Contenu
- Un personnage principal, Gaétan Gervais, faisant l’objet de la biographie, dont la vie est explorée à travers ses divers rôles : citoyen, historien, professeur universitaire, défenseur des droits des Franco-Ontariens et créateur du drapeau franco-ontarien.
« Au final, malgré certaines difficultés, l’amour de l’enseignement prime nettement à la fin de l’année 1965-1966. Gaétan Gervais sait qu’il enseignera l’histoire, qu’il en fera une de ses activités professionnelles principales. Mais auparavant, il lui faut retourner aux études et se faire chercheur. Il lui faut explorer plus profondément les diverses facettes du métier qu’il entend exercer, celui d’historien. » (p. 25)
« En plus d’enseigner et de faire de la recherche, Gaétan Gervais se préoccupe sans relâche de favoriser l’amélioration continue du sort des Franco-Ontariens, aussi bien ceux qui sont ses contemporains que ceux qui viendront par la suite. » (p. 55)
- Nombreux personnages secondaires, figures influentes du domaine de l’histoire, dont Lorenzo Cadieux, Guy Courteau, le père Germain Lemieux, Albert Regimbal, Suzanne Arseneault et Michel Bock, mentionnés dans les textes et parfois présents dans les photographies.
« Le trio Cadieux-Courteau-Lemieux confirme chez le jeune Sudburois l’image qu’il a de sa société, celle d’un grand Canada français dont sa communauté plus immédiate – celle du Nouvel-Ontario – fait partie de la composante ontarienne. Comme il existe une composante québécoise, acadienne, manitobaine, etc.
Albert Regimbal (1915-1980) vient compléter ce trio en rendant très concrète aux yeux du jeune collégien la nécessité d’animer le milieu sur le plan culturel. » (p. 20)
« […] En 2002, le Centre franco-ontarien de ressources pédagogiques (CFORP) obtient du ministère de l’Éducation de l’Ontario une subvention afin d’élaborer un manuel scolaire visant à appuyer les élèves du secondaire qui choisiraient de s’inscrire à un tout nouveau cours portant sur l’histoire de l’Ontario français.
[…]
Coordonné par Suzanne Arseneault, enseignante d’histoire au palier secondaire récemment à la retraite, le projet de rédaction est mené rondement en à peine dix-huit mois bien remplis. Gaétan Gervais et Michel Bock agissent à titre de corédacteurs dans une ambiance où la complicité ludique entre le maître et l’ancien étudiant ne semble avoir d’égal que leur haut degré de rigueur en matière de recherche et d’écriture. L’édition et la production, y compris l’impression, se font au CFORP, de sorte que le produit final peut s’enorgueillir d’être complètement « made in Ontario français ». » (p. 50-51)
- Biographie retraçant le parcours et l’influence de Gaétan Gervais, soulignant son engagement à la culture franco-ontarienne ainsi que son héritage durable; courts et fréquents allers-retours entre le passé et le présent, permettant de tisser des liens entre ce que Gaétan Gervais a réalisé et la situation actuelle des Franco-Ontariens; thèmes (p. ex., identité culturelle, droits, justice sociale) aptes à capter l’intérêt, surtout chez les amateurs d’histoire.
- Photographies en couleur et en noir et blanc de Gaétan Gervais depuis son enfance jusqu’en 2011, au centre de l’œuvre, en lien direct avec le texte.
- Mise en page aérée; œuvre répartie en 6 chapitres titrés; éléments graphiques (p. ex., notes de bas de page, guillemets, italiques, points de suspension, acronymes, parenthèses, intertitres) facilitant l’interprétation du texte; table des matières et tableau chronologique intitulé Une vie en quinze dates au début; liste d’œuvres de la collection à la fin; renseignements sur la collection Des gens d’exception à la quatrième de couverture.
Langue
- Registre de langue courant dans l’ensemble; vocabulaire parfois recherché lié aux thèmes de l’œuvre (p. ex., politologue, embryonnaire, thésard, mainmise, émérite), mots anglais (p. ex., high school, publish or perish, French-Canadians, nation building, political correctness) et exresssions latines (p. ex., O tempora o mores, alma mater, pro rata, statu quo) compréhensibles à l’aide du contexte.
- Phrases transformées et phrases à construction particulière; prédominance de phrases longues dans les séquences narratives et descriptives.
« Cependant, force est de constater que, dans sa vie privée et professionnelle, il s’est toujours comporté – il se comporte toujours – de façon à incarner concrètement et dignement (beaucoup trop discrètement, ajouteraient certains) ce rôle de ²gardien du dépôt² qui lui va comme un gant. Très certainement parce qu’il y croit. Également parce qu’il en sait l’importance et en devine la portée. Peut-être aussi parce que, tout simplement, ce rôle lui est devenu une seconde nature. Sa véritable nature sans doute. » (p. 9)
- Figures de style (p. ex., métonymie, métaphore, énumération, métaphore, périphrase) ajoutant de la couleur au texte.
« C’est là qu’on construit une école, à deux portes littéralement de la maison de mes parents. » (p. 13)
« Lorsqu’on lui demande à quel moment lui vient la piqûre de l’histoire, il se replonge dans l’année 1960. » (p. 17)
« Elles donnent lieu à des recherches, à des analyses, à des rapports et à des publications de la part de ses étudiants et des chercheurs en général. » (p. 43)
« Non plus que le gouvernement ontarien, qui transforme les jumelles Dionne en bêtes de cirque et en attraction touristique majeure… » (p. 47)
« Pour de très nombreux Franco-Ontariens, cependant, Gaétan Gervais sera à jamais le père du drapeau franco-ontarien. » (p. 104)
- Séquences explicatives apportant des précisions sur les événements importants de la vie de Gaétan Gervais; séquences narratives soulignant les témoignages directs, reflétant ce qu’il a ressenti ou vécu.
« Pendant deux ans, il agit à titre de directeur du Département d’histoire, d’où sa connaissance fine des mille et un méandres caractérisant les fameuses discussions budgétaires dans le cadre de la réalisation d’un mandat de service à l’endroit de la minorité franco-ontarienne.
Encore une fois, ce qui frappe dans l’attitude de Gaétan Gervais, c’est à quel point toutes ces activités relèvent selon lui de l’exécution normale de ses diverses responsabilités : ²Je me suis glissé dans le moule du militant franco-ontarien sans aucune difficulté, de façon vraiment tout à fait naturelle. La réalisation de mes tâches courantes était impensable sans cela. Ça me paraissait simple : je suis là pour servir les Franco-Ontariens, donc je le fais avec tous les moyens à ma disposition.² » (p. 56-57)
Référent(s) culturel(s)
- Mention de nombreux organismes et associations francophones (p. ex., l’Association des étudiants de langue française du nord de l’Ontario, la Coopérative des artistes du Nouvel-Ontario, TFO).
- Allusions fréquentes aux ouvrages et aux efforts réalisés pour la défense des droits des Franco-Ontariens (p. ex., le manuel L’Ontario français – Des Pays-d’en-Haut à nos jours, les cours d’histoire universitaires créés par Gaétan Gervais).
Pistes d'exploitation
- Proposer aux élèves, regroupés en dyades, de mener une recherche sur les cours d’histoire rattachés à la francophonie ontarienne offerts dans les universités ontariennes (p. ex., Université Laurentienne, Université d’Ottawa, Université de l’Ontario français). Animer une mise en commun afin de leur permettre de présenter les descriptifs de ces cours au groupe-classe.
- Suggérer aux élèves, réunis en dyades, de concevoir un drapeau qui reflète la communauté franco-ontarienne multiculturelle et diversifiée actuelle. Exposer les créations dans le couloir de l’école.
- Inviter les élèves, réunis en équipes, à organiser des activités et des mini-présentations dans l’école, dans le cadre de la journée du drapeau franco-ontarien, le 25 septembre.
Conseils d'utilisation
- Faire écouter aux élèves la chanson Mon beau drapeau, qui reflète la fierté d’appartenir à la communauté franco-ontarienne et rend hommage à ceux et celles qui ont contribué à sa création.
- Se servir du livre L’Ontario français, Des Pays-d’en-Haut à nos jours, rédigé en partie par Gaétan Gervais, afin de fournir aux élèves des renseignements détaillés et concrets sur l’histoire de l’Ontario.
- Utiliser les notes explicatives de l’œuvre pour faciliter la lecture chez les élèves.
- Encourager les élèves à lire d’autres œuvres de la collection Des gens d’exception, telles que Bernard Grandmaître – Le père de la loi 8, Gisèle Lalonde – Grande dame de l’Ontario français et Claudette Paquin – Franco-Ontarienne de cœur et d’action, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.
Ressource(s) additionnelle(s)
- IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 11e et 12e année, DEUX. TROIS. Nos identités franco-canadiennes.
- IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : ONFR – Nos histoires, notre histoire, La contestation jusqu’en prison, le mouvement ²C’est l’temps!².
- IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 4e à 12e année, Série : Villages et visages, divers épisodes.
- IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Ouverture sur le monde francophone canadien – TFO 24.7, Être francophone, fierté ou honte?