1
Anatomie de la fiche Anatomie interactive
Ajouter au bac de lecture
Nous vous invitons à cliquer sur les puces numérotées pour avoir plus d’informations sur les différentes sections de la fiche pédagogique et en apprendre davantage sur la manière de l’utiliser.

2Drôle de vie que voilà!

Drôle de vie que voilà! s’inscrit dans l’illustration de l’Histoire vécue, souvent valeureuse, méconnue, de Francophones d’ici, et présente nombre d’aspects et d’accomplissements qui font désormais partie du patrimoine intellectuel et matériel dont nous pouvons être fiers.

Drôle de vie que voilà! se teinte d’un optimisme et d’un espoir, vif, moteur, que marque une détermination soutenue dans les réalisations qui se sont accumulées au cours des années, malgré l’adversité qui a dû être maîtrisée et vaincue même, afin de permettre la vie productive et épanouie qu’évoque l’auteur.

Récit pour tous, avec messages d’espoir.

 

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

3 À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal et narrateur, Yves Breton, conférencier, défenseur des droits des francophones, promoteur de la culture française et auteur, qui présente les grands succès des francophones.

« Porte-parole de ces organismes, j’ai eu l’occasion de prendre part à une multitude d’émissions de radio et de télé. En plus, les invitations pleuvaient pendant certaines périodes. Les gens s’intéressaient à l’Organisation des Nations Unies et à ses programmes de paix, de promotion de l’éducation, des arts et de la culture, de la protection des enfants et des droits de l’Homme (des personnes comme on dit aujourd’hui). » (p. 47)

« À l’époque, les Acadiens représentaient plus du tiers de la population du Nouveau-Brunswick. Or, ils n’avaient reçu que huit pour cent des subventions au cours du trimestre qui venait de se terminer. J’ai demandé à mon adjointe de me passer les rapports financiers des trois dernières années. […] Devant l’ampleur de l’iniquité que me révélaient les chiffres, je décidai sur-le-champ d’assurer aux Acadiens leur juste part des efforts du bureau et de faire du rattrapage. » (p. 54)

« Notons que la radio francophone s’est propagée avec un immense succès à travers le pays. Pour nous en convaincre, nous n’avons qu’à consulter sur internet le site de l’Alliance des radios communautaires du Canada. Il y a près de trente postes maintenant au service des communautés francophones minoritaires dispersées sur l’ensemble du pays… » (p. 75-76)

« Enfin, mes deux livres sur le développement […] ont fait l’objet d’articles intéressants dans des revues internationales consacrées au développement. » (p. 86)

  • Nombreux personnages secondaires mentionnés dans l’œuvre, dont Euclide Daigle, Gérard Lévesque, Me Gérard Bertrand, Jacques Schryburt, Jacqueline Lévesque, Guy Matte, Jacques Lalonde, Mathieu Brennan, Denis Boucher et Jeannine Séguin, gens qui ont côtoyé l’auteur et qui ont contribué, avec lui, à la vitalité de la francophonie en Ontario et au Canada.

« Je suis tombé nez à nez sur monsieur Euclide Daigle, secrétaire général de la Société nationale des Acadiens (SNA). » (p. 56)

« La cour nous donna raison en 1983. Sa décision ouvrait ainsi la porte à un réseau scolaire francophone complet en Ontario. Moi-même et Gérard Lévesque avions lancé le mouvement à l’ACFO et plus tard Me Gérard Bertrand, de l’ACFO d’Ottawa, s’était joint à nous. Jacques Schryburt et Jacqueline Lévesque ont représenté l’AEFO au début. Guy Matte succéda à Jacques Schryburt. » (p. 70)

« Jacques Lalonde, Matthieu Brennan, Denis Boucher et moi-même, tous des artisans de la radio communautaire, avons présenté à l’auditoire la petite histoire de l’avènement de cette radio en Ontario, son potentiel si emballant, ses obstacles et surtout son immense succès au pays. » (p. 76)

« J’ai été cofondateur dans l’Est ontarien du mouvement Proaction, initiative de Jeannine Séguin. » (p. 77)

  • Récit autobiographique qui retrace l’évolution de la Francophonie canadienne depuis la Seconde Guerre mondiale, tout en soulignant les événements marquants de l’histoire des francophones en milieux minoritaires; quelques retours en arrière, apportant des précisions sur les souvenirs de l’auteur, contribuant à maintenir le rythme de lecture; thèmes (p. ex., revendication, droits des Franco-Ontariens) invitant le lectorat à réfléchir sur les luttes qui ont contribué à l’épanouissement des Franco-Ontariens.
  • Plusieurs photos en couleurs et en noir et blanc parsemées dans l’œuvre, dont la plupart proviennent de la collection personnelle de l’auteur.
  • Mise en page simple; œuvre répartie en huit chapitres titrés et numérotés; éléments graphiques (p. ex., guillemets, points de suspension, caractères gras, parenthèses, italiques, acronymes, notes de bas de page) qui facilitent l’interprétation de l’œuvre; dédicace, liste des œuvres de l’auteur et préface au début; épilogue, notes explicatives, bibliographie sélective, annexes, table des matières et œuvres de la collection « Visages » à la fin; renseignements sur l’auteur et signification du phénix à la quatrième de couverture du livre.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., sibyllin, abyssal, resquilleur) compréhensibles grâce au contexte.
  • Phrases transformées et phrases à construction particulière; variété de types et de formes de phrases (p. ex., inversées, exclamatives, impératives, interrogatives); phrases souvent longues et chargées de nombreux détails.

« Autrefois, j’entendais bien des gens surnommer ma ville natale tantôt “ville des communautés religieuses” et tantôt “ville des compagnies d’assurance”. Des esprits que certains considéreraient comme malsains voyaient un lien étroit entre ces surnoms Tut! Tut! Quoi qu’il en soit, ces surnoms révèlent mon origine. Je suis donc Maskoutain de naissance. Mais avouons-le, ce gentilé ne cesse de tromper le public… »   (p. 11)

« J’avais encore les doigts entre la portière et son cadre. Diable! Quelle douleur! Quelle précipitation vers la glace et ce qu’il fallait pour adoucir et couvrir les blessures! Heureusement, il n’y avait rien de cassé. J’ai quand même eu pendant de longs mois une excroissance à un doigt, au majeur si je me souviens bien.
Pourquoi raconter cette aimable virée à la campagne avec monsieur le curé et mon grand-père, deux hommes affables? » (p. 14)

  • Nombreux procédés stylistiques (p. ex., euphémisme, onomatopée, énumération, répétition, métaphore, comparaison, exagération, jeu de mots, antithèse) ajoutant de la couleur au texte.

« Mais, la vie s’est enfuie bien avant qu’il puisse révéler tout son potentiel et s’illustrer le moindrement. » (p. 27)

« Cependant, après deux ans de travail à temps partiel, j’ai conclu que la plupart des conférences ne valaient pas grand-chose. Beaucoup de bla-bla-bla qui ne me permettait pas de rentrer chez moi content de mes journées. » (p. 44)

« Il devint amer, démotivé et pessimiste. […] Il termina ses quinze dernières années de travail dans l’ennui le plus abyssal. C’est à reculons qu’il partait chaque jour reprendre ses fonctions à l’hôpital. […] Quand ça va mal, ça va mal. On lui diagnostiqua un cancer. Ce grugeur de vie était trop avancé pour justifier le moindre traitement. […] Il mourut chez lui en présence de ma mère quelques mois avant ses soixante-dix ans, tellement émacié qu’il me paraissait gros comme mon petit doigt pendant la dernière année de son enfer. […] Malheureusement, les deux ont eu un vécu plutôt pénible, marqué par une âpreté inique, à des années-lumière de ce que tout être humain peut normalement escompter. » (p. 46)

« FRANCOPHONES JUSQU’AU BOUT DES ONDES » (p. 73)

« Trop souvent, dans le domaine du développement, information signifie désinformation, communication, anti-communication, transparence, opacité, aménagement, destruction, développement, pseudo-développement, objectifs, pseudo-objectifs, etc. » (p. 84)

  • Séquences explicatives et narratives prédominantes permettant au lectorat de saisir les défis, les exploits et le rôle catalyseur du narrateur.

« C’est cette direction qui, grâce à Jean Lagassé, lança le 1er avril 1969 le Programme de développement des communautés de langue officielle (PDCLO) qui, à l’origine, s’appelait tout simplement Programme d’Action sociale. L’opposition à l’égard des communautés de langue française dans certaines régions du pays était telle à l’époque qu’il avait fallu soustraire le programme à la vue des extrémistes. » (p. 50)

« Mon nouveau poste me remit en contact direct avec les communautés de langue officielle, comme du temps où je travaillais pour le Secrétariat d’État. De grandes luttes survinrent et elles aboutirent à mon bureau. Mentionnons quelques exemples : l’école française de Penetanguishene, le déménagement, de Cornwall à Peterborough, du bureau régional ontarien de Parcs Canada, la lutte pour des conseils scolaires francophones et la préservation de la production régionale à l’Office national du film. » (p. 66)

Référent(s) culturel(s)

  • Nombreuses références à des personnalités franco-ontariennes, à des situations vécues et à des défis relevés par des membres de la francophonie ontarienne et canadienne (p. ex., lutte pour les droits des Acadiens, création des conseils scolaires de langue française).
  • Mention de diverses associations de langue française de l’Ontario ou d’ailleurs telles que l’AEFO (Association des enseignantes et des enseignants franco-ontariens), l’ACFÉO (Association canadienne-française d’éducation d’Ontario), l’ACFO (Association canadienne-française de l’Ontario) et la SNA (Société Nationale de l’Acadie).

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves, regroupés en dyades, d’effectuer une recherche sur l’un des événements importants liés aux droits des francophones dont traite Yves Breton dans son œuvre (p. ex., mise sur pied des conseils scolaires de langue française, création des postes de radio francophones, débat entourant l’école de langue française à Penetanguishene). Animer une mise en commun afin de leur permettre de présenter leur travail au groupe-classe.
  • Proposer aux élèves, réunis en équipes, de réaliser une présentation multimédia portant sur un francophone qui, comme Yves Breton, a défendu la cause franco-ontarienne. Leur demander d’ajouter des textes, des photos, des vidéos provenant d’archives, puis de présenter leur travail devant le groupe-classe ou devant l’école par le biais des annonces télévisées.
  • Demander aux élèves, regroupés en équipes, de choisir une association mentionnée dans l’œuvre (p. ex., AEFO, ACFÉO, ACFO, SNA) puis de créer un dépliant informatif en tenant compte de critères précis (p. ex., historique, mandat, importance pour la préservation de la langue française). Placer les travaux au centre de ressources de l’école.
  • Dans le cadre d’un projet interdisciplinaire, proposer aux élèves, regroupés en équipes, de réaliser une affiche inspirée du style des affiches Rebelles francophones de l’Ontario disponibles sur le site internet de Entk afin de promouvoir la langue française. Exposer les affiches dans les corridors de l’école.

Conseils d'utilisation

  • Proposer la collection Des gens d’exception, du CFORP, aux élèves qui veulent se renseigner sur des gens qui ont contribué à la vitalité de la francophonie en Ontario.
  • Encourager les élèves à lire d’autres œuvres traitant du thème de la francophonie, telles que L’historien de rien, John et le Règlement 17 et Claudette Paquin – Franco–Ontarienne de cœur et d’action, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources pédagogiques en ligne, 9e à 12e année, Série: Nos histoires, notre histoire, La contestation jusqu’en prison, le mouvement « C’est le temps! ».
  • IDÉLLO.org, ressources pédagogiques en ligne, 9e à 12e année, Affiche: Quelques jalons de la francophonie ontarienne.