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Un petit garçon qui avait peur de tout et de rien

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Aperçu

Il était une fois un petit garçon nommé Popaul, qui était peureux, très peureux. Tout l’effrayait. Tout, absolument tout et même son ombre! À tel point que ses parents commençaient vraiment à s’inquiéter! Le jeune garçon réussira-t-il à vaincre ses phobies?

(Adapté de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Personnage principal, Popaul, un garçon de six ans, qui a peur de tout et qui se fait intimider par ses camarades de classe; personnages secondaires, les parents de Popaul qui s’inquiètent de lui, le docteur Lacroix, qui essaie d’aider le garçon, et Mamie Justine, la grand-maman de Popaul, qui l'aide, de façon mystérieuse, à se réconcilier avec son ombre et ses peurs.

    « Seul dans sa chambre, il imaginait des scénarios d’épouvante. Pour lui, le monde était peuplé de créatures qui lui voulaient du mal. Il redoutait les insectes, les araignées et les serpents. Il détestait entrer seul dans les cabines d’essayage des boutiques de vêtements, car il craignait que ses parents ne l’abandonnent. Bref, il avait peur de tout et de rien. »

    « Lorsqu’il rentrait de l’école, il lui arrivait d’éclater en pleurs. En sanglotant, il racontait à sa mère les méchancetés que les autres garçons lui faisaient endurer. Sa mère séchait tendrement ses larmes. »

    « - Tu vois que tu n’avais rien à craindre, dit Mamie Justine en déposant un baiser sur son front. Allez, fais de beaux rêves. » 
     
  • Récit intriguant comprenant plusieurs péripéties qui suscitent la réflexion tout au long de la lecture; sujet apte à capter l’intérêt du lectorat visé, lui permettant de faire des liens avec son vécu (p. ex., peur, intimidation, magie, famille, école).

    « Ses compagnons inventaient mille et un tours pendables. Ensuite, ils se tordaient de rire devant son visage rendu blême par l’épouvante. Une fois, ils avaient glissé une couleuvre en plastique dans son casier. »

    « Mamie se tourna vers l’ombre de Popaul. La vieille femme se mit à agiter les mains en murmurant des paroles incompréhensibles.
    Une formule magique! Mamie Justine était bel et bien une sorcière! » 

Présentation

  • Illustrations aux couleurs sombres, sur pleine page de droite, contribuant à la vraisemblance des personnages et des lieux et ajoutant à l’ambiance mystérieuse du récit.
  • Caractères d’écriture noirs sur fond blanc, approprié au lectorat visé; présence d’éléments graphiques (p. ex., guillemets, points de suspension, italiques) facilitant l’interprétation du texte.
  • Mise en page aérée; texte de 14 à 23 lignes, organisé en courts paragraphes sur page de gauche.
  • Dimensions : 21,5 cm x 21,5 cm; couverture souple, papier glacé.

Langue

  • Utilisation de mots fréquents et familiers (p. ex., vêtement, garçon, enfant, peur, parent) et de plusieurs mots complexes (p. ex., froussard, ciselaient, intraitable, parcelle, anicroche) pouvant être définis à partir du contexte.
  • Nombreuses phrases transformées, de formes et de types variés (p. ex., déclarative, exclamative, interrogative, affirmative et négative) favorisant une lecture dynamique et contribuant à la lisibilité de l’œuvre.

    « Le médecin proposa à Popaul de discuter en tête-à-tête de ses peurs. Il refusa. Pas question qu’on le laisse avec cette femme! Même si elle était gentille, il ne lui faisait pas confiance. Il la soupçonnait d’être une ogresse déguisée en médecin. Les trois adultes eurent beau cajoler, supplier, ordonner, menacer… rien n’y fit. Popaul ne capitulait pas.»

    « Mais une ombre, c’était une parcelle d’obscurité qui vous talonnait à longueur de journée. D’où venait-elle? Que lui voulait-elle? Et pourquoi ne la lâchait-elle pas d’un pas? »
     
  • Emploi de figures de style (p. ex., expression figurée, comparaison, énumération) qui enrichissent le texte et permettent d’apprécier le style de l’auteur.

    « Il croyait dur comme fer que, si on éteignait, les ombres de la nuit se refermeraient sur lui et l’étoufferaient pendant son sommeil. »

    « Seul et sans personne à qui se confier, Popaul se sentait triste. Son chagrin était comme une grosse pierre qui lui pesait sur la poitrine. »

    « Aussi, le garçon ne raffolait pas de sa grand-mère. Il faut dire qu’avec ses cheveux gris, sa peau comme du papier chiffonné, ses doigts maigres aux grands ongles, Mamie Justine ressemblait à une sorcière. »
     
  • Prédominance de séquences descriptives permettant au lectorat de se situer dans le temps et le lieu de l’action et de comprendre les liens entre les personnages; séquences dialoguées qui permettent de s’immiscer dans l’esprit et l’imaginaire de Popaul et de ses parents.

    « Un soir qu’ils allaient au théâtre, les parents de Popaul l’avaient laissé en compagnie de Mamie Justine. La soirée se déroula sans anicroche. À l’heure de border le gamin, Mamie Justine eut la mauvaise idée d’essayer d’éteindre la lampe de nuit.
    - Non! N’y touche pas! hurla le garçon, pris de panique.
    Sa grand-mère arqua un sourcil. Les parents de Popaul lui avaient parlé des phobies de son petit-fils, mais elle ne pensait pas que c’était si grave. Du bout d’un ongle, elle tapota le nez de Popaul.
    - Ça va. Je laisse la lumière, mon garçon, dit-elle. Je sais combien c’est dur de vivre tout le temps seul avec ses frayeurs. » 

Pistes d'exploitation

  • Inviter les élèves à rédiger une entrée dans leur journal personnel, exprimant ce qui leur fait peur. Leur proposer ensuite d’utiliser un diagramme de Venn pour comparer les similitudes et les différences entre leurs peurs et celles de Popaul.
  • Lire aux élèves l’épisode de la deuxième page où Popaul est terrifié de s’aventurer dans le sous-sol à cause de sa peur de l’obscurité. Demander aux élèves s’ils ont déjà vécu une situation terrifiante qui les a empêchés d’agir. Discuter ensemble des solutions qui pourraient atténuer une telle crainte.
  • Demander aux élèves de dessiner leur ombre à l’aide d’une craie de tableau sur le pavé de la cour d’école, à différents moments d’une journée ensoleillée. Les inviter à noter les transformations dans un carnet. Leur expliquer le phénomène.
  • Animer une discussion au sujet de l’intimidation en se référant à l’œuvre. Alimenter l’échange en posant des questions aux élèves (p. ex., Comment se sent Popaul à l’école? Pourquoi? Que pourrait faire le garçon au lieu de s’attrister? As-tu déjà vécu une situation semblable? Si oui, comment as-tu réagi?). Inviter les élèves à créer une affiche qui proposent des façons d’intervenir dans des situations d’intimidation (p. ex., demander d’arrêter, en parler à un adulte).

Conseils d'utilisation

  • Avant la lecture, présenter le vocabulaire et les expressions qui pourraient entraver la compréhension de l’œuvre (p. ex., tête de Turc, quand on ne vaut pas une risée, on ne vaut pas grand-chose).

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 3e à 6e année, Série : Couleur cœur, Les insultes.
  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 1re à 4e année, Série : Célestin, Te moque pas de moi!, La tête de Turc.


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