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Aurélie Waterspoon

Orpheline, Aurélie Waterspoon vit dans une cave avec ses rats et ses deux sœurs « inventées ». Elle se parfume au chasse-moustiques et prend part à de farouches combats à poings nus. Amie d’un portier d’hôtel au chômage et d’une musicienne amnésique, elle refuse de grandir et se considère comme « une presque adolescente ». Elle fait les poubelles pour se nourrir, s’habiller et trouver ses verres de contact, pas toujours de la même couleur… Le grand rêve d’Aurélie? Retrouver sa mère. Aidée dans cette recherche par la bande des 2 Moustiques R., Aurélie a devant elle une longue route semée d’embûches. Y parviendra-t-elle?

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Roman mettant en scène un personnage principal, Aurélie Waterspoon, et plusieurs personnages secondaires. Qu’ils soient adjuvants ou opposants, réels ou fictifs, les personnages contribuent au développement de l’intrigue, agissent sur l’évolution psychologique du personnage principal et influent sur la complexité du texte.

    « Ses deux sœurs imaginaires se nomment Liémie et Miélie. Grâce à cette famille inventée, Émilie ne s’ennuie jamais. » (p. 18)
     

  • Narrateur omniscient qui décrit les actions, les dialogues, les pensées, les sentiments et les réactions des personnages. À quelques reprises, le narrateur s’adresse directement à la lectrice et au lecteur pour apporter certaines précisions.

    « Elle choisit un couple avec deux enfants au restaurant du Gratémoilà, non par goût de la cuisine Gratématuque, mais pour la quantité de nourriture que laisseront les enfants. La jeunesse actuelle est tellement gâtée! Gaspillage, gaspillage! » (p. 81)

    « À l’arrivée d’Émilie, pardon, d’Aurélie… » (p. 65)

    « Cela devrait être 13, mais vous connaissez Aurélie. » (p. 131)

Langue

  • Registres familier et populaire utilisés pour les séquences dialogales et registre courant pour les passages narratifs.

    « Moi, tu m’auras pas, satanée peste. » (p. 44)

    « C’est le premier matin du printemps, celui qui semble décider de l’avenir du monde, qui affirme à coups de grand soleil que la vie est magnifique à vivre. » (p. 113)
     

  • Diversité de styles de phrases (p. ex., non verbales, expressives, elliptiques) comportant des figures de style (p. ex., comparaison, antithèse, personnification) de même que de nombreux jeux de mots qui permettent au lectorat d’apprécier le style de l’auteur et ajoutent à la complexité de l’œuvre.

    « …Émilie est devenue une vieille enfant. » (p. 28)

    « Un devin, rectifie André.
    Deux vins ? Diable ! Et en plus elle est alcoolique ? se lamente l’Espagnol. » (p. 74)

    « Un ruisseau court à ses pieds avec un gazouillis joyeux. » (p. 145)
     

  • Lexique complexe et coloré, présence de néologismes (p. ex., chic-super-cool, discutaillé), d’expressions anglophones (p. ex., all right, Ah, really) et de mots vulgaires (p. ex., un p’tit cul, petite saleté, pipi-caca).
  • Champ lexical évocateur du thème de la pauvreté et des enfants de la rue.
  • Indice de lisibilité approprié au genre littéraire en raison, entre autres, de la structure des phrases, de la ponctuation souvent non conventionnelle, des mots inventés et des jeux de mots omniprésents.

Pistes d'exploitation

  • Diviser les élèves en petits groupes et leur assigner une partie différente du roman en leur demandant de trouver et d’apprécier les figures de styles, les jeux de mots et les néologismes.
  • Animer une table ronde au cours de laquelle les élèves discutent d’enjeux mondiaux telles la pauvreté et les inégalités sociales.
  • Ajouter des dialogues entre les personnages ou inventer des dialogues tout en s’amusant avec les mots (p. ex., néologismes, jeux de mots, calembours).

Conseils d'utilisation

  • Étudier le roman avec des élèves de la 9e à 11e année en fonction des thèmes abordés et de la complexité des univers créés dans l'oeuvre ainsi que du style d’écriture relevé de l’auteur.