Contenu
- Personnage principal et narratrice, l’auteure, qui présente des descriptions psychologiques approfondies en lien avec ses relations intimes, son identité franco-ontarienne et ses liens familiaux.
« Comme je déchire
le dernier poème que j’ai écrit
à propos de toi
je sais
que je n’en écrirai plus
sur ce banal sujet » (p. 19)
« Si j’avais su qu’être Franco-Ontarien en Colombie-Britannique voulait dire que je n’habiterais plus ma province, je crois que je l’aurais apportée avec moi, ma province. » (p. 27)
« Je suis enfant adulte de parents divorcés. J’ai réussi à dépasser l’âge auquel mes parents, pour des raisons inexplicables, se sont mariés. » (p. 41)
- Personnages secondaires mentionnés dans les textes, dont « tu », qui incarne les relations intimes de la narratrice et laisse entrevoir une empreinte émotionnelle forte, ainsi que son père, figure distante et désillusionnée dont l’attitude face à l’écriture et à la vie pèse lourdement sur elle.
« Tu as été
le valet de pique manquant
dans mon jeu de cartes d’occasion. » (p. 18)
« J’ai peur, qu’un jour, j’arrête d’écrire. Je finirai, comme mon père, à nier mes tatouages et mes illusions, ces formulaires d’inscription aux tournois de charité, dûment remplis. » (p. 55)
- Recueil de poèmes en vers et en prose traitant avec sensibilité d’une quête d’amour, d’appartenance culturelle et de liens familiaux, où l’écriture devient un espace vital de liberté; thèmes (p. ex., relations intimes, famille, langue, identité franco-ontarienne) permettant au lectorat de tisser des liens avec son vécu.
- Mise en page aérée; poèmes regroupés en quatre sections titrées, chacune débutant par une séquence en prose, suivie de poèmes également titrés explorant ce même thème; éléments graphiques (p. ex., parenthèses, italiques, tirets, guillemets) facilitant l’interprétation des poèmes; courtes notes biographiques sur l’auteure sur le rabat de la première de couverture, liste de ses œuvres et dédicace au début; table des matières à la fin; extrait à la quatrième de couverture du livre.
Langue
- Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots du registre familier (p. ex., expressions franco-ontariennes, régionalismes, quelques mots vulgaires) dans les poèmes et les séquences en prose, enrichissant le ton et reflétant la diversité culturelle de l’auteur.
- Figures de style nombreuses et variées (p. ex., antithèse, répétition, anaphore, parallélisme, métaphore, oxymore, personnification, comparaison, allitération) et touche d’humour frôlant le cynisme, qui enrichissent les poèmes.
« Je suis Canadienne mais francophone – et pas du Québec. Donc pas vraiment Canadienne. Et pas vraiment francophone. » (p. 23)
« On m’aime en trillium
On m’aime en fleur de lys » (p. 28)
« Le poisson bulle-bombe
Les mulards vert-planent
Les voitures clair-grondent
L’harmonie se noie
dans le brun rapide
d’une rive indéterminée » (p. 32)
« Je partage mon temps comme on partage les derniers
Oreos. » (p. 42)
Référent(s) culturel(s)
- Mention de Québec et d’Orléans.
- Mention d’André Paiement, auteur, dramaturge, poète et musicien franco-ontarien, considéré comme l’un des pionniers du théâtre franco-ontarien contemporain.
- Mention de la Saint-Jean, soulignant l’importance des célébrations culturelles francophones et leur rôle dans la construction identitaire.
- Mention de l’Acadie.
- Allusion à la réalité d’être franco-ontarien hors province, entre affirmation identitaire, isolement linguistique et adaptation culturelle.
Pistes d'exploitation
- Inviter les élèves à choisir un événement marquant de leur vie, puis à composer un texte en prose, suivi d’un poème, en s’inspirant du style de l’auteure, en intégrant au moins deux figures de style (ex., métaphore, comparaison, répétition) pour exprimer leurs émotions ou leurs réflexions personnelles. Animer une mise en commun afin de leur permettre de présenter leur travail au groupe-classe.
- Suggérer aux élèves de parcourir le recueil, puis de choisir le poème qui les touche le plus. Ensuite, leur demander d’imaginer et de créer une œuvre d’art (dessin, peinture, collage, photographie) qui exprime leur interprétation personnelle et les émotions que le poème leur inspire, accompagnée d’une note explicative. Afficher les créations en salle de classe.
- Animer une discussion autour des propos de l’auteure dans la citation suivante :
« Être Franco-Ontarien hors province. Quelle antithèse. Je viens de comprendre qu’être Franco-Ontarien veut vraiment dire être francophone en Ontario. Ça ne veut pas dire avoir la culture dans les veines, dans celles qui partent de l’intérieur des cuisses et qui, tirées par des branches de veines moins importantes, vont jusqu’aux pieds pour s’assurer que les orteils ne gèlent pas par un froid humide sur le bord du canal. » (p. 24)
Conseils d'utilisation
- Remettre en contexte le traitement des sujets délicats (p. ex., les relations amoureuses et intimes) et l’utilisation de certaines expressions, de citations, ou de mots familiers ou vulgaires.
- Encourager les élèves à découvrir d’autres œuvres poétiques qui explorent la quête identitaire, telles que Grand ciel bleu par ici, Et d’ailleurs et Décalage, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.
Ressource(s) additionnelle(s)
- IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 7e à 12e année, Série, TFO 24.7 – Capsules humour avec Improtéine, Les Franco-Ontariens présentés aux Québécois.