Contenu
- Personnage principal et narrateur, Michel, jeune Congolais attachant, qui décrit des anecdotes de sa vie familiale en portant un regard empreint d’innocence et de sagesse sur la politique nationale et internationale.
« Moi je me sens enfant de Pointe-Noire. C’est ici que j’ai appris à marcher, à parler. C’est ici que j’ai vu pour la première fois la pluie tomber, et on est originaire de l’endroit où on a reçu les premières gouttes de pluie. » (p. 93)
« Lorsque je vois arriver papa Roger, je deviens un autre garçon. J’ai envie d’être dans ses bras, de rester avec lui, de l’entendre me parler et me toucher la tête. Parfois, je vais l’attendre à l’arrêt de bus Studio-Photo Vicky. Dès que j’aperçois un homme petit en costume marron qui descend du bus, marche très vite avec une mallette dans la main gauche et qui regarde droit devant lui, je cours vers lui on dirait un champion du monde de cent mètres. Il me laisse porter sa mallette, je la prends dans ma main gauche et je lève le menton très haut pour marcher comme une grande personne. Je veux que ceux qui nous voient sachent qu’il est mon vrai père. On s‘arrête dans un bar, il achète une bouteille de vin rouge, de la bière et de la limonade. Et on marche comme ça, heureux, jusqu’à la maison. Je dépose sa mallette dans la chambre pendant qu’il enlève ses chaussures, son costume et se change pour venir s’asseoir au salon. Il dit quelques blagues à ma mère avant qu’on passe à table. Il nous parle des choses qu’il a vues à l’hôtel Victory Palace. » (p. 101)
« Moi Michel je dis que tout le monde est le boy de quelqu’un. Même tonton René est le boy de quelqu’un d’autre parce qu’il y a toujours un supérieur qui te dira : Tu fais ça, tu ne fais pas ça. Il n’y a que notre président de la République qui n’est pas le boy de quelqu’un. Mais là encore je ne suis pas sûr parce que notre président n’est pas aussi puissant que les présidents des pays comme les États-Unis d’Amérique, l’URSS et la France. Donc devant ces présidents notre président se fait tout petit comme un nain, il devient leur boy, il devient leur réceptionniste et c’est eux qui décident tout pour nous. Quand les Américains, les Russes et les Français parlent, notre président regarde aussi par terre et répond : “À vos ordres, chefs!” » (p. 106)
- Nombreux personnages secondaires pittoresques qui gravitent autour de Michel, dont son oncle tonton René, un communiste de façade qui s’enrichit en accumulant des biens matériels d’héritages familiaux, Caroline, la sœur de Lounès, son amoureuse et future épouse qu’il tente de reconquérir après qu’elle l’ait trahi avec un joueur de foot, Lounès, son meilleur ami et fils du tailleur du quartier, à la fois son confident et la source de multiples apprentissages, Roger, son père adoptif, réceptionniste dans un hôtel français, avec qui il entretient des liens serrés, ainsi que Pauline, sa mère qui, après avoir consulté un féticheur afin de combler son désir profond de concevoir une fille, se tourne vers Michel, qui détient la clé de son ventre verrouillé.
« Mon oncle prétend qu’il est communiste. Normalement les communistes sont des gens simples, ils n’ont pas la télévision, le téléphone, l’électricité, l’eau chaude, la clim et ils ne changent pas de voiture tous les six mois comme tonton René. » (p. 14)
« Mes oreilles chauffaient, mon cœur battait si fort que je croyais que Caroline l’entendait.
Très déçue, elle a relâché ma main :
– Vraiment, toi tu ne comprends rien! Quand une femme te dit « je t’aime », il faut que toi tu répondes « moi aussi je t’aime », c’est ça que les grandes personnes répondent.
Alors j’ai répondu comme les grandes personnes :
– Moi aussi je t’aime.
[…]
– Tu n’as toujours rien compris, Michel! Moi je veux que tu m’aimes comme la voiture rouge qui a cinq places et qui sera notre voiture à nous deux, à nos deux enfants et à notre petit chien qui sera tout blanc. » (p. 32-34)
« Est-ce que je vais dire ce secret à Lounès? Je crois que oui. Je ne lui cache rien et j’apprends beaucoup de choses de lui. Alors pourquoi je ne lui dirais pas ça? » (p. 55)
« On ne parle plus, on a rapproché nos oreilles. On commence à connaître les paroles mais moi je dois demander de temps en temps à Lounès ce que signifient certains mots difficiles. Lui il connaît plus de mots que moi puisqu’il est en classe de cinquième au collège. » (p. 79)
« Si papa Roger ne voulait vraiment pas de moi quand il m’avait vu pour la première fois, il m’aurait laissé tranquille, il m’aurait laissé seul avec ma mère. Or j’étais déjà sorti du ventre de ma mère depuis des mois quand papa Roger m’avait vu pour la première fois. Ce jour-là moi je lui avais souri – et d’après maman Pauline il paraît que j’étais content on dirait que c’était à ce moment-là que j’avais commencé à vivre et me dire : Moi Michel, je serai quelqu’un dans la vie.
Papa Roger est mon père, un point c’est tout. Je ne veux pas savoir si j’ai un vrai père quelque part. Je ne veux pas voir le visage de ce monsieur que je ne connais pas et qui serait mon vrai père. » (p. 88-89)
« J’entends ma mère dire :
– C’est injuste! Si Dieu avait voulu me donner un seul enfant, pourquoi Il ne m’a pas donné au moins une fille au lieu de me donner un garçon, hein? Regarde donc les Mutombo, eux ils ont eu de la chance : ils ont Lounès et Caroline, un garçon et une fille! » (p. 117)
« – Ta mère a croisé ma mère chez un féticheur qui…
– Je le coupe :
– Je vois, c’est donc le féticheur Sukissa Tembé qui est derrière tout ça!
– Tu le connais alors?
– Non, je ne le connais pas, mais quand ma mère et mon père parlaient dans leur chambre moi j’écoutais tout. Et ils ont prononcé le nom de ce féticheur.
[…] Et tu sais ce que le féticheur a expliqué à tes parents? J’ai pas cru moi-même quand j’ai entendu ma mère raconter ça à mon père : le féticheur a interrogé ses fétiches et ces fétiches ont dit que si ta mère ne peut pas avoir un autre enfant c’est à cause de toi.
– MOI MICHEL?
[…]
– Oui, tu vas être jaloux et malheureux si tu as des sœurs et des frères. C’est pour ça que tu as bien fermé le ventre de maman Pauline. Quand les enfants veulent venir, ils trouvent la porte fermée et ils meurent juste devant cette porte. Or la clé qui ouvre le ventre de ta maman c’est toi qui l’as avec toi. » (p. 304-305)
- Roman d’apprentissage mettant en vedette un jeune africain qui, sur un arrière-fond sociopolitique du Congo-Brazzaville des années 1970, s’interroge candidement sur sa vie familiale, ses amis, ses amours et sur l’actualité mondiale; nombreux télescopages accélérant le rythme de l’histoire ainsi que des retours en arrière permettant au lectorat de comprendre les éléments politiques du passé et de mieux connaître l’histoire de la famille du narrateur; thèmes (p. ex., Afrique, capitalisme, colonialisme, communisme, enfance, famille, femme) aptes à susciter la réflexion du lectorat dans une ambiance empreinte de légèreté.
- Mise en page aérée; œuvre répartie en 62 courts chapitres ni numérotés ni titrés; éléments graphiques (p. ex., tirets, guillemets, italiques, majuscules, parenthèses isolant les commentaires personnels du narrateur, points de suspension) facilitant l’interprétation du roman; liste des œuvres du même auteur, dédicaces et citation de Tchicaya U Tam’ si au début; suite des œuvres de l’auteur à la fin du livre; courte biographie d’Alain Mabanckou en quatrième de couverture.
Langue
- Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., baratin, dare-dare, gris-gris, katas, parcelle, saligaud, sagaie ) nécessitant parfois des explications; mots étrangers provenant de l’anglais et de langue africaine (p. ex., alter ego, bonobos, boy, makila mabé, play, record) ajoutant du réalisme au texte.
- Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; phrases de formes et de types variés (p. ex., emphatique, inversée, impersonnelle, déclarative, impérative, interrogative, négative, exclamative, non verbale) contribuant à la richesse de l’œuvre; phrases longues et complexes, faisant ressentir la complexité d’une situation ou d’un personnage.
« Nous les enfants, nous sommes d’abord des membres du Mouvement national des pionniers et plus tard nous serons des membres du Parti congolais du travail […]. » (p. 15)
« Ce sont les capitalistes qui les forcent à la faim pour qu’ils reviennent au travail le lendemain alors qu’on les exploite et qu’ils n’ont rien mangé hier. […] À table, chez tonton René, on me fait asseoir à la mauvaise place, juste en face de la photo d’un vieux Blanc qui s’appelle Lénine et qui n’arrête pas de me regarder alors que moi je ne le connais pas et que lui il ne me connaît pas. Moi aussi, comme je ne suis pas d’accord qu’un vieux Blanc qui ne me connaît pas me regarde méchamment, eh bien je le regarde droit dans les yeux. […] Il y a aussi la photo de Karl Marx et d’Engels. Il paraît qu’il ne faut pas séparer ces deux vieux qui sont comme des jumeaux. » (p. 16)
« Elles commençaient à pleurnicher avec ma mère. Et là j’ai ouvert brusquement les yeux. J’avais envie de leur crier : Laissez-moi tranquille, est-ce que vous ne voyez pas que je respire? […] Je suis un bébé, mais attention, je sais déjà comment on meurt, mais j’ai pas envie de ne plus respirer! Je veux vivre! » (p. 91-92)
« Espèce d’impuissant! » (p. 125)
« Chaque jour Adi Amin Dada devenait de plus en plus fou, il tuait des villages entiers, et lorsque tu n’étais pas d’accord avec lui il te coupait la tête ou le sexe. Ses supporters — les Américains et les Israéliens — ont commencé à se dire : Il faut qu’on se retire de ce pays qui est dirigé par un malade, ce président est vraiment fou, on ne doit plus lui vendre nos armes sinon c’est sur nous qu’il va tirer un jour. Et tous les Anglais qui étaient restés en Ouganda après l’indépendance ont pensé : Nous aussi on s’en va pour de bon, ça risque de mal finir cette histoire-là, on n’a jamais vu de choses pareilles dans le continent des Noirs, quand ce type n’aura plus de chair noire à manger c’est nous les Blancs qu’il mettra dans sa marmite. » (p. 133-134)
- Procédés stylistiques (p. ex., énumération, métaphore, allégorie, antithèse, hyperbole, onomatopée, ironie, sarcasme, anticipation, gradation, comparaison, répétition, jeu de mots, expression idiomatique, personnification) qui contribuent à la richesse et à l’originalité de l’œuvre.
« Puisqu’il répète des mots bizarres et compliqués comme “capital”, “profit”, “moyens de production”, “marxisme”, “léninisme”, “matérialisme”, “infrastructure”, “superstructure”, “bourgeoisie”, “lutte des classes”, “prolétariat”, etc., j’ai fini par les retenir même si de temps à autre, sans m’en rendre compte, je les mélange et ne les comprends pas toujours. » (p. 15)
« Je sais que maman Pauline ne m’a pas dit la vérité. Elle répète parfois que la vérité est une lumière et qu’on ne peut pas cacher la lumière dans sa poche. C’est pour ça que le Soleil est toujours plus fort que la nuit. Oui, c’est elle qui m’a dit que Dieu a créé le Soleil pour que la vérité arrive jusqu’aux hommes. Mais les hommes cherchent la nuit parce que c’est plus facile pour eux de tromper les gens quand il fait noir. Mais j’ai des yeux qui peuvent regarder dans la nuit. Mes yeux c’est des torches qui ne s’éteignent jamais. Pourquoi maman Pauline m’a-t-elle caché la lumière et fait croire que le jour c’est la nuit? » (p. 45)
« Tout à coup, je sens mon cœur qui tombe jusqu’à mes chevilles : mon père vient d’écarter d’abord les haricots avec sa fourchette avant de prendre le morceau en question. » (p. 50)
« C’est normal. Un des deux… hic… fouillait partout, y compris derrière la cuvette des w-c. Pendant ce temps l’autre étudiait chaque facture avec une loupe… hic… et, à la fin, il a vu qu’il ne manquait même pas un seul franc CFA dans la caisse… hic… » (p. 53)
« Les Français nous aimaient bien et nous aussi on les aimait bien. Ils nous aiment encore aujourd’hui parce qu’ils continuent à bien s’occuper de notre pétrole qui est dans la mer de Pointe-Noire sinon nous autres on va le gaspiller ou le vendre aux Américains qui en ont besoin pour faire marcher leurs grosses voitures.
Et il paraît que c’est lui, notre président, comme il est né invincible, qui est allé dans la bataille à l’époque où il n’était qu’un soldat et qu’il ne savait pas que c’était écrit sur les lignes de sa main droite qu’il va devenir président après une bataille contre les ennemis de la Révolution.
[…]
Il a rampé, il a nagé, il est monté dans les arbres. Et il est tombé sur ces centaines d’ennemis de la Révolution regroupés au bord d’une rivière pour étudier comment nous éliminer en moins de vingt-quatre heures. Le futur président a poussé un cri de guerre et a commencé à les mitrailler les yeux fermés. Il tirait plus vite que Lucky Luke.
[…]
Le voilà qui a chargé quand même son arme avec ces graines de maïs. Quand il tirait les graines éclataient on dirait des grenades de la guerre mondiale. Et il tirait, il tirait, il tirait pendant que les ennemis de la Nation tombaient les uns après les autres et mouraient comme des rats. » (p. 72-74)
« – Qu’est-ce que tu as, Roger?
– On a renversé le chah d’Iran!
Ma mère se met en colère :
– Y a vraiment rien d’intéressant à la radio? En plus, c’est même pas un chat de chez nous! La radio-là va te rendre fou! » (p. 114)
« […] On ne va pas chercher midi à quatorze heures, ton fils a déjà quelques mois et il n’a pas de prénom […] » (p. 137)
« Je repars en courant sans lui dire au revoir. J’ai peur que la nuit m’attrape ici au moment où chaque fantôme va revenir… » (p. 370)
- Séquences narratives et descriptives entrecoupées de discours directs, permettant au lectorat de saisir à la fois les enjeux politiques nationaux et internationaux des années 1970, les préoccupations des personnages et les relations qui existent entre eux.
« Oui, Idi Amin Dada est vraiment un monstre plus méchant que le dragon. Moi je n’ai plus envie de suivre son histoire que papa Roger veut nous forcer à écouter. Comme maman Pauline tend l’oreille avec attention alors que la politique c’est pas toujours son problème, je ne peux pas quitter la table on dirait un impoli sinon on va croire que moi Michel je ne veux pas m’informer sur ce qui se passe dans un pays de notre continent.
Papa Roger nous explique encore qu’Idi Amin Dada était un militaire qui est arrivé au pouvoir par un coup d’État. C’est normal, ça ne m’étonne pas du tout, quel pays qui se respecte va dire à un analphabète : Tu ne sais pas lire, tu ne sais pas écrire, c’est pas grave, tu vas quand même parler pour nous dans le monde entier? Et comment cet analphabète va faire pour signer les papiers que les vrais présidents qui sont allés à l’école signent quand ils sont ensemble? Comment il va savoir qu’il est en train de signer la permission de laisser les pays capitalistes voler les richesses des Ougandais, hein? Le pire c’est que papa Roger ajoute qu’Idi Amin Dada a été aussi le président de l’Organisation de l’unité africaine (l’OUA), c’est-à-dire presque le chef de tous les pays africains. Ce sont les présidents africains qui l’ont mis là, et ce n’était pas seulement pour rire. Les Européens, eux, étaient très contents qu’Idi Amin Dada ne sache pas lire et écrire. Ces Européens en question c’est les Anglais parce que c’est pas que la France qui a colonisé tous les pays de notre continent. Il fallait qu’elle laisse quelques pays aux autres Européens aussi sinon ils allaient faire la guerre entre eux les Blancs. » (p. 131-132)
« Et moi je me dis : Si c’est pas un pays comme notre pays à nous, c’est quoi alors cette Palestine? Y a pas de gens qui vivent dedans? Y a pas des enfants comme moi qui vont à l’école? Y a pas de rues et des voitures qui klaxonnent quand il y a les embouteillages? Y a pas des maisons, un drapeau, une musique, des écoles, un président? Bon, heureusement que papa Roger est d’accord que la Palestine c’est un pays, qu’on le veuille ou non, et que le président des Palestiniens s’appelle Yasser Arafat. Et moi j’aime ce nom de Yasser Arafat, c’est on dirait un surnom. » (p. 134-135)
« – Sache que Mabélé, moi je l’aime pas, il me dit.
– Tu le connais bien alors?
– Non, je le vois souvent dans la rue avec les garçons du quartier Bloc 55.
– Je veux le voir moi aussi, je veux savoir si je suis plus beau que lui et…
– Tu es plus beau que lui, je te l’ai déjà dit.
– C’est vrai? » (p. 146)
Référent(s) culturel(s)
- Nombreuses allusions à des écrivains, compositeurs et acteurs de la francophonie européenne (p. ex., Belmondo, Brassens, de Funès, Hugo, La Fontaine, Pagnol, Rimbaud, Saint-Exupéry, Verlaine), rappelant, au passage, la francisation de multiples régions de l’Afrique.
- Mention de célèbres personnages de la bande dessinée franco-belge : Astérix et Obélix, créés par le scénariste René Goscinny et le dessinateur Albert Uderzo, Tintin, du dessinateur belge Hergé, ainsi que Lucky Luke, imaginé par le dessinateur Morris.
- Nombreuses références à la Belgique, à la France et à l’Afrique française (p. ex., Brazzaville, Bruxelles, Cameroun, Centrafrique, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, la tour Eiffel, Paris, Pointe-Noire, Zaïre).
- Mention du grand magasin français, La Redoute.
- Référence à Roger Guy Folly, journaliste togolais à La Voix de l’Amérique.
- Référence à des hommes d’État africains et français (p. ex., Charles de Gaulle, Valéry Giscard d’Estaing, Marien Ngouabi, Georges Pompidou, Mobutu Sese Seko).
Pistes d'exploitation
- Inviter les élèves, regroupés en équipes, à étudier la situation politique et économique de la République démocratique du Congo depuis sa décolonisation, puis à en présenter les faits saillants au groupe-classe sous forme de présentation multimédia.
- Demander aux élèves, regroupés en dyades, de relever des éléments du roman touchant des événements africains sur les plans politique, culturel et social des années 1976 à 1980, en vue de leur participation à une table ronde.
- Proposer aux élèves, regroupés en équipes, de rédiger un plaidoyer sur les droits de la personne ou la justice sociale (p. ex., la place actuelle de la femme en Afrique), puis d’en faire une lecture expressive devant le groupe-classe.
- Inviter les élèves à rédiger un extrait de journal personnel intitulé Demain j’aurai vingt ans. Leur proposer de se faire parvenir ce texte lorsqu’ils et elles auront vingt ans à l’aide de logiciels appropriés (p. ex., org, theself.club/future-self, lettertoyourself.com).
- Demander aux élèves, regroupés en dyades, de sélectionner un chapitre du roman puis d’en rétablir la ponctuation normative. Les inviter à projeter le chapitre dont la ponctuation a été rétablie et d’en expliquer les règles au groupe-classe en s’appuyant sur une ressource grammaticale pertinente.
- Suggérer aux élèves, regroupés en équipes, de créer une bande-annonce comme si l’œuvre était adaptée au cinéma, en utilisant des outils technologiques appropriés (p. ex., Adobe Express, Canva Video, Clipchamp iMovie). Leur rappeler d’enrichir leur bande-annonce avec des éléments sonores et visuels évocateurs (p. ex., images ou archives libres de droits, musique reflétant l’ambiance du roman, symboles politiques, voix hors champ) afin de rendre leur production originale, expressive et engageante. Clôturer l’activité par une projection des bandes-annonces dans le cadre d’une session “cinéma et maïs soufflé”, pour un moment convivial de partage.
Conseils d'utilisation
- Fournir les explications nécessaires à la lecture de certains passages présentant de nombreuses références politiques.
- Prendre le temps d’aborder la culture, les réalités contemporaines et les mœurs franco-africaines, particulièrement dans les écoles comptant peu d’élèves issus de la diversité ethnoculturelle, ou encore offrir un espace d’expression aux élèves concernés afin qu’ils et elles puissent partager leur vécu et leurs perspectives.
- S’assurer de bien encadrer la lecture de passages qui pourraient provoquer des désaccords (p. ex., la question palestinienne).
- Situer sur une carte géographique la République démocratique du Congo ainsi que les villes et pays mentionnés dans le roman.
- Inciter les élèves à lire une autre œuvre du même auteur, soit Mémoires de porc-épic, dont la fiche pédagogique se trouve dans FousDeLire.
- Inciter les élèves à lire d’autres œuvres comportant des thèmes semblables, soit Pars, Ntangu!, d’Aurélie Resch, Katchanga, de Gilles Gougeon, ainsi que Les Porteuses d’Afrique!, d’Angèle Bassolé-Ouédraogo, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.
Ressource(s) additionnelle(s)
- IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Les Artisans du changement, divers épisodes.
- IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Hymne migratoire.
- IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série: Balade, Kimya.