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Contes et légendes à frissons

Un recueil illustré de sept légendes et trois contes du Canada français adaptés par l’auteure. La version 1, qui vise le niveau intermédiaire, est accompagnée d’un CD audio. La version 2, qui vise le niveau avancé, est accompagnée d’activités d’apprentissage.

(Adapté du site de l’éditeur.)

À propos du livre

Contenu

  • Personnages principaux variés selon le conte ou la légende, tels que Gilles Lemoyne, héritier de la fortune de son oncle, qui lui vole une bague ayant des pouvoirs maléfiques (La bague), Sœur Flavie Laurent, responsable du couvent des Sœurs de la Charité, situé à proximité d’une maison hantée, qui est témoin de phénomènes étranges (La maison hantée), Pied-Léger, un jeune Cri guide qui sert d’interprète aux Français qui font la traite des fourrures, qui se suicide après la mort de sa promise et dont on entend toujours les voix dans cette région de l’Ouest canadien (Qu’appelle), ainsi que Philippe et Anne-Marie, un jeune couple qui achète une bibliothèque ensorcelée qui attaque et tente de tuer ses propriétaires (La tablette de verre).

« C’est donc cela… On m’enterre vivant. Et je ne mourrai peut-être jamais. Je suis un mort vivant depuis le jour où j’ai mis cette bague maudite à mon doigt. Je vais souffrir jusqu’à ce que je devienne poussière. » (version 2, page 27)

« Soudain, sur le coup de minuit, sœur Laurent a été réveillée en sursaut par des bruits insolites. » (version 2, p. 29)

« Pied-Léger ne sait pas pourquoi une profonde mélancolie le saisit subitement. Soudain, il entend une voix mélodieuse l’appeler par son nom. ″Pied-Léger!″ Puis un soupir. Et encore une fois: ″Pied-Léger!″ Le jeune homme pâlit. Il vient de reconnaître la voix de Bois-Fleuri. C’est elle. Il en est certain. » (version 1, p. 42)

« Il pousse la porte. Aussitôt qu’il retire sa main, la porte s’ouvre avec fracas. La tablette de verre se met à glisser comme si elle était lancée par une main invisible. Et elle va se planter dans la gorge de Philippe. » (version 1, p. 52)

  • Nombreux personnages secondaires qui varient selon le conte ou la légende, tels que les sœurs qui accompagnent Sœur Laurent (La maison hantée), les témoins ayant entendu les voix des jeunes Amérindiens près de la rivière Assiniboine (Qu’appelle) et la vieille dame qui a déjà eu en sa possession la bibliothèque ensorcelée (La tablette de verre).

« Les sœurs entendent un vacarme d’enfer : des portes qui grincent et des chaînes qui se heurtent. Sœur Laurent et ses consœurs rallument vite les bougies. Elles se munissent de leurs croix. Elles se serrent les unes contre les autres. » (version 1, p. 26)

« Souvent, les voyageurs qui passaient par le pays de Pied-Léger et de Bois-Fleuri s’arrêtaient sur les lieux de la tragédie. Au retour, ils prétendaient avoir entendu l’écho d’une voix féminine et l’appel d’une voix masculine. » (version 1, p. 44)

« Une femme dans la cinquantaine les reçoit poliment mais froidement.
– Je n’ai jamais vu votre bibliothèque avant la mort de mon mari. […] Un jour, le meuble en question est arrivé. Mon mari le descendait du camion quand la porte vitrée s’est ouverte. Une tablette a glissé et a coupé la gorge de mon mari qui est mort sur-le-champ. Une fois la succession réglée, je me suis débarrassée de ce maudit meuble et de tout ce que renfermait le garage. » (version 2, p. 53)

  • Recueil de contes et de légendes, transmis de génération en génération par les communautés francophones, qui font écho à des phénomènes surnaturels qui ont marqué leur imaginaire collectif depuis de nombreuses années; histoires qui se déroulent dans divers lieux à travers le Canada (p. ex., Qu’Appelle, Saint-Boniface, Ottawa, Bouctouche); dates parsemées dans les textes contribuant à la vraisemblance des histoires; thèmes (p. ex., sorcellerie, religion, peur) permettant au lectorat de ressentir les émotions vécues par les personnages principaux.
  • Mise en page simple; œuvre présentant sept légendes et trois contes, chacune précédée de son titre; éléments graphiques (p. ex., tirets, italiques, guillemets, lettrine marquant le début de chaque conte et légende, sous-titres et symboles indiquant un changement de scène ou un laps de temps, sources, notes et mots en caractères gras renvoyant à un lexique à la fin des histoires) qui facilitent l’interprétation des textes; livre tête-bêche qui contient deux versions, soit celle du niveau intermédiaire, accompagnée d’un enregistrement sonore sur CD, et celle du niveau avancé; introduction et table des matières au début du livre; illustrations accompagnant chaque histoire; activités suggérées (p. ex., liens entre légendes, questions générales, mots à définir) et remerciements à la fin de la première version).

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots moins connus (p. ex., hirsute, putride, stèle) et expressions anciennes (p. ex., ça parle au diable) compréhensibles grâce au contexte; mots du registre familier (p. ex., matous, charogne, pantoute) dans les dialogues, contribuant à la vraisemblance du milieu où évoluent les personnages.
  • Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; variété de types et de formes de phrases; phrases souvent courtes dans les dialogues, traduisant les émotions des personnages.

« Assis dans un fauteuil confortable, il boit son thé, regarde par la fenêtre et contemple son héritage. Quelque temps après, il fouille dans la poche droite de son veston et en sort la bague de son oncle. C’est une bague superbe! Une tête de lion sculptée dans l’or massif, la gueule ouverte mordant un diamant éclatant. Il la regarde longtemps, la fait rouler dans ses mains et la lève devant la fenêtre pour mieux apprécier la translucidité de la pierre.
– Superbe… » (version 2, p. 19)

« Je t’en prie, Jean. Ne parle pas de moi au passé. Cesse cette comédie! Je ne comprends plus rien. Vous êtes tous fous? » (version 2, p. 26)

« – Vous aviez besoin de ce meuble-là?
– Oui, j’en avais besoin.
– Plus que moi?
– Non.
[…]
– Votre usurier est mort. Vous le saviez?
– Non.
– Tué par votre bibliothèque.
– Ah! Ça alors! » (version 2, p. 55)

  • Procédés stylistiques (p. ex., répétition, métaphore, énumération, personnification, interjection, comparaison) qui enrichissent le texte.

« Ni mes compagnons, ni les autres missionnaires, ni moi n’avons rien entendu. » (version 1, p. 8)

« Crie! Crie! Chien bâtard! Je te fais peur, n’est-ce pas?  Enfin! Tu as tiré, et la bague et le doigt te sont restés dans la main. » (version 2, p. 25)

« Le brave Juif, aussi pauvre que le saint homme Job, ramassait des chiffons, des bouteilles, des ficelles et de la ferraille. » (version 2, p. 31)

« Des vaguelettes argentées sur le lac frissonnent dans le vent. » (version 2, p. 46)

« – Euh! Attendez… Oui. Un beau meuble en chêne. Il ne s’en fait plus comme ça, vous pouvez prendre ma parole. » (version 2, p. 52)

« Le sorcier de Bouctouche est devenu gros comme un baril. » (version 1, p. 55)

  • Séquences narratives entrecoupées de séquences descriptives et dialoguées, qui contribuent à l’atmosphère et renforcent la crédibilité des histoires.

« Soudain, une cloche a sonné et le fantôme a disparu. Le calme revenu, les sœurs se sont regardées puis sont tombées à genoux dans un geste de reconnaissance: ″C’est un miracle!″ ont-elles dit en chœur. De nouveau, la cloche a sonné et des coups ont retenti à la porte d’entrée.
– Pas si vite, a dit sœur Flavie Laurent. C’est peut-être encore lui!
– Sœur Laurent, hou hou! Vous êtes là? C’est nous, ouvrez!
– Ah! Ce sont nos sœurs. Vous pouvez ouvrir.
Les religieuses envoyées prendre des nouvelles ont été très surprises d’entendre sœur Laurent et ses compagnes raconter la palpitante aventure. » (version 2, p. 30)

« Philippe était venu le voir pour se rassurer. Maintenant, il se sent plus menacé qu’avant. Le vieillard est devenu agressif. Son regard seul les pousse vers la porte. Philippe et Anne-Marie s’enfuient en courant, vers leur voiture.
– Pas maintenant? demande Anne-Marie, au volant.
– Maintenant? On retourne à la maison. On met la bibliothèque dans le coffre de la voiture et on la lui rapporte. On ne peut pas vivre avec cette menace constante dans la maison.
Arrivés à la maison, ils demandent l’aide du voisin. Les trois descendent dans la cave. Anne-Marie et Georges lèvent le meuble. » (version 1, p. 51-52)

Référent(s) culturel(s)

  • Référence à diverses communautés francophones à travers le Canada (p. ex., les Acadiens, les Franco-Manitobains).
  • Mention de divers lieux où vit la communauté francophone canadienne (p. ex., Bouctouche, Ottawa, Saint-Boniface).
  • Référence au peuple autochtone cri.
  • Mention de certains personnages, de lieux et d’événements historiques (p. ex., La Vérendrye, sir Matthew Baillie Begbie, la vieille prison d’Ottawa, la cour de justice Victoria House, le traité d’Utrecht).
  • Allusion aux paroles célèbres de Descartes : « Je pense donc je suis! » (version 2, p. 27)
  • Référence à des chansons folkloriques (p. ex., À la claire fontaine, Derrière chez ma tante, En roulant ma boule, roulant) et à d’autres éléments de la culture francophone (p. ex., loup-garou, chasse-galerie, ceinture fléchée).
  • Référence à la religion catholique (p. ex., les Sœurs de la Charité, l’eau bénite, ″Je vous salue Marie″, ″Notre Père″).

Pistes d'exploitation

  • Suggérer aux élèves, regroupés en petits groupes, d’effectuer une recherche sur la présence francophone à travers le Canada (p. ex., les Franco-Manitobains, les Fransaskois, les Acadiens). Ensuite, leur demander de rédiger une légende inspirée de l’histoire de leur communauté en y intégrant des éléments culturels, historiques et géographiques. Les inviter à présenter leur travail au groupe-classe sous forme de présentation orale, accompagnée de supports visuels (p. ex., cartes, photos, vidéos). À la suite des présentations, animer une discussion à partir des questions suivantes : Quelles sont les similarités et les différences entre les communautés francophones? Quelle est l’importance des récits et des traditions dans la construction de l’identité d’un groupe?
  • Animer une discussion sur la place des phénomènes paranormaux dans les contes et les légendes en posant les questions suivantes : Pourquoi croyez-vous que les phénomènes paranormaux sont souvent présents dans les contes et légendes? Connaissez-vous d’autres contes ou légendes où l’on aborde ce thème? En quoi les croyances religieuses ou spirituelles influencent-elles la perception des phénomènes paranormaux dans une culture donnée? Pensez-vous que ces récits ont encore une place dans la société contemporaine?
  • Proposer aux élèves, regroupés en dyades, de comparer les deux versions de l’une des histoires du recueil, puis de préparer une synthèse des différences-clés en tenant compte de critères particuliers (p. ex., vocabulaire, structure de phrases, dialogues, ambiance). Ensuite, leur demander de choisir un nouveau conte ou une nouvelle légende, puis de réécrire l’histoire en l’adaptant à un différent niveau. Animer une mise en commun afin de permettre aux élèves de lire leur rédaction au groupe-classe. À la suite des présentations, inviter les élèves à répondre aux questions suivantes dans leur journal de lecture : Qu’est-ce qui rend un texte plus captivant pour un lecteur avancé? Quelles techniques littéraires peux-tu appliquer dans tes propres écrits?

Conseils d'utilisation

  • Accorder une attention particulière aux sujets délicats dont on traite dans l’œuvre (p. ex., meurtre, peine de mort, pendaison).
  • Prévenir les élèves de l’emploi du terme désuet “Indien” pour désigner les membres des Premières Nations; placer ce choix narratif dans le contexte de l’œuvre.
  • Discuter de la dévalorisation des Amérindiens et de la femme au 18e siècle (p. ex., « – Tu pourrais te payer toutes les Amérindiennes que tu voudrais, disaient-ils. » [version 2, p. 44]).
  • Revoir les caractéristiques du conte et de la légende.
  • Noter la faute d’impression (version 2, page 53) où les mots de la phrase « Une fois la succession réglée […] » devraient apparaître sur la même ligne.
  • Encourager les élèves à lire d’autres recueils de contes ou de légendes tels que Contes du Détroit et Les Contes d’Émile et une nuit, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 10e année, Série : Contes à la belle étoile, divers épisodes.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Les meilleurs moments – Jos Montferrand.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : Les meilleurs moments – Rigodon de cuillères.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 9e à 12e année, Série : On n’est pas que des cobayes, La peur paralyse-t-elle?