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La plume japonaise

En pleine séance de dédicaces au festival Fantasia, une auteure est subitement plongée dans un monde virtuel manga. Pour s’en sortir, elle devra réussir à signer son nom sur un personnage de cet univers avec une plume japonaise. Pendant ce temps, les fans de Fantasia qui l’ont propulsée dans cet univers commencent à en perdre le contrôle.

(Tiré du site de l’éditeur.)

À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal, la bédéiste qui devient l’héroïne de sa propre histoire lorsqu’elle est projetée dans un monde virtuel inspiré des mangas, d’où elle ne pourra s’échapper qu’en relevant un défi insolite : signer son nom sur un personnage à l’aide d’une plume japonaise.

« Oh non! Je suis devenue un fantasme manga! Yeux énormes, physionomie absente, jambes trop longues, costume révélateur, pis j’ai même un pistolet! » (p. 5)

« Pour le festival Fantasia, nous avions préparé une première mondiale…
Créer un univers quantique manga, avec ses habitants typiques : robots, monstres géants, guerriers…
Il ne manquait qu’une héroïne sexy! Nous avons mis au point une clef de transfert.
Activée, elle aurait transféré le perso de Thierry! […]
Hélas, une minute avant l’activation, il a prêté sa plume à une obscure consœur bédéiste… […]
… qui est son propre personnage! » (p. 36)

  • Personnages secondaires réels, dont le programmeur du festival et Thierry, un auteur invité au festival, et virtuels, tels que les boules de dragon, les ennemis dans l’univers manga, et Tirell, un personnage qui aide l’héroïne à retourner au monde réel.

« Salut! Tu es bénévole pour le festival?
Je suis programmeur! Y a pas un code qui me résiste! » (p. 4)

« Hé, Thierry, tu peux me prêter une plume? » (p. 5)

« Gare à toi, impertinente! Nous sommes les LES BOULES DE DRAGON!
Rendez-moi ma plume!
Pas question, fatigante! » (p. 7)

« … Alors, pour que votre univers survive, je dois retrouver le mien.
Tirell te guidera, il connaît un passage vers la surface. » (p. 40)

  • Bande dessinée mêlant humour, action et un univers fantastique; intrigue palpitante et originale qui se déroule principalement dans un jeu vidéo inspiré de l’esthétique manga, avec des retours à la réalité qui permettent de suivre, entre autres, les concepteurs du jeu; thèmes (p. ex., univers des bandes dessinées, des Mangas et des jeux vidéo, collaboration, violence) aptes à susciter l’intérêt du lectorat visé.
  • Mise en page aérée; éléments graphiques (p. ex., caractères gras, tailles de police variées, points de suspension, astérisques, guillemets) facilitant l’interprétation de l’œuvre; éléments visuels (p. ex., planches, idéogrammes, vignettes) et éléments textuels (p. ex., dialogues, onomatopées) qui précisent les relations entre les personnages, leurs réflexions intérieures et le fil des événements; dessins en noir et blanc facilitant la visualisation des personnages et la compréhension des actions; bulles sur fond blanc et écriture noire assurant une bonne lisibilité; polices de caractère variées utilisées pour exprimer les cris, les bruits et d’autres effets sonores; nombre et taille des vignettes variant selon l’importance et la complexité des événements; courtes notes biographiques sur l’auteure au rabat de la première de couverture; description du festival Fantasia accompagnée de deux photos et courte bande dessinée mettant en scène l’auteure à la fin; liste des œuvres de l’auteure sur le rabat de la quatrième de couverture du livre.

Langue

  • Registre de langue courant dans les descriptions; registres familier et quelquefois populaire (p. ex., pitoune, j’chuis, j’vais, attaboy) dans les dialogues, propres à la langue parlée des adolescents.
  • Nombreuses phrases courtes, exclamatives et interrogatives, sous forme de dialogue continu qui facilitent la compréhension du texte.

« Holà, minute!
Je n’ai eu que des ennuis jusqu’à présent!
Qui sait si cette souris n’est pas un monstre déguisé?
Ah, tant pis! T’es plus mal pris que moi! » (p. 16)

  • Procédés syntaxiques variés (p. ex., phrases elliptiques, phrases exclamatives) et figures de style (p. ex., métonymie, métaphore, onomatopée) qui apportent vivacité et rythme à l’action.

« Enfin un exercice relaxant! » (p. 20)

« Une chance que t’as pas de bras! Ça simplifie les choses! » (p. 22)

« Alors? On nous avait promis un trip manga-girl. Pis ça vire en roman Harlequin! » (p. 26)

« Tant que l’arbre de vie n’est pas abîmé, ça va. » (p. 30)

« Tuiit Pouêt Onk Pwap Tûût Poon Pouaap Tuiit Pouêt Tûût » (p. 46)

  • Séquences narratives insérées dans les vignettes, qui précisent le lieu de l’action, le moment et les événements.

« Récapitulons : après avoir emprunté à mon confrère Tierry une plume japonaise, j’ai été transportée dans un univers manga!
Mon corps a été transformé pour satisfaire aux normes manga, et des caméras volantes me suivent partout!
Depuis, je poursuis ma quête pour retrouver mon univers et mon nez pointu! » (p. 21)

Référent(s) culturel(s)

  • Mention du festival Fantasia, qui se tient à Montréal depuis 1996.

Pistes d'exploitation

  • Avant la lecture, suggérer aux élèves, réunis en équipes, d’effectuer une recherche sur les caractéristiques de la bande dessinée de style manga, (p. ex., œuvre qui s’inspire des codes graphiques, narratifs et culturels du manga japonais, pas nécessairement produite au Japon, traits expressifs et stylisés, souvent en noir et blanc, mise en page dynamique, lecture de droite à gauche, évolution lente des personnages). Les inviter à faire part de leurs trouvailles au groupe-classe, puis en dresser une liste au tableau. À la suite de la lecture de l’œuvre, animer une discussion, en se référant à ces caractéristiques, afin de déterminer si La plume japonaise est un une BD de style manga.
  • Suggérer aux élèves de choisir une bande dessinée qu’elles et ils ont particulièrement aimée. Les inviter à la présenter au groupe-classe en prenant soin de fournir les renseignements suivants : titre, auteure ou auteur, bref résumé le l’histoire, raisons du choix. Organiser une exposition de bandes dessinées « coup de cœur », puis inviter les élèves d’autres classes à la visiter.
  • Suggérer aux élèves, réunis en équipes, de trouver sur internet des photos du festival Fantasia à Montréal, puis de créer un diaporama commenté qui présente l’ambiance, les activités et l’importance de cet événement dans le monde de la culture populaire. Animer une mise en commun afin de leur permettre de présenter leur travail au groupe-classe.

Conseils d'utilisation

  • Préparer les élèves à aborder une bande dessinée dont le langage peut parfois être offensant, en en expliquant le contexte d’utilisation et en en encourageant une lecture critique.
  • Encourager les élèves à lire d’autres œuvres de la même auteure, telles que Le projet Ithuriel, Le gant et Le potager d’Ysandre et autres récits, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 3e à 12e année, Série : Baam!, L’ancêtre du manga.