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Anatomie de la fiche Anatomie interactive
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2La Kermesse

En automne de 1914, alors qu’il défile avec le régiment Princess Pat qui va défendre l’Empire, Lusignan ne se doute pas que les choses sont sur le point de changer à tout jamais. Il reviendra de la guerre sain et sauf, mais on ne peut en dire autant du monde dans lequel il a vécu jusque-là.

Sur la terre française, labourée par les tranchées et les bombes, il verra sa vie transformée. Non pas à cause de la mort de ses camarades, non plus à cause de son devoir, à titre d’interprète du régiment, d’annoncer cette mort aux familles éplorées. Ce qui bouleversa sa vie, ce sera de découvrir qu’il y a sur cette terre un homme qui exerce un tel ascendant sur lui qu’il sera prêt à s’agenouiller devant lui et à remettre sa vie entre ses mains.

De retour à Ottawa, la figure de cet homme, Essiambre d’Argenteuil, ne cessera de croiser son chemin. Que ce soit à travers miss Amalia Driscoll, la fausse fiancée éplorée, que Lusignan voudra à tout prix séduire, ou auprès de Concorde, la petite bonne du Flatte, dans les bras de qui il trouvera son destin.

Dans la même veine picaresque qui avait nourri L’Homme de paille, le précédent roman de Daniel Poliquin, l’auteur s’attache ici encore à saisir l’esprit d’une époque charnière dans l’histoire de ce pays. Cette Kermesse fait revivre toute une société et nous montre comment elle se transforme de la manière la plus étonnante qui soit. C’est également, et surtout, un romancier au sommet de sa forme qui nous entraîne à la suite de personnages inoubliables.

(Tiré du site de l’éditeur.)

3 À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal et narrateur, Lusignan, antihéros rêveur, qui cherche son identité à travers diverses professions et relations, hanté par un amour passé pour un officier, avant de revenir à ses racines familiales.

« Je voudrais bien faire de moi un homme intègre, au gagne-pain honorable, mais mon cerveau se moque de mes velléités : il continue d’imaginer sans me demander mon avis, fécondant et refaçonnant sans trêve des univers dont je ne veux plus. Jeu auquel mon esprit se livre à mon corps défendant et me laisse ensuite sans forces. D’où mon seul désir : me métamorphoser en l’une de ces créatures insignifiantes qui se font et se défont machinalement dans ma tête pour se perdre ensuite dans mes amnésies intermittentes. » (p. 7-8)

« Ravi, j’ai décidé de me faire successivement journaliste, écrivain et homme d’État, ma voie était toute tracée, merci, père Moisan. » (p. 52)

« C’est cela qui m’a décidé à aller retrouver mon père.
Il m’attendait, même qu’il n’avait pas du tout l’air surpris de me revoir. » (p. 257)

  • Nombreux personnages secondaires qui se croisent, s’apprivoisent, s’amourachent et s’oublient au fil des ans, existant tous à travers les yeux du narrateur, dont Lucien, son père, ébéniste, moqué par son village, Marie, sa mère, dont les dévotions frôlent la folie et qui sera internée dans un asile, Amalia Driscoll, issue de la haute société, avec qui il entretient une relation épistolaire trompeuse pour maintenir ses souvenirs d’Essiambre, avant qu’elle ne soit contrainte de devenir artiste pour survivre à une époque aristocratique désormais révolue, Essiambre d’Argenteuil, son amant éphémère, un officier issu d’une famille noble, pour qui il s’éprend passionnément, le frère Mathurin, son enseignant d’histoire au séminaire, qui rêve de devenir missionnaire et de mourir martyr à l’étranger, ainsi que Concorde, la mère de son fils, qui quitte sa misère pour devenir servante, puis tenancière, et dont il s’éprend profondément, attendant chèrement son retour.

« Lui, c’était Lucien : l’ébéniste le plus adroit du village, un vrai cœur tendre, imperméable à la moindre mauvaise pensée. C’était alors un garçon d’à peine trente-huit ans, réservé comme tant de ces êtres qui ont un défaut d’élocution, et, de mémoire villageoise, on ne l’avait jamais vu adresser la parole à une jeune fille sans bégayer trois fois plus que de coutume. […] On s’entendait pour dire qu’il travaillait bien, mais qu’il ne demandait pas assez cher pour son ouvrage, ce qui faisait rire tout le canton, à commencer par le maquignon, qui gérait les affaires de son fils. “Il a beau s’appeler Lucien, c’est pas une lumière”, disait aussi le maquignon, qui avait fait deux mois de latin dans son jeune temps. » (p. 14)

« À l’approche des fêtes religieuses, la piété de ma mère virait au délire. […] Mon père ne disait rien, il sortait fumer sa pipe en attendant qu’elle eût fini. Il s’était habitué, moi aussi, même que nous n’aurions jamais songé à rire de sa nouvelle manie. Mais le jour où le curé est venu percevoir la dîme, elle lui a confié : “Saint Jude est pas content, je lui ai donné un moins gros morceau qu’à saint Paul. Il boude…” Puis elle a pouffé de rire. C’est sans doute son rire trop aigu qui a convaincu le curé de la faire interner aux Petites Loges de Québec. » (p. 19-20)

« Je croyais que j’allais être jaloux d’elle, au contraire, elle m’a séduit. Elle n’était pas du tout sa fiancée comme on me l’avait fait croire. Lui-même ne m’avait jamais parlé d’elle. Mais elle était dans sa vie, et, à ce titre, je me croyais un droit de propriété sur elle comme sur tout ce qui le concernait.  Amalia Driscoll est son nom. C’est grâce à elle que je sais tout d’Essiambre aujourd’hui. Et je me félicite encore de lui avoir volé ce souvenir de femme dont il n’avait que faire. » (p. 103)

« Essiambre a fini par avoir gain de cause tout de même quand ma compagnie de pionniers a été greffée à son régiment.
[…]
Il a fait en sorte que je lui sois adjoint comme secrétaire, je n’ai pas eu le choix. Je dis ça mais j’étais ravi : à force de le fréquenter de nouveau, j’étais de nouveau attiré par lui. Je ne le désirais plus, je voulais seulement me remémorer à son contact l’intensité de l’éblouissement qu’il m’avait causé un certain jour d’été tardif. J’avais fini par me laisser intoxiquer par ce souvenir pour anesthésier l’horreur ambiante. » (p. 169)

« Mathurin l’avait reçue en cadeau de sa mère le jour de son ordination, en prévision du jour où il partirait pour les missions étrangères. C’était l’époque où il rêvait de tomber entre les mains des païens sanguinaires de Chine ou d’Afrique et de mourir en saint martyr de la foi. Tortionnaires jaunes ou noirs, il n’était pas trop difficile, une seule chose comptait pour lui : être canonisé et avoir son jour à lui dans le calendrier, saint Mathurin, prêtre et martyr. » (p. 247)

« Tous mes gestes sont des incantations à la mémoire de ma Concorde, et je crois dur comme fer que ces pensées me la ramèneront. Le temps qui passe confirme mon erreur, mais je m’entête, je n’y peux rien. Quand je me lève le matin, je vais tout de suite voir à la porte si elle est là. Et je m’endors le soir en me disant qu’elle y sera peut-être demain. Hier, pour lui plaire, j’ai mis ma cravate.
Encore ce matin, je me suis réveillé en pensant qu’elle me reviendra un jour, ou bien qu’elle me rappellera à ses côtés. Ça m’a mis de bonne humeur pour toute la journée.
J’attends. J’ai le temps. » (p. 326)

  • Roman d’apprentissage sur une fresque historique dont l’intrigue repose sur les souvenirs du narrateur qui, friand de l’histoire canadienne, raconte sa vie et celle des autres à travers ses multiples voix; nombreux télescopages, retours en arrière et anticipations accélérant le rythme de l’histoire, raccordant les parcours des personnages et leurs souvenirs, souvent en lien avec le personnage d’Essiambre; thèmes (p. ex., guerre, amour, sexualité, mort, quête) aptes à susciter la réflexion chez le lectorat.
  • Mise en page aérée; œuvre répartie en quarante chapitres ni numérotés ni titrés; éléments graphiques (p. ex., guillemets marquant les dialogues et les discours rapportés, italiques signalant les dialogues, les expressions latines, les titres d’œuvres, de journaux, de lettres et de prières, parenthèses isolant des commentaires personnels du narrateur, points de suspension exprimant les hésitations et les idées inachevées des locuteurs et locutrices) qui facilitent l’interprétation de l’œuvre; œuvres et traductions de l’auteur au début; remerciements et extrait du catalogue à la fin; courte biographie, prix littéraires, acclamations littéraires et présentation de la collection en quatrième de couverture.

Langue

  • Registre de langue courant, voire soutenu, dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., asservissement, censitaire, maquignon, proscrit, velléités) nécessitant possiblement des explications; mots du registre familier, voire populaire, dans certains dialogues (p. ex., braille, chier, cul, fourrer, pisse, putain, salope, toé) et expressions étrangères (p. ex., kisch mir’en tokhes, no man’s land, speakeasies) ajoutant du réalisme au texte.
  • Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; variété de formes et de types de phrases (p. ex., emphatique, non verbale, déclarative, négative, inversée, interrogative, impérative, impersonnelle, exclamative) contribuant à la complexité et à la richesse de l’œuvre.

« Moi, le village m’appelait Ti-Jésus. Pour rire, bien sûr. Ma mère avait décidé à ma naissance que je ferais un prêtre pour expier ses péchés. Donc, régime de pureté absolue pour moi. Pour que je n’entende pas les grossièretés des enfants du village, elle avait fait bâtir une clôture de six pieds de haut autour du jardin. Quand j’ai eu quatre ans, elle m’a confectionné de ses mains de fée une soutane, un surplis et une étole pour que je joue dans la cour habillé en petit prêtre. » (p. 16-17)

« “Ti-Jésus, viens-tu jouer? Enlève ta soutane, pis viens te baigner dans le fleuve avec nous autres. » (p. 17)

« Il ne fallait pas se contenter cependant d’avoir des sentiments à la page, il fallait être habile. » (p. 66)

« La patronne s’est impatientée quand un monsieur à canotier s’est mis à parler de la guerre. “Ah non! Arrêtez-moi ça! Ça finit toujours en chicane ces discussions-là, pis c’est pas bon pour le commerce!″ » (p. 200-201)

  • Nombreux procédés stylistiques (p. ex., antithèse, euphémisme, comparaison, énumération, litote, répétition, métaphore, expression idiomatique, oxymore, hyperbole, gradation) qui contribuent à la richesse et à l’originalité de l’œuvre.

« Il faut que je cesse de songer durant le jour pour ne faire que la nuit de ces rêves qu’on oublie avec l’arrivée de l’aube. » (p. 8)

« On avait à inhumer lui et moi une demi-douzaine de gars qui n’avaient pas passé la nuit […]. » (p. 9)

« Il avait fui la forêt pour les manufactures du Massachusetts, mais il était revenu dans son trou québécois au bout de six mois comme un chien battu retourne à son maître. “Oui, je comprends pourquoi tu ris de moi, sergent. C’est vrai que chez nous ça sentait la pisse, la sueur, la soupe aux choux. Quoi d’autre? Ah oui, ça sentait aussi le lait suri, la viande trop cuite, le tas de linge sale, mais c’était quand même mon nid à moi, c’était mon chez nous. […]” (p. 10-11)

« Oui, il se met à genoux devant son évêque, qu’elle a répondu. Et l’évêque? Devant le cardinal. Et le cardinal? Devant le pape. Et le pape? Devant Dieu. Et Dieu? Non, ça s’arrête à Dieu. Alors, que je lui ai dit, quand je serai grand, je veux être Dieu. » (p.18)

« Finies surtout les colères noires de ma mère, qui nous disputait pour des peccadilles. » (p. 29)

« Quand ma mère a appris par la maîtresse de poste que je jouais aux funérailles avec les petits voisins, j’ai mangé la volée de ma vie. » (p. 31)

« Dans le silence qui a suivi, le crépitement du feu de joie était assourdissant. » (p. 50)

« Morte de fatigue, elle a fini par s’endormir d’un sommeil de plomb. » (p. 59)

« Nous n’avons pas reparlé de cela non plus dans les jours qui ont suivi, ni après, ni jamais. » (p. 93)

  • Longues séquences narratives et descriptives entrecoupées de discours directs permettant au lectorat de comprendre l’état d’esprit des personnages, les relations qui existent entre eux, leur cheminement individuel et l’aboutissement de leur questionnement; nombreuses correspondances sous forme de lettres, souvent contrefaites, offrant un aperçu des personnages secondaires, tels que Lusignan, Amalia, Concorde et Essiambre.

« J’ai dû dormir un peu. Je n’ai pas bougé de l’hôtel Couillard, chambre numéro 27, et la petite dort à côté de moi. Dans le sommeil, son visage est presque joli; en tout cas, on ne voit pas son sourire édenté.
Elle vient de se retourner dans le lit en poussant un beau soupir de femme aimée. Ça me donne une idée : me lancer à la poursuite de cette Amalia Driscoll. Je vais me présenter chez elle, lui témoigner toute la galanterie dont je suis capable; je vais demander à la revoir, la séduire, l’épouser et vivre à ses crochets le reste de mes jours. Ce ne sera pas bien compliqué. Et, comme je vivrai dans l’ombre de cette dame, Essiambre ne me quittera plus jamais. C’est ce que je désire avant toute chose. Pour faire ma cour à miss Driscoll, il ne me reste que cet uniforme que je n’ai même plus le droit de porter. Je devrai faire attention, j’ai failli me faire prendre une fois. » (p. 121)

« Le reste, c’est la faute au cirque. Le cirque Robinson qui se produisait sur un terrain vague à l’angle de Somerset et Preston. Mais, avant la grande première, il a défilé dans ma rue. C’était très beau, bien mieux que le théâtre : je voyais enfin de vrais lions en cage, des léopards, des singes géants, des clowns, des hommes forts, des femmes à barbe et des nains. Il y avait même un chariot portant un orgue à vapeur dont la musique est arrivée à me faire croire que la guerre était vraiment finie. » (p. 200)

« Mathurin est mon ambassadeur dans le monde, et les récits qu’il m’en rapporte me distraient avantageusement des lectures pieuses qu’il m’impose.
L’autre jour, il m’a dit : “Toi qui as été homme de lettres, tu vas comprendre ce qui m’est arrivé.
“Avant de faire ta connaissance, je menais une vie tellement morne que tous mes souvenirs appartenaient aux livres.
“Encore aujourd’hui, cependant, c’est là que je préfère les prendre, les miens ne sont pas assez intéressants, je suis si peu de chose : j’incarne l’humilité propre à mon ordre, et l’humanité future se souviendra davantage du parfum d’une fleur morte que de mon passage sur terre. […]” » (p. 215-216)

« Avril 1917
Essiambre, bon ami, c’est officiel : je vais mieux. Alors, soyez gentil et faites-moi enfin une vraie lettre comme vous en êtes capable, ainsi, je serai moins seule dans mon petit bonheur.
L’impensable est arrivé : j’ai accepté un vrai travail. Il fallait bien, sans cela, je serais morte d’ennui.
[…]
Revenez-moi vivant, Essiambre. Vous retrouverez une femme que le plaisir a faite tolérante. Puisque je ne me crois pas parvenue au bout de mes découvertes, nous avons peut-être encore des choses à nous dire.
Au revoir, Essiambre. » (p. 235-237)

Référent(s) culturel(s)

  • Nombreuses références géographiques à la région d’Ottawa (p. ex., Château Laurier, rivière des Outaouais) et au Québec (p. ex., Laurentides, Montréal, Québec, Trois-Rivières, Valcartier).
  • Références géographiques à la Belgique et à la France (p. ex., Armentières, château de Versailles, Droucy, Cherbourg, la Vendée, Nantes, Paris, Toulouse, Vimy).
  • Mention de nombreux personnages historiques originaires de la France, de la Nouvelle-France et du Québec (p. ex., Bonaparte, Brébeuf, Catherine de Saint-Augustin, Jeanne Le Ber, Lalemant, Louis XIV, Louis XV, Maisonneuve, Marguerite Bourgeoys, Marie de l’Incarnation, Marie de Saint-Joseph, Paul Ragueneau, Samuel de Champlain)
  • Mention de l’Action française, mouvement politique français controversé fondé par Charles Maurras.
  • Mention des Relations des Jésuites, rapports rédigés par les missionnaires jésuites au Canada et envoyés en France.
  • Nombreuses références à des auteurs français et québécois et à leurs œuvres (p. ex., Cendrillon, Corneille, Dumas, Flaubert, Garneau, Hugo, Le Cid, Les Misérables, Racine, Sulte, Zola).
  • Référence à des établissements d’éducation postsecondaires français, ontariens et québécois (p. ex., collège Nicolet, École séraphique d’Ottawa, La Sorbonne, séminaire de Québec, université Laval).
  • Mention de journaux francophones (p. ex., Le Droit, La Presse).
  • Mention de Léonard Beaulne et de Wilfrid Sanche, comédiens et metteurs en scène francophones d’Ottawa.
  • Mention de l’Académie française, institution datant du XVIIe siècle et chargée de maintenir et de normaliser la langue française.
  • Référence à Patrick Riel, vétéran de la Grande Guerre et parent du leader métis Louis Riel.
  • Référence aux peuples autochtones du Canada (p. ex., Algonquins, Iroquois, Métis, Onontagués).

Pistes d'exploitation

  • Proposer aux élèves, regroupés en équipes, de réaliser une bande-annonce promotionnelle de l’œuvre à l’aide de logiciels de montage vidéo (p. ex., iMovie, Shotcut). Leur demander de sélectionner des scènes marquantes, d’intégrer une narration, de la musique et des effets pour produire un résultat captivant. Les inviter à diffuser leur bande-annonce sur les réseaux sociaux de l’école ou de la bibliothèque municipale, ou sur un site virtuel approprié.
  • Suggérer aux élèves, regroupés en équipes, d’effectuer une recherche sur les diverses époques présentées dans le roman (p. ex., 1914, 1919, 1934), ainsi que sur les événements historiques associés (le début de la Grande Guerre, l’après-guerre, le déclin de la bourgeoisie canadienne-française, l’avant-guerre) afin de mieux saisir les enjeux sociopolitiques qui influencent les personnages et l’intrigue. Leur demander de réaliser une présentation multimédia afin de rendre compte de leur travail au groupe-classe.
  • Proposer aux élèves, regroupés en dyades, de créer une carte géographique interactive des lieux évoqués dans le roman à l’aide d’outils numériques appropriés (p. ex., Google My Maps, StoryMapJS). Leur demander d’y intégrer des éléments pertinents (p. ex., repères géographiques, extraits du roman, images, vidéos) pour expliquer l’importance de chaque lieu dans le déroulement du récit. Animer une mise en commun afin de leur permettre de présenter leur travail au groupe-classe.
  • Demander aux élèves, regroupés en dyades, de mener une recherche sur les asiles psychiatriques au Québec avant 1960, puis de les comparer aux hôpitaux contemporains. Les inviter à présenter leurs résultats sous forme de présentation multimédia au groupe-classe. Ensuite, animer une discussion portant sur l’évolution des services de santé mentale et de l’accompagnement des personnes souffrant de troubles psychiatriques.

Conseils d'utilisation

  • Accompagner les élèves dans la lecture de cette œuvre en raison de sa complexité, notamment au niveau du vocabulaire, des structures de phrases et des références culturelles, ainsi que de nombreux sauts temporels et spatiaux, des descriptions détaillées et des lettres qui perturbent la chronologie de l’intrigue.
  • Collaborer avec les élèves pour créer une une frise chronologique qui permettra de suivre le fil conducteur des différents événements et des principales péripéties du roman. Afficher la frise dans un endroit visible et y faire référence régulièrement tout au long de l’étude du roman.
  • Accorder une attention particulière aux sujets délicats (p. ex., alcoolisme, pauvreté, homosexualité, inceste, maladie mentale) dont on traite dans le roman.
  • Prévenir les élèves de l’usage du mot “tapette” pour désigner un homosexuel. Le circonscrire dans le contexte socioculturel de l’époque narrative.
  • Prévenir les élèves de l’emploi et de la représentation négative du terme désuet “Indiens” pour désigner les membres des Premières Nations; placer ces choix narratifs dans le contexte historique et narratif de l’œuvre.
  • Noter que le nom Lallemant (11e ligne, p. 32) devrait s’écrire Lalemant et que le nom Wilfred Sanche (4e ligne, p. 202) devrait s’écrire Wilfrid Sanche.
  • Présenter les autres romans de cet auteur afin que les élèves reconnaissent sa contribution importante et récompensée à la littérature franco-ontarienne, tels que L’Écureuil noir, L’historien de rien et L’Homme de paille, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Raconte-moi la Grande Guerre divers épisodes.