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Anatomie de la fiche Anatomie interactive
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2Coda

Avec Coda, Éric Cormier pousse sa recherche de l’être humain comme une salle de classe, avec l’acétate de ses émotions, le manuel de ses pensées, comme la craie qui pousse son cri jusque dans le visuel, à la fin des mouvements.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

3 À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal et narrateur, l’auteur, qui exprime ses états d’âme sur les relations humaines, conférant à l’œuvre un caractère à la fois personnel et introspectif.

« je te laisse ma bouche
lors d’un dernier baiser
que le monde verra tomber et retomber
jusqu’à ce que le jour la prenne » (p. 102)

« j’ai lu tes poèmes
mangé tes mots
dans ma mémoire nulle
la tentation existe pour toi

j’ai tenté des départs
à l’occasion » (p. 108)

  • Personnages secondaires, hommes, femmes, étrangers et enfants, mentionnés dans les textes.

« Le gel
en extase dans les champs refroidis
la marche toujours droite de l’homme vers la femme
ou l’homme selon le cas
jamais ne chute de la même façon
l’expérience de la fiction qui s’abreuve de vécu. » (p. 20)

« l’été
les langues reviendront se verser dans l’océan de nos cultures
pour marquer l’aurore de notre présence
des lèvres d’étranger sur lesquelles nous ne savons pas lire
mais qui glissent quand même vers nous. » (p. 56)

« sous le rire des enfants
nous cognons ensemble
sous le cri forte des colibris
à peine se disent-ils encore oiseaux
toujours si difficile de mourir pour eux. » (p. 134)

  • Recueil de poèmes en vers libres souvent complexes, dont la plupart des titres évoquent la musique; thèmes (p. ex., amour, voyage) qui constituent la trame de la majorité des poèmes du recueil et qui permettent au lectorat de faire des liens avec son vécu.
  • Mise en page aérée; œuvre répartie en soixante-et-un poèmes titrés et divisée par trois textes en exergue, parmi lesquels un extrait de Jean-Paul Daoust, poète auquel l’auteur fait allusion dans Brisure Treize; liste des œuvres du même auteur et dédicace au début; liste d’œuvres de la même collection à la fin; courtes notes biographiques sur l’auteur à la quatrième de couverture du livre.

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., flingue, calfeutrées, refrénées, jouissives, protocolaires) généralement compréhensibles à l’aide du contexte.
  • Vers et strophes de longueurs irrégulières et inégales dans la plupart des poèmes, témoignant d’un style libre; textes dénués de ponctuation; majuscules utilisées uniquement au début des titres et du premier vers de chaque poème; associations inhabituelles de mots; allusions à certains référents exigeant des connaissances liées au domaine culturel.

« en toi
comme un dauphin tatoué aux cuisses
le goût aux lèvres qui se plissent lentement
au goût fiévreux du cou
enchaîné contre toi
à l’attente d’une réponse
coquillage » (p. 52)

« je regarde
vivre la ville
le bois mort de la femme
l’idée Riopelle
comme un monde qui se laisse prendre du tien » (p. 91)

« Mon cœur est troué
comme le refrain brisé
à la mer tombée contre l’eau douce

le pont des roses
que nous traversons ensemble
épines à nos pieds

le désir de continuer quand même » (p. 105)

  • Écriture poétique caractérisée par de nombreux procédés stylistiques (p. ex., métaphore, ellipse, comparaison, anaphore) créant des images fortes.

« Le gel
en extase dans les champs refroidis » (p. 20)

« l’envie
profonde
les formes humanisées des jeux d’enfants
les pelles lancées comme des rires qui aspergent les foules » (p. 43)

« plus loin que l’œuvre d’Angèle Cormier qui en ressort
plus loin que le départ
plus loin que le ruban qui signale l’arrivée » (p. 60)

Référent(s) culturel(s)

  • Plusieurs référents de la francophonie canadienne parmi lesquels des lieux (p. ex., l’Acadie, Montréal) et des artistes (p. ex., Angèle Cormier, Gérald Leblanc).

Pistes d'exploitation

  • Suggérer aux élèves, regroupés en équipes, de lire un autre recueil du même poète et de trouver des similitudes entre les œuvres (p. ex., thèmes, procédés stylistiques). Les inviter à présenter leurs trouvailles au groupe-classe sous la forme d’un tableau comparatif.
  • Proposer aux élèves, regroupés en dyades, de s’inspirer d’un des thèmes de l’œuvre pour rédiger un poème en vers libres. Les inviter à lire leur texte devant le groupe-classe.
  • Demander aux élèves, réunis en équipes, de relever les mots liés au champ lexical de la musique dans l’œuvre, puis de les utiliser pour créer un jeu de mots croisés. Jumeler les équipes, puis demander à chaque groupe d’essayer le mot croisé de leur équipe partenaire.

Conseils d'utilisation

  • Vérifier les connaissances antérieures des élèves au sujet de la poésie en vers libres.
  • Préciser certains référents (p. ex., Nelligan, Rachmaninov) afin de faciliter la lecture du recueil.
  • Accorder une attention particulière au traitement des sujets délicats présentés dans l’œuvre (p. ex., sexualité, rupture).
  • Expliquer le concept de licence poétique (liberté que prend un ou une auteure avec les règles de la versification, de l’orthographe, de la syntaxe); par exemple, à la page 45, l’auteur écrit :
    « et des cris que poussent les vallées comme des volcans que l’on se sert pour allumer une cigarette ».
  • Inciter les élèves à lire une autre œuvre poétique du même auteur, soit À vif tel un circoncis, dont la fiche pédagogique se trouve dans FousDeLire.