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Anatomie de la fiche Anatomie interactive
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2Étienne Brûlé, tome 2 – Le fils des Hurons

En 1610, Étienne Brûlé, alors âgé de 17 ans, se retrouve chez les Hurons. Pour survivre, il n’aura d’autre choix que de devenir un des leurs. Très tôt, il adoptera leur façon de vivre et maîtrisera leur langue, au point de mériter le titre de « fils des Hurons ». La métamorphose sera telle que Champlain le reconnaîtra à peine, en 1611, à son retour dans la jeune colonie. Chargé de guider son capitaine en Huronie, Étienne organisera une grande expédition de guerre contre les « Yroquois ». Sa mission : rassembler les guerriers du peuple andaste vivant au sud du lac Ontario et rejoindre Champlain, accompagné des Hurons. Ce rendez-vous réservera bien des surprises…

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

3 À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal, Étienne Brûlé, aussi connu sous le nom d’Aondria Oxhey, qui s’intègre davantage dans la culture et le mode de vie de la tribu de l’Ours après avoir été adopté, tout en servant d’interprète pour Samuel de Champlain, alors lieutenant général de la Nouvelle-France.

« Outsahome Onnenta prit la parole. Elle consacra les vœux unissant Étienne au reste du clan et lui donna officiellement son nom dans la langue huronne.
– Désormais, Étienne Brûlé, tu porteras le nom de Aondria Oxhey. » (p. 24)

« Nul n’avait remporté la victoire, mais Étienne avait gagné l’estime de tous les membres de la tribu. Son acte de bravoure impressionna tous les guerriers et commanda leur respect. » (p. 29)

  • Nombreux personnages secondaires, parmi lesquels Iroquet, chef de la tribu algonquine des Anontchataronons, Sondaqua qui devient un ami proche d’Étienne, Tsieoue, sa conjointe et la mère de deux de ses enfants, Atontarori, frère de Tsieoue, qui ressent de la jalousie envers Étienne, Samuel de Champlain, alors lieutenant général de la Nouvelle-France, qui considère Étienne comme son fils, Shaîna, ancienne compagne de vie de l’explorateur lors de son séjour chez les Montagnais, et Tichion, avec qui Étienne entretient une relation amoureuse lors de son expédition chez les Andastes.

« – Écoutez-moi! Vous me connaissez tous! Je suis Iroquet, chef de la grande tribu des Anontchataronons. Écoutez-moi, fiers et valeureux guerriers. » (p. 16)

« Le plus jeune guerrier, Sondaqua, qui avait à peu près le même âge qu’Étienne, lui offrit une pipe ornée de pierres et de plumes. Avant de lui en faire cadeau, il alluma le calumet et en prit quelques bouffées. Ce geste signifiait que le lien d’amitié avec son nouveau frère était scellé à jamais. » (p. 24-25)

« Tsieoue était si attentionnée et douce. Cela lui rappelait le bon caractère de sa mère. Tout comme elle, Tsieoue avait l’esprit vif et affichait une grande patience. Elle s’évertuait à lui enseigner les subtilités de la langue huronne. Étienne était quant à lui un bon élève. Malgré la grande complexité de la langue, il apprenait vite. » (p. 25)

« À son grand étonnement, Atontarori lui cria de continuer son chemin, qu’il n’avait pas besoin de son aide. Étienne ignora ses paroles et s’approcha de lui en se traînant par terre.
Atontarori, plein de rancœur, criait :
– Je ne veux pas ton aide! Je n’ai pas peur de la mort. Laisse-moi et poursuis ta route. » (p. 28)

« Pour la première fois, Champlain pouvait comprendre tout ce que les chefs lui disaient. Étienne traduisait la langue huronne en français sans hésitation. Champlain était fier de celui qu’il avait jadis appelé ″mon fils″. » (p. 46)

« – Ce n’est pas tout, renchérit Nicolas. Après ton départ, Étienne, Shaîna a donné naissance à un enfant, un enfant de toi. Un petit garçon. Elle lui a donné le nom de… Outetoucos. » (p. 57)

« Les deux amoureux discutèrent peu ce soir-là. Ils regardèrent les flammes danser pendant de longues heures, entrelacés dans les bras l’un de l’autre. Tard dans la nuit, elle se glissa hors de sa robe pour se fondre à la chaleur du corps d’Étienne. Ils avaient arrêté le temps, suspendus aux lèvres de mots doux soufflés à l’oreille l’un de l’autre.
Le lendemain, Tichion s’était levée de bon matin et Étienne roupillait encore quand elle le réveilla d’un filet d’eau froide qu’elle laissa couler dans son cou. » (p. 112)

  • Roman historique et deuxième tome d’une trilogie sur Étienne Brûlé, relatant les événements entourant les voyages de l’explorateur et sa vie parmi les Hurons; intrigue captivante qui explore les tensions croissantes et les luttes de pouvoir, soulignant la complexité des relations entre les peuples autochtones et les Européens; récit suivant la chronologie d’événements datés de 1610 à 1618, contribuant à la vraisemblance des faits; thèmes (p. ex., conflits, voyages, relations avec les Premières Nations, appartenance, loyauté) permettant au lectorat de saisir l’importance des réalisations de ce grand explorateur.
  • Mise en page simple, accompagnée de quelques cartes géographiques de l’époque permettant de mieux visualiser les lieux de l’action; œuvre répartie en 11 chapitres titrés et numérotés; éléments graphiques (p. ex., guillemets, tirets, parenthèses et nombreuses notes de bas de page donnant la traduction française des mots autochtones) qui facilitent l’interprétation du texte; dédicace et préface au début du livre; bibliographie, notes biographiques sur les deux auteurs, description de la trilogie, table des matières, titres et descriptions d’autres œuvres de la même collection en fin de livre.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; emploi d’un vocabulaire plus recherché (p. ex., arquebuses, haranguer, matrilinéaire, mélopée), d’expressions en langue autochtone (p. ex., banik, tomahawk, wampum) et de termes décrivant les traditions autochtones (p. ex., bâton de la parole, maison longue, les trois sœurs) ajoutant au réalisme du récit.
  • Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; utilisation d’une variété de types et de formes de phrases (p. ex., déclarative, interrogative, exclamative, impérative); emploi fréquent de l’imparfait et du passé simple dans les séquences narratives, ainsi que du présent dans les dialogues.

« – Jeune Français? Ça va? C’est Iroquet! Réponds-moi!
Étienne ne parvenait même pas à répondre. […] Tout son corps devint lourd. Il ferma les yeux. Puis, le noir absolu. » (p. 14)

« Il constatait, bien malgré lui, qu’on était loin des campagnes militaires menées en France où les combats étaient rangés et ordonnés. Néanmoins, il demeurait convaincu qu’il détenait un certain pouvoir de commandement sur les troupes. » (p. 95)

« Les Andastes réagissaient positivement à leur appel. Le rythme des pagaies accélérait et les chants d’actes héroïques battaient la mesure. Spectacle impressionnant s’il en fut! Les premiers canots accostèrent. » (p. 101)

  • Procédés stylistiques (p. ex., énumération, comparaison, expression imagée, hyperbole, métaphore, périphrase) qui enrichissent le texte et agrémentent la lecture.

« À tour de rôle, on s’approcha du jeune couple et on lui remit de nombreux cadeaux : à chacun d’eux, un bracelet d’onocoirota, des pierres précieuses, une natte tressée par Outsahome Onnenta, des peaux de fourrure pour l’hiver, du bois de chauffage, des provisions. » (p. 24)

« Chargés comme des mulets et chaussés de leurs raquettes, les siens se suivaient à la file indienne par cette belle journée du mois de mars, réchauffés par les chauds rayons du soleil. » (p. 33)

« – Qu’est-ce qu’elles ont? Qu’est-il arrivé? Si quelqu’un a osé lever le petit doigt sur Shaîna, il aura affaire à moi, affirma promptement Étienne. » (p. 56)

« Déçu de la tournure des événements, Étienne se posait mille et une questions. » (p. 103)

« – Tu es chanceux d’avoir Tichion comme amie. C’est une vraie perle, répondit Sondaqua. » (p. 115)

« Tsieoue pleurait à chaudes larmes de voir son cher Aondria Oxhey serrer dans ses bras le fruit de leur amour. » (p. 143)

  • Séquences narratives et descriptives, entrecoupées de séquences dialoguées, qui fournissent des informations sur une époque particulière, permettent de s’immiscer dans l’esprit des personnages et traduisent les défis auxquels Étienne Brûlé est confronté dans un monde marqué par les conflits et les alliances entre différentes tribus.

« Le soir, on campait sur la rive et parfois, on s’arrêtait dans un village andaste où la fête les attendait. Tous connaissaient Tichion et sa merveilleuse voix. Étienne en profitait pour échanger avec ses frères hurons. […]
– Et ici, la nature est encore plus grandiose. À mesure qu’on avance, c’est de plus en plus beau, ajouta Oné-Onti.
– C’est incroyable, un pays semblable. Regarde les montagnes au loin. C’est dans cette direction que nous allons, continua Atontarori.
– En plus, je suis le premier Blanc à vivre dans ce pays avec mes frères hurons. Comme je suis heureux! reprit Étienne.
On fumait calmement tout en décrivant ce que l’on avait vu et ce à quoi on s’attendait selon les dires des autres. Parfois les intempéries de l’automne se faisaient sentir, mais le voyage se poursuivait vers la mer salée. » (p. 115)

« Pris de panique, il abandonna son arc et ses flèches et se mit à courir de toutes ses forces, en s’enfonçant dans les bois comme un animal traqué. Quelques flèches sifflèrent près de sa tête. Il sentait les branches et les épines des arbres lui déchirer la peau. Les cris de ses poursuivants se rapprochaient et le terrorisaient. Il croisa ensuite un petit ruisseau dans lequel il se lança à pieds joints. Il s’y enfonça jusqu’à la taille. L’eau était glacée. Il eut alors l’idée de poursuivre sa course en suivant le cours d’eau afin d’éviter toute trace de son passage et courir la chance de les semer. Après une grande distance, à bout de souffle, il s’arrêta et se coucha entre deux gros arbres qui gisaient par terre et se fondit dans le décor naturel. Il était transi et fiévreux. Il resta là sans bouger pendant des heures qui lui semblèrent une éternité. » (p. 125-126)

Référent(s) culturel(s)

  • Référence aux Premières Nations et aux différentes tribus amérindiennes de la région des Grands Lacs (p. ex., Hurons, Yroquois, Montagnais, Algonquins, Outaouais).
  • Référence au père Le Caron, qui célébra la première messe à Carhagouha, en Huronie.
  • Mention de nombreuses anciennes appellations historiques de lieux fondés par les premiers explorateurs (p. ex., Pays d’en haut, Saut Saint-Louis, l’Abitation de Québecq) et de cours d’eau (p. ex., rivière des Outaouais, rivière des Français, rivière Mattawa, baie Georgienne).
  • Mention du roi de France de l’époque, Louis XIII, et du village d’origine d’Étienne Brûlé, soit Champigny-sur-Marne.

Pistes d'exploitation

  • Suggérer aux élèves, réunis en équipes, de dresser une liste des anciens noms de lieux mentionnés dans le roman (p. ex., la rivière Taronto, Karuntuté, Saut Saint-Louis), puis d’indiquer leur emplacement et leur nom actuel sur une carte géographique. Animer un échange afin de permettre aux groupes de présenter leurs trouvailles au groupe-classe.
  • Proposer aux élèves, réunis en équipes, de créer un scénario dans lequel Étienne Brûlé décrit une des expéditions effectuées dans le roman (p. ex., son voyage au pays des Andastes en septembre 1615), puis d’en préparer une dramatisation avec narrations, dialogues et costumes d’époque. Animer une mise en commun afin de permettre aux groupes de présenter leur scénario devant le groupe-classe.
  • Suggérer aux élèves, réunis en équipes, d’effectuer une recherche sur la vie réelle d’Étienne Brûlé, puis de comparer ces informations avec la fiction présentée dans l’œuvre. Les inviter à présenter leurs trouvailles au groupe-classe, puis animer une discussion en posant la question : Comment la fiction peut-elle influencer la perception des faits historiques?

Conseils d'utilisation

  • Accorder une attention particulière aux sujets délicats dont on traite dans le roman (p. ex., respect des Premières Nations et des Métis ainsi que de leur territoire ancestral, colonialisme, guerres, violence, torture) ainsi qu’au vocabulaire de l’époque, notamment les termes « Indiens » et « sauvage » qui se retrouvent dans le roman.
  • Discuter des événements de cette époque (p. ex., le troc, les maladies, les guerres entre les différentes tribus et aussi avec les colonisateurs, les traités) dont il est fait mention dans le roman.
  • Inviter les élèves à prendre connaissance des autres tomes de la série, soit Étienne Brûlé, tome 1 – Le fils de Champlain et Étienne Brûlé, tome 3 – Le fils sacrifié, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 10e à 12e année, Série : Champlain en vingt fragments, Étienne Brûlé (Épisode 12).
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 5e à 12e année, Série : Le rêve de Champlain, Iroquoisie 1608-1616 (Épisode 4); Huronie 1614-1628 (Épisode 5)
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 5e à 12e année, Série : Vraiment Top! Capsules 2, Top sur l’histoire du commerce de la fourrure de la Nouvelle-France; Top sur les explorateurs de la Nouvelle-France.