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Anatomie de la fiche Anatomie interactive
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2Finutilité

Avec Finutilité, de l’infini au futile et à l’éphémère, Daniel Lavoie signe sa première œuvre littéraire. Dans ce recueil se succèdent des moments de perception, des réflexions sur les contradictions aussi bien que les révélations de la vie. Provoquant ou apaisant, Daniel Lavoie le dit avec passion, humour et sensibilité.

(Tiré du rabat de la première de couverture du livre.)

3 À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal et narrateur, l’auteur, qui exprime ses idées avec ferveur, humour et délicatesse à travers des moments de perception et de réflexion sur les paradoxes de l’existence.

« La futilité m’habite, la conscience de l’inutile,
qu’utile est inutile. La finutilité m’habite car je sais
maintenant que rien est tout, et que tout est presque
rien. » (p. 9)

« J’ai demandé à Dieu de me donner la paix et, dans
la journée, la paix me fut donnée. Je lui ai demandé
la santé et le bonheur et j’ai eu la santé et le bonheur
dans l’heure. J’ai demandé à Dieu pour l’amour
de ma vie et tu arrivais, je l’avais à peine dit. » (p. 53)

  • Personnages secondaires, dont les plantes, les membres de la communauté et les animaux, mentionnés dans les poèmes.

« Les plantes dorment, les voisins aussi.
Le cheval mange son foin, le nez dedans, sans bruit. » (p. 10)

« Les gens dans la rue ont un air à peu près normal.
On voit à peine la vérité sur leur visage. » (p. 13)

  • Recueil de poèmes de 3 à 24 lignes variant en forme (p. ex., vers libres et prose) et en genre (p. ex., poésie et essai), témoignant d’une liberté littéraire; titres simples d’un ou de quelques mots en minuscules (p. ex., « jean-pierre », « nécro nécro les vois-tu s’éloigner? », « lentement ») reflétant des thèmes du quotidien (p. ex., vie, mort, nature, musique, religion, séparation, sexe, passage du temps) présentés sous la forme de réflexions parfois dérangeantes, parfois sérieuses, parfois ludiques, et reflétant la réalité des jeunes et des moins jeunes.
  • Mise en page aérée; œuvre répartie en 77 poèmes titrés et un avant-propos; points de suspension pour indiquer la réflexion ou l’incertitude; courtes notes biographiques sur l’auteur sur le rabat de la quatrième de couverture et un poème tiré de l’œuvre à la quatrième de couverture.

Langue

  • Registres courant et familier dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., béante, ululement, fantassins, ahurissante, moribonde) compréhensibles grâce au contexte; expressions familières (p. ex., connards, pipi, cul, pissant, bof) et mots anglais (p. ex., play chicken, king, bye bye, it ain’t over till the…) s’entremêlant dans les textes, contribuant à la vraisemblance des réflexions.
  • Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière, variété de types de phrases (p. ex., déclarative, exclamative, impérative, négative) et nombreuses phrases interrogatives traduisant les questionnements du narrateur sur la vie et conférant au recueil un cachet philosophique; strophes contenant de nombreux rejets et contre-rejets permettant d’accentuer certains mots et d’amplifier les pensées du narrateur.

« Le jaune c’est comme le blanc. Ce n’est pas une vraie couleur. Au mieux un état d’âme ou un langage, ou même, le début d’un weekend!
Le jaune n’est pas une couleur franche, ni une couleur honnête. Qui, ici, oserait croire le jaune quand il sourit à pleines dents et vous propose une petite escapade dans un endroit douteux?
Le jaune pervers vous veut du mal. Son camouflage est trop parfait. Et s’il vous donne l’envie de rire, prenez garde! C’est un faux jeton. Un bâton dans les jambes, un équilibriste de l’absurde. » (p. 27)

« Qui saura rire quand tous les dictionnaires auront
changé, sans nous le dire, le sens des mots?
[…]
Qui saura rire, mais vraiment rire, jusqu’à la fin
du solo d’harmonica? » (p. 31)

« En longue procession de nuit d’été, ils partent
au paradis, là-bas, au fond des herbes longues. » (p. 33)

« Ce sel est un sel de mer. Il est l’eau, le soleil et le
temps. Il a passé à travers ton corps miraculeux,
tes cellules et tes veines, dans les rondeurs
de tes muscles. » (p. 66)

  • Figures de style (p. ex., comparaison, métaphore, énumération, répétition) rendant imagées les idées véhiculées.

« […] Depuis une semaine les nuages passent
comme des escadrons nazis et, parfois il pleut. » (p. 13)

« Je suis une goutte d’eau, sur le point de tomber
dans l’infini, sans angoisses, sans attentes,
parfaitement libre. » (p. 15)

« Vous l’aurez compris, tout se compte; une pomme,
un œil, un regard, un rendez-vous en retard, et toutes
ces choses par milliards qui sont la vie. Les gouttes
de pluie, les larmes, après une tragédie, et tous ces
pas que j’ai pu faire pour me rendre jusqu’à Paris. » (p. 26)

« L’âme écrit que dans mille ans on ne fera plus
l’amour. L’âme écrit que dans mille ans on trouvera
l’équation de l’âme. L’âme ne sait rien. L’âme écrit
n’importe quoi. » (p. 37)

  • Rimes internes et externes occasionnelles et irrégulières dans les textes poétiques, contribuant à l’originalité du style de l’auteur.

« Et je me transforme lentement en gnome.
Le sourire et le regard pétrifiés.
Et derrière ce regard énigmatique,
un préjugé, un parti pris pour la beauté. » (p. 21)

« Ma chanson se lève. Elle est un peu plus longue que
les autres, je ne choisis pas. C’est elle, c’est tout.
Bon, arrive; voyons un peu de quoi tu as l’air sur
une page; déshabille-toi et couche-toi là… » (p. 42)

« Mais c’est la saison, et depuis longtemps ma chère
dame, pas vraiment de quoi en faire un mélodrame.
Oui, non, pas de mal, pas de drame et surtout
revenez plus tard pour les larmes. » (p. 78)

Référent(s) culturel(s)

  • Mention de lieux à forte population francophone (p. ex., Afrique, Paris, Longueuil).

Pistes d'exploitation

  • Proposer aux élèves de rédiger dans un journal de bord leur réaction à l’une des questions posées par l’auteur (p. ex.  « S’il est vrai que le battement d’ailes d’un papillon
    en Chine peut déclencher un ouragan aux Caraïbes,
    qu’en est-il d’un vieil arbre qui tombe, lourdement,
    parmi les siens? » (p. 11)

« Qui saura rire quand tous les dictionnaires auront
changé, sans nous le dire, le sens des mots? » (p. 31)

« Croyez-vous que d’un coup ce sera le bonheur,
éternel? Et comment croire qu’Il puisse être aussi
nul ici sur terre et ensuite parfait dans le ciel? » (p. 73))

Après l’activité, leur demander, réunis en dyades, de formuler une question semblable et d’échanger à ce sujet en petit groupe.

  • Proposer aux élèves de rédiger un poème à partir d’observations de leur vie quotidienne ou en s’inspirant d’un titre du recueil. Afficher les travaux en salle de classe.
  • Inviter les élèves à créer une image (p. ex., photographie, tableau, dessin) qui représente un des textes poétiques du recueil. Animer une mise en commun afin de leur permettre de présenter leur travail au groupe-classe.
  • Animer une discussion sur la religion et l’amour à l’ère contemporaine. Demander aux élèves de partager des idées qui émergent de textes poétiques liés à ces thèmes pour soutenir leurs arguments.

Conseils d'utilisation

  • Lire les poèmes à voix haute, comme énoncé dans l’avant-propos (« En prose ou en poésie, ces textes sont faits pour être lus à voix haute. », p. 7).
  • Aborder les thèmes du corps et de la sexualité avant la lecture et recommander judicieusement la lecture de certains textes poétiques aux thèmes plus délicats, notamment « les seins » et « oh! le joli cul ».
  • Encourager les élèves à lire d’autres œuvres poétiques telles que Apocryphes du cœur, Instantanés et S’agripper aux fleurs, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.