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Délivrances

Après de douloureuses années de séparation, Maria Comtois a enfin retrouvé sa fille, sans toutefois être libérée des terribles fantômes de son passé. À travers les nombreuses péripéties que le destin réserve aux personnages attachants de Délivrances, une fenêtre vous est ouverte sur la vie des Franco-Ontariens des années 1950. Accompagnez Maria et Élisabeth dans la suite du best-seller Mon père, je m’accuse, dont la trame se déroule dans l’Est ontarien.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

À propos du livre

Contenu

  • Deux personnages principaux, Maria et sa fille Élisabeth, donnée en adoption à la naissance, évoluant dans un contexte religieux et socio-économique difficile, entourés de personnages secondaires qui contribuent à donner une image vraisemblable de la vie des années 1950 dans l'est de l'Ontario.

    « Et, contrairement à ce que tous pensaient, dont Joseph, l'oncle d’Élisabeth, ainsi que Damasse, le mari de Maria, cette petite était son enfant naturelle! » (p. 12)

    « Par un après-midi de chaleur accablante, les deux filles avaient décidé de troquer leur jupe pour des culottes courtes et d’aller s’acheter une crème glacée. Chemin faisant, elles furent sommées par le curé du village qui les réprimanda sévèrement en les retournant sur-le-champ chez elles pour se changer. » (p. 143)
     

  • Intrigue reposant sur des secrets familiaux bien gardés, ceux de Maria, de son père Aurèle, de sa sœur Florence, et de son frère Eusèle.

    « Tu n’avoueras rien, Maria Comtois, parce que tu risques de tout perdre : ta famille, ton mari, ta réputation… » (p. 13)

    « – Oui, répondit Jacob. Nous autres on en mange souvent, se vanta-t-il. On a le Peanut Day à Hawkesbury. » (p. 91)

    « Le pauvre ignorait la vérité à son sujet. Il croyait toujours que sa mère était la même que tous les autres enfants de la famille, alors qu'en réalité il avait été conçu par Aurèle et une proche voisine. » (p. 102)

    « Cette carapace, elle avait commencé à la développer dès son jeune âge alors qu’elle avait appris la relation infidèle qu’entretenait son père avec la voisine. […] Mais là où cette carapace s’était vraiment endurcie ce fut à toutes les fois qu’Aurèle Comtois était entré dans sa chambre pour n’en ressortir qu’une fois satisfait, libéré de la tension sexuelle qui l’habitait. » (p. 171-172)
     

  • Séquences narratives et dialoguées qui permettent de connaître les personnages et les traditions en usage dans cette communauté.   

    « J’ai 30 ans! Voyons! Je ne suis plus une petite fille! Il m’semble que je pourrais décider moi-même de mon avenir! » (p. 22)

    « Tous, petits comme grands, assistaient à la célébration de la messe de minuit. C’était la plus belle messe de l’année. Il fallait arriver tôt pour obtenir un banc pour toute la famille. » (p. 86)
     

  • Narrateur omniscient dévoilant les pensées des personnages.

    « Maria essayait de toutes ses forces de camoufler ce secret qui assombrissait son bonheur quotidien, qui la rongeait intérieurement. » (p. 15) 

    « La première pensée à traverser l’esprit de Maria était que la mort de Damasse n’avait pas été accidentelle. Damasse avait voulu mourir, profitant de cette occasion pour s’enlever la vie. » (p. 40)

Langue

  • Registre courant dans les séquences descriptives et narratives.

    « L’invention de l’appareil était encore toute récente. Peu de commerçants vendaient ce produit puisque rares étaient ceux qui pouvaient se permettre l’achat d’un objet aussi luxueux. Il en avait coûté la somme faramineuse de 319,50 $ à Rhéa Lalonde pour obtenir ce téléviseur Westinghouse… » (p. 90)
     

  • Registres familier et populaire utilisés fréquemment dans les dialogues.

    « – Damasse, j’te remercie pour la belle montre. Mais moi, j’t’ai rien acheté. » (p. 19)

    « – […] Reprends su toé pis tu suite! » (p. 124)

Référent(s) culturel(s)

  • Évocation de la vie quotidienne et de la situation socio-économique des Franco-Ontariens dans les années 1950.

    « Quelques semaines plus tard, Camilla Daigneault occupait un emploi au sein de la compagnie St-Lawrence-Textile et gagnait près de 35 sous l'heure. » (p. 50)

    « Nonobstant les failles au niveau de l’éducation secondaire, la situation des jeunes Franco-Ontariens de l’époque s’était grandement améliorée depuis l’abolition du fameux Règlement 17 qui voulait que tout enseignement dispensé en Ontario le soit en anglais seulement. » (p. 63)
     

Pistes d'exploitation

  • Inviter les élèves à faire une courte recherche sur l’évolution des relations entre les communautés francophone et anglophone de l’est de l’Ontario.
  • Demander aux élèves d'établir des liens entre l'histoire et l'oeuvre artistique Reflet du pardon, de Bernard Lévesque, qui apparaît sur la page couverture.
  • Animer une discussion sur l’importance que les gens accordent, encore aujourd’hui, à l’opinion des autres (p. ex., parents, voisins).
  • En partant du comportement adopté par certains élèves dans le roman, discuter de l'intimidation et de ses conséquences.
  • Inviter les élèves à préparer une entrevue avec des personnes ayant connu les années 1950.

Conseils d'utilisation

  • Avant la lecture, présenter avec doigté certains thèmes délicats développés dans l'oeuvre (p. ex., le suicide et les secrets de famille).
  • Pour situer les élèves, présenter les faits saillants de l'oeuvre Mon père, je m'accuse avant de commencer la lecture de ce roman, qui en est la suite.