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Anatomie de la fiche Anatomie interactive
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2La mémoire de l’aile

Angéline, Lilith, Mélusine. Trois prénoms, un seul personnage énigmatique, assoiffé d’envol et de créativité, qui vit au cœur d’une forêt, en symbiose avec la nature. C’est en suivant une confrérie de corneilles en pleine tempête de neige que Beltran Aguilar, hybrideur de roses et ancien pianiste, rencontre la mystérieuse femme aux pas ailés, résurgence de la Mélusine mythique. Au fil de la fascinante révélation de leurs origines, s’amorce entre ces deux solitudes aimantées une relation aussi improbable qu’espérée.

Artiste marginale, victime de préjugés, Mélusine est internée à la suite d’un délit étrange. Forte des pouvoirs de l’imaginaire, la femme-oiseau, ivre d’absolu, tentera de transformer les barreaux de sa cage en labyrinthe salvateur.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

3 À propos du livre

Contenu

  • Trois personnages principaux en un, incarnés par les transformations successives d’Angéline, jeune femme énigmatique marquée par les traumatismes de son enfance, qui devient Lilith puis Mélusine, la femme-oiseau mécomprise et sensible, correspondant à trois façons d’être et de résister dans un univers intérieur empreint de rêve, de douleur et d’un profond désir de liberté.

« Angéline a quitté son corps, désormais enveloppe insensible. Vide.
Ce soir-là, Angéline est morte.
Ce soir-là, elle s’est relevée, autre. » (p. 179)

« – J’ai lu dans les notes au dossier que vous avez changé votre nom à deux reprises. Enfant, vous avez été baptisée Angéline. Le soir où vous avez été agressée, vous avez adopté le nom de Lilith et, maintenant, vous vous appelez Mélusine. Je suis curieux. Qu’est-ce qui vous incite à changer ainsi de prénom?
– Rien n’est plus important qu’un nom. C’est lui qui donne son sens à la destinée d’un enfant et il est essentiel qu’il soit en harmonie avec son identité profonde. Il arrive parfois, au cours d’une vie, qu’un nom meure, qu’il éclate comme du verre ou lentement se désagrège. Comme le serpent, il faut apprendre l’art de la mue. La vie a plus d’une fois déchiqueté mon nom. J’ai atteint l’abîme, connu la nudité absolue. […] C’est la force du nom nouveau qui façonne, enfante, aide à remonter à la surface.
Le psychiatre est interloqué. » (p. 339-340)

« Or, j’intuitionne que mon dernier nom sera fait de lambeaux d’ombre et de lumière, de joies et de blessures que je devrai recoudre avec compassion. » (p. 341)

  • Personnages secondaires complexes dont les corneilles, anges-gardiens de Mélusine depuis sa naissance, et son amoureux, Beltran Aguilar, rosiériste célèbre et pianiste refoulé qui craint d’être habité par le duende, accompagnant la femme-oiseau dans son douloureux cheminement de la noirceur des expériences vécues à la lumière du rêve et de la créativité.

« Il ne put réprimer un cri de joie et déposa un baiser délicat sur la tête presque chauve de sa fille, un autre sur la joue de sa femme. Sourire radieux aux lèvres, il les transporta toutes deux dans ses bras vers la maison.
La jeune mère entendit un froissement d’ailes. Tourna la tête un instant. Derrière elle, poussant des croassements de satisfaction, une corneille dévorait à plein bec le placenta de la nouveau-née, dernière matière du temps où mère et fille ne faisaient qu’une. » ( p. 15)

« Souvenez-vous de mes paroles. Vous ne percerez pas, car vous n’avez pas le duende. Votre musique est trop lisse, fluide, comme une rose sans épines, traversée par le simple souffle des anges. Tant que vous demeurerez à la surface des choses, sans confronter les ombres qui se tapissent au fond de vous, tant que vous ne convierez pas le démon dans un corps à corps, que vous n’éprouverez pas les douleurs du combat, vous jouerez sans duende. » (p. 82-83)

« Cette année-là, ma mère abrita une famille de corneilles. Par malchance, le mâle périt sous les flèches d’un gamin qui aiguisait sa virilité au tir à l’arc en forêt. Les quatre œufs de la femelle furent dévorés par des prédateurs. Inconsolable, elle passait ses journées au-dessus de ma tête à pousser des cris, lugubres et désespérés, qui m’allaient droit au cœur. C’est à ce moment que je ressentis, sans pourtant les comprendre, la voix de la mélancolie et la douleur de la perte. À ma naissance, cette corneille devint mon ange gardien. C’est elle qui m’a appris à parler. Ne riez surtout pas. Un jour, moi aussi je serai une corneille et je volerai aussi haut que les étoiles. » (p. 174)

« – Viens, dit tendrement Beltran à Mélusine dans le parloir de l’hôpital psychiatrique. Débarrasse-toi de cette robe à fleurs, reprends tes colliers de plumes, nous partons. Je ne veux pas que tu passes une journée de plus dans cet enfer.
[…]
– Je n’avais pas l’intention de te ramener chez moi, Mélusine, nous allons vivre dans ton jardin sauvage. J’ai déjà emménagé mon piano dans ton petit salon. La tempête est passée. Le temps est venu, comme les rouges-gorges, de rebâtir notre nid. » (p. 353)

  • Roman psychologique touffu, alliant mythologie, superstition, mysticisme, spiritualité, imaginaire et réalité, emportant le lectorat dans le monde trouble d’une artiste schizophrène en quête d’absolu; nombreuses ellipses qui accélèrent le rythme du récit et nombreux retours en arrière relatant à la fois les bribes historiques, les souvenirs et le passé douloureux des personnages; thèmes (p. ex.,  abus, amour, art, créativité, duende, maladie mentale, nature)  permettant au lectorat de s’immiscer dans le monde intérieur des personnages et de comprendre les relations complexes qui se tissent entre eux.
  • Mise en page aérée; œuvre répartie en sept parties titrées et numérotées, précédées de citations littéraires et divisées en cinquante-trois chapitres titrés; éléments graphiques (p. ex., astérismes indiquant le passage du temps, des lieux et de l’action, tirets et guillemets désignant les dialogues, icônes de labyrinthes signalant la fin de chacune des parties de l’œuvre, italiques marquant les mots étrangers, les cultivars, les rêves, les incantations, les noms des chevaux de Hrafn, les titres de chansons et d’œuvres littéraires, de citations et d’extraits littéraires, notes en bas de page signalant les renvois qui apportent des précisions et des références bibliographiques, majuscules, parenthèses, points de suspension) facilitant l’interprétation du roman; extrait de l’œuvre au rabat de la première de couverture; prologue au début; remerciements, table des matières, liste des œuvres de l’auteure et d’œuvres de la même collection à la fin; courte biographie de l’auteure au rabat de la quatrième de couverture.

Langue

  • Registre de langue soutenu dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., margelle, phalènes, pinède, pythie, sitelle, vespérale) nécessitant parfois des explications; expressions et mots étrangers (p. ex., Regnum meum non est de hoc mundo, chaleco, duende, fadno, modus operandi, thurisaz) entraînant le lectorat dans les multiples univers des personnages.
  • Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; phrases de formes et de types variés (p. ex., déclarative, impersonnelle, incise, inversée, exclamative,  interrogative, négative, impérative, non verbale, emphatique) contribuant au dynamisme, au sens lyrique et à la charge émotive de l’œuvre.

« L’enfant rouge tomba dans la neige. Le choc du froid provoqua un premier vagissement, dépliant les alvéoles pulmonaires qui s’emplirent d’air glacé. L’enfant toussa, râla. “Il faut faire vite”, pensa la mère. Aussitôt, elle trancha le cordon ombilical avec le poignard encore attaché à sa taille et blottit l’enfant contre la chaleur de sa poitrine, sous son manteau de peau. “Une fille, ma fille!” s’exclama-t-elle en découvrant son sexe. » (p. 15)

« Ses yeux roulent dans leurs orbites, sa bouche se tord en prononçant des mots d’une voix gutturale et caverneuse, si loin de ses habituelles intonations, pures et légères : “Seigneur, pourquoi exigez-vous de moi ce sacrifice? Ne vous ai-je pas déjà donné mes deux premières-nées? N’est-ce pas là une preuve suffisante de ma soumission à votre volonté?” Ses yeux se posent douloureusement sur l’enfant. “Angéline, pardonne-moi. Tu sais combien je t’aime.² » (p. 18)

« Le même jour, à des centaines de kilomètres au sud-ouest de cette forêt, un autre paysage. Une même saison, pourtant si différente. »  (p. 19)

« – Moi, elle me donne la chair de poule, affirme la seconde femme. »  (p. 49)

  • Nombreux procédés stylistiques riches en musicalité (p. ex., énumération, répétition, métaphore, périphrase, onomatopée, gradation, litote, hyperbole, comparaison, antithèse, personnification, allitération, allégorie) contribuant au sens profondément expressif et poétique de l’œuvre.

« Il faut du cœur pour devenir un chaman-oiseau, ou pour en devenir une, le courage d’être, d’accepter la séparation de la vie que l’on avait choisi de vivre; le soi encore incomplet, le soi jamais totalement présent, le soi aujourd’hui prêt à une transformation en pur esprit de l’air. Mais auparavant, au faîte de la solitude qui constitue la première épreuve, il y a le soi choisi pour supporter la forteresse du froid, la fournaise ardente; le soi qui doit jeûner jusqu’au seuil de la mort; le soi qui doit se gorger de jus de tabac sacré, jour après jour, jusqu’à ce que les visions se manifestent naturellement […] » (p. 7)

« Une nuit trouble aspire Sylvana. Sa lampe éclaire la noirceur animale, sournoise. » (p. 17)

« À maintes reprises, les citoyens du quartier ont pris en grippe ces noirs “oiseaux de malheur” dont les croassements cacophoniques persistants, à l’aube et au crépuscule, perturbent leur sommeil et leurs brefs moments de détente. » (p. 33)

« Une sentinelle aperçoit les intrus et lance une série de kraak rauques et aigus, signal d’alarme invitant ses congénères à se joindre à sa protestation. » (p. 35-36)

« Malgré sa beauté, le piano est toujours fermé, muet, mort. On dirait un sarcophage reposant dans une plaine enneigée. » (p. 40)

« – Dommage qu’elle soit folle! Vous avouerez qu’elle n’est pas laide à regarder. » (p. 42)

« La sécheresse qui sévit a réduit la terre fertile en un océan de poussière. À perte de vue, les champs, jadis voluptueux ondoiements de blé et de tournesols, ressemblent à un désert aride et inhabité, jonché de squelettes blanchis par le soleil. » (p. 128)

« Au bout du deuxième mois, la présence obstinée d’un fœtus est aussi indéniable que l’existence du jour et de la nuit, de la lune et du soleil. […] Ici, la forêt est une guérisseuse, une confidente discrète à la capacité d’écoute infinie. » (p. 189)

« Dans une irrésistible succion, il sent sa tête s’enfoncer, centimètre par centimètre dans les méandres souples de Mélusine. » (p. 208)

« Ce n’est pas dans ses doigts que Beltran sent monter l’inspiration, mais dans la voûte des pieds, comme chez les danseurs de flamenco. Son contact avec la neige l’embrase. Cette matière que, toute sa vie, il a cru si pure, fraîche et douce, fomente des sons noirs. Ce n’est pas une pièce de répertoire qui fait piaffer ses doigts, mais une improvisation jaillissant de son cœur, tourmenté par la douleur lancinante de la mort qui lui arrache son dernier masque protecteur. » (p. 362)

  • Séquences narratives et descriptives entrecoupées de nombreuses séquences dialoguées permettant au lectorat de se représenter les lieux, le temps et de comprendre les relations qui existent entre les personnages; ajout de procédés littéraires (p. ex., poème, composition, lettre) qui enrichissent la narration et rendent l’œuvre plus poétique.

« Lilith lui rappelle les sujets féminins des toiles préraphaélites, aux yeux couleur de rêve, aux longues et épaisses tignasses, aux visages d’une pâleur lunaire. Pour le peu qu’il a entendu, sa voix a le doux son des choses qu’un seul souffle suffirait à briser en mille éclats; tous ses gestes lui semblent aussi tendres que des lissements de plumes. Il en est convaincu, la Lilith qu’il a rencontrée appartient à un autre monde que le sien. » (p. 47)

« – Vous en savez beaucoup?
– Oui, répond fièrement Mélusine. Plus de la moitié retrouvent la liberté en moins d’un mois.
– Et ceux qui meurent?
– Ils sont inhumés dans un petit cimetière derrière la maison. Chacun a sa croix où j’inscris le nom de l’espèce et la date.
À votre droite, c’est la Chambre des rêves qui oublient de dormir, dit Mélusine, entraînant son invité vers la pièce suivante.
– Vous nommez vos pièces?
– Je nomme à la fois les espaces et leurs objets, c’est une vieille habitude. Ma chambre à coucher porte ce nom parce que je souffre d’insomnie, le mal de ceux qui réfléchissent trop et dont l’esprit se tait difficilement.
La chambre de Mélusine rappelle à Beltran l’espace que Vincent Van Gogh occupa en 1888, dans la célèbre maison jaune située au 2, place Lamartine, à Arles. Le même sol à carreaux rouges, les chaises d’un jaune beurre frais, les draps et les taies d’oreillers d’un citron vert clair, la couverture rouge écarlate, la fenêtre verte et la porte lilas. » (p. 72-73)

« Au centre du mur, domine un arbre aux formes féminines et sensuelles, à la peau d’écorce.  On distingue un visage aux yeux révulsés, à la bouche ouverte, d’où s’échappe un flot de lave. Ses branches se transforment en lianes tentaculaires qui s’enlacent autour des montagnes, des maisons, des personnages. Au sol, un nid plus gros que les maisons alentour. Dans un œuf immense qui tient à peine dans l’enclos de brindilles, une femme recroquevillée, genoux remontés vers la poitrine. Sur sa tête rasée, quelques vestiges de plumes et, dans son dos, les cicatrices encore bien marquées d’ailes qui ont été coupées ou excisées. Cette image, qui suinte d’une douleur palpable, désarçonne Beltran. […]
Émergeant d’un piano en feu, une femme blonde, aux longues ailes noires, est en pleine métamorphose. Sa peau presque transparente glisse de son corps comme une mue de serpent ou une chrysalide.
[…]
Beltran est ébranlé. Il place une main sur sa poitrine pour essayer de calmer ses palpitations. En silence, il tente d’absorber ce que son œil a vu.
[…]
Le regard de Mélusine le transperce. Leurs yeux s’enlacent, sur le point de s’envoler. Elle semble vouloir poursuivre la phrase de Beltan, l’entraîner loin, très loin. Beltran a peur de quitter la sécurité de son petit monde. » (p. 74-75)

« La rose
ne cherchait pas l’aurore :
presque éternelle sur sa branche,
elle cherchait autre chose. » (p. 94) 

« – Angéline, ton professeur m’a convoqué à l’école aujourd’hui, dit Hrafn, d’un ton grave.
– Je m’en doutais.
– Il m’a remis la composition choquante que tu as lue en classe hier et qui t’a valu une fort mauvaise note.
[…]
Angéline se lève, redresse les épaules, tête haute, regard provocateur, se met à lire.
Ma mère
Ma mère était un arbre. Un pin immense de presque vingt mètres de haut. Elle n’avait pas de jambes ni de pieds, mais des racines qui couraient sur des kilomètres sous terre. Si on mettait bout à bout la longueur de ses racines, ma mère aurait fait le tour du monde. » (p. 173) 

« Cher Beltran,
Mes jours sont comptés, tu le sais. Je profite de ces quelques moments de lucidité, peut-être les derniers, pour te révéler de lourds secrets qui me hantent depuis des années. J’aurais pu les emporter avec moi dans ma tombe, mais cela aurait été injuste à ton égard. » (p. 290)

Référent(s) culturel(s)

  • Mention de la chanson enfantine française Do, do, l’enfant do.
  • Référence géographique à la France (p. ex., cathédrales de Chartres et d’Amiens, châteaux de la Loire, tour Eiffel).
  • Nombreux extraits et références à des écrivains français et québécois (p. ex., Bachelard, Baudelaire, Breton, Cocteau, d’Arras, de Nerval, Éluard, Giguère, Prévert, Rimbaud, Saint-John Perse).
  • Référence à des artistes belges (p. ex., André Delvaux, René Magritt) ainsi qu’au peintre biélorusse Marc Chagall, installé en France.
  • Référence aux compositeurs français Georges Bizet et Jacques Fromental Halévy, au pianiste français Gabriel Fauré et au compositeur et pianiste franco-polonais Frédéric Chopin.
  • Mention de Napoléon, militaire et homme d’état français.
  • Mention de Nicolas Flamel, écrivain public français réputé avoir trouvé la pierre philosophale permettant de transmuter les métaux en or.
  • Mention des peuples autochtones norvégiens et de l’auteur Sami Ailo Gaup.

Pistes d'exploitation

  • Suggérer aux élèves de noter, au fil de leur lecture, toutes les manifestations du thème récurrent de l’oiseau dans l’œuvre (p. ex., la corneille blessée par la flèche de Beltran, les corneilles qui suivent Mélusine, les oiseaux blessés pris en charge par Mélusine, la corneille Icare, la femme-oiseau, les ailes de Mélusine, les plumes d’oiseaux retrouvées lors de passages-clés). Les inviter, regroupés en équipes, à discuter du symbolisme de la plume, de l’aile et de l’oiseau, dans le cadre d’une table ronde.
  • Demander aux élèves, regroupés en équipes, de préparer une présentation multimédia portant sur une créature mythique ou une figure divine mentionnée dans le roman (p. ex., Dionysos, Icare, Mélusine, Minotaure) en s’assurant d’établir des liens avec le roman. Les inviter à partager leur présentation au groupe-classe.
  • Proposer aux élèves, regroupés en équipes, d’effectuer une recherche sur la migration des oiseaux au Canada et, à partir de sources fiables, d’identifier leurs principales causes de mortalité (p. ex., collisions avec les vitres des immeubles, chats domestiques, usage de pesticides, pollution lumineuse). Les inviter ensuite à proposer des solutions concrètes pour mieux protéger la biodiversité aviaire. Animer une séance-causerie afin de permettre à chaque équipe de présenter ses constats et ses pistes de solution, et de susciter une réflexion collective sur les enjeux environnementaux liés à la faune ailée.
  • Inviter les élèves, regroupés en équipes, à mener une recherche sur l’histoire de la tauromachie en Espagne dans le but de préparer un plaidoyer argumenté pour ou contre la conservation de cette tradition culturelle. Leur proposer de débattre du sujet devant des groupes-classes invités.
  • Encourager les élèves, réunis en équipes, à effectuer une recherche sur Frederico Garcia Lorca, puis à  réaliser une infographie sur un aspect de sa vie (p. ex., sa biographie, son œuvre, ses contemporains, sa mort tragique). Animer une mise en commun afin de leur permettre de présenter leur travail au groupe-classe.
  • Proposer aux élèves, regroupés en dyades, de s’inspirer de l’art de Mélusine afin de réaliser une œuvre d’art dans le médium de leur choix (p. ex., sculpture, papier mâché, aquarelle, dessin, pastel, collage) sur le thème de l’oiseau. Animer une séance de vernissage où les équipes présentent leurs réalisations aux classes invitées.

Conseils d'utilisation

  • Accompagner les élèves dans la lecture de cette œuvre, qui aborde des sujets délicats tels que le suicide, le viol, le meurtre, la sexualité et la folie. Prévoir l’aide d’intervenants ou d’intervenantes, au besoin.
  • Aider les élèves à s’orienter dans ce roman en raison de ses évocations de mythes et de légendes, de ses références à de nombreuses œuvres artistiques, de ses thèmes, de sa structure et de son vocabulaire.
  • Revoir les règles de la table ronde.
  • Encourager les élèves à explorer d’autres œuvres qui abordent des thèmes semblables, telles que Revenir de loin, de Marie Laberge, et Obsessions, d’Aurélie Resche, qui traitent de la maladie mentale, ainsi que La belle ordure, de Simon Chaput, qui aborde l’art, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série : En sortant de l’école, Nature.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série : Le dessous des cartes, Demain, un monde sans oiseaux.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série : Hors Québec, Les artistes engagés pour l’environnement.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série : 180, L’art de vivre.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série : Produit (Product), La rose.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série : Un monde sans…, Un monde sans… forêts.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série : STUCK, Les artistes nous parlent des défis liés à leur santé mentale.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série : On parle de sexe, Agressions sexuelles.