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Grand émoi à l’école

Mais qui donc a volé « la caisse de la foire »? La nouvelle du vol a, comme on peut l’imaginer, jeté l’école dans le plus grand émoi. 

« La caisse de la foire » c’est cette importante somme d’argent récoltée au prix de tant de sacrifices, via l’organisation d’une foire à l’école - argent qui devait servir à la réalisation d’un projet tenant à cœur à la direction de l’école et aux élèves. 

Comme en pareil cas, le petit jeu de l’identification des potentiels suspects se met bien vite en route. Et si c’était X? Pourquoi pas Y? Ça ne peut pas être Z, parce que… 

Une enquête policière à surprise, pleine de rebondissements, conduite de main de maître par Pipo et l’un de ses camarades, bientôt rejoints par l’infaillible détective Bertholo.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Personnages principaux : Jean-Paul, élève de 9e année, sympathique et jovial, Pipo, aussi en  9e année, sérieux et mordu d’enquêtes policières, Bertholo, enquêteur de police, la directrice, femme de cœur et d’action, et Jésula, femme de ménage de la directrice; plusieurs personnages secondaires, dont le trésorier et la secrétaire de l’école, Simon, gardien de l’école, et Daniel, élève de 8e année, neveu de Simon.

    « Directrice, trésorier et secrétaire y attendent les élèves. Ils forment un trio très désassorti. La directrice, une femme du troisième âge, de petite taille et rondelette, porte son éternelle jupe longue. La secrétaire, aux grands yeux noirs, beaucoup plus jeune, est fine et brune. […] Quant au trésorier, dans la quarantaine, c’est un homme aux traits allongés, au crâne dégarni qui porte fièrement des lunettes cerclées d’or. Ce matin, tous trois ont un sourire épanoui qui annonce une très bonne nouvelle. » (p. 4-5)

    « Après concertation, les élèves désignent deux de leurs compagnons qu’ils pensent les plus capables de mener à bien cette enquête. Il s’agit de Jean-Paul et de Pipo, car ils savent Jean-Paul très engagé dans le domaine social et Pipo passionné d’enquêtes policières. […] Il adore aider son parrain Bertholo, commissaire de police, à dénouer les fils des enquêtes policières. » (p. 18-19)

    « La directrice explique que Jésula est à son service depuis des années. C’est une personne de confiance. Jésula habite à l’étage avec elle et se couche dans une chambre au bout du couloir. » (p. 35)
     

  • Intrigue bien étoffée décrivant en détail les multiples étapes de l’enquête policière, d’abord menée par Pipo et son ami, et ensuite par l’enquêteur de police, Bertholo; sujets présentant un intérêt autant pour les garçons que pour les filles (p. ex., foire dans la cour de l’école, projet commun pour l’installation d’un laboratoire informatique, mystérieux vol, engagement des deux élèves dans l’enquête policière).
  • Texte pleine page bien aéré, comprenant vingt chapitres titrés et un épilogue; table des matières à la fin de l’œuvre; illustrations en noir et blanc soutenant la compréhension tout au long du récit; présence d’éléments graphiques facilitant l’interprétation de l’œuvre (p. ex., caractères italiques, caractères gras, guillemets).

    « Drelin drelin! Drelin drelin! Les élèves s’étonnent d’entendre la cloche sonner, car il n’est pas encore l’heure de mettre fin à la récréation de midi. » (p. 3)

    « Le dépôt devait être effectué le lundi matin, à l’ouverture de la banque. Le montant est inscrit en toutes lettres : cent quatre-vingt-dix mille trois cent vingt-cinq gourdes et cinquante centimes. » (p. 41)

    « "Il n’y a aucun doute, lui explique-t-il, qu’un double existe puisque quelqu’un a pu entrer dans le bureau sans effraction. Simon affirme ne pas savoir où se trouve le double qu’il avait fait faire. Alors qui aurait le double?" » (p. 76)

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; vocabulaire familier à l’occasion ainsi que quelques mots nouveaux (p. ex., malandrins, madré, freluquet, gourdes); phrases en créole sans notes explicatives en pied de page, mais dont la sonorité des mots permet d’en décoder le sens.

    « La foire est un vrai succès, direction et élèves ne cachent pas leur contentement. À la fermeture, le fait que l’on avait surtout utilisé des tickets a permis de comptabiliser le cash au fur et à mesure qu’avançait la journée. » (p. 10)

    « Le gardien acquiesce de la tête tout en donnant les informations au policier. "Merci, Simon! J’aimerais aussi rencontrer la cousine de Daniel. Où habite-t-elle? dit Bertholo.
    Toupre a wi. Li rete nan menm lakou ak Danyèl. Nan ti riyèl la. » (p. 57)
     

  • Texte contenant une variété de types et de formes de phrases (déclaratives, impératives, interrogatives et exclamatives) qui contribuent à la lisibilité de l’oeuvre et qui rendent la lecture du texte animée.

    « "Jeunes gens! je vous remercie pour votre bon travail. Mais là doit s’arrêter votre participation. Le cas nous dépasse. Il nous faut faire appel à la police." » (p. 39)

    « Incroyable! Comment ai-je pu l’oublier? Effectivement, il y a un double de la clef du bureau. Je me  souviens de l’avoir mis en lieu sûr et d’avoir montré à Jésula où je le cachais. » (p. 76)
     

  • Emploi de procédés stylistiques qui permettent d’apprécier le style de l’auteure et ajoutent à la richesse du texte.

    « Nos voleurs prennent leurs jambes à leur cou et disparaissent dans une ruelle. » (p. 11)

    « Quand la directrice est rentrée samedi soir vers minuit, Jésula dormait à poings fermés. » (p. 35)
     

  • Séquences descriptives qui permettent de se situer dans le temps et le lieu de l’action.

    « Jésula, tremblante, explique qu’elle avait apporté du café à la direction alors qu’on achevait de compter les valeurs. Elle avait donc vu où le trésorier avait déposé l’argent. […] Je lui ai dit que j’avais vu le trésorier compter beaucoup d’argent. Mon gendre m’a alors expliqué qu’il devait recevoir un argent dans une semaine, mais qu’il devait payer une traite à la banque dans deux jours. S’il ne la payait pas, on mettrait des scellés sur son entreprise et il perdrait le fruit de plusieurs années de travail. Il m’a alors demandé si j’avais la clef du bureau. » (p. 85-87)
     

  • Prédominance de séquences dialoguées qui apportent des précisions sur le déroulement de l’enquête et sur le rôle des personnages.

    « "En avant! mon garçon. Donnez-nous la caisse, lui lance Bertholo.
    – Je ne l’ai plus. J’ai payé la banque, mais je vais vous signer une reconnaissance de dette. Je paierai le tout dans trois jours, je vous le jure.
    – Vous savez que vous avez mis Jésula dans une très difficile situation. C’est la prison pour elle et aussi pour vous.
    Tanpri souple, supplie Jésula, kite l siyen papye a.
    – Je vous assure, intervient le gendre, je vous rembourserai. Juste trois jours.
    – La décision revient à la direction de l’école", conclut le policier. » (p. 91-92)

Pistes d'exploitation

  • Proposer aux élèves d’inviter un membre de la communauté haïtienne à venir leur parler de sa culture et de son pays. Lors de la rencontre, lui demander de traduire les passages de l’œuvre écrits en créole. Donner l’occasion aux élèves de poser les questions qu’ils auront préalablement préparées au sujet d’Haïti.
  • Lors d’un cercle de lecture, permettre aux élèves de réagir à l’une des questions suivantes :
    Jésula a-t-elle agi de façon responsable? Justifie ta réponse.
    De quelle autre façon aurait-elle pu aider son gendre?                                                                                 
    Est-ce que la punition du gendre te semble juste? Justifie ta réponse.   
  • Proposer aux élèves un jeu de rôle au cours duquel un élève personnifie Jésula en train de refuser la demande de son gendre de lui remettre la clef. Permettre à quelques élèves de se prêter au jeu puis animer une discussion sur les responsabilités du ou de la complice lors d’un crime.                                                             

Conseils d'utilisation

  • Avant la lecture de l’œuvre, situer sur une carte géographique Haïti et les régions de La Baule et Léogâne. Donner aux élèves une brève description de la situation politique et économique de cette île et des défis que la population doit relever. Leur présenter le drapeau d’Haïti.
  • Mentionner aux élèves que l'auteure emploie un français qui contient des anglicismes qui ne sont pas reconnus au Canada français, p. ex., les mots tickets et cash.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 5e à 12e année, Série : ImmigrAdos, Ruth : ma famille haïtienne.