : Vraiment Top! Top 5 des soins pour chiens.