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À la rescousse de PoilGris

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Aperçu

Chargé d’enquêter sur le vol de réserves de nourriture des écureuils du parc du Centenaire, à Moncton, l’inspecteur PoilGris téléphone à sa chef, BecFuté, pour lui faire le rapport de ses démarches. Mais la communication est brusquement interrompue. PoilGris aurait-il eu des ennuis? Inquiète, BecFuté se rend au parc pour en avoir le cœur net. Elle découvre son inspecteur gisant inconscient et se retrouve avec deux intrigues à solutionner : le vol des réserves de nourriture des écureuils et la cause de l’accident qui a laissé PoilGris dans un coma.

(Adapté de la quatrième de couverture du livre.)

Contenu

  • Récit mettant en scène deux personnages principaux, BecFuté, une mésange, chef de police animale de Moncton, et PoilGris, jeune écureuil, inspecteur de police du quartier ouest de la ville de Moncton; personnages secondaires, Dosraide, oncle de PoilGris, qui dépose une plainte selon laquelle on lui vole la nourriture qu’il entrepose pour l’hiver, ainsi que plusieurs autres personnages témoins ou suspects, dont Oeilclair, le renard, Médicane, la cane guérisseuse, RodNez, le chef de la police animale de Riverview, CorpsBeau, le chef de la police animale de Dieppe, et Muscat, le muscardin.

    « Hier soir, Dosraide, mon oncle qui réside dans le parc du Centenaire, est venu me trouver pour déposer une plainte. Il affirme que quelqu’un vole la nourriture qu’il entrepose pour l’hiver. D’abord, je n’ai pas pris sa plainte trop au sérieux. Il se fait vieux et a souvent des trous de mémoire. Cependant, ce matin, deux autres écureuils du parc sont venus me voir avec des plaintes similaires. C’est du sérieux, Chef! » (p. 10)

    « PoilGris est fier de la confiance que sa chef lui témoigne. Lorsque BecFuté a été promue chef de la force policière animale de Moncton, c’est lui qu’elle avait choisi pour la remplacer comme inspecteur du quartier ouest de la ville. Il ne veut surtout pas la décevoir. Il se met aussitôt au travail. » (p. 11)

    « La chef examine son inspecteur et découvre une grosse bosse sur sa tête. Elle lui soulève la paupière droite, puis la gauche, en vain. "Il est sans connaissance, constate la mésange. Il a peut-être quelque chose de cassé. Il faut le faire examiner. Mais comment vais-je le transporter jusqu’à Médicane, la cane guérisseuse?" » (p. 19) 
     
  • Intrigue utilisant des animaux comme personnages, rendant l’œuvre plus appropriée pour des élèves de 4e ou 5e année; sujets pouvant plaire au lectorat visé (p. ex., transformation de gadgets électroniques en objets adaptés pour animaux, aventure, enquête policière, entraide, résolution de problèmes).

    « Tapotant quelques touches sur son iBrindille, BecFuté se branche sur la toile d’araignée du Quartier général. Elle consulte plusieurs sites avant de découvrir que trois couples de renard [sic] roux ont élu domicile dans le parc du Centenaire. » (p. 29)
     
  • Texte pleine page, aéré; chapitres titrés et bien identifiés; treize illustrations en noir et blanc, à intervalle régulier, permettant au lectorat d’établir un lien avec le texte; présence d’éléments graphiques facilitant la compréhension du texte (p. ex., guillemets, deux-points, tirets, points de suspension, caractères italiques).

    « Elle ouvre ensuite un dossier et consulte son agenda. "Hum! la semaine ne sera pas de tout repos, se dit-elle. Je dois bien planifier mon temps pour être capable d’affronter les imprévus qui ne manquent jamais d’arriver." » (p. 9)

    « - Chef, j’ai trouvé des indices : des empreintes de pattes et des marques de griffes. Je viens de les photographier. Ils pourront nous aider à identifier les voleurs. » (p. 16)

    « - Dans tes déplacements, aurais-tu remarqué la présence d’animaux inconnus?
    - Laissez-moi réfléchir… Oui, une seule fois. » (p. 38)

    « Le soleil se lève à l’horizon,
    Ses rayons réchauffent la terre.
    Debout! Debout, l’oisillon!
    Il y a tant de choses à faire… » (p. 61)

Langue

  • Registre de langue courant dans l’ensemble de l’œuvre; utilisation judicieuse d’expressions familières, certaines étant transformées de manière à faire un lien entre le monde animal et le monde humain; quelques mots nouveaux se rapportant au sujet exploité; création de néologismes représentant la technologie d’aujourd’hui adaptée au monde animal.

    « La mésange pousse un soupir. Elle étouffe un bâillement, s’étire les ailes et saute dans son douillet lit de plumes et d’herbe fraîche. "Je n’aurai pas besoin de compter des vers de terre ce soir", murmure-t-elle en fermant les yeux. » (p. 26)

    « Devant l’entrée de la deuxième tanière, la mésange a beau battre des ailes, sauter, zinzinuler, rien n’y fait. Personne ne sort; ou bien la tanière est vide, ou alors ses occupants ne veulent pas se montrer. » (p. 33)

    « Un peu engourdie d’être restée trop longtemps devant l’écran, la chef de police se lève, s’ébroue, bat des ailes, puis se remet au travail. » (p. 45)

    « La chef de police se lève, se dirige vers un casier métallique, insère une carte dans l’ouverture prévue à cet effet, ouvre la porte et ramasse le sac d’équipement préparé pour les déplacements risqués. Elle y ajoute son iBrindille, met le sac sur son dos et s’envole. » (p. 49)
     
  • Œuvre comportant une variété de formes et de types de phrases qui contribuent à la lisibilité du texte; emploi de phrases de base et de quelques phrases un peu plus complexes contenant des manipulations linguistiques.

    « "Un jeune renard du nom d’Oeilclair… Elle doit parler du dernier-né de ma sœur, se dit la renarde; un jeune fou. Qu’est-ce qu’il a encore fait, celui-là?" » (p. 31)

    « - Oui, oui, je me souviens de votre question, pas besoin de crier. Je suis vieux, mais pas sourd. Laissez-moi réfléchir… Ah oui! Il y a de cela quelques jours, à la brunante, juste comme je m’apprêtais à remonter vers mon nid pour la nuit, j’ai remarqué un tout petit animal au sol. Ça m’a étonné, car je ne le reconnaissais pas du tout. » (p. 41)

    « - Tu ne voulais pas me croire quand je t’ai dit que j’avais aperçu un drôle de mulot deux jours passés. Tu disais que j’avais mangé trop de champignons! Eh bien, tu vois? J’avais raison. » (p. 56)
     
  • Œuvre qui comporte des éléments et des procédés stylistiques permettant d’apprécier le style de l’auteur et ajoutant à la richesse du texte; présence de nombreuses figures de style (p. ex., personnifications, comparaisons, énumérations, expressions figurées).

    « Le vent s’élève et secoue violemment les arbres. Les pins et les sapins fouettent l’air de leurs grands bras. La forêt vibre, siffle et craque de partout. » (p. 13)

    « - Ah! demande toujours, bel oiseau! coupe le chef de Dieppe. Quand tu ouvres le bec, c’est plusse qu’un chant que j’entends, ce sont des images que je vois, comme un ruisseau qui coule sous les arbres… » (p. 47)

    « BecFuté n’en croit pas ses yeux. Il y a de tout : des graines, des noisettes, des bourgeons, des champignons, des fleurs séchées, de quoi nourrir tous les rongeurs du parc durant deux hivers complets. » (p. 79)

    « - Pas de problème, Chef. Merci de m’avoir remplacé dans cette enquête et d’avoir trouvé le responsable des vols de nourriture. Les écureuils vont pouvoir dormir sur leurs deux oreilles. » (p. 82)
     
  • Séquences descriptives qui permettent de se représenter les événements et de ressentir les émotions des personnages, créant un certain suspense.

    « BecFuté prend une profonde respiration, puis, les pattes tremblantes, elle s’enfonce dans le trou. Le faible faisceau de sa lampe n’éclaire que quelques centimètres devant elle. Un peu plus loin, la pente descend, tourne à gauche. Le couloir se rétrécit. La mésange sent des petites bestioles lui courir entre les pattes. Plus elle descend, plus il fait chaud. Elle avance lentement, quand tout à coup, quelque chose s’agrippe à son dos. Elle fige. Son cœur bat tellement fort qu’elle croit qu’il va sortir de sa poitrine. » (p. 53)

    « BecFuté se retourne. Juste en face d’elle, immobile sur la branche d’un arbre mort, un épervier de Cooper femelle la scrute des pattes jusqu’au bec. Elle reconnaît bien ses yeux perçants d’un rouge orangé, son bec noir crochu, ses pattes jaune verdâtre aux griffes acérées; un des pires ennemis des mésanges. "Ne panique pas! Ne panique pas! Ne-pa-ni-que-pas!", se répète BecFuté en tremblotant. » (p. 71)
     
  • Séquences dialoguées qui permettent d’établir les liens entre les personnages.

    « - Tu es conscient qu’il faut rendre tout cela aux écureuils, ils en ont besoin pour survivre cet hiver.
    - Oui. Je comprends. Je sais que ce n’est pas bien de voler, mais j’étais désespéré. Pourriez-vous présenter mes excuses aux écureuils et leur expliquer pourquoi j’ai volé leur nourriture?
    - Tu le feras toi-même. Les écureuils du parc te pardonneront plus facilement si tu les rencontres en personne. Et j’aurai quelqu’un pour t’accompagner. » (p.79-80)

Référents culturels

  • Références à la ville de Moncton, au Nouveau-Brunswick, à ses quartiers, Dieppe et Riverview, à son parc du Centenaire; mentions de la rivière Petitcodiac et de la Belgique; photo et note biographique de l’auteur sur la quatrième de couverture indiquant qu’il réside également à Moncton, au Nouveau-Brunswick.

Pistes d'exploitation

  • Inviter les élèves à illustrer les gadgets électroniques présentés dans le texte (p. ex., le iBrindille, la grande toile d’araignée, l’appareil permettant d’identifier les pièces à conviction). Leur proposer d’adapter d’autres inventions modernes pour les animaux.
  • Former des équipes et demander aux élèves de donner des explications justifiant le nom des différents personnages (p. ex., Dosraide le vieil écureuil, Médicane la guérisseuse).
  • Former des équipes et proposer aux élèves d’agir en tant que juges et avocats afin d’arriver à une sentence pour le coupable tout en justifiant leur décision.
  • Proposer aux élèves de faire une recherche sur les empreintes des différents animaux mentionnés dans le texte afin d’apprendre à les identifier. Les inviter à compiler les données dans un dépliant informatif.

Conseils d'utilisation

  • Avant la lecture, situer la ville de Moncton, au Nouveau Brunswick, sur une carte géographique ou à l’aide d’Internet, puis présenter une carte détaillée de la ville afin de situer le parc du Centenaire et les différents quartiers de Moncton.
  • Présenter les caractéristiques du dépliant informatif afin d’en faciliter la rédaction.


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