Anatomie de la fiche
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D’où viens-tu, Aya?

Les vacances de Noël s’étirent et Rosaline se demande bien ce qu’elle fera de sa journée. Et voilà que des gens s’installent dans la maison d’en face, à louer depuis si longtemps… Encore mieux : parmi eux se trouve une petite fille! Sans perdre de temps, Rosaline file à la rencontre de celle qui sera sans aucun doute sa nouvelle amie! Malheureusement, l’inconnue aux cheveux noirs et aux yeux tristes est plus timide qu’un oiseau qui s’enfuit à tire-d’aile. À croire que cette fillette ne parle même pas français… D’ailleurs, c’est peut-être le cas? C’est décidé, Rosaline ne baissera pas les bras et finira bien par gagner l’amitié d’Aya venue d’on ne sait où…

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal, Rosaline, fillette déterminée à se lier d’amitié avec une jeune immigrante nouvellement déménagée dans le voisinage.

« – C’est que… je suis pressée. J’ai aperçu une petite fille de mon âge, de l’autre côté de la rue. Peut-être voudra-t-elle jouer avec moi? » (p. 10)

« – J’aimerais tellement m’amuser avec notre nouvelle voisine… Cela l’aiderait peut-être à oublier la guerre.
– Je reconnais ton grand cœur, ma puce. Mais tu dois lui laisser un peu de temps. Elle a beaucoup de choses à apprendre. De plus, elle ne parle pas notre langue.
– Mouais… Ça complique l’affaire… Mais je trouverai un moyen de m’entendre avec elle, conclut la rouquine en retrouvant son beau sourire. » (p. 16-17)

  • Personnages secondaires, Aya, jeune immigrante qui essaie de s’adapter à sa nouvelle communauté  d’accueil, Théo, meilleur ami de Rosaline, jaloux du lien d’amitié entre elle et Aya, les parents de Rosaline, qui l’aident à comprendre la situation actuelle des immigrants, ainsi que Malika et Jad, parents d’Aya, se réjouissant des liens d’amitié qui se créent entre les deux familles.

« – Ho-ckey… Rond-del-le, claironne la rouquine en présentant l’équipement à Aya.
Celle-ci finit par tenter le coup. Cependant, son jeu est maladroit et elle manque le filet pourtant désert. » (p. 26)

« Théo enfonce ses mains dans ses poches et fait la moue.
– Puisque tu es très occupée avec ta nouvelle amie, aussi bien rentrer chez moi, lance-t-il d’un ton cassant. » (p. 38)

« Ensemble, les fillettes roulent d’énormes boules qu’elles peinent à hisser les unes sur les autres. […] Finalement, le bonhomme penche un peu, mais il a fière allure. Les parents d’Aya sont à la fenêtre. Ils applaudissent l’œuvre terminée. » (p. 47)

« Les deux fillettes s’occupent des présentations. Les adultes sourient de les voir si complices. Elles échangent des signes et des mots. Elles gesticulent et finissent par très bien se comprendre. Maman et Malika décident rapidement de les imiter. Jad semble plus réservé. Pour l’instant, sa conversation se limite aux exclamations de plaisir qu’il émet en se servant une deuxième pointe de tarte au sucre à la crème. » (p. 52)

  • Miniroman réaliste à intrigue simple qui traite de l’intégration des immigrants; thèmes exploités (p. ex., immigration, amitié, entraide, jalousie, ouverture aux autres) aptes à sensibiliser le lectorat à l’importance d’accueillir avec empathie et respect les nouveaux arrivants au Canada.
  • Illustrations crayonnées en noir et blanc, généralement disposées sur demi-page ou pleine page; scènes qui situent le lectorat dans le lieu de l’action et accentuent les émotions des personnages; petite illustration au début de chaque chapitre permettant d’anticiper le déroulement de l’action.
  • Mise en page aérée; œuvre répartie en 11 chapitres titrés et numérotés; éléments graphiques (p. ex., tirets, guillemets, deux-points, points de suspension, italiques, majuscules) facilitant l’interprétation de l’œuvre; symbole indiquant un laps de temps ou un changement de scène dans les chapitres; liste des œuvres de l’auteure dans la même collection au début du livre; table des chapitres et renseignements sur l’auteure à la fin.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; prédominance de mots connus; emploi de mots moins connus (p. ex., avidité, ogresse, fugué, victuailles, trépigne) compréhensibles grâce au contexte; utilisation de mots du registre familier (p.ex., copain, bêta, cocotte, puce) et de mots d’une langue étrangère (p. ex., ‘ant jamila, kunn hadhiraan, qithara) ajoutant à la vraisemblance du dialogue; présence de mots inventés (p. ex., noufeaux, foisins, cossix, tè foi) qui injectent des brins d’humour dans le texte et montrent qu’Aya fait l’effort de parler français.
  • Emploi de phrases transformées et de phrases à construction particulière; utilisation d’une variété de types et de formes de phrases (p. ex., déclarative, interrogative, exclamative, impérative, négative).

« Elle n’est vraiment pas douée! s’exclame Théo.
– Donne-lui une chance, rétorque Rosaline, contrariée. C’est la première fois qu’elle joue.
Aussitôt, la tristesse revient dans les beaux yeux d’Aya qui ressent la boutade de Théo. Elle caresse Roxy et s’en retourne chez elle.
– BRAVO, Théo! lance Rosaline d’un ton fâché. Je préfère aussi rentrer chez moi. Tu n’es pas assez aimable.
– Ben quoi! Qu’est-ce que j’ai fait?
– De la peine, tu lui as fait de la peine!
– De la peine…, marmonne-t-il entre ses dents.
Il détache sa chienne et s’en va en rouspétant.
– Pas ma faute si cette Aya est nulle au hockey. Faudra bien qu’elle apprenne à jouer, c’est notre sport national après tout. » (p. 26-27)

  • Procédés stylistiques (p. ex., énumération, répétition, personnification, comparaison, métaphore) qui enrichissent le texte.

« Les deux amis fouillent les rues, les cours et cognent aux portes. » (p. 30)

« – Cossix, cossix, cossix! s’amuse-t-elle à prononcer encore et encore en se massant les reins. » (p. 40)

« Dehors, le vent s’est mis de la partie et la poudrerie efface les contours des arbres et des maisons du voisinage qui menacent de devenir invisibles. » (p. 45)

« Théo est rouge comme un coq, Aya ne dit mot et Rosaline ne décolère pas. » (p. 60)

« Ce dernier est énorme et ses nombreuses lumières clignotent de mille feux. » (p. 65)

  • Séquences narratives et descriptives, entrecoupées de séquences dialoguées, qui précisent le temps et le lieu de l’action, révèlent les traits de caractère des personnages et aident à comprendre les relations qui existent entre eux.

« Le lendemain, Rosaline se rend très tôt chez son copain afin de prendre des nouvelles de Roxy. Malheureusement, la chienne n’est pas revenue et Théo est très triste.
– En attendant Roxy, tu pourrais m’accompagner à la patinoire. Ça te changerait les idées, suggère la rouquine.
– Non, je préfère rester à la maison. J’ai peur de manquer l’appel de quelqu’un qui aurait retrouvé ma chienne.
– Je comprends… Mais, si tu changes d’avis, viens nous rejoindre.
– Nous?
– Oui, je pensais proposer à Aya de venir avec moi. Je vais lui prêter mes anciens patins. Je suis certaine qu’ils lui iront. Elle est plus petite que moi.
Sans un mot, Théo raccompagne son amie à la porte.
– Amusez-vous bien, dit-il en regardant ses pieds. » (p. 33-34)

« Puis, à la grande surprise des filles, Théo se présente finalement au parc. En patinant, il explique à Rosaline qu’il a apporté un cellulaire pour être certain de ne pas manquer un éventuel appel concernant Roxy.
Mais alors que les filles s’amusent bien, Théo demeure inquiet.
– On fait la course, Rosaline? demande-t-il à sa meilleure amie.
– Non, pas aujourd’hui. Je montre à patiner à Aya. Regarde, elle fait de grands progrès.
– Voyons, Rosi, elle ne patine pas, elle marche!
– Au moins, elle arrive à se tenir debout, maintenant, dit la rouquine, fière de sa protégée. » (p. 37-38)

Référent(s) culturel(s)

  • Mention de mets québécois (p. ex., tarte au sucre à la crème, tourtière).

Pistes d'exploitation

  • Demander aux élèves, regroupés en dyades, de nommer quelques émotions que ressentent Rosaline, Aya et Théo au fil de l’histoire, puis de fournir des preuves (p. ex., Rosaline – colère : Elle se fâche lorsque Théo se moque d’Aya. Aya – joie : Elle est heureuse lorsque Rosaline lui montre à patiner. Théo – inquiétude : Il est inquiet lorsque Roxy demeure introuvable.) Les inviter à faire part de leur travail au groupe-classe à l’aide d’un outil organisationnel.
  • Animer une discussion sur les valeurs, les attitudes et les gestes qui favorisent l’accueil des nouveaux arrivants au Canada. Proposer aux élèves, réunis en équipes, de créer une saynète traitant de l’accueil d’un nouvel ou d’une nouvelle élève dans la classe. Les inviter à présenter leur saynète devant le groupe-classe. À la suite des prestations, dresser une liste de gestes à poser pour favoriser l’accueil des nouveaux arrivants.
  • Demander aux élèves, réunis en équipes, d’effectuer sur Internet une recherche de photos en utilisant les mots-clés « réfugiés au Canada », puis de les utiliser pour créer un collage. Leur suggérer de donner un titre à leur création (p. ex., Accueillons les réfugiés), puis les inviter à l’afficher dans un endroit bien en vue dans l’école.

Conseils d'utilisation

  • Faire découvrir aux élèves la signification des mots arabes dans le miniroman.
  • Informer les élèves au sujet de la Journée mondiale des réfugiés célébrée chaque année, à la date du 20 juin. Leur expliquer que chaque année, le Canada accueille des milliers de réfugiés, et préciser les raisons pour lesquelles ils doivent quitter leur pays. Montrer sur une mappemonde divers pays d’où proviennent les gens qui demandent d’immigrer au Canada.
  • Lire, en groupe-classe, l’œuvre intitulée Y’a pas de place chez nous, un récit émouvant qui sensibilise les jeunes à la situation des réfugiés et à l’importance de les accueillir avec compassion, ouverture et respect. La fiche pédagogique pour cette œuvre se trouve dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 1re à 4e année, Série : 1 jour 1 question, C’est quoi un réfugié?
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 3e à 8e année, Série : Doc Junior, Tout est nouveau.