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Momies et compagnie

Tout juste revenus de Londres, Alex et Maya arrivent à Paris pour passer quelques jours chez leur grand-mère. Dans l’Eurostar, un grand russe [sic] plutôt louche attire leur attention. Que signifie ce drôle de hiéroglyphe tatoué dans son cou? Et pourquoi sa valise a-t-elle la forme d’un sarcophage? Alex est très intrigué mais Maya trouve surtout que son frère est un peu parano… Une petite enquête devrait décider de qui a raison.

Entre un vieux papyrus volé à un antiquaire parisien et les momies du Louvre qui disparaissent mystérieusement, nos 2 glob’enquêteurs vont mener l’enquête aux quatre coins de la ville, de l’Opéra au Champ-de-Mars, du Louvre à la Bibliothèque nationale, du métro aux catacombes… une visite de Paris qu’ils ne sont pas prêts d’oublier!

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Roman mettant en scène trois personnages principaux, Alex et Maya, frère et sœur qui mènent de leur propre chef une enquête sur le vol d’un parchemin et la disparition de momies au musée du Louvre, ainsi que le grand Russe aux agissements suspects et au regard menaçant qui semble être à la tête d’une opération démoniaque; plusieurs personnages secondaires dont la grand-mère, Mamie Mado, l’antiquaire qui se fait dérober le précieux parchemin, et les momies, complices du grand Russe, qui reprennent vie et participent à l’opération maléfique.

    « Alex soupire.
    – Tu ne prends jamais rien au sérieux, c’est fatigant, tu sais… La conversation était plus qu’étrange. J’ai entendu qu’il parlait d’un échange, ça m’a intrigué, c’est peut-être une prise d’otages ou quelque chose comme ça.
    – Encore une fois, tes histoires d’espions…
    – Attends, Maya! Écoute un peu, pour une fois.
    Le type s’est énervé d’un coup en disant "Bien sûr que j’ai le sarcophage. Et j’ai l’argent". L’autre a répondu quelque chose et j’ai encore entendu "Du moment que vous avez le parchemin, nous pouvons faire affaire". Il a donné rendez-vous ce soir, à 22 heures sous le pont de l’Alma. » (p. 10-11)

    « – Maya, regarde la valise!
    La fille tourne la tête et aperçoit pour la première fois le grand chauve et sa barbe pointue : la valise qui le suit a une forme étrange, non pas rectangulaire comme la plupart des bagages, mais rétrécie sur le haut, en forme de bouteille ou de… sarcophage! Elle lève les yeux et aperçoit le barbu. Quand il passe près d’elle, elle observe avec attention le tatouage en forme de croix. L’homme la fixe un instant, fronce les sourcils et elle sent comme un vent glacial qui glisse à l’intérieur de son corps. » (p. 16)

    « L’antiquaire sort de sous son imperméable un rouleau de carton et le montre à son acheteur.
    – Qu’est-ce qui me prouve que c’est le vrai parchemin qui est à l’intérieur?
    – Vous savez que je suis un antiquaire professionnel et irréprochable. Ce n’est pas la première fois que nous faisons affaire. […]
    – Vous avez raison, dit le barbu, tirant un épais porte-feuille de la poche intérieure de son veston. Est-ce que deux cent mille vous semble un montant correct?
    – Deux cent mille! lâche l’antiquaire d’une voix étouffée. Bien sûr. » (p. 33)
     

  • Intrigue fascinante comportant une multitude de péripéties qui tiennent le lectorat en haleine du début à la fin; sujets d’intérêt pour le lectorat visé (p. ex., aventure, enquête, danger, disparition, sorcellerie, mystère, utilisation de la technologie, complicité frère-sœur).
  • Texte pleine page, séparé en vingt-cinq chapitres bien identifiés; nombreuses illustrations en noir et blanc, souvent pleine page, contribuant grandement à la vraisemblance des personnages et des lieux; quelques illustrations placées en marge donnant une explication au sujet d’un lieu particulier; police de caractères relativement petite risquant de décourager les lectrices et lecteurs moins habiles; plan de Paris au début de l’œuvre; aucune table des matières; présence d’éléments graphiques facilitant l’interprétation de l’œuvre (p. ex., points de suspension, caractères gras et italiques, guillemets, astérisques et notes en marge de page pour définir des mots, décrire des lieux, préciser la pensée de Maya).

    « – Pourvu que ça marche… Pourvu que ça marche… murmure-t-elle en boucle. Yes!
    L’ordinateur reçoit le signal du réseau. Il lui reste à trouver la clef d’identification, les bons mots de passe, la localisation des informations qu’elle cherche. Rien de très compliqué pour une passionnée comme elle, capable de pénétrer en quelques minutes dans les serveurs les plus sécurisés. Elle ouvre un logiciel, le lance en tâche de fond, prépare un cheval de Troie* qu’elle glissera ensuite dans le réseau du musée. 
    * En informatique, un cheval de Troie est un logiciel qui permet de s’introduire à distance dans un ordinateur et de s’en servir sans que l’utilisateur ne s’en aperçoive… » (p. 62)

    « La meilleure explication, ils la trouvent dans un manuscrit rédigé au Moyen Âge par un arabe fou et délirant : "Ils avancent à pas lents mais sans que rien ne puisse retenir leur avancée, la mâchoire arrachée, la peau tannée sur le crâne et les os apparents, leurs yeux sont des trous béants, leur sourire une grimace, mais rien ne les arrête, ni la main de l’homme ni les armes ni le feu, car c’est la magie qui les a fait naître et c’est la magie seule qui peut enrayer leur marche." » (p. 114-115)

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; mots familiers et européennes à l’occasion; plusieurs mots nouveaux se rapportant aux sujets exploités mais que le contexte permet de définir (p. ex., hiéroglyphe, ankh, hétéroclites, tératologie, spectromètre, ossuaire).

    « – Tu as l’ordi? demande Alex.
    – Dans mon sac à dos, comme d’hab’. 
    – Je le prends deux minutes pendant que tu fais joujou avec le paquebot.
    Le garçon fourre la main dans le sac de sa sœur, en retire le portable, l’allume.
    – C’est dingue, on peut vraiment se connecter partout, dans la ville. » (p. 20)

    « Alex lit à voix haute le texte qui précède le dessin.
    – L’ankh est la croix de vie de l’Égypte pharaonique, un des symboles les plus importants. C’est une clef qui ouvre sur l’éternité pour celui qui la possède et, placée entre les yeux, elle symbolise le secret. » (p. 21)

    « – Il y a aussi l’ossuaire, dans ce coin-là, c’est plutôt effrayant, je n’oserai pas vous y emmener. 
    Un ossuaire? Maya n’a jamais entendu ce mot.
    – C’est quoi, cet endroit?
    – C’est une sorte de cave gigantesque, plutôt un ensemble de galeries sous le sol, dans lesquelles on a entassé des milliers d’ossements quand on a dû vider les cimetières de Paris, pour faire de la place, il y a bien longtemps de cela. » (p. 174)
     

  • Texte contenant une variété de types et de formes de phrases; mélange de phrases de base et de phrases transformées, parfois longues, qui risquent d’entraver la compréhension.

    « Elle s’éveille en pleine forme et découvre le lit d’Alex étonnamment vide. Les draps sont froissés, l’oreiller traîne sur le sol, la couverture est roulée en boule, juste à côté. Des vêtements sont éparpillés entre le lit et l’armoire. Les traces d’une bagarre? D’un enlèvement? Où son frère a-t-il bien pu passer? Et comment n’a-t-elle rien entendu?
    Le cœur de Maya se met à battre à toute vitesse. […] Il n’a pas pu sauter d’une hauteur pareille… Ni grimper sur le toit, c’est impossible. Mais alors, que lui est-il arrivé? » (p. 120)

    « En pleine nuit, alors que la ville de Paris est assoupie sans vraiment dormir, émettant dans la plaine un ronronnement sourd et continu, celui de milliers de moteurs de voitures, de motos, de bus et de taxis qui filent sous la lueur orangée de l’éclairage public, la Tour Eiffel [sic] se dresse, illuminée, plus belle que jamais. Mais pour Alex et Maya, le monument imaginé par Gustave Eiffel à la fin du 19e siècle n’a plus vraiment la même allure qu’avant cette soirée. » (p. 154)
     

  • Figures de style abondantes et diversifiées qui donnent libre cours à la création d’images mentales (p. ex., métaphores, comparaisons, expressions figurées, énumérations).

    « Le barbu s’arrête un instant, tourne la tête vers Maya, puis vers Alex, revient vers Maya et plante son regard sombre dans le fond de ses yeux. Maya sent une force glacée qui lui traverse le corps. » (p. 37)

    « À la sortie de la station de métro, Mamie Mado souffle comme une vieille jument fatiguée. Sa coiffure, d’habitude si soignée, a souffert dans l’expédition. Et pourtant, elle s’était mise sur son trente-et-un, la grand-mère. Elle qui est déjà tirée à quatre épingles en temps ordinaire, voilà qu’elle a sorti un tailleur de marque, des escarpins vernis et ses colliers les plus voyants. » (p. 128)

    « Dans l’alcôve, Alex est le seul être humain vivant, mais des crânes sont entassés, des os de toutes sortes, des tibias, des fémurs, des côtes, dans un mélange incroyable, un enchevêtrement impossible à démêler. La seule lueur provient d’une lampe à pétrole rouge, posée sur le sol près de la momie qui monte la garde. » (p. 164)
     

  • Séquences dialoguées qui mettent en évidence la complicité des personnages ainsi que leur état d’âme.

    « – À chaque fois, la victime est enlevée dans l’ombre de la Tour Eiffel [sic], mais pourquoi est-ce que quelqu’un ferait un truc pareil? se demande Maya à haute voix.
    – Tu te souviens que les documents parlaient de sacrifices au sommet d’une montagne? reprend Alex. Je suis allé relire en détail les documents. Les victimes sacrifiées doivent avoir été enfermées dans l’obscurité et enlevées loin de la lumière du soleil, si possible à l’ombre de la montagne. C’est assez dingue, non?
    Maya est tout excitée. Elle prend une respiration profonde et récapitule.
    – Donc, si je te comprends bien, des allumés prennent la Tour Eiffel [sic] pour une montagne, et c’est de là qu’ils veulent ressusciter les morts. Pour y arriver, ils doivent sacrifier une série de victimes qui ont été enlevées à l’ombre de la Tour [sic] elle-même. Ils se servent de la tour comme d’un immense cadran solaire…
    – Exactement.
    Le cœur de Maya bat à tout rompre. Elle tapote encore son clavier, ses doigts tremblent. » (p. 151-153)
     

  • Séquences descriptives qui nous transportent au cœur de l’action et permettent de bien suivre le cours des événements.

    « Le garçon tourne la tête et ce qu’il voit le glace d’effroi. Ce n’est pas le Russe, comme il le redoutait, mais bien pire encore : c’est une momie, le visage et le corps couverts de bandelettes puantes et poussiéreuses, qui lui tient fermement le bras. Une deuxième momie arrive alors de l’autre côté, l’empoigne à son tour. Alex ne veut pas se laisser faire, il lance des coups de pieds, des coups de coudes, crie de toutes ses forces. Ses coups atteignent les deux monstres dans les jambes, dans le torse, cela ne semble faire aucun effet : de petits nuages de poussière se dégagent sur l’instant puis retombent aussitôt. Alex est emporté contre sa volonté, balancé de force à l’arrière d’une camionnette blanche qui démarre en trombe. » (p. 162)

Référent(s) culturel(s)

  • Mention de plusieurs lieux culturels de Paris tels la tour Eiffel, l’opéra Garnier, la Bibliothèque nationale, le musée du Louvre, le quartier du Marais, le cimetière du Père Lachaise.

Pistes d'exploitation

  • Avec les élèves, dresser une liste des lieux d’intérêts auxquels on fait référence dans le texte (p. ex., la tour Eiffel, la Bibliothèque nationale, le musée du Louvre, l’opéra Garnier, les jardins du Luxembourg, le Marais). Leur demander ensuite de former des équipes et de choisir un lieu en particulier puis d’effectuer une recherche à son sujet. Les inviter à faire part au groupe-classe de l’information recueillie à l’aide d’une présentation multimédia.
  • Proposer aux élèves de participer à l’activité intitulée Le bingo de lecture, qui donne à l’élève le choix de réagir sur ce qui l’intéresse dans le texte. Les inviter à compléter, dans leur journal de bord, trois des énoncés suivants :
    – Ce que j’ai le plus aimé dans le texte, c’est…
    – J’aurais aimé être à la place de… parce que…
    – Un personnage qui m’a beaucoup plu… voici pourquoi…
    – J’aurais aimé que l’histoire se termine plutôt par…
    – Je recommanderais ce texte à… parce que…
    – Si j’étais une enseignante ou un enseignant, je lirais ou ne lirais pas cette histoire à mes élèves parce que…
    – À la place d’Alex et de Maya, j’aurais fait des choses différentes. Voici ce que j’aurais fait :
    – Ce que j’ai le moins aimé dans le texte, c’est
    – Je donnerais ___ étoiles à ce texte parce que…
  • Inviter les élèves à participer à la création d’une murale pour représenter une scène du roman. Définir avec eux la technique à utiliser (p. ex., pastel, gouache). Leur suggérer de s’inspirer des illustrations de l’œuvre pour accomplir leur tâche.

 

Conseils d'utilisation

  • Avertir les élèves que dans l’œuvre, il est question de magie noire, de rituels démoniaques et d’incantations maléfiques, mais que ces sujets servent au texte et sont justifiés.