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Rue des érables

Rue des Érables raconte l’histoire de Jean, fils de notaire, élevé au sein d’une famille petite-bourgeoise de Québec durant les années quarante. Tout en nuances, ce roman psychologique d’une rare pénétration propose un portrait fascinant de la société empesée et hypocrite qui dominait alors à travers le regard d’un jeune homme qui cherche à rompre avec ce milieu pour répondre à l’appel du large.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Personnage principal et narrateur, Jean Lefrançois, jeune Québécois issu d’un milieu bourgeois contraignant, qui relate sa jeunesse et son désir croissant de s’affranchir des conventions et de la morale écrasante de la société dans laquelle il évolue.

« Par le hublot du Canadian Wanderer, je regardai la ville de Québec qui disparaissait lentement de ma vue. Comme un cimetière sous une lune morte, dont on s’éloigne à reculons. Les images se mêlaient à des larmes que j’aurais bien aimé ne pas sentir couler sur mes joues. Esther, l’abbé Fréchette, mon père et ma mère, la cousine Mimi, grand-maman, la parentèle… “Y en a qui disent que …”, “Ôte tes pieds des barreaux de chaise, tu les égratignes”, “Mon tapis!” Je quittais ce petit monde où dominaient les géomètres, hantés par la ligne droite.
La procession des équivoques venait de se terminer pour moi. C’était l’univers de mon enfance qui s’éloignait. Je m’avançais avec mes rêves dans l’imprévisible chaos de la nuit et je n’avais nulle envie de regagner cette rive où s’était passée ma jeunesse. » (p. 341)

  • Personnages secondaires entourant Jean, dont Gigotte, protégé de sa grand-mère et fils non reconnu de son grand-père, qui, demeurant auprès de la famille Lefrançois, assouvit les désirs des femmes du village, M. Lefrançois, son père, notaire influent et membre de l’élite locale, dont l’hypocrisie et la double vie rebutent le fils, Mme Lefrançois, sa mère, bourgeoise bien nantie qui demeure soumise aux règles sociales de son époque, Ann Burns, son amie de cœur pendant un été à Kamouraska, qui éveillera chez lui une quête de liberté, l’abbé Maxime Fréchette, son professeur et confident au Séminaire de Québec, doté d’un esprit libre qui permet à certains étudiants de lire des ouvrages interdits, ainsi qu’Esther Garneau, femme mariée avec qui Jean entretient une relation amoureuse et sensuelle.

« En décembre 1939, quand ma grand-mère s’était installée chez nous, elle avait obtenu de mes parents d’amener à la maison, quelques mois plus tard, un jeune homme qu’elle appelait son protégé. Il lui serait dévoué et lui servirait en quelque sorte de domestique. C’était Gigotte. […]
Peut-être mes parents étaient-ils au courant de ses origines, mais pour ma part, je ne sus que beaucoup plus tard l’histoire de Gigotte : enfant illégitime, il n’avait jamais été reconnu par son géniteur qui, dans l’anonymat le plus strict, avait tout de même vu, au cours de ses années d’orphelinat, à ce qu’il ne manque de rien. Or ce géniteur, ma grand-mère ne devait l’apprendre qu’après les funérailles de son mari, c’était mon grand-père Lefrançois. » (p. 57)

« Est-il besoin de le dire : mon père était un homme tout à fait comme il faut. Il était notaire et tenait bien sa place dans la société locale. Il était notaire, et selon la tradition, il aurait été normal que je le devienne à mon tour. […] voulais-je vraiment faire comme papa? » (p. 71)

« Je ne voulais surtout pas porter un jugement sur ma mère. Chose certaine, je n’avais qu’à ouvrir les yeux pour m’en convaincre, ce manque d’audace, elle n’était pas la seule à en souffrir; à peu près toutes les femmes en étaient affligées, comme si elles avaient contracté une maladie contagieuse : elles s’écrasaient, elles s’aplatissaient pour n’avoir pas à exprimer une pensée qui leur soit propre, à décider elles-mêmes de leur vie.
D’une génération à l’autre, je l’ai compris progressivement, les femmes de la famille – et sans doute celles d’à côté aussi! – devaient éviter absolument de se singulariser : elles rejoignaient la cohorte de leurs mères et de leurs aïeules, elles entraient dans le rang. Fuir la querelle, ou simplement éviter l’apparence d’une dispute, devenait le premier signe de leur soumission : personne n’aimait les fortes têtes. Elles enduraient tout sans jamais riposter, de peur d’avoir à dire le fond de leur pensée, à avancer des idées que leurs vis-à-vis n’auraient pas partagées. » (p.75-76)

« Bien sûr, nous étions attirés l’un vers l’autre et nous étions bien ensemble, Ann et moi. Il faisait bon nous étendre l’un à côté de l’autre sur notre plage secrète, nous rapprocher amoureusement en échangeant baisers et caresses qui nous comblaient de bonheur. » (p. 116)

« De surcroît, j’avais un professeur à mon goût : l’abbé Fréchette, l’ami de mon père, avait la réputation d’un pédagogue extraordinaire. Les élèves appréciaient ce professeur pétillant, chez qui l’amour de la littérature se doublait d’expériences personnelles : il avait visité les lieux mêmes où avaient vécu les auteurs qu’il commentait; il arrivait même qu’il ait lui-même arpenté les routes et les boulevards qui servaient de cadre aux grands romans auxquels il nous initiait. Hélas, dans presque tous les cas, nous étions condamnés aux seuls morceaux choisis; avec lui, cependant, certains élèves obtenaient la permission de lire Balzac et Flaubert, à condition, bien sûr, de ne pas s’en vanter : une foule de censeurs rôdaient aux alentours. Maxime Fléchette allait devenir pour moi un éveilleur comme je n’en ai pas rencontré beaucoup au cours de mes études. » (p. 129-130)

« Une femme de trente ans, une femme mariée, une notable, une amie de la famille! Pour qui est-ce que je me prenais, moi, le p’tit gars qui n’avait même pas le nombril sec, comme les oncles le disaient en me regardant de haut. […] Dans ce cas-ci, je n’en doutais pas, c’était vraiment une mauvaise pensée, tant elle était ridicule chez un garçon de mon âge. De penser à “tout ça” était déjà un péché, mais en plus de rêver à Mme Garneau, quelle folie! Pas de doute, j’étais malade.
[…]
On disait d’Esther Garneau qu’elle était l’une des plus jolies femmes de la haute-ville. » (p.165)

  • Roman psychologique et chronique de mœurs qui se déploie sous la forme d’une confession intime de Jean Lefrançois, narrateur participant, retraçant sa jeunesse et son adolescence dans la société québécoise de la fin des années quarante, à l’aube de la Révolution tranquille; plusieurs retours en arrière et ellipses dans le temps; thèmes (p. ex., autorité, classes sociales, hypocrisie, rôle des hommes et des femmes, religion, sexualité) permettant au lectorat de porter un regard sur les mœurs religieuses et familiales, ainsi que sur les valeurs sociales qui ont marqué cette période, tout en réfléchissant à l’évolution qui s’est opérée depuis.
  • Mise en page aérée; œuvre répartie en quatre chapitres titrés et numérotés; éléments graphiques (p. ex., symboles pour marquer un changement de scène ou un laps de temps, guillemets, italiques, majuscules, notes de bas de page, parenthèses) facilitant l’interprétation de l’œuvre; liste des œuvres du même auteur au début; table des matières et titres parus dans la même collection à la fin; extrait et courte biographie de l’auteur en quatrième de couverture.

Langue

  • Registre de langue soutenu dans l’ensemble de l’œuvre; nombreux mots moins connus (p. ex., anathèmes, caravelles, hérétique, idylles, ukases) parfois compréhensibles grâce au contexte, mais nécessitant quelquefois des explications; phrases en latin, évocateur du cours classique que suivait le narrateur, mais aussi du milieu bourgeois dont il est issu; quelques mots et expressions du registre familier (bouffe, qui c’è-ti , péter plus haut que le trou, pisse, c’est quoi ton nom), anglicismes (beau body, gang, livrer les ordres, standing, steady) et mots anglais (p. ex., frolic, tickets, pawn shops, showers) dans les dialogues et dans la narration, reflétant le langage des gens à cette époque.
  • Phrases de base, phrases transformées et phrases à construction particulière; variété de formes et de types de phrases (p. ex., déclarative, impersonnelle, emphatique, interrogative, inversée, exclamative, non verbale, négative, impérative) contribuant à la richesse de l’œuvre.

« Les enfants reprenaient leurs jeux, tout en évitant de se salir et de froisser leurs vêtements du dimanche. » (p. 11)

« Il lui était arrivé une fois d’intervenir.
“À quoi je sers, moi, madame Lefrançois? […]” » (p. 36)

« Dans le passé, j’étais déjà venu la visiter avec mes parents; c’était toujours des visites de quelques heures. Cette fois, je vécus chez elle; ce fut une découverte! Celle de la liberté.
[…]
Quel changement pour le jeune garçon de la rue des Érables, dont tous les gestes n’avaient jamais été réglés que par une longue séquence d’interdits commandés par l’avarice de caste (“Mon tapis! Essuie tes pieds”, “Ne te mets pas à genoux sur les fauteuils, tu vas les défoncer”, “N’accroche pas tes pieds aux montants de la chaise, tu l’égratignes…”)
[…]
Luce, toute mondaine qu’elle ait pu être, faisait les choses simplement. Même si elle était à mes yeux du même âge que mes parents, elle ne laissait pas paraître ses trente-neuf ans. Dégagée, toujours à l’aise dans ses robes claires qui lui donnaient l’allure d’une toute jeune femme, elle ne se déguisait pas pour recevoir et ne criait pas à la catastrophe si on la surprenait dans l’ordinaire de sa maison, elle qui savait tirer parti d’un rien pour créer une atmosphère d’accueil exceptionnelle. » (p. 106-107)

  • Procédés stylistiques variés et nombreux (p. ex., antithèse, répétition, métonymie, énumération, hyperbole, comparaison, litote, onomatopée, expressions idiomatiques, personnification) avec une utilisation considérable de la métaphore filée, enrichissant l’œuvre et ajoutant de la complexité au texte.

« Ligne 9 – Enfin, ceux et celles qui peuvent déjà se vanter d’être allés faire leur visite de sympathie prennent la parole et on les écoute avec attention; ils décrivent l’atmosphère du salon, en s’attardant sur l’allure du défunt ou de la défunte : naturel? trop maquillé? vieilli ou rajeuni? aurait-on dû lui mettre ses lunettes ou non? beaucoup de fleurs déjà? etc. » (p. 20)

« Telle était notre vie, telle était ma famille. Et telle fut l’atmosphère dans laquelle j’ai grandi. » (p. 21)

« On avait chez nous un grand respect de la soutane; c’était le vêtement par excellence de l’Autorité. » (p. 28)

« Pose-leur une question sur n’importe quoi. Sur la politique, l’économie mondiale, les spectacles à l’affiche ou sur leurs projets de vacances. » (p. 30)

« On aimait les abbés de salon, mais pas les “grosses natures” ou les chanoines bedonnants qui, s’installant comme des papes dans les meilleurs fauteuils, lançaient des anathèmes et nous écrasaient de leurs pesantes lumières. Il y avait de fortes chances pour qu’on ne les revoie plus chez nous, ces pédants curés aux discours assommants […] » (p. 31)

« Mes parents l’appréciaient, même s’il avait un défaut des plus agaçants pour eux : il fumait comme une locomotive. À lui seul, il polluait la maison pour des heures. » (p. 31-32)

« L’abbé Hébert n’était certes pas un intellectuel. » (p. 33)

« Un homme rangé, dont l’emploi du temps ne souffrait aucun écart, n’admettait pas la moindre entorse à un régime aussi prévisible que le tic-tac de l’horloge de grand-père qui trônait au salon. » (p. 72)

« “[…] Ce n’est pas non plus une famille qui pète plus haut que le trou.” » (p. 88)

« Au cours de ces balades sur les Plaines d’Abraham, j’avais remarqué en particulier un bouleau esseulé dont le tronc était déjà ferme; j’avais commencé à le surveiller vers l’âge de dix ans, sans prendre conscience encore du fait que nous étions tous les deux à peu près jumeaux.
[…]
Il avait maintenant belle allure, mon bouleau, avec sa chevelure romantique, sa tête altière à laquelle le vent du fleuve tentait de faire peur et son tronc encore jeune, si solide déjà […]. C’était déjà presque un ami. Je me retrouvais en lui; son histoire, c’était la mienne. J’en fis mon compagnon de combat, mon totem personnel. » (p. 96-97)

« Ballotté par des courants qui prenaient leur source au plus profond de mon ventre, j’étais comme un vaisseau fantôme lancé sur une mer orageuse, cherchant désespérément un port qui l’accueille. La tempête soufflait en moi, charriant des débris de toutes sortes… » (p. 277)

  • Longues séquences narratives et descriptives entrecoupées de séquences dialoguées permettant au lectorat de saisir les pensées du personnage principal, de mieux connaître les personnages, leurs relations, leur mode de vie à l’époque, ainsi que les lieux dans lesquels se déroule l’action.

« Quand on tournait la clé des deux portes avec miroir qui ouvraient l’armoire en son centre, ces toilettes se dévoilaient avec une certaine impudeur, comme si elles avaient appartenu à quelque reine qui ne pouvait être ma grand-mère. Elles prenaient tout l’espace. Comme dans un magasin. Juste en dessous s’alignaient en quantité des paires de souliers de toutes les couleurs, qui me regardaient comme les soldats aplatis d’une armée de nains et pointaient vers moi leurs larges baïonnettes aux formes étranges. La grande armoire de bois sombre n’avait pas d’angles droits en son extérieur, mais des côtés en demi-cercle, fermés par des portes arrondies, derrière lesquelles se multipliaient les trésors. » (p. 46)

« J’étais perplexe. D’où venait mon père? Un soupçon m’effleura l’esprit, que je chassai très vite : il ne se pouvait pas que mon père ait une aventure. Sans doute sortait-il d’une rencontre avec des clients, lui qui disait souvent que les gens, les personnes âgées surtout, aiment bien recevoir leur notaire à la maison. J’étais quand même étonné de le voir là à pareille heure. J’eus envie de le suivre; je trouvais toutefois la chose odieuse – filer son propre père! – et je décidai plutôt de revenir dans la rue Saint-Joachim. Je n’avais plus le goût de monter chez Esther; seule me restait la curiosité de savoir si elle était au travail. Elle avait éteint la lampe basse qui éclairait l’atelier et ferma la lumière de sa chambre au moment même où j’arrivais sous ses fenêtres. » (p. 272)

« “Tu n’as pas l’air dans ton assiette, Jean. Qu’est-ce qui se passe? Ma grand foi, est-ce que, par hasard, c’est à moi que tu en voudrais? La façon que tu as de me regarder me fait peur. »
On ne s’était pas touchés depuis qu’elle m’avait ouvert la porte. Pas une bise ni même un geste visant à prendre la main de l’autre.
“Viens dans l’atelier, Jean, qu’on cause un peu. Tu as un problème, toi, et je veux savoir lequel.²
Je l’examinais. Sa figure restait sereine, comme quelqu’un qui n’a rien à se reprocher. Oubliait-elle qu’elle m’avait trahi la veille? Et mon père, qu’est-ce qu’il faisait dans ses bras? Il récitait son chapelet? J’avais beau scruter l’expression de ses yeux, le moinde des gestes qu’elle osait faire, le ton de sa voix, rien n’avait changé. Je ne comprenais pas que ma froideur et la colère qui était inscrite dans mon comportement ne l’aient pas terrifiée! Je me mis à penser que c’était peut-être moi qui étais dans l’erreur; aurait-il été possible que j’aie tort de croire qu’Esther était en faute? » (p. 282)

Référent(s) culturel(s)

  • Nombreuses références à des auteurs de la francophonie québécoise et internationale, témoignant d’une formation classique (p. ex., Delly, Hébert, Grandbois, Bernage, Balzac, Flaubert, Hugo, Lamartine, Proust, Stendhal, Verne).
  • Mention de publications québécoises de l’époque, dont plusieurs journaux et revues (p. ex., HérautsLa Revue moderneLa Revue populaireL’Action catholiqueLe DevoirLe MondeLe SamediLe SoleilPays et Nations).
  • Référence à des établissements d’éducation supérieure québécois (p. ex., Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, Collège des Jésuites, Institut familial de Saint-Pascal, Séminaire de Québec, Université Laval).
  • Nombreuses références au Vieux-Québec, aux attraits de la Haute-ville de Québec (p. ex., le cap Diamant, le château Frontenac, la Citadelle, la Grande-Allée, la place d’Youville, les Plaines d’Abraham, la Porte Saint-Jean) et aux établissements de la Basse-ville (p. ex. la place Jacques-Cartier, l’hôtel Saint-Roch).
  • Référence à des personnages historiques et religieux français et québécois (p. ex., Jeanne d’Arc, Pétain, le cardinal Villeneuve, Louis XIV, Napoléon, les Ursulines).
  • Références à des cabarets français (p. ex., les Folies-Bergères, le Lido, le Moulin Rouge).
  • Référence à Val Saint-Lambert, cristallerie de Belgique.
  • Référence au Larousse, dictionnaire de la langue française.

Pistes d'exploitation

  • Proposer aux élèves de rencontrer une personne âgée et d’échanger des souvenirs avec elle pour comparer la société dans laquelle cette personne a vécu à celle d’aujourd’hui. Avant la rencontre, leur demander de préparer des thèmes de discussion (p. ex., éducation, valeurs, rapports intergénérationnels, technologie, économie, loisirs). Les inviter à présenter une vidéo de l’entrevue avec l’approbation écrite de la personne interviewée, ou de faire un compte rendu oral devant le groupe-classe.
  • Suggérer aux élèves, regroupés en équipes, d’animer une table ronde sur l’image des hommes et des femmes dans les années quarante, telle que présentée par le narrateur, en appuyant leurs énoncés par une dizaine d’exemples tirés de l’œuvre. Dans un deuxième temps, les inviter à réfléchir à la représentation des genres véhiculée par les “influenceurs” sur les réseaux sociaux contemporains, en analysant les rôles attribués à chaque sexe. Leur proposer de porter un jugement critique sur l’évolution de l’égalité des sexes en présentant le fruit de leurs discussions devant le groupe-classe.
  • Demander aux élèves, regroupés en dyades, de rédiger un texte de type éditorial dans lequel ils analysent et critiquent un aspect de la société actuelle, en vue de produire un balado de deux minutes. Les inciter à diffuser leur balado au groupe-classe, puis à réagir oralement aux opinions et arguments exprimés par leurs pairs.
  • Proposer aux élèves, regroupés en équipes, d’établir une liste d’œuvres qui ont été mises à l’Index par le passé. Leur demander de rencontrer la ou le bibliothécaire de l’école ou de la communauté afin de dresser un inventaire des livres contemporains actuellement bannis de leurs étagères. Animer une discussion sur les diverses raisons invoquées par les autorités, tant passées que présentes, pour justifier la censure de ces œuvres.
  • Inviter les élèves, regroupés en dyades, à choisir un chapitre de l’œuvre et à y repérer tous les procédés stylistiques présents, en analysant les effets produits par chacun. Les convier à expliquer les résultats de leur analyse et à les partager avec le groupe-classe sous forme de document collaboratif.

Conseils d'utilisation

  • Accorder une attention particulière aux sujets délicats (p. ex., sensualité, sexualité) dont on traite dans l’œuvre.
  • Prévenir les élèves que certains passages illustrent les préjugés de race et de genre propres à l’époque décrite dans l’œuvre.
  • Revoir les règles de la table ronde.
  • Exposer les élèves à divers balados; présenter la marche à suivre pour créer une baladodiffusion réussie.
  • Encourager les élèves à lire d’autres œuvres exploitant des thèmes semblables, telles que La Petite poule d’eau, En pleine terre et Mon père, je m’accuse, dont les fiches pédagogiques se trouvent dans FousDeLire.