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D'Est en Ouest - Légendes et contes canadiens

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Aperçu

Connaissez-vous cette baignoire volante qui surplombe le ciel de Regina? Avez-vous entendu parler de l’effondrement du lac Niagara qui est à l’origine de la formation des célèbres chutes? Que savez-vous du Grand Manitou, de Glooscap et de Minegoo?

D’Est en Ouest convie le lecteur à un véritable pèlerinage au cœur de 24 des plus fabuleuses légendes du folklore canadien. Pédagogue de renom, Pierre Mathieu transpose dans une langue simple et accessible l’univers enchanteur qui a fait la renommée de chaque province et territoire du Canada. En perpétuant par l’écriture les hauts faits de nos héros, l’auteur réussit à redonner au mot « légende » son sens étymologique premier : « les choses qui doivent être lues ».

(Tiré de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Recueil de légendes et de contes présentant chacun une province ou un territoire canadien et mettant en scène une variété de héros généralement courageux, fiers et rusés, tels que Tom dans La petite jument malheureuse, le célèbre capitaine, Pierre Forest, dans Les chiens noirs du capitaine, et Musclatou dans Les chutes du Niagara; plusieurs personnages secondaires alliés, comme des princesses et des animaux personnifiés ainsi que des personnages opposants, tels que des sorcières et des mauvais esprits.

    « PAR UN BEAU JOUR D’AUTOMNE, MON AMI Tom décida de prendre la route pour aller gagner sa vie sous d’autres cieux.
    Le minuscule garçon, en réalité trop délicat pour oser s’aventurer de cette façon loin de chez-lui, devait à tout prix quitter la maison pour renouveler ses provisions. » (p. 7)

    « C’est le petit-fils du capitaine Forest qui m’a raconté un jour les prouesses légendaires de son grand-père. En me confiant les secrets de ce "démon", ses yeux brillaient d’admiration.
    J’ai appris que ce n’était donc pas le démon qui protégeait Pierre Forest lors de ses voyages en mer, mais qu’il s’agissait plutôt de son intelligence alliée à son bon jugement qui lui avaient sauvé la vie à maintes reprises. » (p. 34)

    « AU MOMENT DE LA NAISSANCE DE Musclatou, le Mauvais Esprit jeta un sort à ce bébé qui, un jour, sèmerait partout l’épouvante. "Bonne chance, petit", lui avait lancé ironiquement l’Esprit Mauvais avant de prendre congé de l’enfant.

    À trois semaines de vie, Musclatou était considéré comme un géant. Il faisait même peur à ses parents. Déjà, ses pas engendraient cataclysmes, éboulis, et cratères. » (p. 89)
     
  • Diverses intrigues qui comportent de multiples péripéties parfois surprenantes et invraisemblables, qui alternent entre le réel et l’imaginaire; sujets susceptibles de plaire autant aux filles qu’aux garçons et qui permettent de faire des liens entre les thèmes exploités et les valeurs personnelles (p. ex., l’honnêteté, le partage, la confiance, le courage).
  • Texte aéré et divisé en chapitres identifiés par la province de provenance; vingt-quatre légendes et contes très courts ayant de quatre à quatorze pages; quelques illustrations en noir et blanc évoquant des moments stratégiques; mise en page simple et table des matières à la fin de l’oeuvre; brève biographie de l’auteur à la quatrième de couverture; présence d’éléments graphiques facilitant l’interprétation de l’œuvre (p. ex., deux-points, guillemets, caractères italiques).

    « Heureux de cette création, le Grand Manitou tira une bouffée de sa pipe et s’écria : "Hourra!"
    Puis, de nouveau, il prit de l’argile et en fit une île à la forme d’un croissant qu’il nomma Minegoo. Il se dit : "Mon peuple Micmac habitera le plus beau coin de la Terre". » (p. 48)

    « Il agita donc son talisman et se mit à chanter une ode pour calmer l’oiseau dans le firmament.
    Ô Grand aigle vivant!
    Profite donc du grand vent
    pour faire bon voyage
    au-delà des nuages. » (p. 145)

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; emploi de mots nouveaux que le contexte permet de définir (p. ex., saindoux, rafiot, hululer, pantois, babiche).

    « Marc-Antoine s’était à peine éloigné d’elle que la fermière quitta le marché avec sa charrette. Elle entra rapidement dans une ruelle, loin des regards inquisiteurs. Elle saisit aussitôt un panier et avec célérité, se mit à casser ses œufs un par un dans un chaudron et à fouiller les coquilles pour découvrir les pièces d’or qu’elle convoitait. » (p. 24)

    « QUE LES AUTOCHTONES ÉTAIENT FIERS, nobles et gracieux lorsque des scalps rouge cramoisis pendaient à leur ceinture comme autant de trophées, de preuves de carnages et de victoires remportées! Il fut une époque où il était impossible pour un Autochtone de prétendre à la bravoure et d’obtenir l’estime de la tribu sans ces décorations. Pour en devenir propriétaire, aucun d’entre eux ne reculait devant une telle entreprise, fut-elle hasardeuse et téméraire. » (p. 131)
     
  • Variété de types et de formes de phrases qui contribuent à la lisibilité de l’œuvre et favorisent une lecture dynamique.

    « Aussitôt, ses paupières furent collées par la résine. Il comprit du coup qu’il s’était fait avoir. Il appela : "Au secours! Au secours! on a volé les fauvettes." Mauvais Esprit arriva à la rescousse, mais peine perdue. Ours blanc put à peine se débarrasser de la résine agglutinée sur ses yeux. […]
    Rien ne pouvait l’atteindre. "Ours blanc, on va finir par t’attraper, abandonne donc cette course folle à l’instant!" lui lança Mauvais Esprit. » (p. 61)
     
  • Emploi de figures de style (p. ex., métaphores, énumérations, comparaisons) qui viennent enrichir le texte.

    « Les jambes à mon cou, je m’élançai aussitôt vers le poulailler.
    Rendu à l’intérieur du poulailler, je sentis tout à coup une brise qui me glaça les os.
    Là, quelle ne fut pas ma surprise d’apercevoir les douze poules qui refusaient de couver des œufs à l’allure de pierre! » (p. 56-57)

    « La nouvelle se répandit à la vitesse de l’éclair. Dès lors, tous les habitants de Québec se mobilisèrent en voiture, en calèche et même à pied sec vers le Parlement pour interroger le Premier Ministre. Tous pleuraient à chaudes larmes, comme ils l’avaient fait au premier engloutissement du pont qui, lui aussi, et de la même façon, avait pris congé de la ville par une nuit d’avril. » (p. 73-74) 

    « On put, à ce moment-là, voir le long voile de la mariée glisser sur les chutes. Elles se dévoilaient d’une blancheur immaculée, comme une neige fraîchement tombée. » (p. 93)
     
  • Séquences descriptives qui apportent des précisions sur les événements, les personnages ou les lieux de l’action.

    « Lorsque vient le temps des voyages de noces, les nouveaux mariés du monde entier se retrouvent tous aux chutes du Niagara, toujours merveilleuses, grâce à Musclatou qui les nourrit de sa force amoureuse, et d’Azimut, de sa beauté unique. Le voile d’Azimut reste toujours collé aux chutes. Toutes les promesses d’amour, prononcées depuis ce jour et jusqu’à la fin des temps, sont partagées par les amoureux, qui viennent professer leur amour et satisfaire leur curiosité aux chutes du Niagara. » (p. 94-95)
     
  • Séquences dialoguées qui témoignent de la relation entre les personnages.

    « À ces mots, le sage Koloma, sorcier du village, se leva. La voix pleine d’angoisse et de peur, il commanda :
    - De grâce, ne tirez pas. Enlevez-vous cette idée-là de la tête.
    - Pourquoi s’en priver? demanda un jeune guerrier. J’ai justement besoin de plumes pour mes flèches taillées.
    - Pourquoi cette interdiction? Pourquoi cette défense? demanda une autre voix pleine d’arrogance.
    - Il ne s’agit pas d’un aigle ordinaire, répondit Koloma qui ne pouvait garder le silence. Ce serait pure folie que de vouloir le tuer, car qui sait ce qu’un tel acte pourrait nous attirer. » (p. 141)

Pistes d'exploitation

  • Proposer aux élèves de choisir, en équipes, les deux contes qu’ils préfèrent et de justifier leur choix. Les inviter par la suite à faire une comparaison entre ces deux contes en utilisant un tableau comparatif mettant en évidence les ressemblances, les différences et les points communs de ces deux œuvres (p. ex., personnages, lieux, péripéties, messages). Demander ensuite aux élèves de choisir un des contes et de rédiger le résumé qui pourrait se retrouver sur la quatrième de couverture.
  • Inviter les élèves à choisir leur personnage préféré dans les contes. Leur demander de présenter ce personnage au groupe-classe en utilisant la forme de représentation artistique désirée telle un dessin, une peinture, un collage, une sculpture.
  • Former des équipes et demander aux élèves de retracer les villes ou les lieux véridiques qui sont mentionnés dans les contes. Leur proposer d’effectuer une recherche via Internet dans le but de produire un court reportage sur les points d’intérêt d’un de ces lieux. Les inviter à présenter leur reportage aux autres équipes.

Conseils d'utilisation

  • Présenter aux élèves les caractéristiques du reportage et du résumé afin d’en faciliter la rédaction.
  • Expliquer aux élèves que certains des contes et des légendes contiennent des sujets délicats (p. ex., violence, discrimination) et les mettre en contexte.

Ressource(s) additionnelle(s)

  • IDÉLLO.org, ressources éducatives en ligne, 4e à 8e année, Série : Contes du monde entier, divers épisodes.


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