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Une amitié au temps des sucres

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Aperçu

Maxime, un jeune Néo-Brunswickois bien au parfum des méthodes d’exploitation acéricole, accepte de guider une jeune Française dans l’érablière de son grand-père Yvon. Une amitié au temps des sucres est le récit d’une rencontre amusante et savoureuse parsemée d’informations utiles sur la fabrication du sirop d’érable.

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Personnage principal, Maxime, jeune Acadien de douze ans, qui, grâce à l’expertise développée au fil des ans, travaille comme guide à l’érablière de ses grands-parents; personnages secondaires, grands-parents de Maxime, propriétaires de l’érablière, Frédérique, jeune invitée de la France, qui développe une amitié avec Maxime lors de son séjour à l’érablière, et Nahele, jeune Amérindien, homme de confiance du grand-père Yvon et ami de la famille.

    « C’est le printemps, et qui dit printemps, dit le temps des sucres. Maxime compte bien en profiter. Il est venu passer les vacances de Pâques chez ses grands-parents, propriétaires de l’érablière Au Royaume de la sève, située entre Saint-Quentin et Kedgwick, dans le nord-ouest du Nouveau-Brunswick. » (p. 3)

    « Tiens, voilà un mot qui lui fait penser à Nahele. Ce dernier, un Malécite vivant tout près de chez ses grands-parents, lui raconte souvent de belles légendes amérindiennes au sujet du sirop d’érable. » (p. 3)

    « Notre jeune Française s’émerveille de tout, autant des traces de griffes laissées par un ours à la base d’un arbre que de l’écureuil roux léchant goulûment l’eau d’érable. En bon guide, Maxime explique aussi les risques que posent ces bêtes dans une érablière. Frédérique se réjouit d’apprendre à quel point les grands-parents de Maxime tiennent à ce que l’homme et les animaux cohabitent en harmonie. » (p. 14)
     
  • Intrigue simple qui divertit le lectorat tout en le renseignant sur la fabrication du sirop d’érable; sujet qui saura capter l’intérêt du lectorat visé, particulièrement des amateurs de la nature, de par les thèmes exploités (p. ex., visite à l’érablière, production du sirop d’érable, Amérindiens, animaux, amitié).

    « L’érablière de grand-papa Yvon compte trois espèces d’érables : l’érable noir, l’érable argenté et l’érable à sucre. Des trois, seul l’érable à sucre est exploité en raison de l’abondance de l’eau qu’il donne et de sa durée de vie plus longue. » (p. 12)

    « Peu après, Maxime repère le tuyau défectueux. Tout en examinant les dégâts causés par l’écureuil, il surprend le regard pétillant de Frédérique posé sur lui. Elle le trouve tellement chou. Pour lui, elle est si coquette. Tous deux rougissent, et ce n’est pas parce qu’ils ont trop chaud! » (p. 12)

Présentation

  • Illustrations simples et vraisemblables, occupant généralement la pleine page de droite; scènes détaillées qui présentent les moments stratégiques du récit, contribuant à l'interprétation de l’œuvre.
  • Caractères d’écriture noirs sur fond blanc, appropriés au lectorat visé; utilisation d’éléments graphiques facilitant l’interprétation du texte (p. ex., astérisques pour marquer l’écoulement du temps ou le changement de contexte, caractères italiques pour indiquer la lecture d’un texte); pagination agrémentée d’une petite feuille d’érable, mettant en évidence la thématique de l’œuvre.
  • Mise en page aérée; texte généralement pleine page de gauche, organisé en paragraphes; inclusion d’une recette d’Acachouquettes et d’un texte informatif, La production du sirop d’érable, faisant suite au récit; ajout de bulles d’information au sujet de l’érablière sur la deuxième et troisième de couverture du livre.
  • Dimensions : 20,5 cm x 25,5 cm; couverture souple, papier glacé.

Langue

  • Utilisation d’un vocabulaire complexe (p. ex., samare, hamadryade, effigie, fébrile, harnais), ainsi qu’un vocabulaire plus spécialisé, en lien avec le sujet exploité (p. ex., acériculture, chalumeau, tubulures, manomètre), le sens pouvant être défini à l’aide des illustrations et du contexte.
  • Emploi de quelques phrases de base, de plusieurs phrases transformées, parfois longues et complexes, et de phrases à construction particulière; divers types et formes de phrases (p. ex., déclarative, exclamative, interrogative, impérative, négative) qui ajoutent du dynamisme à la lecture et contribuent à la lisibilité de l’œuvre.

    « Pendant ce temps, grand-papa Yvon s’était rendu à l’intérieur de la cabane à sucre. Il revient sur ses pas pour informer Nahele que le manomètre indique une baisse de pression dans les tuyaux du réseau qui amène l’eau d’érable jusqu’à la cabane. Cela signifie une longue marche en raquettes à travers l’érablière, car il faut à tout prix découvrir où se trouve le tuyau défectueux. » (p. 10)

    « - Nous arrivons juste à temps! s’écrie Maxime.
    - Tu ne manques jamais une occasion de te sucrer le bec, hein, mon Maxime? lui dit Nahele en lui donnant un coup de coude.
    - Faisons la course, le défie Maxime. Tu verras bien que c’est l’énergie du sirop d’érable qui coule dans mes veines. » (p. 14)
     
  • Emploi de nombreux procédés stylistiques (p. ex., comparaison, métaphore, énumération, expression idiomatique, proverbe) qui enrichissent le texte et permettent d’apprécier le style de l’auteure.

    « Dans son effort pour bien le ranger, il voit s’échapper du livre une samare. En tombant, la graine ailée tournoie comme les hélices d’un hélicoptère pour venir atterrir à ses pieds. » (p. 4)

    « Arrivé à la camionnette, Maxime croit apercevoir, par la portière entrouverte, la plus jolie des créatures.
    "Une hamadryade! pense-t-il, l’imagination fertile. Ces cheveux roux. Ce teint argenté, une vraie nymphe née d’un érable rouge!" » (p. 6)

    « On prête à Frédérique un chandail, une tuque et des mitaines, ce qui ne manque pas de la faire rire. » (p. 8) 

    « - Si les voyages forment la jeunesse, ils créent aussi de fameuses recettes! ajoute grand-père Yvon, en se léchant les doigts. » (p. 18)
     
  • Prédominance de séquences descriptives entrecoupées de séquences dialoguées, qui permettent de se situer dans le temps et le lieu de l’action et de mieux comprendre l’interaction entre les personnages.

    « La jeune fille arrête son geste. Toujours aussi fascinée par le bouillon doré qu’elle a sous les yeux, elle n’a pas remarqué le compliment de Maxime.
    Grand-père Yvon s’approche des cuves.
    - Tu vois, Frédérique, ce sirop bout à une température de 104 °C, explique-t-il. Aujourd’hui, une technique qu’on nomme "osmose inversée" permet de concentrer l’eau d’érable, ce qui réduit considérablement le temps d’ébullition. Il faut 40 litres d’eau pour faire un litre de sirop. » (p. 16)

    « Après cinq jours d’émerveillement passés en Acadie, il est maintenant temps pour Frédérique de retourner en France, la tête pleine d’images et de parfums. À l’aéroport, elle tient en main un petit sac rempli d’acachouquettes qu’elle aura le plaisir de faire découvrir à ses parents. Maxime s’approche d’elle et lui tend un bout de papier sur lequel il a inscrit son adresse courriel.
    - Juste au cas où il te faudrait plus de renseignements au sujet de l’érablière…, lui dit-il, timidement. » (p. 20)

Référents culturels

  • Nombreux référents culturels et géographiques de la francophonie canadienne (p. ex., communautés de Saint-Quentin et de Kedgwick, au Nouveau-Brunswick, fabrication du sirop d’érable, mets canadiens-français, raquettes), de la France (p. ex., Saint-Aubin-sur-Mer à Poitier, Lycée Colard Noël de Saint-Quentin, expressions idiomatiques, pâtisserie française).
  • Référence à la culture amérindienne (p. ex., personnage de la tribu des Malécites nommé Nahele, mention de légendes amérindiennes, sirop d’érable, raquettes).

Pistes d'exploitation

  • Organiser une visite à une érablière avec les élèves. Leur suggérer de noter leurs observations dans un carnet et de prendre des photos durant la randonnée. Au retour, inviter les élèves à monter un album-souvenir de leur visite.
  • Proposer aux élèves de traduire leur compréhension de la fabrication du sirop d’érable en produisant une maquette qui présente les étapes de production (p. ex., eau d’érable, collecte, entaillage, évaporation, filtrage). Les inciter à se référer à l’œuvre pour trouver les renseignements pertinents au sujet.
  • En situation de lecture partagée, effectuer la recette d’acachouquettes qui est présentée dans l’œuvre. Demander aux élèves de publier la recette à l’ordinateur et de l’offrir à leurs parents.
  • Former des groupes de deux et amener les élèves à faire une courte recherche sur la découverte du sirop d’érable, selon diverses légendes amérindiennes (p. ex., les Micmacs, les Montagnais, les Algonquins, les Ojibways). Les inviter à présenter leurs renseignements de façon créative (p. ex., schéma, avec musique et danse autochtone, présentation multimédia).

Conseils d'utilisation

  • Avant la lecture, présenter les mots nouveaux et les expressions imagées qui pourraient nuire à la compréhension du texte (p. ex., acériculture, effigie, manomètre, sanglées, harnais, goulûment, elle s’en donne à cœur joie, de fil en aiguille).
  • Consulter la biographie de l’auteure sur la quatrième de couverture.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 1re à 5e année, Série : Miam, Les produits de l’érable.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 1re à 3e année, Série : Fouine en fête, Temps des sucres.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 2e à 6e année, Série : Les marmitons, Une sucrée de belle journée.
  • CFORP. 2014. Mon mag à moi, vol. 7, no 4, L'héritage des peuples autochtones, Ottawa.


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