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La butte à Pétard

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Aperçu

En 1755, pour échapper à la déportation, plusieurs familles acadiennes de la butte à Pétard, maintenant Saint-Joseph-de-Memramcook, au Nouveau-Brunswick, se réfugient dans les bois à l'arrivée des troupes anglaises.

C’est ainsi que deux jeunes, Prémélia et Fidèle, brusquement séparés de leur père et de leur mère, se retrouvent en forêt avec leur grand-père que l'on surnomme Pétard. Leur fuite, qu’ils croyaient temporaire, se transforme en un éprouvant exil qui durera huit ans. La présence de la veuve Rosalie et l'aide précieuse du Mi'kmaq Kitpou ne parviendront pas toujours à soulager leurs peines.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Trois personnages principaux, Pétard, vieil homme ayant un bon sens de l’humour, optimiste et débrouillard, ses petits-enfants, Prémélia, fillette de 12 ans, et son frère, Fidèle, 11 ans, courageux, voulant joindre les rangs du rebelle acadien Beausoleil Broussard; quelques personnages secondaires, Jacques et Marie, parents des deux jeunes, Rosalie, veuve qui a vécu une vie difficile, Kitpou, jeune amérindien mi’kmaq et ami de la famille Pétard, la bouhine, femme mi’kmaq possédant des pouvoirs extraordinaires et Jean-Charles, futur époux de Prémélia.

    « - Tu as raison, mon petit. Il ne faut pas perdre espoir et fuir, sapristi! Nous resterons pour attendre Jacques, Marie et le bébé. Oui, Fidèle, il faut les attendre, déclare fièrement Pétard, ému. » (p. 27)

    « Prémélia, voyant son cadet préoccupé, lui dit :
    - Ne te chagrine pas. Tu avais raison, Fidèle, c’est mieux de rester. Kitpou sera de passage de temps en temps. Rosalie est forte et pépère est rusé. Toi, tu chasses aussi bien que papa. Et moi…, maman a dit que je connais les herbes médicinales autant qu’elle. » (p. 28-29)

    « En retournant au wigwam, Fidèle pense aux gestes qu’il doit accomplir. Il espère convaincre son grand-père de le laisser partir comme un homme. Il rêve de se battre auprès de Beausoleil et de ramener ses parents des colonies hostiles du sud. » (p. 66)
     
  • Récit romancé exploitant la déportation des Acadiens; intrigue étoffée comprenant de multiples péripéties; sujets pouvant susciter un intérêt autant chez les filles que les garçons (p. ex., aventure, guerre, survie, peur, amour, entraide, persévérance, espoir, rébellion, retrouvailles).
  • Quelques illustrations en noir et blanc permettant d’établir des liens entre le texte et les personnages; texte pleine page séparé en chapitres bien identifiés; mot de l’auteure rapportant les faits historiques véridiques entourant l’intrigue de même que la signification d’expressions acadiennes utilisées dans l’œuvre; table des matières divisée en quatre grands thèmes comprenant trois ou quatre chapitres chacun; quelques propos au sujet de l’auteure et de l’illustrateur à la fin de l’œuvre.

Langue

  • Registre de langue courant utilisé dans l’ensemble de l’œuvre et ponctué de plusieurs expressions propres au parler acadien (p. ex., bénaises, élan, refoul, beluette, poulamon, madouesse, nigog).

    « Celle que Fidèle a vu [sic] est une bouhine-oiseau et se montre seulement au moment du refoul. » (p. 30)

    « - Il ne reste plus qu’à trouver du mashcoui, dit-elle en se mettant à chercher l’écorce de bouleau. » (p. 36)

    « - Il s’est soûlé! L’escrable! » (p. 41)

    « De son lit, Rosalie s’exclame :
    - Pour l’amour! Ti-Pruce! Je suis bénaise de voir ta vieille face noire! » (p. 97)
     
  • Variété de types et de formes de phrases permettant au lectorat de bien comprendre le déroulement de l’intrigue.

    « - Vous pleurez!
    - Pleurer? Moi, Rosalie à Vieux-Louis? Jamais de la vie! Prémélia, va chercher de l’eau. Fais-la bouillir, coupe les racines et sauve quelques piquants. Fidèle, étripe les poulamons. Et Pétard, ne me regarde pas comme ça! » (p. 37)

    « Prémélia n’a plus de pays, mais elle remercie le Bon Dieu d’être encore vivante et elle prie et prie pour le retour de son petit frère et de ses parents. Tous les jours, les mêmes questions lui rongent le cœur. Comment va-t-elle savoir que la guerre est finie si elle reste cachée? Est-ce que sa famille va revenir? Les voisins? Les Mi’kmaq? Et si personne ne revenait? » (p. 83-84)

     
  • Nombreuses figures de style qui ajoutent à la richesse du texte (p. ex., énumération, métaphore, comparaison).

    « Après n’avoir mangé que du gibier, du poisson, des baies et des racines depuis si longtemps, comme il lui plairait de manger son repas favori : de la râpure, du blé d’Inde, de la passe-pierre salée, du pain chaud et une tarte aux bleuets avec du bon lait crémeux. » (p. 39)

    « Rendus au soir, ils sortent de leur cabane devenue une prison. » (p. 48)

    « Le malheur recouvre la cachette comme un voile de deuil. » (p. 55)
     
  • Séquences descriptives permettant de se situer dans le temps et le lieu de l’action et plusieurs séquences dialoguées révélant les émotions ressenties par les personnages.

    « Par une belle journée ensoleillée, les enfants, dans la vase jusqu’aux genoux, reviennent d’en bas du ruisseau avec leurs anguilles dans les mains et leurs nigogs sur l’épaule. C’est la saison de la remonte des anguilles. Satisfaits de leurs belles prises, ils contemplent la forêt aux couleurs éblouissantes. Vivre en cachette ne leur semble plus si difficile pendant ces jours d’automne. » (p.43)

    « Pétard et Prémélia sont maintenant à l’entrée du wigwam, et le grand-père annonce la grande nouvelle à la veuve :
    - Ma belle, la guerre est finie.
    Rosalie étouffe un cri et commence à pleurer de joie. Pétard l’embrasse et dit :
    - Là! Là, maintenant!
    - Faut que j’arrête de brailler, décide-t-elle en reniflant. Il y a trop d’ouvrage à faire. Déménageons à la butte au plus vite! » (p. 97)

Référents culturels

  • Référent culturel acadien, la déportation des Acadiens de 1755-1762.
  • Référence à certains lieux au Nouveau-Brunswick, en Nouvelle-Écosse, à l’île du Cap Breton (Île Royale), à l’Île-du-Prince-Édouard (île St-Jean).
  • Référence au mode de vie, aux coutumes et croyances du peuple autochtone mi’kmaq, Amérindiens de la Nouvelle-Écosse et alliés des Français.

Pistes d'exploitation

  • Former des équipes et proposer aux élèves d’effectuer une recherche au sujet de la cohabitation des Amérindiens et des blancs à l’époque de la déportation des Acadiens. Permettre à chaque équipe de présenter un bref compte rendu de sa recherche. Faire un retour collectif sur le sujet en établissant des liens avec le rôle joué par le peuple amérindien dans le roman.
  • Former des équipes et inviter chacune à se choisir un chapitre de l’histoire afin de le reproduire sous forme d’un tableau vivant. Allouer le temps nécessaire pour préparer, dans le secret, le tableau vivant; choisir des costumes et des accessoires; travailler les positions à prendre. Permettre aux équipes de donner tour à tour leur prestation en rendant le plus fidèlement possible la scène du texte original. Suite à chaque prestation, demander au groupe-classe de situer la présentation dans l’histoire.
  • Lors d’un cercle de lecture, animer une discussion au sujet de l’entraide et de la ténacité démontrées par les membres de la famille de Pétard et amener les élèves à faire des liens avec leur vécu.

Conseils d'utilisation

  • Avant la lecture de l’œuvre, présenter le mot de l’auteure rapportant les faits historiques véridiques entourant la déportation des Acadiens, puis situer sur une carte contemporaine l’endroit exact où se déroule l’intrigue.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 5e à 10e année, Série : Active-toi, Droits acadiens.


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